Ben ouais, 30 ans après tout le monde, je me lance à coudre un patron Deer and Doe.
Cela vous prouve aussi que je suis active! On dirait pas, vu l’activité foisonnante de ce blog (euuhh…), mais je tricote, je couds… Je lis aussi, je regarde une série… J’ai des excuses (des paniers entiers!), je vais en parler plus tard.
Cette petite veste légère est la preuve que la flamme couturistique n’est pas éteinte, malgré une baisse significative de régime. Le moins qu’on puisse dire, c’est que je suis assez loin de l’ambiance mignonne-rétro des « jolis patrons ».
Mouais, j’suis pas mimi moi, j’lai jamais été, et les fripes couleurs tendres, je ne supporte pas. Cela ne flatte pas mon teint « de porcelaine », pour ne pas dire autre chose.
Donc la veste « Pavot ». Pourquoi ce patron en particulier?
Les autres ne m’avaient pas vraiment tapés dans l’oeil, ils étaient trop… charmants, trop coquets, et comme évoqué plus haut, je n’aime pas les habits qui me donneraient un air de gentille princesse bobo.
Et puis, j’avais tellement lu de commentaires élogieux sur ce patron, que je voulais le tester, ne serait-ce que pour me faire mon opinion sur la marque. En rangeant mon armoire de tissus, je suis retombée sur cette étoffe en polyester, un tissage de « fils de pêche » et de fils noirs, le tout formant des motifs géométriques.
Tout de suite j’ai pensé à ma future veste, avec du fil métallisé doré, du passepoil imitation cuir et pour couronner le tout, une belle fermeture éclair!
D’après le tableau des tailles, j’étais entre le 42 (en haut) et le 46 (en bas), j’ai testé la méthode recommandée qui est de relier les tailles entre elles, en optant tout de même pour du 44 en bas, la liaison entre 2 tailles me semblant moins hasardeuse et bancale qu’entre 3 tailles.
Les explications m’ont parues assez claires, mais j’avoue que je ne me suis pas vraiment penchée dessus, le modèle me paraissait assez logique pour que je puisse m’en passer.
Premier essayage : mmhhhh, l’effet « gros-cul-ifiant » est assez prononcé. Le bas est très… ample!
Le reste s’ajuste bien, tant mieux!
J’épingle mes modifications, je défais, je recouds… J’en profite pour enlever les poches, qui n’arrangeaient certainement rien à mon problème de largeur arrière.
Second essai : non transformé. Les étapes précédentes se succèdent.
Elles se succéderont 5 fois en tout, et je ne suis pas encore 100% satisfaite du bas de cette veste mais j’ai décidé d’arrêter les frais et de vivre avec un vague effet trapèze.
Sinon, le fil métallisé, c’est pénible à coudre. Le fil métallisé, combiné à du passepoil, c’est encore pire!
Certains croisements de tissus furent périlleux!
Je montre à mon homme le résultat de mes heures de travail, lui demandant son avis. Il prend peur. Ses grands yeux bleus deviennent fuyants, il cherche une issue.
« Pourquoi mon avis?? Laisse moi en dehors de tout ça. J’ai pas d’avis…
- T’as forcément un avis, non! T’en penses quoi? Regarde le dessin d’origine, regarde ma version. Alors?
- Ben, ça fait… ça fait… comme les guerriers japonais. Tu vois ce que je veux dire? »
Il est vraiment loin le coté adorable de cette veste… On peut dire que finalement je n’ai pas loupé mon coup, j’ai vraiment effectué un virage à 180°, même mon homme l’a vu.
Quelques détails :
J’ai hésité à retirer le col claudine… Mais finalement il ne me dérange pas trop. Cette veste sera mon seul vêtement avec un col claudine.
Une vue de l’intérieur : comme le tissu est un peu transparent, je voulais des finitions jolies et propres car elles sont susceptibles de se voir.
Le titre de cet article est une référence à la fois au nom du patron, poppy signifiant pavot en anglais mais aussi à la série Game of Thrones (milk of the poppy). (oui la référence est vraiment très bien cachée)
La saison 3 vient de commencer sur HBO.*
Magnifique enchaînement de ma part pour évoquer ce qui nuit actuellement à ma productivité créative.
Attention, période 3615 J’raconte-ma-vie…
Attention, certaines personnes pourront prendre peur…

Parce qu’on dirait pas comme ça (enfin… si, un peu…) mais j’ai un bon gros background geek & fantasy, que j’assume plus ou moins. Là, avec mon mari tout nouveau tout beau, je suis obligée de me tenir, de garder une vie rangée et tout, popotte, couture, tricot… Mais au fond de mon âme ténébreuse, y’a une nolife éperdue d’héroïc-fantasy. Une nolife bien habillée. Et bien peignée.
*Flashback*
Il y a quelques années, mon mariage se serait certainement déroulé lors d’une convention comics aux USA plutôt que tout bêtement à la mairie. Ou dans le château qui a servit de décor à « Holy Graal » des Monty Python… J’y étais et j’ai reconnu tous les recoins du film et toutes les scènes : j’avais l’audioguide spécial « cas’soc’ » avec les dialogues du film que je connaissais par cœur. Mais, ça, c’était avant…

Mais ça, c’était avant… comme dans la pub!
*Fin du Flashback* (l’instant émotion est passé…)
J’étais fréquentable pendant quelques temps, toute cette envie de fantastique tendance moyen-âgeuse restait latente au fond de moi. J’y pensais de temps en temps, au détour d’un bouquin, d’un film, d’une idée. Mais rien ne m’emballait pleinement, je ressentais à peine un petit frémissement dans mon petit cœur de pierre (une légende dit que je n’ai pas de coeur, mais ça n’a jamais été vérifié) et une minuscule larmichette perlait à la fin de séries Z, je ne plongeais jamais suffisamment profondément dans l’histoire et sans immersion, mon intérêt se détourne rapidement.
Puis, la vague des histoires de vampires déferla sur le monde et glissa sur ma peau, des jeunes premiers lumineux et des loups-garous ronronnants, ça n’est pas ma came. Ce fut le coup de grâce qui me détourna de la littérature fantastique pendant quelques années.
Le style vaguement niaiseux des productions « de gare » ne me convenait pas, je n’approfondissais pas pour autant mes recherches des publications officielles, tournant plutôt mes lectures vers des communautés en ligne d’auteurs amateurs. Y’avait à boire et à manger, mais souvent des pépites sans prétentions qui auraient été trop décalées pour intégrer un circuit de publication classique.
Et voilà que l’an dernier, une amie me fait découvrir « une nouvelle série », Game of Thrones. « Tu verras, c’est assez violent. Y’a aussi des cotés comme dans… « Les Tudors » ! Tu sais, tout le monde couche avec tout le monde, y’a des décapitations et parfois les deux en même temps. P’têtre que ça va te plaire, je sais que t’aimes bien les trucs fantastiques. Ah oui, y’a quelques mecs qui sont vraiment mignons ! »
Programme vendeur, je vous l’accorde, petit bémol concernant les décapitations, je suis assez impressionnable et la violence sur téléviseur à tendance à me glacer.
Je teste le premier épisode. OK, premier mec mignon repéré. (dommage que son personnage soit si peu intéressant pour l’instant…)
Comme prévu : décapitations, coucheries plus ou moins consenties, violence « justifiée », traîtrise au plus haut point, dialogues acérés…
Oh tiens, lui je le connais (Sean Bean), il est abonné au rôle du seigneur médiéval, ça lui va bien faut dire.
Bien, bien bien… Oh, il n’est pas tard, je peux enchaîner le second épisode.
Le cercle vicieux est lancé. Une fois que tu as posé un pied sur le sol gelé de Winterfell, tu n’attends plus qu’une chose, la suite !

J’adore presque toutes les robes de la reine Cersei…
Cela faisait très longtemps que je n’avais pas accueilli une série avec autant d’enthousiasme : elle combine des éléments standards du fantasy mais avec une approche moins « adolescente » que du Tolkien. Quand j’écris « littérature d’ado », je n’entends pas « soupe littéraire bas de gamme », je veux plutôt évoquer ce coté aseptisé, idéalisé et en grande partie asexué de son récit des Terres du milieu. Les chevaliers sont bons, leur cœur est pur, leurs intentions louables, leur quête romanesque etc. Je schématise mais c’est comme cela que je l’ai ressenti. Son univers est vaste et d’une cohérence quasi-irréprochable, mais trop poli à mon goût.

Dans Game of Thrones, j’ai adoré rencontrer des personnages nuancés, aux motivations troubles ou louables. Leurs actions, bonnes ou mauvaises, ont des raisons. Il y a une sorte de confrontation avec une réalité dérangeante et violente, un étalage de vilénies, de bassesses, de faiblesses. Certains personnages sont amochés, mutilés, blessés, tués sans vergogne, mais jamais sans logique scénaristique. Il n’y a pas ou peu de place pour la naïveté et l’innocence, il y en a cependant pour l’espoir.

En parlant de délit de sale tronche… Sandor Clegane…
(bon, c’est pas la pire référence.)
La bonne nouvelle, que je viens de découvrir après tout le monde, c’est que cette série télévisée est issue de livres, chose essentielle m’ayant totalement échappée. En cherchant des informations sur différents sites, à force de lire des pages et des pages de détails sur les personnages, l’univers dans lequel se déroule l’intrigue, j’ai eu envie de me lancer dans la saga, prenant le risque d’une éventuelle déception. Livre et série ont souvent des intérêts qui diffèrent.
J’ai entamé le premier tombe, et je ne suis pas déçue. Par contre, ça me distrait de mes activités coutures!
Vous avez une mémoire d’éléphant pour vous souvenir des relations complexes et entrelacées de tous les personnages ? (regardez juste le « très simple et simplifié »)
Vous n’avez pas peur d’un peu de violence (surtout la saison 1), des relations ambiguës (voir carrément contre-nature), des pires sentiments humains étalés au grand jour ?
Vous aimez les univers médiévaux glauques et sombres, tourmentés et instables ?
Alors, tentez votre chance, cette série peut vous plaire !
Pour les connaisseurs, ce gif animé pourra vous plaire. Il plait à tout le monde. Car tout le monde déteste Joff‘.

Une autre raison qui me fait aimer cette série…
Les femmes de la série, elles ont des robes souvent splendides! Et y’en a pour tous les goûts.

De l’aérien-plissé-froissé pour Daenerys…

Je préfère le style « robes croisées » de Sansa, ces tenues m’inspirent vraiment!


Beaucoup de rouge pour la reine… ces tenues sont magnifiques!

Margaery Tyrell est presque tout le temps habillée comme une trainée… En voilà une qui cherche à attirer l’attention!
Même les filles…. moins nobles ont parfois des robes qui me plaisent!

Et pour finir…

Brienne ne porte jamais de robes, mais c’est un personnage que j’aime beaucoup.
Le site Madmoizelle a rédigé un article assez drôle sur les tenues de certaines héroïnes!
* HBO est une chaîné câblée américaine pleine de bonnes séries comme True Blood par exemple. Point de débat sur le pourquoi du comment qu’on fait pour voir les épisodes. Faites comme tout le monde… un pass HBO pour regarder online… Of course… Tous les fans français font ça, c’est bien connu… Sinon, les chaînes Orange diffusent les épisodes avec un jour de décalage. On a bien trop peur de la grande HADOPI.

























































































































