Sur les chardons ardents…

tricot, compter les mailles facilement avec un bout de laine contrastant

Un beau bouquet de chardons et de genêts blancs pour donner un air de gaieté à ce temps tristounet. Bouquet ramené d’une virée entre copines sur Strasbourg, avec une jolie sélection de tissus que je ne vais pas pouvoir coudre. Pourquoi?

Ma machine à coudre est en réparation… Ce qui explique en partie le manque d’articles sur ce blog depuis Noël. Machine cassée, fille désœuvrée…

tricot, compter les mailles facilement avec un bout de laine contrastant

Ma machine est une Bernina 830, la version des années 70, pas la super brodeuse-couseuseeeee-coupeuse-machine-à-café qui coûte l’équivalent de 6 mois de salaire qui porte le même nom et se vend aujourd’hui. Certaines pièces sont cassées, dont le sélecteur des fonctions de la boutonnières, ainsi que le sélecteur du zig-zag.

Ma machine est en réparation au fin fond du Sundgau, et elle sera de retour quand les pièces seront trouvées, ce qui peut prendre beaucoup de temps, mais le réparateur a bon espoir.

tricot, compter les mailles facilement avec un bout de laine contrastantParlons tricot! J’ai appris une technique de ma belle-mère pour compter les mailles rapidement, et je la trouve tellement géniale que je voulais la partager. Peut-être que certaines d’entre vous la connaisse déjà. Il s’agit de glisser un fil de couleur contrastante  entre les mailles,  à chaque aller-retour. Ensuite, on peut compter les mailles de 2 en 2, et quand on a terminé, on tire simplement le fil et il s’échappe d’entre les mailles très facilement. Plus la peine de se casser les yeux à compter les petits « V » dans du jersey!

tricot, compter les mailles facilement avec un bout de laine contrastantJolie laine? Jolie couleur? Il s’agit de mon cadeau de Noël, de la part de ma soeur, 6 pelotes de New Kid Seta de Cascade Yarns. Je suis en train de tricoter le gilet « officiel » de cette laine, on le trouve sur la page pour acheter ladite laine.

C’est très beau, ça s’annonce bien, mais ça prend des heures et des heures à tricoter. Une éternité pour tricoter le dos, je commence tout juste un pan de l’avant. Le fil est d’une finesse incroyable et les aiguilles 4 tricotent un voile très fin.

tricot, compter les mailles facilement avec un bout de laine contrastantOn peut aussi compter les mailles en rond! Je suis en train de le faire avec ce bonnet et ça fonctionne parfaitement, ça sert aussi de repère de début de tour.

tricot, compter les mailles facilement avec un bout de laine contrastantLe bonnet que je suis en train de tricoter vient du livre « Tricot pour hommes« , j’ai juste remplacer 6 rangs de cotes 2X2 dans le bas au lieu de débuter en jersey directement.

La laine est la Rico Poems Aran, je n’ai eu besoin que d’une pelote pour faire le bonnet complet (bientôt en photo, quand mon homme acceptera de poser).

Le tissu que j’ai acheté à Strasbourg m’a été d’une grand utilité, il m’a servi de fond pour faire les photos de naissance d’une jolie petite fille de 3 jours. J’ai été touchée qu’une amie me demande d’immortaliser ces précieux moments. Le nid d’ange de la petite est aussi une réalisation, mon cadeau de naissance pour cette petite fille hivernale.

Le modèle a été trouvé chez Bergère de France, dans le Mag’Layette 160.

Je n’ai pas utilisé la laine recommandée, la Caline Nono, car je n’aime pas les laines avec du synthétique, surtout pas pour un nouveau né, j’ai préféré la Bergereine, mi laine-peignée, mi-coton, le coloris Pyramide se rapproche le plus de la couleur de base. C’est la première fois que je tricotais de la laine de chez Bergère, et cette qualité est très souple, un beau drapé, j’ai beaucoup appréciée. Par contre, son prix… gloups! La laine « moumoute » du rabat en nuage ne peut pas se substituer et comme elle n’est pas en contact direct avec la peau du bébé, j’ai utilisé la laine Teddy recommandée.

Désolée pour le texte blanc sur la photo de la petite, mais je ne tiens pas à ce qu’elle soit reproduite.

Le premier bébé Mitsi, tendance petit bébé d’hiver féérique!

La chemise discrètement contrastante

Je vois que vous prenez tous beaucoup de plaisir à répondre au questionnaire pour gagner un patron et que cela vous amuse, tant mieux ! C’est le but. Merci de votre participation!

Revenons au mariage (mais pas que le mien en fait) et à tout ce qui l’entoure. Dans un précédent article, je vous disais que j’avais du pain sur la planche, ou plutôt du tissu sur la table, en effet j’ai dans l’idée de faire ma robe de mariée mais aussi de fabriquer la chemise et la cravate de mon futur époux.

chemise, couture pour homme, mariage, coton, patte de boutonnage, parmenture, liberty, coton peigné, bleu, patron maisonSoyons raisonnable, même si réaliser un costume pour homme doit être un exercice enrichissant et bourré de techniques pointues, je suis encore à des années lumière d’avoir le niveau pour me lancer dans ce trou noir. Je me contente de la chemise, exercice que je maîtrise un peu mieux. Le costume, on l’a acheté dans un magasin spécialisé et il tombe magnifiquement, c’est de la folie furieuse. Si je ne me retenais pas, je le découdrais totalement pour voir comment il est fait « de l’intérieur ».
chemise, couture pour homme, mariage, coton, patte de boutonnage, parmenture, liberty, coton peigné, bleu, patron maisonPar contre, mauvaise surprise, le patron de chemise que j’utilise d’habitude pour mon homme n’est pas « nouveau costume compatible ». Le col, sa hauteur, sa longueur, la largeur, rien ne va, ça dépasse, ça encombre, c’est pas beau. Mince alors, c’est pas de chance ! Je décide de prendre le risque de modifier le patron (déjà adapté) de chemise de base et de le croiser avec un second patron, qui serait plus adapté au niveau du col et du cou.

chemise, couture pour homme, mariage, coton, patte de boutonnage, parmenture, liberty, coton peigné, bleu, patron maisonCe deuxième patron, je le trouve dans l’armoire de mon homme, une ancienne chemise très fine, dans un mélange de coton-polyester pas génial. Pas étonnant qu’il ne la porte jamais cette chemisette, la matière est vraiment spéciale et très transparente, ce n’est pas du meilleur effet quand on a une forte pilosité. Par contre, le col passe parfaitement avec les découpes de la veste de costume. La sentence tombe, il faut sacrifier cette chemise pour le bien commun. La (très) longue étape qui consiste à minutieusement découdre chaque point me prend une après-midi entière mais à la fin, la chemise est en kit, les pièces sont prêtes à être redessinées.
chemise, couture pour homme, mariage, coton, patte de boutonnage, parmenture, liberty, coton peigné, bleu, patron maisonJe replie les surplus de couture et je trace les contours des morceaux sur du papier. Cette étape passée, je vérifie que les mesures coïncident avant de me lancer dans la création du patron hybride. Je garde le « corps » de ma chemise habituelle, c’est essentiellement au niveau du col et de l’encolure que je reprends les tracés du nouveau patron.

Je ne voulais pas immédiatement me lancer dans LA chemise du mariage, un peu de stress tout de même ! Nous sommes invités à deux mariages cet été, dans mon esprit cela signifiait deux chemises « de gala », l’une d’elles servira de crash-test. La voilà donc, le patron a passé l’épreuve du feu et ne ressort qu’avec quelques corrections.

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Désolée de vous présenter cette chemise d’homme sur un mannequin de femme! C’est quand même mieux que sur un contre tout de même…

Le tissu principal est une étoffe de coton « Reine Baumwolle » (coton peigné) d’un bleu ciel très lumineux, achetée en Allemagne que j’ai associé avec du Liberty dont j’ignore le nom (j’suis nulle en Liberty).

J’ai choisi de modifier les pattes de boutonnage en les coupant « rapportées », au lieu de celle coupée à même prévue dans mon patron habituel. Je voulais à la fois que la partie avec les boutonnières de mon devant droit soit en uni et que la patte de mon devant gauche soit en liberty (vous suivez ?).
J’ai tracé un patron pour chaque devant : mon devant droit a la patte de boutonnage incluse (+ 1cm de surplus), elle est donc en tissu uni. Mon devant gauche a la patte de boutonnage rapportée, coupée directement en Liberty… Regardez les photos, vous comprendrez.

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La chemise, à l’envers.
Vous pouvez bien voir les parmentures de la patte de boutonnage et aussi le dessous du col en liberty/

Et, c’est gratuit, un petit schéma sur le pourquoi du comment, j’espère que ça peut vous éclairer.

Comme vous l’avez compris grâce à mes explicitations d’une clarté incomparable, mon devant droit est dans le cas n°2, mon devant gauche dans le cas n°3.

Concernant l’interaction de la chemise et de l’entoilage, quelques petites précisions qui peuvent être importantes (OK, les deux premières sont évidentes) :

  • Utiliser de l’entoilage de qualité, toujours, ça évite les mauvaises surprises au premier lavage…
  • Le couper dans le droit-fil
  • Ne pas entoiler les surplus ! découper l’entoilage à la forme du patron sans ajouter de surplus car cela créer des épaisseurs indésirables

Un autre point que j’ai découvert : les baleines de col ! En démontant le col la vieille chemise de mon homme, je suis tombée sur ces deux petits bouts de plastiques qui permettent au col d’avoir une certaine tenue et de ne pas s’avachir. Hop, dans ma poche et réintégré dans cette chemise !


Ils sont glissés entre le dessus et le dessous de col, une fois qu’on l’a retourné (le col) et bien repassé. Pour que les baleines tiennent bien en place, il faut surpiquer le col. Du moins, c’était le cas de feue-la-chemise-pas-chère qui a fait don de son patron à la science couturistique.

Après quelques recherches et quelques lectures intéressantes, il semblerait qu’on puisse créer une sorte de logement dans le dessous de col pour y glisser des baleines amovibles (à retirer avant lavage). Plus classe, plus couture, plus high-tech. Je suis bien tentée de tester cette idée par la suite, sachant qu’il faut dans un premier temps mettre la main sur de telles baleine, ce qui ne semble pas être une mince affaire.

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Chemise, sur l’envers. L’empiècement dans le dos est en Liberty, très doux sur la peau!

Quelques autres petits détails sur cette chemise… L’empiècement dans le dos est toujours doublé chez les hommes, celui à l’intérieur est en liberty.

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Poignet retourné, laissant apparaître le Liberty qui se cache.

L’intérieur des poignets, comme l’empiècement dos, est en Liberty. Ce sont ces détails cachés qui me plaisent et qui plaisent à mon homme qui ne porterait jamais une chemise intégralement en Liberty.

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La fente de manche à capucin est en Liberty.

Seule petite touche de Liberty un peu plus voyante, la fente de manche à capucin. Après plusieurs tests plus ou moins réussis, la tête du capucin est bien réussie, le « triangle » est isocèle!

Et le col… Voici un gros plan du dessous de col, cela vous permet aussi de bien voir le pied de col dont l’extérieur est uni et l’intérieur en liberty.

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Le propre de cette chemise, c’est que certaines pièces sont coupées dans le tissu uni, d’autres dans le tissu à motifs. Voici un petit tableau récapitulatif, ça peut vous aider si vous souhaitez faire le même style de chemise que celle que je présente. Moi j’y vois plus clair depuis que j’ai pris le temps de me faire ce tableau !


chemise, couture pour homme, mariage, coton, patte de boutonnage, parmenture, liberty, coton peigné, bleu, patron maisonDécidément, j’adore faire des chemises, c’est très intéressant ! Dans un autre article, je vous parlerai de la cravate assortie à la chemise.

 

Jupette pour entretien – Burda 06/2011 – 117a

Vous auriez envie d’embaucher une jeune diplômée qui viendrait se présenter pour un entretien avec une si jolie tenue? Oui? Tant mieux, c’est le but!

Ma soeur est à la recherche d’un travail et c’est ensemble que nous avons élaboré un projet de tenue. Tout d’abord la jupe, choix du modèle : qui tourne, fantaisie mais pas trop, sérieux mais pas trop non plus. En feuilletant la librairie en stock à la maison, nous avons arrêté notre choix sur ce modèle du burda de juin de cette année.

La petite soeur grince des dents parce qu’il faut 2,70 mètres de tissu pour former cette jupe, normal puisqu’il y a des plis devant et derrière. Bon, on reste tout de même sur ce modèle, et direction notre magasin préféré pour trouver le tissu qui va concrétiser ce chef d’oeuvre. Et là, c’est le flash pour ce voile de coton assez rigide aux motifs futuristes, elle le veut, elle n’a d’yeux que pour ce tissu.

Manque de bol pour Miss-Radine-j’ai-pas-envie-d’acheter-2,70m-de-tissu-pour-une-jupe, son choix s’est porté vers LE tissu qui a besoin d’une doublure… Dommage!! Va falloir aligner 2,70mètres en plus. Après moults tractations et déplacements de rouleaux pour des tests de compatibilité (oui, comme chez Meetic), nous repartons avec le tissu principal de la jupe et du voile de coton turquoise pour la doublure.

Maintenant j’ai plus qu’à me mettre à couper et à coudre, et de son coté, elle n’a plus qu’à décrocher des entretiens, chacun sa partie du boulot.

Le modèle Burda n’est pas doublé, je ne savais donc pas comment j’allais procéder. Est-ce que je double complètement les plis ? En gros, est-ce que je fais une jupe dans la jupe?

Ou bien est-ce que je coupe une jupe sans plis que je glisse dans l’autre? Mhhh…

J’ai posé la question à ma prof de couture du mercredi (j’ai deux profs de couture, je sais, c’est la classe internationale) et pour elle, il vaut mieux doubler totalement la jupe, sinon ça risque d’être foireux, et comme les tissus ne sont pas trop épais, ça devrait être top.

Me voilà en route pour la méthode Inception, une jupe dans la jupe. J’ai bien fait d’insister pour qu’on prenne autant de doublure que de métrage de jupe, en ignorant les grognements de la petite soeur.

Dérogeant à la règle qui veut qu’on utilise sa tête plutôt que les instructions du Burda, je commence à lire le pavé qui doit m’expliquer comment assembler la jupe. Normalement ça doit être fastoche, y’a que 3 pièces pour former un pli, et on multiplie ça par 4 pour avoir la jupe en entier. Et là, c’est le drame.

« Pliez ceci selon le pli de cela, assembler devant-derrière, plier encore… »

Bref, tu piges rien du tout, tu ne reconnais même pas le nom des pièces coupées! Oui, je précise avoir lu LA BONNE consigne du bon modèle, j’ai vérifié. Ok… On prend nos pièces et on scotche, on assemble jusqu’à avoir ce qu’on veut. En 2 minutes c’est emballé-pesé, c’est bête comme chou.

Donc Burda, comment est-ce possible de pondre une consigne difficile quand y’a que 3 pièces dans un patron? J’en reviens pas… 

Si vous voulez faire ce modèle, je vous conseille de repasser les plis de vos pièces avant de les assembler, ça vous aidera pour la mise en place!

J’ai monté mes deux jupes et j’ai bien aligné les plis les uns dans les autres, bien épinglé le tout pour que ça reste en place, c’était long mais pas vraiment difficile.

Je pose un zip invisible, ça aussi ça va, du premier coup en plus. Quand arrive le tour de la ceinture, je me pose une question : hé, j’ai pas coupé de ceinture moi. C’était pas dans le patron!

Je vérifie dans la liste des fourniture et je tombe nez à nez avec une autre des expressions Burdaesque : bande de Reps.

Alors ça, c’est THE TRUC que personne sait que ce c’est. Je me suis renseignée en boutique, déjà, personne n’en vend, et personne n’a la moindre idée de son aspect, de son prix… Bref, le flou total.

Finalement, je décide de laisser tomber la fameuse bande de reps et je me plonge dans mes deux références : Coudre vite et bien et Technique de la coupe, les deux sont de Line Jaque, pour trouver une solution propre et techniquement acceptable. Je coupe une bande de la largeur de la taille + 7 cm (1,5cm de surplus de chaque coté et 4cm pour la patte de boutonnage) que j’entoile copieusement. A l’intérieur de la jupe, la ceinture est fixée à la jupe avec des points à la main pour éviter une surpiqûre supplémentaire sur l’avant.

Tip-top (pas la photo, je sais qu’elle est moche celle là), un petit point décoratif pour fixer le tout et la jupe est terminée. Enfin presque. Il me reste l’ourlet, l’ourlet de plusieurs mètres. Arghh!! Pour la doublure, un ourlet roulotté va plus vite, et en fil turquoise, c’est super mignon.

Une vraie danseuse de French-Cancan!

Ce modèle est vraiment chouette, je ne regrette pas notre choix, et doublé, il a une tenue et une style tout à fait ravissant. Pour le choix de la taille à sortir, la seule mesure qui compte, c’est le tour de taille.

Cette jupe n’est pas vraiment difficile à faire, et si vous ne le doublez pas, en quelques heures vous pouvez vous pavaner avec une nouvelle création.

Si je dois la refaire (pour moi par exemple :) ), je pense que mon choix se portera vers un tissu qui ne nécessite pas de doublure, une gabardine qui tombe bien par exemple, ou un beau lainage.

Il me reste un peu de tissu, quelques chutes… Comment les optimiser…

Je ne sais pas encore, peut-être un top pour compléter l’ensemble avec les restes de doublure?

Ou pourquoi pas un gilet de serveur avec les chutes de la jupe?

Ou les deux?

 

EDIT : We Love Sewing vient de poster dans un commentaire un lien vers le site BurdaStyle qui propose un Sew Along de ce modèle, n’hésitez pas à faire un tour sur le site!

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Un petit mot sur le Challenge Collette, depuis que j’ai posté les articles sur les 3 modèles que je veux réaliser, à savoir la robe, le gilet et le pantalon, vous avez certainement remarqué que plus rien n’apparaît sur ce blog à ce sujet.

Je plaide coupable, je pense que j’ai été trop ambitieuse sur ce coup, et surtout, je n’avais pas prévu que nos travaux à la maison allaient durer si longtemps et prendre autant de mon espace (= pièce de couture envahie d’outils divers).

J’ai préféré privilégier des choses que je considère comme urgentes (la tenue de ma petite soeur en fait partie), au détriment de vêtements fantaisies. Au final, je ne peux coudre en ce moment que lors de mes cours de couture, à raison de 2h par semaine, c’est peu!

N’empêche que je souhaite ardement que ces 3 articles soient terminés pour Noël, pour pouvoir les porter!!

Doubler le top C3 -faire fonctionner sa logique 2eme partie

J’ai fait une seconde version top sur la base de la robe C3 du livre « La couture au féminin », mais comme le tissu était beaucoup plus fin que la popeline de coton utilisée la première fois, je l’ai doublé différemment. Voici donc ma manière de faire, je rappelle que ma méthode n’est certainement pas la meilleure, car je ne suis pas prof, ni pro… Si vous trouvez des choses étranges, n’hésitez pas à le signaler dans un commentaire.

Voici une planche « complément » au premier tuto, dans lequel je doublais le tissu de manière différente. Le pdf est aussi disponible, sinon, il faut cliquer sur l’image pour l’agrandir.Le résultat est très joli, j’aime particulièrement le biais vert d’eau, j’ai hésité avec du rose, mais le vert tranche mieux. Il plaît à sa nouvelle propriétaire, c’est l’essentiel!


Faire fonctionner ses méninges?? Utiliser la logique plutôt que les explications.

Une réflexion de ma prof de couture lorsque je lui avais apporté un projet réalisé dans mon coin d’après une pochette burda : ça aurait été intéressant de faire avec tes acquis plutôt que de suivre des instructions, tu as suffisamment de connaissances pour réaliser ce projet sans lire les lignes d’explications. Je n’étais pas certaine d’y arriver pour ce projet en particulier, mais j’ai gardé l’idée en tête car je la trouve très bonne. Au lieu de lire bêtement la consigne, essayer de combiner ma logique avec ce que je sais déjà et m’en sortir toute seule comme une grande. Mon but est tout de même, dans quelques temps (des années!), de savoir me débrouiller seule, sans guide, sans burda, alors pourquoi ne pas commencer dès aujourd’hui avec des petits projets?

Comme je vois ma sœur bientôt, je voulais lui faire la surprise de lui réaliser un petit quelque chose. J’ai trouvé dans mon magasin préféré un ravissant coupon de popeline de cupro aux motifs d’oranges, de chèvrefeuille, de lierre et j’ai craqué. Je sais qu’elle préfère les motifs avec des cerises, mais celui-ci m’a fait de l’œil et au touché, son coté peau-de-pêche a terminé de me convaincre.

Et me voilà lancée dans un projet-surprise, j’ai le tissu, mais pas le modèle. Je repense à cette robe vue sur toute la blogosphère, la fameuse C3 du livre 295-fr (tout un code) et là je dis : bingo!

Je décide de me lancer et trouve dans ce projet l’exercice parfait pour la méthode « démerde-toi seule ». Pas trop de pièces, pas trop complexe, je devrais m’en sortir. Je voulais quand même partager mon expérience alors j’ai fait ce petit récapitulatif en me disant que ça peut servir à d’autres. Il s’agit de ma méthode, je n’ai toujours pas vérifié dans le livre comment eux font leur robe!

Comme d’habitude, il est possible de télécharger le pdf récapitulatif, mais vous pouvez aussi cliquer sur les images pour les agrandir.

J’aime beaucoup le résultat! Je trouve que la patron n’est pas vraiment exceptionnel, c’est vraiment le nœud qui donne tout le cachet à cette robe / tunique.

Niveau temps : en une journée j’ai réalisé cette tunique, tout en prenant les photos et j’ai bricolé ce tuto, comme quoi, c’est vraiment une robe simple, alors n’hésitez pas à la faire.

Ce livre n’est pas mal, beaucoup de robes et de tops montgolfières à mon goûts, mais de bonnes idées et des détails très pertinents.

Une prochaine fois, je me lancerai dans un projet plus compliqué à faire de tête.

Mais… j’y pense, je dois faire mon challenge Colette… et mes patrons, je dois les faire toute seule! Alors, en voilà un bon exo!!

Destruction / Reconstruction : faire une écharpe à partir d’une ancienne robe

Voici un petit tutoriel de récupération, il permet de transformer une robe en écharpe à « froufrou ». Rien de bien compliqué, mais c’est agréable à faire et cela permet de désengorger l’armoire de vêtements qui ne sont plus portés, et les écharpes, pour compléter une tenue c’est toujours sympa. Cette robe est composé d’une doublure et d’un voilage, je vais utiliser les deux parties.

Pas besoin de beaucoup de matériel en plus de la robe à recycler : du fil élastique : 3-4 mètres (c’est largement assez!), du fil assorti (ou proche, une fois les fronces formées, on ne voit presque plus le fil) pour la couture et les bordures.

Comme annoncé dans le tutoriel, on peut soit faire un ourlet simple en repliant le tissu, soit un ourlet roulotté à la surjeteuse.

Il faut cliquer sur les images pour les afficher en grand, sinon, vous pouvez cliquer ici pour afficher le pdf qui contient les 3 pages.

Et voilà le résultat! Un belle écharpe tout en volume.

Robe Cynthia Rowley pour Simplicity 2406

 

Et une belle robe tout simple, une ! Il s’agit du modèle 2406 de Cynthia Rowley pour Simplicity, c’est la seconde fois que je le fais, la première fois c’était pour moi.

C’est un modèle vraiment facile à faire, il ne faut juste pas oublier que chez Simplicity, les coutures sont incluses ! Et oui, on m’a eue une première fois, mais pas deux, j’ai bien coupé le long des bords cette fois-ci, et miracle, elle n’était pas trop grande.

Je n’ai pas beaucoup de remarques concernant ce modèle, il est vraiment bien expliqué.

Si votre tissu est épais et rigide, passez l’étape du doublage des manches, sinon effet Goldorak assuré, dans un tissu souple ça donne juste de la tenue.

Les poches sont vraiment invisibles, à vous de voir si vous voulez les mettre ou pas. Lors de l’assemblage des cotés, avec les poches déjà montées, faire attention à ne pas piquer la poche avec la couture coté (sinon, découvite et on recommence) et aussi à aligner correctement les extrémités d’ouvertures de la poche, sinon vous aurez un trou sur l’endroit car le surplus de la poche ne sera pas dans la piqûre. C’est un peu délicat de mettre cette poche suffisamment en retrait pour ne pas la piquer avec la couture, mais aussi suffisament en avant aux extrémités pour qu’elle tienne bien. En épinglant bien, ça va tout seul.

Comme c’était la seconde fois que je faisais ce modèle, je me suis lancée dans des finitions bien plus soignées que d’habitude : toutes les coutures sont gansées de biais. Comme je n’ai pas de surjeteuse, je suis toujours à la recherche de techniques pour éviter les bords qui s’effilochent. Cela prend plus de temps, mais l’effet « haut couture » est au rendez-vous et question solidité, c’est le top ! Surtout pour les poches, là, impossible qu’elle craque.

 

Pour la fermer à l’arrière, on peut utiliser une agraffe, une pression, j’ai préféré un petit bouton et une bride « brodée ».

Voici aussi une petite explication pour les coutures soulignées de biais, c’est vraiment plus simple qu’on peut le croire, c’est juste… long! Mais quelle fierté quand c’est terminé. Cliquer sur l’image pour l’afficher en grand ou télécharger le pdf.

Réplique de top – Partie 1 : Reproduire le patron

 

Pour certaines choses, je ne cherche pas à réinventer la roue. Par exemple, j’ai un top basique en jersey avec de belles découpes que je trouve à tomber, tellement chouette que j’aimerai l’avoir dans une autre couleur.
Deux possibilités :
- Utiliser mes livres sur l’art de réaliser des patrons et réaliser un patron tip top à mes mesures.
- Faire la fainéante et prendre du plastique pour décalquer les pièces sur le top directement et ensuite ajouter des surplus.

Mmmhh… Comment dire, j’ai bien envie de me lancer dans l’aventure du patronage, surtout vu les bouquins que j’ai dans ma bibliothèque… Mais dans ce cas, l’original existe, et il est très bien, revenons à me première idée : pourquoi réinventer la roue ? Désolée les bouquins, je vais continuer de vous lire avant d’appliquer vos conseils.

Pour commencer, il faut un support de duplication, j’utilise des bâches pour protéger les sols de la peinture, ça s’achète pour 3 clopinettes chez Brico Dépôt, c’est transparent et bien plus résistant que du papier de soie.

Vous trouverez ci-dessous les différentes étapes que j’ai suivies pour obtenir les différentes pièces du top (cliquer pour agrandir l’image ou télécharger le pdf récapitulatif).

Voilà, c’est fait ! à présent vous avez les pièces du devant, du dos, et les manches.

Dans mon cas, le devant et le dos sont composés de plusieurs morceaux car il y a des découpes, ce qui sera bien utile car le coupon que je souhaite utiliser est minuscule et de cette manière j’arrive à tout faire rentrer.

Selon votre tissu, il faudra rajouter les surplus de couture, qui ne sont pas inclus lors du décalquage, et oui, comme pour un patron burda.

La seconde partie sera dédiée à l’assemblage du top en question, à la machine (sans surjeteuse).

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