Concours IKEA « les Créatrices du quotidien »

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Encore des dessins! Vous l’avez peut-être lu sur le site communautaire « Thread and Needles », Ikea organise un concours de stylisme. Oui, on peut appeler ça du stylisme… Il s’agit de choisir, parmi la sélection de tissus proposés, ceux qui nous tentent et de proposer un croquis de vêtement avant la date butoir.

ma participation au concours IKEA, créatrices du quotidien, tissu ikea, couture suédoise, robe,ma participation au concours IKEA, créatrices du quotidien, tissu ikea, couture suédoise, robe,Voici les deux motifs qui m’ont tentés, des couleurs qui s’accordent, des lignes et des dessins enfantins… Pourtant, ce n’est vraiment dans mon style habituel, mais il faut bien bouleverser ses habitudes de temps en temps! En voilà l’occasion.

J’ai dessiné une robe sans manches, cintrée, qui se ferme sur l’avant par des boutons. Cette robe est asymétrique, un coté est décalé verticalement par rapport à l’autre. Des poches à rabats dans le tissu contrastant sont cousues sur les cotés. La patte de boutonnage et l’encolure sont bordées par un parement de tissu assorti aux poches.

Ce tissu se retrouve aussi dans le bandeau pour les cheveux, petit détail qui ne demande pas trop de travail…

ma participation au concours IKEA, créatrices du quotidien, tissu ikea, couture suédoise, robe,Voici la vue du dos, on voit qu’une martingale marque la taille. Sous cette martingale, on retrouve un pli creux qui donne un peu d’ampleur à l’arrière. Pas d’asymétrie, je voulais éviter un vêtement totalement bancal…

Avez-vous remarqué les chaussures? Je pense qu’il est possible d’appliquer un tissu sur les sandales pour les personnaliser.

ma participation au concours IKEA, créatrices du quotidien, tissu ikea, couture suédoise, robe,C’était un plaisir de réaliser ce montage! Les tissus Ikea sont colorés et originaux, y’a de quoi faire!

Il y aura 10 gagnants, qui recevront en cadeau une machine à coudre et… et… surtout, qui verront leur création réalisée par une couturière et portée par un modèle pour être présentée dans les rues de Paris à l’occasion de la Textile Week Ikea. Wow, classe! En tout cas, ça me fait rêver!

A toutes celles (et ceux) qui participent, je vous souhaite bonne chance!!

 

Stage d’impression textile au Musée d’Impression sur Etoffes de Mulhouse

Vous voulez savoir où je traînais mes guêtres samedi dernier ? Non ? Si, si, si, je suis certaine que vous brûlez d’envie que je vous raconte, une fois de plus, ma palpitante existence. En même temps, si tu as prit le temps de lire le titre….

Et bien oui, j’étais au Musée d’Impression sur Étoffes de Mulhouse, pour un stage d’impression textile/patchwork. Si y’a bien un truc cool à Mulhouse, c’est bien ce musée.

Le but du jeu est d’imprimer manuellement des morceaux de tissu avant de les assembler selon un patron (je ne sais pas si on dit patron pour du patchwork) bien précis qui nous donnera à la fin un joli plaid pour décorer le canapé.

« Il est beau ton plaid… Il est doux, il est neuf ?
- Oui je sais qu’il déchire, j’lai imprimé et cousu moi-même, je balaye toute la chaîne de la production textile, tu vois… »

La classe, non ? Je m’y vois déjà. Genre!

Mais, mais mais… Le patchwork, je n’y connais rien du tout, l’impression textile encore moins (quoique… mais ceci sera le point central d’un autre article dans quelques semaines, suspense !), je rassemblais donc toutes les qualités requises pour me lancer à tête perdue dans cette aventure. C’est évident !

Pour bien commencer la journée, j’arrive en retard. Pas vraiment d’excuse valable à fournir, j’avais en tête l’horaire d’ouverture du musée alors que l’atelier débutait 30 minutes avant. En plus, j’ai confondu mon groupe d’imprimantes/imprimeuses avec un groupe de visiteuses qui attendait dans le hall, j’ai donc re-perdu du temps… Tant pis pour moi, quand t’es mauvaise, ça te poursuit, faut bien s’en accommoder.

Nous sommes une dizaine d’apprenties, de tous âges et d’horizons divers et variés. Devant nous, la grande table d’impression est garnie de cadres en bois dont le fond est en feutre et qui nous servirons de supports pour la peinture textile. Première précaution, tablier pour tout le monde, j’ai prévu mon coup, un vieux jean qui ne craint rien et une chemise foncée, avec le tablier, je devrais survivre à cette épreuve.

Les deux personnes qui encadrent le cours nous décrivent brièvement le matériel devant nous et nous expliquent la première étape : maintenant, faut couper des carrés et des rectangles selon des mesures qui nous sont indiquées.

Cette phase fut laborieuse, mais je m’en suis sortie indemne, j’avais du tissu en rab, le matin même j’avais retrouvé dans mon armoire à coupons un reste de lin gris clair qui s’est ajouté à mon coupon de coton beige. J’ai découpé mes carrés et mes rectangles, comme tout le monde, j’en ai fait des petits tas pour m’y retrouver, je m’amuse follement.

Les nouvelles indications arrivent, maintenant, au boulot, faut imprimer les filles ! Le coté fun arrive, le choix de nos plaques d’impression. Nous avons accès à une sélection de plaques anciennes, certaines du 19eme siècle, pour réaliser nos imprimés. C’est génial, non?

Je choisis une plaque avec un motif simple et qui semble bien se raccorder. J’ai bien repéré le superbe motif cachemire, mais je ne suis pas suicidaire, jamais je n’arriverai à positionner précisément la place pour que les fleurettes s’enchaînent, je connais mon niveau de précision, et il est tout juste moyen.

Comme j’ai deux couleurs de tissus, mon coton beige et mon lin gris, je décide de n’imprimer qu’en noir. Tout d’abord, parce que ça ira bien avec les couleurs de l’appart et parce que je n’ai pas envie de voir l’incarnation plaid de Bozo de Clown dans mon salon.

La peinture noire sent les œufs pourris, un vrai régal. J’ai mon petit rouleau et mon pinceau, je badigeonne mes plaques, je pose, je presse, je décolle, je m’extasie parfois, parfois moins et petit à petit, je décore mes morceaux de tissu unis.

Il y a des fils le long des étagères, c’est pour faire sécher nos œuvres ! Il y en a un peu partout, de toutes les couleurs, ça donne une atmosphère assez sympathique.

Nous nous arrêtons tout de même vers 13h pour grignoter nos salades et sandwichs respectifs et nous partageons des douceurs dont un des deux cakes au yaourt que j’avais réalisé la veille pour me déculpabiliser d’abandonner une fois de plus mon homme. Il a eu beaucoup de succès, je vais d’ailleurs vous livrer la recette en fin d’article.

En milieu d’après midi, nos séries sont (pour la plupart) imprimées, nous passons à la seconde étape : l’assemblage.
Nous avons à présent accès au 2eme étage du Musée, qui recèle tous les trésors de ce bâtiment : les livres anciens qui répertorient de motifs des tissus depuis 1833 (information trouvée sur le site du musée). Ils sont impressionnants, déjà par leur taille (60cm de haut) et par leur âge.

Avant de coudre, il fallait déjà rassembler nos morceaux pour ordonner de manière à avoir un patchwork cohérent et bien structuré.

J’avais bien entendu noté les mesures sur chacun de mes bouts de tissu, mais, en bonne blonde que je ne suis pas, j’avais imprimé en noir sur mes annotations. Je ne savais plus quelle série correspondait à quoi, la misère totale, je devais tout mesurer à nouveau, identifier mes séries, classer. Super relou. C’est de ma faute, quand on a n’a pas tête, on a du temps !

Nous avons pu voir la méthode d’assemblage et je pourrai m’en sortir seule à la maison. Je me doutais bien qu’il était impossible en une journée de repartir avec un plaid tout beau tout fini dans les bras.

Après une telle journée, j’étais vannée et je n’ai plus fait grand-chose. En tout cas, si vous avez un jour l’occasion de tester un atelier de ce style, n’hésitez pas car c’est une expérience enrichissante et vraiment originale.  De plus, j’avais accès à des plaques d’impression uniques.

Il me reste encore mon patchwork à coudre !! J’ai tous mes petits tas classés et numérotés, il me faut à présent prendre le temps de les coudre ensemble afin de donner à ce travail sa forme finale.

Si vous voulez plus d’informations sur ce stage, je vous invite à contacter le Musée d’Impressions sur Etoffes de Mulhouse.

Oh, j’allais oublier la recette, que j’ai rebaptisée « Cake impressionnant » (z’avez vu mon jeu de mot avec le mot « Impression »?). Il s’agit d’un cake au yaourt, à base de kéfir, il y a de quoi faire un grand cake et un petit. C’est facile en plus, toutes les mesures sont en fonction de votre pot de base!

  • 1 pot de kéfir de 500g (acheté en allemagne, en france on en trouve aussi, en brique je crois, dans le rayon frais vers le beurre)
  • 2 pots de farine
  • 1/2 pot de sucre complet
  • 1/2 pot d’huile
  • 1/2 pot de poudre d’amande
  • 2 oeufs
  • 1 sachet de levure
  • 1 conserve de poires au sirop
  • des pépites de chocolat (des papillotes coupées font très bien l’affaire, c’était le cas pour ceux là!)
  • 1/2 pot du jus des poires

Ce n’est pas très compliqué, il suffit de mélanger kéfir, oeufs, poudre d’amande, farine, sucre, huile, jus de poires et levure pour obtenir une pâte lisse et collante, on rajoute les morceaux de poires ainsi que le chocolat en morceaux. On touille mais pas trop pour que ça ne soit pas de la bouillasse et au four à 180°C pendant 50 min.

C’est un cake qui se garde super bien et qui est bien frais, j’espère qu’il vous plaira. Je n’ai pas de photo du cake, il n’en restait plus ;)

 

// Cet article a été relu et modifié

Tendance « Petite maison dans la prairie », ou le retour du tablier.

tablier, lisette, couture japonaise, tissu ameublement, tissu ikea, jupe blanche, style paysan, style folklo, châle, doc martensC’est le come-back du tablier, ça faisait longtemps, hein? Ben oui, pour le concours de Thread and Needles, il faut faire plusieurs types de photos, chaque pièce doit être portée séparément. Pour le pantalon, c’était fait il y a longtemps, maintenant il fallait que je vous montre la seconde option pour porter le tablier paysan. Un petit air de Laura Ingalls qui a croisé Tim Burton, n’est-il pas?

tablier, lisette, couture japonaise, tissu ameublement, tissu ikea, jupe blanche, style paysan, style folklo, châle, doc martensCette fois-ci j’ai décidé de ne pas déranger mon homme et je suis partie toute seule, mon pied photographique et mon intervalomètre sous le bras (façon de parler, hein!) et de me débrouiller comme une grande, comme je le fais d’habitude. Parce qu’il faut pas se leurrer, l’homme n’aura pas toujours envie de me suivre dans mes lubies photographiques.

tablier, lisette, couture japonaise, tissu ameublement, tissu ikea, jupe blanche, style paysan, style folklo, châle, doc martenstablier, lisette, couture japonaise, tissu ameublement, tissu ikea, jupe blanche, style paysan, style folklo, châle, doc martensHier, en revenant des courses, je me suis souvenue que tout près de chez moi il y a une sorte d’étang. Je n’y vais jamais car le week-end c’est blindé de vieux pêcheurs tendance beaufs à bière et de familles à poussettes 4×4 et que, par conséquent, c’est pas hyper pratique de s’installer pour faire des autoportraits.

Mais un soir de semaine, quand il fait froid et qu’il y a de la glace sur l’étang, pas de pêcheurs, pas de poussettes ni de passants pour me demander ce que je fais et si j’ai besoin d’aide (nannnnn, j’me débrouille toute seule!).

tablier, lisette, couture japonaise, tissu ameublement, tissu ikea, jupe blanche, style paysan, style folklo, châle, doc martensRien de bien spécial à redire sur ce tablier, étant donner que c’est rigoureusement le même que dans le précédent article, j’ai juste changé la tenue.

J’ai opté pour une jupe longue et froufroutante que je traîne depuis des lustres, et ma foi, le résultat n’est pas si mal!

tablier, lisette, couture japonaise, tissu ameublement, tissu ikea, jupe blanche, style paysan, style folklo, châle, doc martensOn reste dans la même ambiance que pour la précédente série, mais c’est un peu normal car le tablier est un élément très fort et c’est lui qui donne le ton de l’ensemble! De plus, d’après le concours, la pièce doit s’accorder avec le reste de la garde robe, et comme j’ai pas mal de fringues dans ce style… Ben j’suis dans les clous pour le concours. ;)

tablier, lisette, couture japonaise, tissu ameublement, tissu ikea, jupe blanche, style paysan, style folklo, châle, doc martensLa jupe apporte un coté gonflant au tablier. J’ai rajouté un ancien châle noir crocheté par ma grand-mère (oui, la fameuse, celle qui est dans le mannequinat), déjà parce qu’il faisait pas chaud, et surtout parce qu’au niveau style ça collait bien.

Et n’oublions pas…

tablier, lisette, couture japonaise, tissu ameublement, tissu ikea, jupe blanche, style paysan, style folklo, châle, doc martensLes belles Doc Martens! Qu’aurais-je aux pieds si je ne les avais reçues à Noël?? Qu’avais-je aux pieds avant?

Réponse : d’autres vieilles docs d’un bleu marine éraflé, mais pas des montantes ;) Et pas aussi jolies, et pas offertes par mon chéri.

Remarque pertinente à propos de cette série de clichés : si vous avez bien tout lu, j’ai dis que c’était vers un étang que je m’étais installée avec mon kit de la photographe amatrice de base, pourtant on ne voit pas d’eau sur les photos, nul part. J’anticipe vos remarques, hein! Ben oui, j’ai pas réussi à prendre des belles photos au bord de l’eau, trop de contrejour, pas assez de connaissances dans les réglages de mon appareil, snif… La honte! Ce sera mieux la prochaine fois.

De l’art au bout des doigts

Porter de l’art, c’est courant à présent, via des Tee-shirts qui reproduisent des œuvres connues mondialement mais aussi des séries limitées par des jeunes artistes.

Et si l’art ne se portait pas que sur nos poitrails, mais aussi, plus subtilement, sur les instruments qui nous aident à créer, à savoir nos mains ?

En flânant dans la boutique du Musée d’Impression sur Etoffes de Mulhouse, je suis tombée nez à nez avec un nouveau label que je ne connaissais pas, FST Handwear. Évidement, je suis repartie avec une paire de gants (non, je mens, deux !) mais j’ai voulu en savoir plus…

Les 3 créateurs (Benjamin Cuier, Philippe Larguèze et Simon Baret) sont originaires de Grenobles, capitale historique de la ganterie de luxe et décident de bousculer les fondamentaux de l’univers traditionnel de cet art en transformant le gant en un vecteur de communication et d’expression. L’aventure artistique de FST Handwear débute en 2008 et depuis, les collaborations artistiques et les séries limitées se suivent et (surtout) ne se ressemblent pas.

 

Quelques exemples des nombreux modèles femmes disponibles

 Un mot d’ordre de la marque est la mise en avant d’un savoir faire local en travaillant essentiellement dans la région de Grenoble. FST Handwear a d’ailleurs été récompensé en 2009 pour sa démarche en terme de développement durable.

 Les gants sont fabriqués en maille technique respirante doublée en microfibre, l’impression est réalisée à base d’encres à l’eau, sans solvant. Je les trouve très légers et très souples, ils épousent bien la forme des doigts sans serrer.

 Au-delà de simples accessoires de mode, ces gants sont des oeuvres d’art qui s’affichent lors de diverses expositions (voir la liste sur le blog de leur site).

En plus, ils existent des modèles hommes et femmes, à offrir où à se faire offrir tout en soutenant une jeune entreprise innovante et créative !

 Pour admirer les modèles, comme un galerie de tableaux, je vous donne rendez-vous sur leur site http://www.fsthandwear.com

 Je précise que je n’ai pas d’actions chez eux, et que je ne les connais pas personnellement, mais j’ai trouvé leurs gants tellement chouettes et leurs idées tellement bonnes que je pensais qu’en parler un peu pour diffuser cette découverte ne ferait pas de mal!!

La dentelle aux îles Canaries

Une spécialité canarienne est la confection de dentelles. Il en existe de plusieurs sortes, certaines sont travaillées avec comme base une étoffe dont une partie de la trame est retirée, d’autres se façonnent comme une toile d’araignée.

La broderie représente la plupart du temps des motifs floraux, des paysages mais aussi des motifs géométriques. Ce type de travail est exclusivement fait à la main. Sur la photo, il s’agit d’une petite boutique de dentelle du coté de Larajes, à Fuerteventura.

La calado canario, la dentelle en lin, est un art qui se transmet de mère en fille. On trouve des belles pièces (nappes, serviettes, individuels, rideaux) dans toutes les îles, (dont Fuerteventura) mais en particulier à Ténériffe qui concentre la production des îles voisines. Ce type de travail se fait à l’aide d’un cadre en bois sur lequel l’ouvrage est fixé et en suite on travail avec du fil de coton ou de lin, avec une aiguille. Il faut des semaines pour faire une nappe! Tout ce que j’ai vu dans cette boutique était superbe, très travaillé. Bon il faut avoir l’intérieur qui va avec, car la nappe à dentelle, c’est tout de même assez particulier, mais j’admire le travail et la dextérité des personnes qui pratiquent cet art.

Cet art est aussi appelé « Dentelle de Ténériffe » ou « Sol Lace » quand il est travaillé « en rond », en forme de soleil ou de roues.

Les fils sont tendus sur une circonférence, puis les espaces entre les fils sont « brodés » à l’aiguille. Les motifs sont souvent circulaires et l’utilisation d’un coussin spécifique est nécessaire. Cet accessoire ressemble à un coussin à épingles classique, sauf que des épingles sont plantées en cercle, il n’y a que 2-3 millimètres qui dépassent, la dentellière s’en sert pour former les ronds. Je n’ai pas eu l’occasion d’observer quelqu’un pratiquer, je ne peux en dire plus. Il est également possible d’utiliser un morceau de bois avec des clous.

La différence entre une dentelle de bonne qualité et une de qualité moindre est la densité et la complexité des motifs, mais aussi la grosseur du fil, plus le fil est épais, moins la qualité est importante.

Celle là, c’est de la bonne…

Celle là, un peu moins….

Voici quelques photos de ces fameux cercles, qui sont assemblés sur de la toile de lin pour faire des nappes et des serviettes.

Les prix étaient assez élevés, sinon j’aurai craqué pour 2 mètres de dentelle sous forme d’un long ruban de 10 cm de haut, mais c’était plus de 60 euros, et comme je ne savais pas encore exactement comme l’utiliser, je n’ai pas sauté le pas…

Avec un peu de recul, je pense que sur un robe toute simple, coupe droite, au niveau de la poitrine, ça aurait été très chic. Mais bon, tant pis, maintenant c’est trop tard.

Il y avait bien un livre sur la dentelle avec des explications, mais il n’était que disponible en espagnol et mes connaissances se limitent à Hola et Gracias, ce qui ne m’aide pas tellement dans ce cas!

Je ne m’étais jamais penché sur la dentelle avant, sur la manière de la faire et les différentes dentelles qui existent, mais faire quelques recherches sur la calado canario m’a fait découvrir pleins de choses. Par contre, il y a très peu de ressources sur cette dernière sorte de dentelle, qui n’est visiblement pas très connue ni très demandée.

Voici cependant quelques liens (d’où sont tirées quelques photos de cet article, en complément des miennes)

Colette’s Fall Palette Challenge 2011

Qu’est-ce que c’est que tout cet english mes amis??

 Colette Patterns Fall Palette Challenge

Si vous suivez le blog Coletterie, vous avez peut-être eu l’occasion de lire, entre deux tutoriaux et les photos de leur nouvelle collection, ce nouveau défi pour l’automne. Le principe, si j’ai bien tout lu et tout enregistré, c’est de créer une mini collection, cohérente, en 8 semaines. La première semaine est dédiée à la définition de la palette de couleurs et de l’ambiance, par la création d’un « Moodbard », via Pinterest ou Colourlovers par exemple, de définir le nombre de pièces (raisonnable!) que vous voulez faire et ensuite… et bien de les réaliser. Le tout en respectant le délai de 8 semaines, le but est de s’y tenir donc pas la peine de vouloir réaliser une garde robe complète avec robe de cocktail, de soirée, manteau long…

Je suis bien tentée de suivre ce challenge, même de loin, car cela me donnerait l’occasion de réaliser un ensemble de pièces qui tiennent la route et qui vont ensemble. Pour l’instant, je couds des vêtements, ils me plaisent tous pour différentes raisons, mais je n’y vois pas de fil conducteur, ce sont des pièces séparées les unes des autres, on peut les assortir, mais au delà de cela… Bref, je sens qu’il manque ce petit truc en plus qui fait que ça peut déchirer. Grave.

Et il y a ce petit coté haute couture genre « je réalise ma collection privée » pour moi toute seule, un petit coin d’exclusivité en quelque sorte.

Si je vous montre mon petit montage d’inspiration, ça serait plus simple, non?

Il y a là des images de formes et de modèles qui me plaisent, mais aussi des harmonies de couleurs qui me touchent. Pour cet automne, je vois bien un thème sur les points de fuite, les perspectives, les angles et les lignes qui se croisent, quelque chose de très géométrique mais pas rigide pour autant. Concernant les couleurs, on retrouve une partie de la gamme des couleurs de la plume de paon que j’affectionne particulièrement, mais aussi du rose et de l’argenté.

Dans mon idée, cette mini collection comprendrait 3 pièces (faut savoir rester modeste) : une petite robe/tunique, un gilet et un pantalon. Je pense que ce qui peut me poser le plus de difficulté ce serait le pantalon, car je n’en ai réalisé qu’un seul à ce jour. Bon, ça me donnerait une base, même si celui que j’ai en tête est plus près du corps, et celui en stock est plutôt bouffant… Personne n’est parfait!

Il faut encore concrétiser tout ça et dessiner les modèles.

Est-ce que vous connaissez le site et les patrons Colette? Un tel défi, ça vous fait peur, ça vous motive?

Top inspiré d’Erté, réalisé au Musée d’Impressions sur Etoffes

J’en avais parlé au début de mon blog, j’ai participé à une journée au Musée d’Impression sur Etoffes de Mulhouse pour un stage de couture dans le cadre de l’exposition Willy Maywald. C’était il y a un bout de temps, j’admets, je n’en ai plus reparlé par la suite pourtant j’ai bien fait un vêtement !

Les 2 animatrices du cours ont proposé de réaliser un top inspiré d’un dessin du styliste Erté, un dessinateur de mode de la période Art déco. J’avais déjà lu quelques lignes sur lui dans le livre « Jazz Age Beauty » et en faisant des recherches sur les Ziegfeld Follies, en effet c’est lui a dessiné bon nombre de costumes et de décor. Son style de dessin est à part, très fin, très détaillé. Je ne suis pas critique d’art et encore moins érudite dans ce domaine, je vais donc m’arrêter là et je vous encourage à lire sa biographie et à jeter un coup d’œil sur ses œuvres pour vous faire votre propre idée.

Chaque participante a choisi un tissu parmi ceux à disposition (ambiance magasin de bonbons !!), et une fois le patron dessiné à partir des instructions, la machine était lancée ! C’est très intéressant de voir les choix de chacune pour les tissus, la méthode de couture, la façon de couper… J’ai adorer partager des expériences avec les autres participantes, il y avait une très bonne ambiance dans le groupe, et les différences d’âges ne rentraient pas en ligne de compte. J’ai opté pour un voile de coton assez rigide, comme sur le modèle présenté par les animatrices. J’ai tout simplement flashé sur la simplicité du modèle… J’ai longtemps hésité entre ce voile de coton et du lin épais pour un effet très « couture nature », mais j’avais peur d’avoir moins d’occasion de le porter et surtout de l’assortir.

Au départ, je ne voyais sur ma feuille qu’un gros rectangle avec un trou pour la tête et deux pour les bras, mais en réfléchissant un peu (et en écoutant les conseils et les explications), je me suis rendue compte que ce qui fait que ce modèle est sympa et tombe si bien, ce sont les pointes qui sont dans le biais. Et oui, le top est taillé dans le droit fil, par contre, les extrémités se trouvent elle dans le biais et gondolent admirablement autour de moi.

La journée c’est bien déroulée, nous avons eu un petit repas sympa, le musée pour nous entre midi et deux et le soir venu, je suis repartie avec mon top qui n’était pas 100% terminé à mon goût, car je voulais le modifier un peu.

Je n’ai pas fait d’ourlet, mes finitions sont à la main, des ourlets roulottés aux emmanchures et à l’encolure, pour respecter la finesse du tissu. Les deux coutures latérales sont des coutures anglaises.

Ma création « haute couture » est donc restée, blanche et immaculée, accrochée sur mon armoire pendant quelques semaines. Je voulais le teindre en noir mais pas entièrement, faire un effet de dégradé et de coulures, quelque chose de plus abstrait pour aller avec le style très aérien de ce top. J’ai aussi pensé à de la peinture sur tissu, un motif de pissenlit dans le vent, quelque chose de poétique.

 

Un jour, profitant que j’étais seule, je me suis lancée à teindre ce top. Quand faut y aller, faut y aller ! De l’eau bouillante, de la teinture pour tissu (en supermarché), un bac, une chaise de camping, un balcon carrelé et des gants (importants !!) et j’étais prête à tenter l’expérience teinture maison. Mon top était lavé et débarrassé de ses apprêts, je l’ai passé sous l’eau avant d’immergé la partie inférieure dans le bac contenant la teinture mélangée au sel (lire la notice d’utilisation). J’ai ensuite accroché mon top à un cintre, et le cintre à la chaise et j’ai laissé tel quel pendant un petit quart d’heure, en remuant le bac de temps à autre. Au bout de 5 minutes j’ai pris ma bouilloire et j’ai versé de l’eau chaude sur le tshirt, cette eau a dégouliné et rejoint le bac, formant quelques coulures et quelques nuances dans la teinture, comme je le voulais. Une fois tout cela terminé, je rince mon top et il est parti pour un lavage en machine, pour bien fixer la couleur.

Pour le bord inférieur, j’ai opté pour un roulotté avec ma nouvelle surjeteuse et je ne regrette pas d’avoir attendu pour faire cette finition et de ne pas avoir craqué pour un ourlet simple. Le fin roulotté noir termine bien ce top. Je n’ai finalement pas rajouté de dessin sur ce top, je trouve le dégradé suffisant.

Plus je le porte, plus je l’aime, il est tout simple et s’accorde super bien avec un jean pour un look cool ou un pantalon blanc pour un style plus classe. Je pense le refaire en jersey de laine pour l’hiver, à superposer avec un top à manches longues, ou même opter pour une variante gilet. À méditer !

Dans tous les cas je suis ravie de ce cours qui était une charmante occasion de rencontrer des couturières des environs de Mulhouse et de plus loin (une participante était venue de Paris exprès et une autre de Lausanne) et j’espère avoir l’occasion de les revoir lors d’une rencontre possible en début d’année prochaine. Si chacune met sa création, on fera une bien belle équipe !

 

Art, Culture et Élégance, la haute Couture sous l’objectif de Willy Maywald

Cette exposition se tient au Musée d’Impression sur Étoffes de Mulhouse, du 14 avril au 16 octobre.

Ce sont les belles photos à l’entrée du musée qui m’ont poussées à entrer, je connaissais déjà ce musée mulhousien mais le nom de cet artiste m’était inconnu. J’aime beaucoup l’élégance et la féminité exacerbée de la période présentée, pourtant je n’avais jamais entendu parler de ce photographe allemand, parisien d’adoption. Sa renommée vient de ses photos de mode, il est considéré comme un grand photographe du 20eme siècle. Certains clichés me rappellent celles de Georges Dambier, je suis presque certaines que certaines robes ont été photographiées par les deux. Ce ne serait pas étonnant, après tout ils sont contemporains !

Une brève biographie de cet artiste se trouve dans le communiqué de presse de l’exposition, je ne vais pas copier ici, cela n’a pas vraiment d’intérêt.

Sa réputation grandit dans les années 30, il fréquente les grands noms dela Haute Couturede l’époque : Schiaparelli, Heim, Chanel. C’est à ce moment qu’il rencontre Christian Dior, modéliste de Robert Piguet…

Plus tard, il devient le photographe attitré de la maison Dior et immortalise le New Look : une grande partie des clichés de l’exposition sont des créations de la maison Dior, mais à partir du moment où Yves Saint Laurent la reprend à la mort de son fondateur, conformément au souhait de ce dernier, le photographe délaisse la maison pour se tourner vers d’autres créateurs avant de se retirer lentement de la scène dela HauteCouture, ne retrouvant plus l’antique élégance de cette dernière dans les créations plus avant-gardistes de la génération de Pierre Cardin.

 

Il y a un peu plus de 200 photos dispersées dans 2 galeries dédiées à cette exposition à l’intérieur même du Musée d’Impression du Étoffes, c’est assez déroutant de croiser de gigantesques machines du 18eme siècle à coté de clichés de robe de cocktail en organza…

Mais cela fait aussi le charme de cette exposition, pouvoir comprendre les procédés d’impression (plaque, rouleau…) et voir les réalisations qui peuvent en découler !

 

Willy Maywald fournit ses photos en noir et blanc aux célèbres magazines : Harper’s Bazaar, Vogue, Vanity Fair, il fait également des portraits de célébrités.

Il est un des premiers à faire descendre les mannequins dans la rue pour les photographier dans le cœur de Paris, cette ville qui lui est si chère.

Au travers des originaux (prêtés par l’Association Willy Maywald), on retrouve des anecdotes sur les séances photo de l’époque, ou tout devait se dérouler en quelques heures, voir quelques minutes, les mannequins se changeaient dans la voiture (des voitures étroites mais des robes envahissantes !) et les décors devaient être tout près afin de réduire le temps de « sortie » des modèles qui devaient également être disponibles pour la riche clientèle triée sur le volet qui achetait ses précieuses créations. Parfois, les séances se déroulaient la nuit, pour que les robes soient présentes en boutique le jour ! Dans ces cas là, c’était par exemple sur les escaliers en marbre d’hôtels particuliers.

 

Cette exposition est intéressante car au-delà des belles images, elle retrace aussi le faste d’une époque, tout juste sortie de la guerre,la Franceveut retomber dans un luxe oublié. Cette mode où la profusion de tissus précieux, de dentelles, de plissé set de chapeaux en est la preuve. Ce parcours des années 1930 à 1950 (la plupart des photos sont des années 50) dresse un portrait détaillé d’une période particulièrement fournie de la mode française. Cela permet aussi de découvrir un photographe qui est peu connu en France (cela m’a rassurée de lire ça, je me sentais moins inculte).

Le Musée d’Impression sur Étoffes propose un atelier couture dans le cadre de cette exposition, assez ambitieux à mon avis : « Pendant toute une journée apprenez la Haute Couture avec une professionnelle et réalisez votre propre vêtement digne d’une réalisation d’un grand couturier. Du dessin à la réalisation laissez-vous emporter par la magie de la création et repartez avec votre réalisation !” Si c’est vraiment le cas, et bien je vais pouvoir porter directement samedi 23 une superbe robe Haute Couture faite de mes mains, car en effet, j’ai pu avoir la dernière place pour l’atelier de ce mois-ci.

Affaire à suivre!

 

Pour aller plus loin :

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