Panique à bord!

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Le petit gars est né le 14 mai, avec une bonne dizaine de jours d’avance. L’accouchement s’est bien déroulé, très rapide pour un premier enfant, sans péridurale mais pas sans plaintes, j’ai du dire au moins un milliard de fois à mon mari que j’allais trépasser, là tout de suite, et que ça n’allait « pas l’faire du tout ».

49cm pour 3,320kg, un p’tit gars dans les standards des carnet de santé :)

Pour le moment, je ne peux pas dire que je sois la maman la plus heureuse du monde, mais certainement la plus stressée. Le p’tit gars à des coliques, se tortille à cause de son transit, pleure beaucoup, dort peu… Et nous aussi. C’est dur de voir le petit avoir mal et ne pas pouvoir faire grand chose pour l’aider. Naïvement, je pensais que de l’allaiter allait nous épargner (ou minimiser) ce genre de désagréments.

Pour l’instant, on apprend à se connaître, à former une famille tous les 3, donc couture-tricot… c’est au placard! Ah si, j’ai cousu! Enfin, j’ai surjeté! J’ai découpé une vieille serviette de bain pour en faire des « lavettes à fesses », et hop, un coup de surjet tout autour, le petit dans l’écharpe de portage qui surveillait tout ça. Le bruit ne l’a pas dérangé visiblement…

A bientôt, quand j’aurai plus de temps pour me poser et plus de photos avec des réalisations à partager.

Le grand jeu concours Kaneh-Bosem et Elise Dupont

D’habitude, je ne relaye pas ce genre d’information, parce que je trouve que ça pollue un peu les blogs… Mais là, c’est plus particulier car ces deux entreprises (on peut dire entreprises?? oui, je pense, les deux sont à leur compte…) proposent des articles qui me bottent et ont un mode de fonctionnement, des valeurs qui me plaisent.

Elise lance son nouveau patron, Sablier, en association avec les laines Kaneh-Bosem et pendant quelques jours, le kit est proposé à tarif attractif (en fait le patron d’Elise est offert).

On peut aussi, comme moi, tenter sa chance au jeu-concours. Il y a 3 lots à gagner : le kit complet (laine+patron), le patron, et enfin un écheveau de laine Ostane.

Même si le concours ne vous intéresse pas, je vous invite à faire un tour sur le site d’Elise et de Kaneh-Bosem, pour découvrir d’un coté des jolis patrons aux spécificités techniques assez poussées (j’ai le patron du pull Opéra, mais entre temps je suis tombée enceinte et maintenant, avec mon gros bide, je ne l’ai toujours pas commencé, faute de pouvoir juger de la taille qu’il me faudra… après….) de l’autre des laines éthiques et naturelles.

Bonne chance à tous ceux qui, comme moi, participe au concours!

L’enjeu des pattes de canard ou la Fierté de Mamie

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Attention, Mamie s’exporte! Elle part à la conquête de la France entière…

En fait, il se trouve que dans la dernière newsletter d’In the Loop, il y avait un paragraphe qui traitait de l’écriture de fictions courtes sur le thème de la laine, et ça m’a fait penser à cette histoire avec Mamie. Alors, Mamie sur un autre site, pourquoi pas après tout?

En plus, la présentation est bien plus jolie qu’ici parce que les filles de ce magazine se cassent la tête pour que ça soit attractif, quand moi je me contente de balancer du texte en vrac.

Cette fois-ci, il s’agit d’une histoire présentée sous la forme de dialogues, pas très habituel pour moi. Du nouveau!

Retrouvez l’aventure de Mamie : l’enjeu des pattes de canard, sur le site In The Loop.

Cliquer pour aller sur le site In The Loop

Cliquer pour aller sur le site In The Loop

De mon coté, je me traîne un peu (beaucoupppppp) et je suis au repos à la maison :(

Pas super fun j’en conviens, mais il semblerait que ça soit nécessaire pour le bien-être de la progéniture. Loin de moi l’idée de balancer, mais la progéniture, elle, ne se soucie pas une seule seconde de mon bien-être et montre une prédilection inquiétante pour les danses irlandaises (celles où on tape des pieds sur le sol tout le temps) dans le bas du ventre.

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Dans la semaine, nous allons reprendre des nouvelles de Mini-Chuck Norris et j’espère que nous allons revenir avec quelques jolis clichés, car pour l’instant nous avons une belle collection d’images montrant ses parties (pas) privées (10000% certain que c’est un garçon…), mais sa petite tête m’intéresserait aussi.

J’ai un tout petit peu cousu et un peu tricoté (savez-vous qu’on peut tricoter en étant vautrée-à-moitié-allongée sur le coté? coincée dans un coussin d’allaitement??), il faut que je me motive à prendre les photos et tout cela sera bientôt sur le blog!

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Voyage en Norvège épisodes 1 – 2 et 3

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Voila, ils sont en ligne sur In the Loop, les 3 articles sur mon voyage en Norvège! Vous y trouverez à la fois des photos du voyage pour illustrer les textes et vous donner envie d’aller visiter ce beau pays en hiver, mais aussi des adresses de boutiques de laines et la présentation de marques que nous n’avons pas l’habitude de croiser sur nos étals.

Je vous invite à aller faire un tour sur le site In the Loop pour découvrir tout ça.

Episode 1 : Bienvenue à bord de l’express côtier norvégien

Episode 2 : Le shopping de laine en Norvège

Episode  3 : Retour au port les bras chargés de laine

La couverture qui prédit le sexe des bébés…

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Cela vous en bouche un coin, hein? Surtout si c’était vrai…
Dès le début de ma grossesse, je voulais tricoter/coudre/crocheter des milliards de choses pour mon petit hibou. Dans un premier temps, j’ai préféré attendre de passer sereinement le premier trimestre, puis j’ai mis ma fatigue de coté pour commencer une création neutre et simple, à savoir une couverture.

Après quelques recherches, je flashe sur le joli modèle « Owl Obsession » que l’on peut acheter sur Ravelry. Il s’agit d’une couverture au crochet pour laquelle il faut crocheter chaque élément avant de les assembler.

Owl Obsession

Comme pour les tissus, mon but est d’utiliser la laine que j’ai en stock dans mon armoire, et un projet de ce type est tout à fait parfait pour cela. Plusieurs couleurs = plusieurs pelotes = plus de restes qui dégagent.

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J’utilise donc les restes de mon pull Snow White , de la Madeline Tosh Vintage d’un beau vert, un écheveau de Madeline Tosh DK d’un rouge bordeaux et enfin des pelotes de Merino 120 de Lang Yarns, couleur crème (oui, crème… lisez donc la suite…). En fonction de la quantité, je fais des choix stratégiques de placement de couleur. Donc pas de la laine pipi-caca, on est d’accord…

Le modèle est très bien rédigé, il est clair, bien illustré, il y a beaucoup de pas à pas en photos et à part au début où j’étais un peu perdue sur la façon de crocheter les oreilles du hibou, cela s’est très bien déroulé, c’était même assez agréable. Certes, ce n’est pas un projet très rapide, une fois les morceaux crochetés, il faut les assembler. Je n’ai pas procédé en mailles coulées comme indiqué dans le patron, j’ai préféré des mailles serrées. Alors oui, à l’arrière cela créer du relief, mais comme je comptais doubler ma couverture, ça m’était égal et je trouvais le résultat plus joli. Au final, ma couverture mesure 80cm sur 80cm, avant blocage.

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Qu’elle était belle ma couverture, toute de beige vêtue avec ces hiboux bordeaux et ses rosaces vertes! Je la mets à tremper pour la bloquer, en ajoutant bien du vinaigre blanc dans l’eau froide, et je l’oublie pendant un gros quart d’heure.

Et là (vous le savez…), c’est le drame.

Car quand je reviens pour sortir ma couverture de son bain de jouvence et l’étendre pour lui donner sa forme définitive, elle n’a plus ce beau beige crémeux, elle est rose dragée!

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Oui…. ROSE! La pelote de Madeline Tosh bordeaux à dégorgé comme personne ne pouvait l’imaginer et a teinté tout le reste de la couverture. Panique sur le moment, je change l’eau du bain, j’en refais un autre, je rajoute des lingettes anti-décoloration, je mets même ma couverture en machine, mode « lainage à froid » avec le max de lingettes.

Rien n’y fait, ma couverture est et reste ROSE.

Mon homme me console en me disant qu’au moins, la couleur est uniforme et pas marbrée, c’est déjà ça… Et que c’est peut être un signe! En tout cas, j’ai eu la malchance de tomber sur une pelote foireuse de Madeline Tosh, le bain n’était peut-être pas top…

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Je l’accepte comme elle est maintenant, pas trop le choix, mais ça m’embête un peu que mes hiboux me regardent avec le blanc de l’oeil teinté, comme s’ils étaient tous albinos. Déjà qu’ils n’ont pas le regard vif (la faute à mes maigres compétences de brodeuse)… Cela m’a demandé de la motivation de coudre la doublure, car je n’avais qu’une seule envie, laisser trainer cette couverture dans un coin et l’oublier à jamais. Mais c’était dommage pour le travail et la laine, alors j’ai cherché dans mon stock et je suis tombée sur ce tissu en coton léger que j’ai en plusieurs coloris. Quitte à ce que ça soit rose, d’un coté, autant jouer le jeu jusqu’au bout?

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La doublure est cousue à la main sur le rebord et j’ai aussi assemblé les deux épaisseurs avec du fil à broder pour que la couverture se tienne mieux, c’était long mais le résultat en vaut la peine car l’aspect fait moins sac de couchage mal refermé.

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Est-ce que j’attends vraiment une fille? On en sait rien du tout, et mon échographie est encore retardée car…

Hurtigruten

Nous partons en croisière en Norvège avec Hurtigruten pendant 2 semaines pour y voir, nous l’espérons, des aurores boréales. Alors oui, là c’est la photo du périple en Antarctique, y’a pas de pingouins ou de manchots en Norvège, mais c’est pour illustrer!! En plus l’Antarctique, dans ma condition, ce n’était malheureusement pas possible, les enfants et les femmes enceintes ne peuvent s’inscrire (snif), le voyage est bien plus restrictif que pour la croisière en Norvège. Peut-être pour mes 50 ans???

 

Hurtigruten_ports

 

J’ai apporté de quoi m’occuper!! A mon grand étonnement, j’ai été contactée par Creavea qui m’a proposé de m’envoyer 5 pelotes de mon choix parmi une sélection de laines de chez Rico et de réaliser le projet de mon choix (et d’en parler sur ce blog, c’est assez évident). Le grand Hibou de la maison pense que je me fais acheter pour 30 euros, mais moi je m’en fiche, limite je profite de ma mini gloire de blogueuse hyper-moyennement-influente : je vais avoir de la nouvelle laine et j’ai une idée de projet dans ma petite tête (et griffonnée sur le dos d’une vieille enveloppe) qui sera tip-top si j’arrive à le concrétiser!

Projet gigoteuse en laine Rico, crochet

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Nouvelle organisation pour mes tissus

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Voici la dernière réalisation du Papa Alsacien…Une belle étagère pour ranger les tissus! Bon, à la base je voulais y ranger ma laine, d’où la réalisation de casiers en forme de losanges pour pouvoir empiler les pelotes en toute facilité, mais après mûre réflexion… Comme je vais devoir partager (dans un premier temps) puis abandonner (je me fais expulser) ma pièce de couture au profit d’un petit hibou qui va naître courant mai, autant commencer dès maintenant à dégager de la place dans mes placards et c’est un fait, j’ai bien plus de tissus que de laine.

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Tout a commencé alors que je trainais ma misère sur les blogs et je suis tombée sur cette page avec cette étagère de rangement spécial tricoteuse, repérée sur le blog Easy makes me happy. Pas de grands détails sur sa réalisation, j’envoie cependant le lien à mon papa en lui soumettant l’idée suivante :  » Tiens, ça serait un meuble que je verrai bien dans ma pièce de couture. Toi le retraité, n’hésites surtout pas à te un créneau pour songer à ce projet super intéressant. Et surtout… Que ça coûte pas cher! »

Une ancienne étagère stockée chez eux est sacrifiée pour servir de coffrage et les losanges sont réalisés dans des planches achetées spécialement pour l’occasion. Oui, j’ai été obligée de débourser quelques sous…

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Tous mes tissus rentrent dans cette étagère, ce qui me conduit à la conclusion suivante : pas de nouveaux tissus pour 2014, il n’y a plus de place pour les stocker et il est impensable (quoique tentant) de reprendre l’espace libéré pour le mini-hibou. En cherchant bien, je peux éventuellement encore caler quelques coupons dans le bas, à coté du gros morceau de tissu polaire avec des hiboux colorés qui servira sous peu de couverture pour enfant. Les plus petits morceaux et les chutes ont également une place, dans les losanges tronqués.

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Je suis ravie de mon nouveau meuble, qui est à la fois joli et pratique. Le seul reproche, qui est en partie de ma faute, c’est que les espaces de rangement horizontaux ne sont pas assez hauts pour que je puisse y glisser mes casiers violets. C’est une histoire d’un centimètre à peine, mais ça ne passe pas, je n’ai pas pensé à les mesurer lorsque le Papa Alsacien et moi avons parlé des dimensions de base du meuble.

Sinon, je continue de tricoter, un peu moins de coudre car ma machine montre des signes évidents de fatigue et que j’envisage franchement de la changer courant 2014. Elle est trop ancienne (35 ans…) pour que je trouve facilement des pièces pour les réparations qui en plus me coûtent à chaque fois une belle somme. Ma vielle Bernina 830 laissera donc sa place dans un futur proche, je l’espère, à une Bernina 1008. J’ai une sainte horreur des machines qui sont trop sophistiquées, qui ont des options et des fonctions dans tous les sens. Ce dont j’ai besoin ; point droit, point zig-zag, boutonnières 4 ou 5 temps (pas d’automatiques), éventuellement un point stretch. Le reste HOUSTE! Surtout pas d’écran digital, pas de truc pour enfiler les aiguilles, ou de point d’arrêt automatique ou autre gadget qui tombera en panne rapidement sous mes doigts de mègère non délicate!!! Du matos lourd et solide (elle est intégralement en métal et pèse une blinde, elle est stable!), j’ai eu la chance de l’utiliser quelques fois et c’est une petite merveille. En plus, je peux utiliser mes pieds de biche actuels, qui sont compatibles. Anne = paysanne basique, mais avec des goûts de luxe.

Bientôt sur ce blog : la couverture qui prédit le sexe des bébés et le 3/4 de gilet atchoum… Et peut-être aussi une grande saga : Super Mamie qui va se transformer en Super Arrière-grand-mère et qui a des problème de tricotage de chaussons en plus que de devoir gérer des futurs parents inconscients (= nous…) qui veulent partir en vacances (= dépenser des sous inutilement) et ainsi dépasser le rayon protecteur de 30km autour de sa maison. Tout un programme!

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P.S : Bonne année créative à tout le monde :)

Tutoriel : les bases de l’impression textile

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Juste pour vous dire que mon article sur l’impression textile est disponible sur le site Thread and Needles. Il est complet en un seul morceau, vous saurez tout ce que je sais sur l’impression!

L’exemple concret donné lors de cette démarche est celui de ma robe corbeau, la robe de « mauvaise augure ».

J’espère que cet article pourra vous être utile et qu’il est suffisamment clair pour que vous puissiez appliquer vos idées à vos photos en suivant cette démarche de base.

Amusez-vous bien avec vos photos!!

Ma robe Sansa – Partie 2 : Patronage du corsage

Suite à notre (je dis notre, car vous avez lu le précédent article sur l’anatomie de la robe Sansa et que vous participez en quelque sorte à cette grande aventure) analyse très poussée de la robe, aux schémas réalisés pour y voir plus clair, il est temps d’entrer dans le vif du sujet. Il faut dessiner le patron.

L’an dernier, ou était-ce l’année d’avant ? j’avais déjà tentée une aventure « Je teste mon gabarit, j’suis trop forte », cette dernière était restée sans lendemain, j’avais été rapidement rebutée par la longueur du premier exercice. Surtout, je n’avais pas de « but » précis, c’était essentiellement de la curiosité ; il me manquait le feu sacré que j’ai à présent dans les tripes, celui qui fait qu’on veut une robe de princesse. Je vais vous épargner une énième photo de ladite robe, on l’a assez vue sur ce blog.

Je ne vais pas entrer dans les détails de la construction du gabarit, j’ai lu et appliqué les instructions du livre de Line Jaque « la technique de la coupe » les unes après les autres. Mes mesures avaient été prises par une amie quelques temps auparavant, je suis partie de celles-ci pour réaliser mon patron, ce n’est jamais très pratique de prendre ses propres mensurations.
Ayant un peu plus d’expérience en couture que lors de ma précédente tentative, je comprends mieux pourquoi telle ou telle ligne se positionne ici ou là. Au final, cet exercice, bien qu’un peu fastidieux, est assez ludique et c’est avec beaucoup d’enthousiasme que je découpe de vieux draps pour y tailler mon premier gabarit.
Mais au moment de l’essayer… C’est le drame.

Comment décrire cela de manière classe. On va dire que je déborde de mon gabarit. Ventralement parlant. Fessierement parlant également. Hanchement parlant aussi, tant qu’on y est. Mmmhhh, en effet, ça fait un peu plus d’un an que mon amie m’avait mesurée et depuis… On ne dit pas que le mariage fait un peu prendre du poids ? Toujours est-il qu’il est impossible de fermer ce premier gabarit sans le craquer.
La honte. J’étais toute seule dans ma chambre, devant mon miroir, avec mon gabarit épinglé du cou jusqu’au bas la poitrine (comme par hasard, là il n’était pas trop serré !!!) et le bide à l’air, et j’avais hyper honte. Bref.

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

Je sors le mètre et je prends mes (nouvelles et déprimantes) mesures pour corriger mon gabarit. On va dire que ce premier patron était un coup d’essai, pour se mettre en jambes ! Le tracé de la seconde version va un peu plus vite, et après quelques jours, je suis à nouveau devant mon miroir, mais cette fois-ci le gabarit m’enveloppe totalement.
Viens donc le moment des retouches, des corrections. J’ai trouvé que c’était une partie assez complexe, surtout seule, car il s’agit d’avoir une vue objective des défauts du gabarit (et donc, des particularités de son corps), de savoir où et quoi « tirer » pour corriger et améliorer les choses.

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,
Ce que j’ai appris, et que je considère comme utile dans le choix de mes futurs patrons : j’ai le buste un peu plus court que la moyenne, les épaules tombantes et très tournées vers l’avant et le dos un peu courbé (venant des épaules rentrées). Par exemple, les épaules tournées vers l’avant expliquent pourquoi j’avais systématiquement un « flottement » au niveau des emmanchures (quand je couds un top sans manches par exemple) à hauteur de la poitrine, un « trou » que rien ne peut résorber, cela vient de la façon dont je me tiens. Malheureusement, pour ce point particulier, y’a pas grand-chose à faire, à part me forcer à me tenir les épaules projetées vers l’arrière toute la journée.
La pince dans le dos est chez moi assez longue, même si pas si large que ça. Elle découle directement de la position de mes épaules.
D’ailleurs, ma ligne d’épaule doit être décalée sur mes pièces, toujours pour la même raison, car le gabarit ne prenant pas en compte ce genre de particularité, elle apparaissait obliquant légèrement vers l’arrière là où elle devrait être droite.
L’étape de l’essayage est primordiale, Line Jaque le répète dans son livre et je ne peux que comprendre son insistance, car les mesures c’est une chose, mais l’essayage en est une autre et elle complète « en 3D » les données mathématiques.
N’empêche que le gabarit de base à mes mesures m’allait quand même vachement mieux qu’un patron de tshirt de base Burda… Comme quoi, ça peut valoir le coup de savoir quoi modifier et où.

Après 3 autres versions (ah oui, quand même…) et les gabarits associés, je n’ai plus de draps à découper (mince !), cette dernière version doit être la bonne ! et c’est le cas, ouf ! Je m’excuse d’avance de la qualité pourrave des photos, mais le but n’était pas de faire dans l’image artistique. Sur celle où je suis de dos, le gabarit à l’air tendu mais c’était parce que j’étais mal positionnée, comme on peut le voir sur les autres photos, il n’est pas trop serré au dos. Si je n’avais pas été fainéante, j’aurai refait une nouvelle photo.

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

Sur ce sublime patron en draps rose pâle, on peut voir des traits de couleur pour contrôler que ce qui doit tomber droit tombe… droit, bien parallèle à la ligne du coté et bien perpendiculaire à la ligne de taille et au sol.

Ok, je me suis assez étalée sur ce gabarit, passons maintenant aux choses sérieuses, les découpes de la robe.
Line Jaque, dans son livre, explique clairement comment décliner cette découpe princesse avec le petit coté (la pièce intermédiaire entre le coté dos et le coté devant) à partir du gabarit de base.
Par contre, son exposé ne prend pas en compte une particularité de mon physique si avantageux… Je m’explique.
Le tout premier point de la procédure indique, que pour des raisons pratiques, il faut légèrement agrandir la mesure du tour de hanches afin que celle-ci soit égale à la mesure du tour de poitrine. De cette façon, les « bords » se touchent au niveau de la poitrine et des hanches.

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Cas « d’école » présenté dans le livre de Line Jaque

La formation des pinces et des lignes séparant les pièces les unes des autres se devine naturellement par la suite. Tout va pour le mieux dans le monde parfait des gens qui sont comme dans les livres.
Mais comment fait-on quand on est fichue comme moi ? C’est-à-dire… voir schéma…

Mon cas...

On ne peut pas ajouter encore aux hanches, ça c’est clair ! Alors on a deux solutions… On peut aligner au niveau des hanches, ce qui créer un vide sidéral d’une extrémité poitrine à l’autre. Il est impensable de rajouter quoique cela soit au niveau de la poitrine (même pas du silicone !), ça cela fausserait l’ajustement !

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Mon cas, juxtaposition au niveau des hanches

Ou alors on peut aligner au niveau de la poitrine, ce qui cause une superposition au niveau des hanches…

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Mon cas, alignement au niveau de la poitrine

J’ai choisi cette dernière option, pour les raisons suivantes :

  • je ne voulais pas rajouter des centimètres au niveau du tour de poitrine, j’aurai été obligée de les enlever tôt ou tard, vu que le corsage de ma robe doit être ajusté;
  • vu la forme de ma robe qui part en godet pour la partie jupe, il sera plus simple de rajouter les centimètres qui « manquent » par la suite.

Le reste du plan se déroule sans accro (et on aime toutes qu’un plan se déroule sans accro), et je me retrouve donc avec mes 5 pièces pour former mon demi-corps.
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La pince bretelle a été déplacée pour en faire une découpe au niveau de la poitrine, conformément au croquis du précédent article, inspiré de la robe d’origine.

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Surtout, ne cherchez pas le moindre rapport d’échelle, ni une quelconque vérité proportionnelle dans mes schémas, ils sont juste là pour illustrer mon propos. Une fois mon gabarit découpé, je dégaine mon scotch et mes chutes de papier, pour rajouter à chaque pièce le centimètres perdus lors du rapprochement du devant et du dos à hauteur de la poitrine, ceux qui se sont perdus dans la superposition des pièces. Les centimètres ont été répartis de manière égale, pour conserver la belle répartition de la largeur des bandes.

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J’ai fouillé dans mon stock de tissu à la recherche du sac de courses dans lequel est stocké le tissu à test, celui que j’achète à 1 euros le mètre voir moins, et dont le but n’est que de subir des expérimentations. Dommage, il ne reste plus de tissu clair, le violine, ça ira très bien. Même s’il est presque trop fluide…

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Orgie de conserves!

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Suite à cet essayage, je me dis que comme ma pince dans le dos est assez longue, il serait judicieux d’en tirer profit et je décide d’utiliser cette particularité pour créer une nouvelle découpe qui n’était pas prévue et qui n’apparaît pas sur le schéma de la robe d’origine de Sansa (voir précédent article) mais qui apparaît sur le schéma de ma future version de la robe (héhé, vous n’avez pas regardé d’assez près !).
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Je suis assez satisfaite du corsage, même s’il ne s’agit que d’une base, car il manque le décolleté ainsi que l’aspect portefeuille. Mais c’est une belle victoire pour l’instant, et je m’en contente, ça me motive à continuer. Tout cela ne s’est pas fait sans une dose de patience assez importance, et plusieurs essais avant d’arriver à ce résultat.

Petit aparté :
Je ne compte pas faire un « cours » de patronage sur ce blog, tout d’abord parce que je n’ai aucune compétence de ce point de vue là et surtout parce que j’estime que le livre de Line Jaque existe pour cela. L’achat de ce bouquin vaut le coup pour qui s’intéresse au patronage, je ne le dirai jamais assez. Pour ceux qui possède ce livre et que ça intéresse, voici les chapitres qui m’ont été utiles pour la réalisation de ce corsage.

Comment relever les mesures – p17 à 20
Le tracé du patron de base – p21 à 32
L’essayage – préparation du gabarit individuel – p46 à 62
Révision du patron de base après essayage – p62 à 67
Abaissement de l’emmanchure pour la robe sans manches – p96-97
Création de la découpe d’emmanchure – p111 à 113
Le modèle princesse – p171 à 174

Ce dernier chapitre explique en détail comment réaliser cette découpe princesse particulière et a été essentiel dans la réalisation du corsage.

Dans le prochain article, je décrirai la partie « jupe » de la robe ainsi que les devants et les autres détails du patron.

A bientôt pour la suite de ce feuilleton :) Je vais essayer de poster rapidement la suite, avant de partir en vacances!!

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Ma robe Sansa – Partie 1 : Anatomie

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Attention, cet article peut contenir des spoilers de la saison 3 de Game of Thrones, si vous ne l’avez pas encore visionnée, vous êtes maintenant prévenus! Vous lisez à vos risques et périls! For the Night is Dark and full of Terrors!

Je tiens à vous préciser dès le départ, je vais m’étaler longuement sur cette robe, en long, en large et en travers.
Désolée, mais là c’est au moins en partie nécessaire. Ma première expérience en patronage ne peut se résumer en quelques photos d’une robe terminée, va falloir lire un peu (beaucoup).

Je trouve cela d’ailleurs assez frustrant, les blogs de couture qui ne proposent que des photos et pas (ou peu) de texte. Souvent, j’ai envie d’avoir des détails techniques, le tissu utilisé, des astuces, les soucis rencontrés lors de la couture, un conseil concernant les tailles… Alors la justification de « je vous laisse entrer dans mon univers », « Laissez votre imagination être votre guide », et autre « Imprégnez-vous de ce lieu et il vous inspirera » ça me fait toujours doucement rigoler. Combien de fois j’ai lu ça, le truc des univers blogesques… Voilà qui me fait toujours penser à « Atmosphère, atmosphère… », enfin, vous comprenez ma pensée. L’univers de ce blog peut se résumer par cette phrase d’une classe sans borne : « et mon c**, c’est du poulet ? ». Je vous souhaite la bienvenue dans mon monde, dans mon univers, dans mon atmosphère.

Alors… Dans un premier temps, avant de nous lancer tête baissée dans la réalisation de cette robe, nous allons étudier « l’existant ». Oui, oui, ça fait très exposé en amphi, ce ton de prof, mais c’est adapté à la situation je trouve :)
Tout va être justifié, je vous prouve que je ne prends pas ce sujet à la rigolade. On ne rigole pas avec Game of Thrones, on ne rigole pas avec la couture, on ne rigole pas avec le patronage et surtout, on ne rigole pas avec les robes de princesse. Jamais.

But de la manœuvre :
Réaliser une robe très largement inspirée (mais pas totalement copiée) de celle que Sansa Stark porte pour son mariage (spoillllerrr !!!) lors de l’épisode 8 « Second Sons » de la saison 3 de Game of Thrones.

Si vous ne l'avez pas vue 100 fois cette photo sur ce blog, je veux bien manger une sandale...

Si vous ne l’avez pas vue 100 fois cette photo sur ce blog, je veux bien manger une sandale…

Le patron sera entièrement créé de mes blanches mains à partir de mes rondes mesures, selon la méthode de Line Jaque décrite dans son livre « La technique de la coupe ».

Alors… Regardons en détails la robe de Sansa… Je vais d’abord passer en revue une quantité non négligeable d’éléments, et je trierai ensuite ce qui est à conserver pour mon projet et ce qui doit rester dans le domaine du costume de série médiévale fantastique.

Toutes les interprétations concernant le costume de Sansa sont les miennes, je n’assure à aucun moment qu’elles sont le reflet d’une quelconque réalité. Je fais des déductions à partir de photos, j’y mixe mes quelques connaissances couturesques, je me base sur des informations lues sur le site de Michele Carragher (celle qui a brodé les costumes de la série) et sur des interviews de Michelle Clapton (la styliste de la série).

  1. Point the obvious : c’est une robe portefeuille

Oh Yeah ! On commence par du lourd. Cependant, il n’y a pas de ceinture qui passe dans une ouverture laissée dans un coté et qui entoure le corps pour se nouer avec l’autre lien de l’autre coté (vous me suivez encore ??) comme dans les modèles qu’on a l’habitude de voir.

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,
Dans ce cas, le pan devant du dessus s’accroche au pan devant du dessous par une série de liens (3 ou 4). Preuve à l’appui, voir la photo ci-dessus.

Comment cela se déroule-t-il pour la partie cachée ? On ne le sait pas, même après de nombreux visionnages de cet épisode, je n’ai pas percé le secret. Désolée, je ne sais pas exactement ce qui se passe sous la robe de Sansa…
Ce que je suppose : le système est similaire, avec peut-être moins de liens pour ne pas créer des épaisseurs indésirables et inesthétiques.

Le décolleté n’est pas trop ostentatoire, recouvre bien la poitrine et à l’air légèrement arrondi alors que d’habitude il me semble plus rectiligne sur les modèles classiques.

  1. La partie brodée qui orne le buste est amovible

La preuve, sur la photo précédente, elle n’y figure pas, mais dès que la cérémonie commence et que Sansa apparaît, cette partie est en place.

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

Son but est, à mon sens, purement décoratif et reprend les armoiries de la famille de son époux (les lions). Cela peut servir aussi à cacher les liens sur le coté.
Cet ornement est composé de deux morceaux, qui se lacent sur les cotés, l’ensemble est indépendant de la robe et est amovible.
Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

Au niveau du cou, dans le dos, ça remonte pour former comme un col brodé.
Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,
Pour voir clairement la partie dos de l’ornement, voir la photo présentant le nombre de pièce de la robe, point suivant.

  1. Il y a en tout 11 pièces de base pour former la robe

Comptons ensemble… Le demi-devant comporte 2 pièces, comme vous pouvez le voir sur cette superbe infographie digne d’un grand journal : le devant et de coté devant.

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,
Le demi-dos comporte également 2 pièces, le dos et le coté dos.
Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,
Entre le dos et le devant se trouve une pièce intermédiaire dont j’ignorais tout avant de me pencher sur cette robe, le petit coté. Il a une importance particulière dans le design de cette robe, nous allons y revenir plus tard.
Donc 2 + 2 +1 = 10 pièces, plus le devant qui est coupé deux fois dans notre tissu pour l’effet superposition du cache-cœur, on se retrouve à 11 pièces.
(bien entendu, ce calcul ne tient pas compte d’éventuelles parmentures, de la doublure, renforts, parements d’ourlet etc…)

  1. Au niveau du petit coté, il y a des plis/fronces pour donner de l’ampleur sur les hanches

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,
Je pense qu’il y a un « hips padding » (coussin de hanches ?? rembourrage de hanches ?? je ne connais pas le terme français) pour soutenir tout ça, comme cela existait pour le style New-Look de Christian Dior. Il s’agit en gros d’une épaulette géante, mais pour les hanches, une sorte de coussin pour accentuer la silhouette caractéristique de sablier.

Gertie en parle sur son blog, il s’agirait d’une version améliorée de cela, vu sur le blog de Peter Lapin.

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

  1. La partie jupe n’est pas du tout près du corps

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

On voit bien que la robe s’évase directement au niveau de la taille, pas au niveau des hanches. Le corsage est très ajusté, et ensuite la partie jupe part en corolle. Dans le dos, les pans sont plus longs pour former une traîne. Si cette robe ne pesait pas 50kg de tissu, je suis certaine qu’elle « tournerait » magnifiquement.
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  1. Les manchons commencent et s’arrêtent au niveau des coutures du petit coté

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

On ne conserve que la partie supérieure de la tête de manche, on voit d’ailleurs qu’elle est doublée.

  1. En dessous, elle porte un fond de robe

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

Basé sur le même patron de base apparemment mais très simplifié, en tissu léger (lin fin, baptiste de coton). Une sorte de doublure indépendante, en quelque sorte.
Ce fond de robe n’a pas vraiment d’ampleur, il s’agit juste ne de pas avoir la robe en contact direct avec la peau.

Il n’y a pas de manches et il se ferme de la même façon que la robe de mariée.
Durant l’épisode, quand elle se change, on ne voit que le fond de robe et la robe, mais il n’est pas impensable que pendant les scènes, elle porte une crinoline ou plusieurs jupons pour conserver la forme évasée bien en place quand elle bouge. Mais là, on est dans le domaine de l’extrapolation… Le tissu peut sinon avoir tellement de tenue qu’il tient tout seul.

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Corset ou pas, en dessous?

Pour continuer dans le domaine de l’extrapolation de ce qui peut être porté en dessous de cette robe, je souhaitais faire une parenthèse corset. J’ai l’impression que la jeune fille se tient bien droite mais je ne serai pas surprise qu’elle porte un corset en dessous de ses grandes robes. La preuve, dans l’épisode 6 de la saison 2 « The Old Gods and the New », on le voit bien quand elle s’enfuit. Dans l’épisode 4 de cette même saison, « Garden of Bones », quand elle se fait bien taper sur la tronche par le vilain Joffrey on en aperçoit un morceau.

Sansa-robe-dessous

Sur le site Westeros.org, il est indiqué qu’elle en porte pendant le tournage.
Alors j’ai du mal à croire que le jour de son mariage, elle n’en porte pas… On n’a simplement pas l’occasion de le voir. D’ailleurs, il me semble que dans le bouquin il est mentionné. Bref, c’était une parenthèse.

  1. Le tissu

Il s’agit d’un tissu relativement épais, on voit bien qu’il est lourd à la manière dont il tombe quand elle l’a en main, pour grimper les marches et à la façon dont il se dispose derrière elle.

sansa-tissu
A mon avis, la robe est certainement entièrement doublée, voir même triplée avec un tissu comme de la toile tailleur pour avoir encore plus de tenue. Le tissu d’origine doit certainement avoir pas mal de tenue.

Peut-être que l’intégralité de la robe n’est pas triplée, la partie corsage n’en pas a forcément besoin, surtout s’il y a effectivement un corset. La triplure est certainement concentrée au niveau de la partie jupe.
Les tissus utilisées pour les robes de la belle (tout au long de la série, et surtout lors de la saison 3) ressemblent fort à des tissus d’ameublement. On ne parle pas de la grosse toile IK** pour faire des coussins ou recouvrir un canapé, mais plutôt de beaux tissus damassés (on retrouve l’aspect contrasté mat et brillant).

  1. Coupés dans le biais ? Droit-fil ?

Là je ne sais pas trop….On voit bien sur les différentes photos que les motifs de la robe s’enchaînent en « miroir », qu’ils se font face. Est-ce que cela veut forcément dire que la robe est coupée dans le droit fil et que la couturière a assuré du tonnerre pour raccorder les pièces ? Je n’en suis pas certaine, mais je ne suis pas assez connaisseuse pour l’affirmer. Ces pièces peuvent avoir été coupées tête bêche, ou alors le motif du tissu a naturellement une symétrie en son centre. Pour moi, c’est le gros point d’interrogation de cette robe.

Là je suis dans l’émission d’hypothèses d’hypothèse (oui, ça doit exister, des hypothèses d’hypothèse)…
Quand on cherche des informations concernant le damas et ce style de tissage, on se rend compte que dans l’ensemble, ces tissus sont basés sur des armures satin.
Ce qui voudrait dire que le « fond » de notre tissu aurait ce léger aspect « en diagonal » commun aux tissages de ce style. Les motifs eux, donnent plutôt une impression d’horizontalité, ceci peut être dû à la mise en avant (ou non) des fils de couleur contrastante.

Si je mets en parallèle un damas de référence, une brocatelle (étoffe réalisée sur un métier jacquard, comme peut l’être le damas) et le tissu de la robe, que je plisse mes yeux très fort et que je zoome comme une folle pour voir la trame du tissu, j’obtiens à peu de chose près ceci.

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

La flèche bleue montre les fils de trame, bien horizontaux, et la flèche verte les obliques du tissage des motifs.
On voit que les « sens » des fils visibles concordent d’un échantillon à l’autre, j’en déduis donc, d’une manière très peu scientifique, qu’au vu de l’inclinaison des fils de trame par rapport au droit-fil supposé des pièces, qu’elle doit être coupée dans le droit-fil et non dans le biais.

Autres arguments fumeux pour justifier cette conclusion :

  • couper une robe comme ça dans le biais, ça doit coûter un bras, il faut garder les sous de la série pour les effets spéciaux ;
  • vu l’ampleur des pans de jupe, les cotés se trouvent  forcément dans le biais et gondoleront naturellement.

Il y a certainement beaucoup d’autres détails que je n’ai pas relevés, tout simplement parce que je ne les ai pas vus, il n’est pas facile de trouver de belles photos de référence de cette robe. Encore une fois, tous les points qui sont énoncés dans cet article ne sont que des suppositions ! Je ne suis ni experte en costume, ni experte en couture, juste une fan très intéressée !

Maintenant voici mon bilan « on garde, on garde pas, on modifie » de la liste d’éléments énoncés ci-dessus :

  • Forme robe portefeuille : on garde
  • Système de fermeture par liens : on garde
  • Décolleté légèrement arrondi : on garde
  • Patronage en 11 pans : on garde
  • Élément brodé amovible : on modifie
  • Plis/fronces sur les hanches : on jette
  • La jupe corolle hyper large : on modifie
  • Les manchons : on garde
  • Le fond de robe : on modifie
  • Corset : on jette
  • Entoilage et triplure : on modifie / on jette
  • Le tissu d’ameublement : on modifie

L’aspect robe portefeuille : c’est évident, on garde (en même temps, c’est la base, si on garde pas ça… autant coudre un pantalon direct !). Pour l’avoir testé sur ma Tunique Ice and Fire, ce système de fermeture par liens est très confortable, on ne va pas changer une équipe qui gagne. Par contre, pour le coté plus classe, sur la partie visible je pense remplacer les liens par des boucles et de jolis boutons « boules ».

Un décolleté plus arrondi peut se tenter, en espérant que cela ne pénalisera pas la bonne tenue de cette partie qui est tout de même dans le plein biais… Ruban droit-fil, tu vas pouvoir nous éblouir.

Le petit coté semble être un élément totalement absent de l’univers couture sur internet. J’ai remué Google dans tous les sens, j’ai testé des tonnes d’associations de mots, mais « découpe princesse » et « petit coté » ne donne aucun résultat pertinent. « Petit coté » et « couture » tout seul non plus… J’ai tâté le terrain chez les english, mais mes recherches étaient restreintes et infructueuses. C’est dans le livre de Line Jaque que j’ai trouvé quelques informations : on peut diviser une découpe princesse traditionnelle différemment s’il y a une nécessité que les pans de jupe soient tous d’une largeur identique pour des raisons esthétiques. D’après Line Jaque, c’est plus facile de répartir la largueur d’un demi-corps en découpes égales sur 5 bandes que sur 4, faut tenir compte un minimum de l’emplacement des pinces et tout et tout. Pour des personnes fortes, il est même possible de découper 6 bandes, donc 2 petits cotés !
Je décide de relever le défi du petit coté, quitte à faire son patron, autant jouer le jeu du copycat et tenir compte de cette particularité, surtout si elle permet une belle répartition de l’ampleur de la jupe.

Pour ceux et celles que ça intéresse, une gentille lectrice, Asvaah, m’avait donné dans son commentaire une référence vers un patron Butterick de robe avec découpe princesse et petit coté. Je n’ai jamais croisé un autre patron présentant cette découpe.

L’élément brodé amovible qui entoure le corps : on modifie. En l’état, c’est inutilisable et pas du tout portable au quotidien. Mon but est de pouvoir sortir de chez moi sans me faire caillasser dans la rue. Je pensais le remplacer par une bande brodée le long de l’encolure, selon la nature et le style du tissu.

Les plis et les fronces au niveau des hanches, je pense que dans mon cas, vu que j’ai déjà des hanches assez imposantes, on va éviter de remuer le couteau dans la plaie et on va simplement s’épargner une disgrâce supplémentaire. Même si je trouve que le concept est intéressant.

La partie jupe de cette robe reste un problème épineux : l’aspect corolle donne beaucoup de charme au modèle, mais est-ce que ça ne va pas accentuer l’effet « gros fessier » dans mon cas ? Bon, on évite 50% des dommages en ôtant les plis des cotés mais le doute subsiste.
Ma décision : l’ampleur commencera un peu en dessous des hanches, afin de donner une forme « sirène » et non « tente ».

Les manchons : je suis fan, on y touche pas. Je les avais déjà reproduit dans la version crash-test et j’adore ça.

Le fond de robe ne me paraît pas nécessaire pour une robe à porter au quotidien, je pense le remplacer par une doublure. Concernant la couche de triplure de ce modèle, je pense m’en passer pour des raisons pratiques, au quotidien ça risque de donner un aspect trop solennel au modèle. Par contre j’entoilerai bien les parties sensibles pour une belle tenue.
Le corset ? La question ne se pose même pas à mon sens pour une tenue « bureau-compatible », même si ça pourrait être rigolo pour une soirée.

Le choix du tissu sera délicat, car il se fera en fonction du métrage qui sera nécessaire. Pour une version à porter au quotidien, je pense tabler sur un coton pas trop lâche, ou un lin épais, avec une doublure en coton également. Le dupion de soie serait certainement idéal, mais la cagnotte ne le permettra jamais. Concernant le métrage du tissu principal, pour une robe version longue jusqu’au sol, pour les pièces principales + les parmentures + les parements d’ourlet (comme l’ourlet sera arrondi et pour qu’il soit bien formé), j’estime que 10 mètres sont nécessaires. Et oui, ça calme, et ça ne prend pas en compte la doublure (estimation à 8 mètres). Grosso modo…

Je pensais faire une version « courte », aux genoux, plus simple à sortir et à assortir, on gagne quelques mètres mais on passe certainement difficilement en dessous de la barre des 5,50 mètres de tissu principal et 4 mètres de doublure.

Heureusement que j’ai fait le plein de tissus à 1 euro le mètre chez Tissu Eco, ça allège considérablement l’addition !! J’ai également fait le plein de papier kraft chez Aldi, profitant d’une promo car il va falloir les tracer, toutes les graaaaannndes pièces.

Pour récapituler, voici de bien beaux schémas… Tout d’abord, la robe originale, celle de Sansa  dans la série.

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage, devant

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage, dos

 

Ensuite, la version que je compte réaliser. Que je vais essayer de réaliser…

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,
Prochaine étape : la réalisation du patron. Préparer-vous mentalement, l’article sera certainement aussi long !!

Bravo si vous avez tout lu!!!

signer

Des éclairs façon cupcakes

cours de patisserie avec Thierry Mulhaupt, les eclairs facon cupcakes

Wow, le titre de princesse!!

Moi qui suis plutôt habituée aux cakes à la liste d’ingrédients variable et aux tartes rustiques, c’était un grand bouleversement. Mais comment ai-je bien pu me retrouver embarquée dans une aventure pâtissière digne d’une émission de la 6eme chaine (ou de la première, je ne sais pas trop, je ne regarde jamais ça)?

cours de patisserie avec Thierry Mulhaupt, les eclairs facon cupcakes

Thierry Mulhaupt, nous expliquant les secrets de la pâte à choux.

Tout commence il y a 6 mois, Noël dernier… Ma soeur (c’est souvent elle dans les mauvais coups) reçoit de son compagnon un bon pour un cours de pâtisserie avec Thierry Mulhaupt. Pour mettre les choses à leur place, ma soeur, elle assure en pâtisserie, elle fait des desserts de fou avec déco et tout. Vous vous souvenez peut-être que je vous avais parlé d’un de ses concours sur internet, et bien elle était finalement 10eme sur une centaine, sachant que la dernière sélection était faite par des « vrais » chefs et pas les internautes. Donc oui, elle assure avec son Kenwood et ses p’tits moules en silicone.

Thierry Mulhaupt, il semblerait qu’il soit hyper connu, je le comprends rapidement aux « Ohhh » et aux « Ahhhh » et aux « Merciiiiiiiiiiii » qu’elle émet quand elle reçoit son bon. Moi la paysanne de service, je n’en ai jamais entendu parler, mais moi je crains, c’est bien connu.

cours de patisserie avec Thierry Mulhaupt, les eclairs facon cupcakes

N’empêche qu’il ne faut pas plus de 3 minutes pour que je sois invitée (désignée d’office?) à m’acheter un bon (???) sur le site internet et qu’on s’inscrive sur le champ pour faire cette activité entre sœurs. Pourquoi pas finalement? Je m’exécute (ouais, j’suis quand même sympa de m’acheter un cadeau pour moi qui au final est aussi pour ma soeur) et on sélectionne le cours de pâte à choux, les autres étant déjà complets ou nous tentant moins. Nous sommes donc renvoyées aux calendes grecques, 6 mois plus tard.

Les mois passent, j’oublie le cours de pâtisserie, puis je m’en souviens, puis c’est pas encore maintenant, puis j’oublie à nouveau. Je relance ma soeur, c’est quand au fait, et surtout… c’est où de nouveau??

« C’est juste à coté de chez moi, t’inquiètes, je sais où c’est. »

Bon, ça me fait 70 km de route pour y aller, mais je le fais de temps en temps pour aller la voir, ce n’est pas la mer à boire à la petite cuillère.

Une semaine avant la date décisive, je reçois un SMS…

« Euuhh, j’crois que je me suis trompée, en fait c’est pas vers chez moi c’est au dessus de Strasbourg, à Mundolsheim!! »

Genre le bled, tu ne sais même pas qu’il existe, surtout pas moi qui habite à l’autre bout de l’Alsace. De 140 km en une journée, mon trajet se porte maintenant à 300 km, ça fait cher les éclairs. Mais l’amour entre sœurs n’a pas de prix, et puis tant qu’à faire je passe la prendre, puisque c’est sur ma route. Comme c’est bien engagé, c’est un jour où nous avons déjà des tonnes d’autres choses de prévues chacune de notre coté (comme les soldes par exemple, ou des impératifs boulot) et on se retrouve totalement à l’arrache à manger du taboulé dans ma voiture (la classe, toujours).

En arrivant sur place, au Laboratoire de pâtisserie (genre!), nous n’avions pas nos bons imprimés (des touristes, j’vous jure) mais nous n’étions pas les dernières (et on avait encore du taboulé aux coin des lèvres). On s’habille de l’uniforme plastique désigné et Thierry Mulhaupt, accompagné de 2 autres pâtissiers commence ses explications et ses démonstrations. Nous sommes un groupe d’une vingtaine de personnes.

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J’essaye de faire des beaux éclairs, sous l’oeil attentif de Thierry Mulhaupt.

Donc la pâte à choux… On a notre kit « recette-crayon-listes des prochains cours » pour prendre des notes, j’ai mon appareil photo pour immortaliser tout ça. On pose des questions, le chef répond, il nous montre comment pocher la pâte avec la douille pour faire des choux, des éclairs des forme de saint-honoré.

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« Comment on fait des cygnes? »

Oui, j’avais vraiment LA question la plus pourrie de toutes et quand j’ai senti le regard de tout le monde sur moi, j’avais envie de m’enfuir.

« Des cygnes? Mais plus personne ne fait de cygnes en pâte à choux, c’est Old School. J’ai du en faire lors de mon apprentissage mais PLUS JAMAIS ensuite. » Et il se marre. Et tout le monde se marre. Ma soeur se marre.

Donc haro sur les cygnes. Moi j’avais encore en tête ceux qu’on a en dessert pour la communion, un beau cygne avec de la chantilly, du sucre glace et des perles argentées. Donc c’est kitsch les cygnes. Je devais vraiment faire de la peine au chef car il accepte d’en faire un pour nous montrer.

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Il commence à prendre forme, le joli cygne à la chantilly à l’eau de rose.

La pâte à choux est préparée en grande quantité, nous nous mettons au travail pour former nos éclairs (plus ou moins jolis et réguliers), les chefs passent pour nous aider et la pâte part pour le four géant.

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TEA TIME!

Des petits financiers aux framboises et du thé au Jasmin nous attend avant d’entamer la seconde partie du cours sur les garnitures de crèmes pâtissières ainsi que la décoration.

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Crème pâtissière classique, la déclinaison à la pistache, celle au pralin, diverses crèmes fouettées, une ganache au chocolat, ça en fait des récipients de crèmes. Une fois nos éclairs cuits, nous nous attelons à les garnir, en essayant de faire aussi bien que le chef. C’est à dire ne pas se trancher la main avec le grand couteau et ne pas avoir plus de crème sur le table (ou par terre) que dans le chou.

cours de patisserie avec Thierry Mulhaupt, les eclairs facon cupcakes

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Attention en tranchant les éclairs!

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Crème pâtissière à la pistache, la meilleure!

 

Et pour finir, la touche finale, la décoration. Nous avons accès à une table recouverte de divers pots remplis de poudres colorées, de petits coeurs, de morceaux de chocolats, d’éclats de sucre, de paillettes… Tellement dur de faire son choix!

cours de patisserie avec Thierry Mulhaupt, les eclairs facon cupcakes

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Nous avons 5 éclairs par personne, et nous essayons de varier les plaisirs, sachant que le plus beau lot d’éclair sera récompensé par un cadeau surprise.

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Remplissage à la crème version Saint-Honoré.

Cette après-midi se termine par la possibilité d’acheter du matériel (vraiment pas cher d’ailleurs, j’étais surprise) et nous repartons avec nos éclairs. J’ai le droit de ramener le cygne, après tout, tout le monde s’en moquait!

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Ma soeur s’appliquait!

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J’étais impressionnée par l’organisation de ce cours, malgré le nombre de participants, le déroulement était fluide, il n’y avait aucun temps d’attente, les 2 autres pâtissiers étaient sympathiques et disponibles et Thierry Mulhaupt très abordable et assez rigolo aussi d’ailleurs.

La petite et moi on se tâte pour s’inscrire à un prochain cours, en fin d’année, à voir!

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Les éclairs du Chef… que nous avons partagés et dégustés!

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L’emblème de cette journée!

 

 

 

 

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