Tutoriel : les bases de l’impression textile

robe_corbeau_finie

Juste pour vous dire que mon article sur l’impression textile est disponible sur le site Thread and Needles. Il est complet en un seul morceau, vous saurez tout ce que je sais sur l’impression!

L’exemple concret donné lors de cette démarche est celui de ma robe corbeau, la robe de « mauvaise augure ».

J’espère que cet article pourra vous être utile et qu’il est suffisamment clair pour que vous puissiez appliquer vos idées à vos photos en suivant cette démarche de base.

Amusez-vous bien avec vos photos!!

Tricot, Chouette alors!

pull avec motif appliqué en forme de chouette, laine kaleido de la droguerie, bambou et lin, modèle gratuit de tricot du site The Purl Bee, pull manches raglan, forme liquette plus longue dans le dos, bleu turquoise, style casual, tricot, laine, http://ouipatrons.com, ouipatrons
J’adore les chouettes et les hiboux, depuis toute petite ce sont des animaux qui me fascinent. D’ailleurs, j’ai très longtemps été convaincue que les hiboux vivaient dans les lampadaires et que c’étaient eux qui, le soir, les allumaient pour que nous puissions voir clair dans nos rues.
Quand je me promenais avec Super Mamie dans le Doubs et que la nuit commençait à tomber, je prévenais les gens que nous croisions pour qu’ils se dépêchent de rentrer avant que les hiboux ne soient de sortie. J’étais à la fois attirée et effrayée par leurs gros yeux ronds et leur caractère nocturne. Mon livre préféré mettait d’ailleurs en scène un hibou prénommé Hulul qui avait peur de deux bosses mystérieuses au fond de son lit.
hulul

Est-ce un hasard, si le village dans lequel je vis actuellement a pour emblème une chouette ? En alsacien dans le texte d’ Öila, d’r Uhu.
Je monte en gamme, le village d’où je suis originaire a pour emblème l’escargot (d’Schnack, d’Schneck). Sur cette photo prise lors de notre mariage, on devine la chouette-arbre qui est posée devant la mairie.
chouette-village-1

Cette petit introduction pour vous faire découvrir un tricot avec lequel je me suis bien amusée ! Il s’agit d’un modèle gratuit du site The Purl Bee, qui a tout pour plaire.

pull avec motif appliqué en forme de chouette, laine kaleido de la droguerie, bambou et lin, modèle gratuit de tricot du site The Purl Bee, pull manches raglan, forme liquette plus longue dans le dos, bleu turquoise, style casual, tricot, laine, http://ouipatrons.com, ouipatrons

Il me semblait suffisamment simple pour être portable tous les jours et l’arrière rallongé forme liquette pouvant cacher les fesses lui donnait un coté pratique très pertinent. N’ayant pas la laine adéquate, j’ai tricoté ce pull avec de la Kaleido de la Droguerie, un beau mélange de bambou et de lin.
pull avec motif appliqué en forme de chouette, laine kaleido de la droguerie, bambou et lin, modèle gratuit de tricot du site The Purl Bee, pull manches raglan, forme liquette plus longue dans le dos, bleu turquoise, style casual, tricot, laine, http://ouipatrons.com, ouipatronspull avec motif appliqué en forme de chouette, laine kaleido de la droguerie, bambou et lin, modèle gratuit de tricot du site The Purl Bee, pull manches raglan, forme liquette plus longue dans le dos, bleu turquoise, style casual, tricot, laine, http://ouipatrons.com, ouipatrons

Concernant les détails techniques de ce joli pull, je vous invite à lire mon article sur le site In The Loop, vous y ferez le plein d’informations.

Cliquer pour aller sur le site In The Loop

Cliquer pour aller sur le site In The Loop

Une fois mon pull terminé, il me semblait trop sage, trop uni, bref, je voulais le customiser un peu. Comment je suis arrivée à l’idée de coudre à la machine un hibou sur le coté, je ne peux pas l’expliquer, mais c’est le résultat qui compte. D’ailleurs, il faut rendre à César ce qui est à la Belette, le design de ce joli volatile est 100% Made in Belette Print. En effet, j’avais acheté un tampon en forme de hibou il y a quelques mois et j’ai scanné le contour, avant de l’imprimer sur du bristol au format a4. S’ensuit une longue période de découpage au cutter pour marquer les différentes zones pleines et vides.

pull avec motif appliqué en forme de chouette, laine kaleido de la droguerie, bambou et lin, modèle gratuit de tricot du site The Purl Bee, pull manches raglan, forme liquette plus longue dans le dos, bleu turquoise, style casual, tricot, laine, http://ouipatrons.com, ouipatrons

Le tissu blanc qui me sert de support est un vieux tshirt du commerce dont le destin était de terminer en chiffon avant d’être sauvé de justesse et découpé selon le contour de la bête. Avec un feutre, j’ai reporté tous les contours du volatile et j’ai épinglé mon oiseau sur le pull. J’ai également prévu un stabilisateur hydrosoluble coupé grossièrement selon la forme de mon hibou, et je l’ai épinglé sur l’envers du pull, afin que les griffes de la machine à coudre n’endommagent pas le tricot.

pull avec motif appliqué en forme de chouette, laine kaleido de la droguerie, bambou et lin, modèle gratuit de tricot du site The Purl Bee, pull manches raglan, forme liquette plus longue dans le dos, bleu turquoise, style casual, tricot, laine, http://ouipatrons.com, ouipatrons

Au niveau des pattes, la tension du fil était un peu trop faible, ça fait des bouclettes!

Ensuite, j’ai piqué à la machine toutes mes lignes, c’était assez long parce qu’il s’agit de petites zones séparées. Une fois ce travail terminé, j’ai évidé avec des ciseaux de brodeuse certains endroits pour mettre en valeur le motif, un passage en machine à laver pour que les bords du jersey roulottent et que le stabilisateur se dissolve et le tour est joué !
Mon homme trouve que ça fait pull de gamine et que les découpes ne sont pas assez précises, mais moi j’adore justement ce coté artisanal ! En plus cette laine est à la fois fraîche et douce, je suis certaine d’en racheter.

Le modèle est un plaisir a tricoter, et les finitions proposées par le patron sont très belles.

pull avec motif appliqué en forme de chouette, laine kaleido de la droguerie, bambou et lin, modèle gratuit de tricot du site The Purl Bee, pull manches raglan, forme liquette plus longue dans le dos, bleu turquoise, style casual, tricot, laine, http://ouipatrons.com, ouipatrons

pull avec motif appliqué en forme de chouette, laine kaleido de la droguerie, bambou et lin, modèle gratuit de tricot du site The Purl Bee, pull manches raglan, forme liquette plus longue dans le dos, bleu turquoise, style casual, tricot, laine, http://ouipatrons.com, ouipatrons

Pour rester dans la thématique animale, mais aussi pour booster la popularité de ce blog, je vous présente Phoenix, dit « Féfé », le nouveau petit chat que ma sœur a adopté, son prédécesseur ayant mystérieusement disparu voilà quelques mois… Les bébés chats, ça fait toujours « vendre » sur un blog, et celui-ci est particulièrement mignon.

phoenix-lit-1 phoenix-lit-2  phoenix-panier-1 phoenix-panier-4

 

signer

Ma robe Sansa – Partie 4 : Impressions finales et améliorations

sansa, robe, game of thrones, patronage, patron, panneau jupe, découpe princesse, version terminée, robe portefeuille, cache coeur

La voici, enfin terminée, la robe issue de mon premier patron. Déjà, je dois avouer que je suis soulagée de l’avoir cousue jusqu’au bout sans trop d’embûches. Bon, c’est vrai que le modèle, une fois le patron dessiné, n’est pas extrêmement compliqué, j’entends par là qu’il n’y a pas de col, de fermeture éclair mal placée, ou de poches passepoilées et que le tissu est agréable et stable. De plus, des robes croisées, j’en ai déjà cousues quelques unes, je connais la construction d’une telle robe.

On va dire que je suis mitigée sur le résultat final, et je vais essayer d’être le plus impartiale possible dans mes remarques, même si ça n’est pas toujours simple quand on a créé quelque chose soit même de A à Z. On perd certainement un peu d’objectivité. Je ne souhaite ni fustiger, ni glorifier cette robe, mais plutôt tirer des conclusions pour améliorer les prochaines versions. Si j’ai réalisé tout ce boulot, ce n’est pas pour me contenter d’une robe imparfaite…

sansa, robe, game of thrones, patronage, patron, panneau jupe, découpe princesse, version terminée, robe portefeuille, cache coeur

La forme globale de la robe ne me déplait pas, mais elle n’est pas non plus comme ce que j’avais en tête. Elle est mignonne mais pas transcendante. Plusieurs facteurs sont responsables de ce résultat mi-figue, mi-raisin. On va détailler cette robe du haut vers le bas…

Le décolleté est trop arrondi, je sais, c’est ce que je voulais, mais je pense que j’ai trop forcé le trait et que ça a pénalisé largement sa tenue. Il a tendance à gondoler, malgré la parementure, le ruban droit-fil et la sous-piqûre. D’ailleurs, comme par hasard, une fois ma robe terminée, le numéro du magazine Threads de septembre 2013 (le meilleur magazine de couture AU MONDE, j’vous’dis !!! en anglais par contre.) était dans ma boîte aux lettres. Un titre attire mon attention : « Wrap Dress, Fit and Sew », le chapitre consacré aux robes cache-cœur est court mais comme toujours hyper intéressant et bien entendu, il est écrit noir sur blanc qu’il est grandement déconseillé de se lancer dans des modifications du décolleté dans ce genre de modèle. En VO dans le texte…

« I don’t recommand attempting to dramatically change a front-wrap dress’s neckline shape, because it can introduce too many problems. The tension placed on the neckline by wrapping and tying the dress helps keep it in place, and other shapes may stretch, sag or gape. »

sansa, robe, game of thrones, patronage, patron, panneau jupe, découpe princesse, version terminée, robe portefeuille, cache coeur

Et ça n’a pas loupé, j’ai tous les symptômes du décolleté vaguement foireux même si la ligne est vraiment jolie et féminine. J’ai réussi à sauver les meubles en cousant une petite pression au croisement des pans qui permet de sécuriser le décolleté et le maintient bien.

  • Pour la prochaine version : on redonne une ligne plus classique et plus rectiligne au décolleté.

sansa, robe, game of thrones, patronage, patron, panneau jupe, découpe princesse, version terminée, robe portefeuille, cache coeur

Les manches sont confortables mais pas assez échancrées ou courtes, comme c’est le cas sur la robe d’origine. La parmenture d’ourlet pour cette pièce était une bonne idée, le fini est propre. Je voulais doubler les manches et coudre la doublure à la main à la parementure, mais y’a quelque chose qui a foiré et je n’avais plus de tissu pour recouper une doublure, j’ai donc des manches qui ne sont pas doublées, ce qui n’est pas dramatique. L’emmanchure est bordée de biais, ce qui maintient tout en place.

  • Pour ma prochaine version, je dessinerai des manches encore plus petites, qui couvriront à peine le dessus de l’épaule.

Le système de fermeture avec les boutons est bien, j’en suis satisfaite, ça a un coté très chic et plus travaillé que les liens. C’est un détail que je conserverai pour la prochaine version.
Les liens à l’intérieur ne gênent pas du tout.

sansa, robe, game of thrones, patronage, patron, panneau jupe, découpe princesse, version terminée, robe portefeuille, cache coeur

On voit encore parfois les traces de roulette et de papier carbone sur la doublure!

 

sansa, robe, game of thrones, patronage, patron, panneau jupe, découpe princesse, version terminée, robe portefeuille, cache coeur

Des petits boutons en nacre sont cousus à l’intérieur de la robe, en même temps que les boutons principaux, pour renforcer leur « ancrage ».

 

  • Pour la prochaine version, je garde l’association boutons sur l »extérieur et liens à l’intérieur.

Le fait qu’un devant soit plus large que l’autre ne dérange finalement pas. Par contre, le devant du dessus ne tombe pas à la perpendiculaire du sol, il oblique légèrement.

sansa, robe, game of thrones, patronage, patron, panneau jupe, découpe princesse, version terminée, robe portefeuille, cache coeur

sansa, robe, game of thrones, patronage, patron, panneau jupe, découpe princesse, version terminée, robe portefeuille, cache coeur

Sur cette photo on voit bien le devant qui part légèrement de travers.

Il peut y avoir deux raisons à cela (à mon humble avis) : soit la pièce n’a pas été coupée dans le droit-fil mais un peu de travers (franchement je n’y crois pas, le motif est droit…), soit elle n’est pas équilibrée, du fait qu’elle est asymétrique et la partie avec le godet fait pencher le tout. Je penche pour cette seconde option.

  • Pour ma prochaine version, je pense que je dessinerai un panneau de jupe entier et non tronqué pour qu’il soit plus équilibré.

Au niveau du dos de la robe, je n’ai trop rien à redire, il se positionne pas trop mal, il n’y a pas de plis ou de tiraillements. J’aurai peut-être pu la cintrer davantage au niveau de la taille, et encore… Comme cela, elle est bien confortable.

sansa, robe, game of thrones, patronage, patron, panneau jupe, découpe princesse, version terminée, robe portefeuille, cache coeur

La découpe supplémentaire que j’avais faite dans le dos, la pièce épaule dos, ne se voit absolument pas dans mon tissu à motif. D’ailleurs, aucune découpe ne ressort vraiment avec ce tissu. On perçoit la forme générale de la robe, mais pas les détails des découpes qui sont son point fort. C’est presque dommage, alors que tout était bien aligné !

C’est bien plus visible sur la doublure, qui est en tissu uni. Dois-je porter ma robe à l’envers???

sansa, robe, game of thrones, patronage, patron, panneau jupe, découpe princesse, version terminée, robe portefeuille, cache coeur

sansa, robe, game of thrones, patronage, patron, panneau jupe, découpe princesse, version terminée, robe portefeuille, cache coeur

 

  • Pour la prochaine robe, j’utiliserai un tissu uni de couleur claire afin qu’on apprécie au mieux les découpes de la robe (et tous mes efforts à les dessiner!!).

L’ampleur de la robe est, avec le décolleté foireux, le gros point noir. Une fois raccourcie, j’aurai du élargir les panneaux car là, ils ne sont pas si évasés que cela et la robe perd incroyablement de sa « majesté ». C’est ce qui fait son charme, cette jupe qui tourne et qui traine sur le sol, même dans la version test en tissu tout vilain, les plis du tissu au niveau de l’ourlet lui confère un style génial que j’adore et j’aurai dû savoir qu’en ôtant autant de centimètres dans le bas, j’allais totalement (ou en grande partie) ruiner cet effet. A ma décharge, j’aurai été bloquée niveau tissu, j’ai utilisé tout le liberty à ma portée, sachant qu’en plus je n’avais pas les 5 m requis mais un peu moins, le tout séparé en deux coupons, de deux couleurs légèrement  différentes.

sansa, robe, game of thrones, patronage, patron, panneau jupe, découpe princesse, version terminée, robe portefeuille, cache coeur

sansa, robe, game of thrones, patronage, patron, panneau jupe, découpe princesse, version terminée, robe portefeuille, cache coeur
Pour une version courte, il aurait été pertinent de faire débuter l’ampleur des pans de jupe tout de suite au niveau de la taille et pas en dessous des hanches comme dans ma version. Du coup, j’hésite quant à ma future version longue, ne vais-je pas retailler des panneaux qui s’élargissent juste un peu en dessous de la taille, plus en adéquation avec le modèle d’origine de la robe de Sansa ?

Je me tâte presque à reprendre le concept des plis sur les hanches, mais à les transformés en plis plaqués / cousus sur quelques centimètres (jusqu’aux hanches typiquement).

  • La prochaine version que je compte faire est une robe longue, il ne faudra pas lésiner sur l’ampleur des panneaux de jupes, qui sont caractéristiques des robes de princesses.

Les parements d’ourlet ont été cousus, la doublure a été repliée et cousue à la main aux parements mais l’effet n’était pas du tout celui escompté. Il n’y avait plus du tout de fluidité dans le bas de la robe, et parfois même un gondolement inesthétique. C’était hyper moche. J’ai donc tout décousu et surjeté avant de replier et de piquer à 0,5 cm du bord.

sansa, robe, game of thrones, patronage, patron, panneau jupe, découpe princesse, version terminée, robe portefeuille, cache coeur

Maintenant, la doublure est désolidarisée de la robe et légèrement plus courte et le résultat est mieux. Je pense que mon problème initial avec l’ourlet

venait aussi de mon choix de tissu qui était trop fin pour supporter autant de structure que ce que je voulais y mettre.

  • Pour ma prochaine version, bien tenir compte du tissu pour la finition de l’ourlet. Ne pas couper immédiatement des parements.

Je reviens brièvement sur le choix de tissu : même si la robe en liberty est jolie et agréable, ce tissu est à éviter si je veux un effet plus « spectaculaire » car il est trop mou. J’aurai peut être quand même du voir si je n’avais pas de coupon de lin ou un cotonnade style « tissu à patchwork » ou coton IKE* suffisamment grand. La doublure est un voile de coton super fin aussi, ce qui n’apporte rien niveau tenue.

sansa, robe, game of thrones, patronage, patron, panneau jupe, découpe princesse, version terminée, robe portefeuille, cache coeur

  • Pour ma prochaine version, choisir un coton avec plus de tenue, éventuellement le tripler avec du tissu « muslin », celui pour réaliser les toiles. L’organza de soie serait trop fin et… trop couteux vu la quantité nécessaire.

Sinon, qu’en a pensé mon homme?

Parce qu’il a quand même un peu suivi l’évolution de cette robe, bon gré, mal gré. Quand j’ai paradé dans le salon avec ma robe terminée, j’ai eu le droit à ça:

« Ah c’est ÇA ta robe de princesse? Mais ça ne ressemble PAS DU TOUT à celle de la série.

- Mais oui, mais nan, mais c’est normal. Parce qu’en fait, ce sont les découpes qui sont les mêmes, et tu vois, là, le système pour fermer… C’est l’idée de la robe, tu comprends?

- Mouais, mais la robe de la série, ça fait princesse médiévale, et toi… On dirait que tu vas te promener au parc.

- Mais non, mais tu ne comprends rien! C’est à cause du tissu, j’ai utilisé ce que j’avais en stock.

- Ouais, j’imagine bien que tu n’avais rien d’autre niveau tissu (il lance un regard accusateur vers l’armoire à tissus qui déborde). On dirait de vieux rideaux des années 70. Ou une nappe. Ils sont mieux d’habitude tes tissus. »

Donc j’ai dégringolé de Sansa Stark à Laura Ingalls. Et le liberty c’est moche d’après mon homme, une bonne raison de ne plus jamais en acheter, même sur le bon coin.

Je suis invitée à un gros mariage la première semaine d’octobre, dans un château et s’il y a bien un endroit où j’aurai l’occasion de porter une robe de princesse au maximum de son potentiel, c’est bien là !

Dans mes rêves, j’ai une version longue et corrigée de cette robe pour le mois d’octobre à porter pour faire la belle au château. Dans la réalité, c’est autre chose, je viens de terminer celle-ci, je n’ai pas encore de patron corrigé pour ma version longue (il faut tout retracer correctement), j’ai passé deux semaines de vacances à la mer à rien faire (un peu de tricot) et je vais reprendre le boulot… Tout cela me semble compromis.
Comme vous venez de le lire, il y a encore des choses à revoir sur ce patron, mais c’était une expérience intéressante et je me rends compte qu’il est parfois plus compliqué de vouloir « coller » à une photo ou à une référence quelconque que d’y aller en freestyle.

Vous n’avez pas encore fini de lire des lignes sur cette robe, mais entre temps, je posterai d’autres articles que j’ai en stock.
Merci d’avoir suivi avec attention cette grande épopée, merci de vos conseils et de vos encouragements !

La prochaine grande aventure à lire sur ce blog sera consacrée à l’impression textile. J’ai rédigé quelques articles reprenant les bases de l’impression comme les standards colorimétriques, l’importance des échantillons, la résolution des images et aussi un exemple concret d’impression. Tout cela sera sur ce blog cet automne.

Une fois de plus, ces articles se basent sur mon expérience et je ne me considère pas comme la référence absolue dans ce domaine car c’est une métier à part.

 

signer

 

Ma robe Sansa – Partie 3 : Patronage de la partie jupe, des manches et découpe du tissu

De retour de vacances… Je n’ai pas oublié de préparer un article sur ma fameuse robe! Elle est à présent terminée, j’espère bientôt la montrer et faire le point sur cet expérience. Mais d’abord… on se penche sur le « making of »….

Résumé de l’épisode précédent : notre couturière amatrice a réussi tant bien que mal à faire son patron de corsage à la découpe princesse. Après plusieurs essais, le patron est déclaré conforme à ses attentes. Quels obstacles va-t-elle rencontrer maintenant ? Va-t-elle encore prendre du poids et craquer un gabarit ? Nous le saurons bientôt…

Alors, au programme de cet « épisode », il s’agit de faire le patron des manches (très courtes) et des panneaux de la jupe. Je commence par la jupe, motivée par l’idée d’essayer rapidement une version « test » de ma robe et de pouvoir juger l’ampleur de cette dernière.
Finalement, le fait que mon corsage soit divisé en 5 bandes de largeur identiques me facilite la chose, le panneau de base sera le même.
La composition est assez simple, il s’agit d’une base rectangulaire qui s’évase en dessous des hanches, l’ourlet est arrondi.
sansa, robe, game of thrones, patronage, patron, panneau jupe, découpe princesse

Je découpe dans mon tissu test des panneaux et des panneaux et des panneaux et encore des panneaux. Dans le meilleur des mondes, j’aurai recoupé des pièces entières, comprenant le corsage et la partie jupe en un seul tenant, mais franchement, je n’en avais pas envie. Mon corsage convenait, j’ai donc cousu chaque panneau de jupe au corsage pour mon essayage et ainsi validé mon patron. OK, ça n’est pas parfait comme solution, mais j’ai décidé que le rapport pratique / rapide / gâchis de tissu était bon alors je me suis lancée. A partir de cet essayage, j’avais vraiment l’impression d’avancer ! J’avais sur le dos quelque chose de concret et qui ne me déplaisait pas.
Sur la photo en haut à droite on devine quelques épingles qui servent à indiquer le décolleté.

sansa, robe, game of thrones, patronage, patron, panneau jupe, découpe princesse, essayage_version_longue
L’ampleur est présente, surtout sur le bas, c’est ajusté aux hanches et… ça tourne !

Maintenant, il faut décliner ce patron de base en tenant compte de l’aspect « portefeuille » de la robe. Cela n’affecte que les pièces « devants ». J’écris bien « les » devants au pluriel car le devant dessous et le devant dessus seront différents. Ben oui, sinon c’est trop simple…

Pour bien comprendre comment je suis arrivée à cette conclusion, il faut revenir sur les panneaux de jupe. Après réflexion, j’ai 3 types de panneaux différents, une base ainsi que 2 déclinaisons pour les devants.
sansa, robe, game of thrones, patronage, patron, panneau jupe, découpe princesse, patronage_panneau_jupe_tous

Au départ je pensais, dans ma grande naïveté, que mes panneaux « devant » allaient être identiques et se chevaucher, mais c’est périlleux niveau décence.
La belle robe de Sansa se croise et se ferme au niveau de la couture entre le coté devant et le devant. On revoit la référence en photo, avec la position des liens. (oui, je recycle mes photos d’un article à l’autre)
Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

Sachant que le devant du patron de base est prévu pour être coupé dans la pliure du tissu, on peut considérer qu’on double la mesure étoile-vaguement-orange, mais ça reste tout de même vachement étroit comme zone de recouvrement et niveau pudeur, ça ne préserve pas des masses.
Pour le devant qui se positionnera au dessus, ça n’est pas choquant et c’est conforme au modèle d’origine, par contre, pour le devant qui se positionne en dessous, j’ai décidé que l’attache serait décalée d’une tranche pour augmenter la surface de recouvrement. Pour la partie en dessous, les liens sont cousus entre la pièce petit coté et la pièce coté devant. Voilà l’explication de mes devants différents.

sansa, robe, game of thrones, patronage, patron, panneau jupe, découpe princesse, patronage_liens

Concernant l’ampleur de la partie jupe qui est diminuée et tombe « tout droit » au lieu de respecter le mouvement du godet, elle se veut correspondre au modèle d’origine (à ce que j’en ai interprété du moins) et aussi pour éviter d’amasser du tissu dans la zone de recouvrement, surtout pour la partie en dessous.

Au niveau de la pièce devant « dessous », je rajoute une pince pour bien plaquer la pièce au corps.
sansa, robe, game of thrones, patronage, patron, panneau jupe, découpe princesse, patronage_devant_dessous

Je recopie mes nouveaux panneaux, je les découpe, je modifie mes devants, je découpe, je scotche. Je m’arrête, je vais au magasin acheter du scotch, je retourne à mes activités de classe de maternelle. Je fais un gros tas de papier kraft et je me penche sur ma manche.
Je trace ma manche de base selon la méthode de Line Jaque, il s’agit d’une manche tailleur en deux parties avec des pinces pour qu’elle soit bien ajustée. De cette manche de base, je décline une version manche courte, un peu différente.
Il y a un chapitre « mancheron », je pense qu’il s’agit de ce que je souhaite pour ma robe, des manches presque composées que de la tête de manche. Je suis la procédure pour au final avoir dans les mains une petite manche sans embu (ou très peu) mais avec une couture dessous. Pas du tout ce que je veux. On va dire que j’ai réalisé cet exercice pour l’expérience et le fun.
Je n’ai pas trouvé d’explication correspond au modèle de manche que je veux dans le livre de Line Jaque, c’est dans celui de Teresa Gilewska que des explications (très sommaires) quant à un manchon étaient décrites. Par contre, j’ai préféré partir de ma manche de base « Line Jaque », mes essais de la méthode Gilewska ne m’ayant jamais vraiment emballés l’an dernier.
sansa, robe, game of thrones, patronage, patron, panneau jupe, découpe princesse, patronage_manches

Afin que ma manche s’adapte bien et que les extrémités s’arrêtent au niveau des coutures du petit coté, j’ai tenu compte des mesures des autres pièces au niveau de l’emmanchure, comme on peut le voir sur le schéma.

Une fois ma manche achevée, je dessine mes parmentures, c’est assez long et peu passionnant, je m’applique à ne pas oublier de repères. Comme ma partie jupe est arrondie, je trace des parements d’ourlet, en tenant bien compte des particularités des devants différents. La largeur des parementures, sans surplus, est de 5cm.

Une fois les parementures dessinées, je peux maintenant tracer les pièces de la doublure de la robe, en tenant compte des parementures. Et oui, il ne fallait pas oublier la doublure !

Juste pour rire… voici la liste des pièces.

Devant dessus
Parmenture devant dessus
Parement d’ourlet devant dessus
Doublure devant dessus

Devant dessous
Parementure devant dessous
Parement d’ourlet devant dessous
Doublure devant dessous

Dos
Parementure d’encolure dos
Parement d’ourlet basique*
Doublure dos

Coté devant
Parement d’ourlet basique*
Doublure coté devant

Coté dos
Parement d’ourlet basique*
Doublure coté dos

Petit coté
Parement d’ourlet basique*
Doublure petit coté

Manche
Parementure d’ourlet de manche

Liens pour attacher « en dessous » x4
Brides pour former les boucles pour les boutons (devant dessus) x3

* la même pièce sera coupée plusieurs fois

Avec toutes mes pièces en papier kraft, je peux faire une estimation plus précise du métrage nécessaire pour mon projet. Pour cela, j’utilise une autre méthode très scientifique, appelée la méthode du carrelage. Comment ça vous n’en avez jamais entendu parler ? Suis-je la seule à utiliser cette méthode ?
A la maison, 2 dalles, avec leurs joints, correspondent à 72 cm, 4 dalles sans les joints correspondent à 140 cm environ, une fois qu’on sait ça, on peut placer les pièces en suivant le joint en ciment… euh… le droit-fil du carrelage et mesurer combien de carreaux sont nécessaires.

sansa, robe, game of thrones, patronage, patron, panneau jupe, découpe princesse, patronage-robe-sansa-24

Voyez comme je sors tout le contenu de mes placards pour m’aider dans cette noble tâche, merci les conserves de sauce tomate !

Pas de grande surprise, avec les parementures et les divers éléments, il faut compter 10 m en 130 cm de large pour réaliser la version longue, et plus ou moins 5 m pour une version aux genoux.
A ce métrage s’ajoute 9 m de doublure pour la version longue et 4 m pour la version courte. Cette quantité de tissus s’explique assez logiquement par le fait que la robe est composée de 11 panneaux qui s’évasent tous dans le bas.

J’avais décidé de me lancer dans une version courte pour commencer et dans un premier temps, je reprends toutes mes pièces de patrons et je créer des version » courtes ».
Il est maintenant temps de chercher le bon tissu ! Et hors de question d’acheter (encore) du tissu, il faut utiliser celui de l’armoire.
J’avais eu l’opportunité d’acheter d’occasion un coupon d’un certain type de coton assez connu pour un prix intéressant, pour la simple et bonne raison qu’il avait été lavé n’importe comment et que la couleur avait été altérée. En fait, les fleurettes qui sont sensées être blanches ont prises une teinte bleutée. Certainement qu’il a été lavé avec un coupon bleu qui a dégorgé à mort. Qu’importe, pour le prix que je l’ai payé, ça ne me dérange pas du tout. Pour atteindre le métrage nécessaire, j’ai complété avec un coupon du tissu original que j’avais en stock depuis des lustres et dont je n’ai jamais su quoi faire, n’était pas fan du liberty. Comment et pourquoi j’ai ce coupon dans mon armoire, me direz-vous ? Un projet qui est tombé à l’eau certainement… Voilà l’occasion de me rattraper.

sansa, robe, game of thrones, patronage, patron, panneau jupe, découpe princesse, patronage-robe-sansa-24

Sur ce plan de coupe, on peut avoir l’impression qu’il y a des pertes, mais les parements d’ourlets sont coupés plusieurs fois en reportant le même morceau de papier.

sansa, robe, game of thrones, patronage, patron, panneau jupe, découpe princesse, patronage-robe-sansa-24
Les parementures sont entoilées, renforcées au niveau de l’encolure avec du ruban droit-fil pour éviter les déformations et les étirements.

Pour la doublure, il me restait juste assez de voile de coton, celui utilisé pour doubler ma robe de mariée, d’un bleu très clair, il sera parfait.

J’aurai préféré un tissu de plus de tenue que du liberty, mais dans mon stock il n’y avait rien d’autre de disponible en aussi grande quantité et qui réponde à mes attentes. Et pourtant, j’ai un beau stock ! Cette robe sera donc plus légère et plus « flottante ». Et ça me permettra de dégager ces deux coupons que j’avais un peu mauvaise conscience de stocker sans but, surtout l’original car le prix me reste toujours un peu dans la gorge.

Le prochain article sera réservé à la robe terminée et à mes impressions et améliorations à apporter au patron pour la prochaine version !

Références du livre de Line Jaque qui m’ont été utiles :
Le tracé de la manche de base – p142 à 149
La manche courte et le mancheron – p150 à 154
La jupe en forme de liseron – p168-169
Les parementures – p122

Chemise et short d’été!

burda 7767, burda 7046, short, chemise, couture homme, coton, finitions, coutures anglaises, biais, poches italiennes, coton, casual, couture pour homme

Remontons un peu le niveau de testostérone de ce blog, parce que sinon il y aura une overdose de robe de princesse!! Je vous propose quelques morceaux d’homme, du vrai, du beau, du (très) poilu.

C’est bien connu car je l’ai écrit déjà à plusieurs reprise sur ce blog, mon mari ne souhaite avoir aucune relation avec les travaux d’aiguilles, même pas de loin. Surtout pas de près (à cause des épingles). Pourtant, je ne peux m’empêcher d’avoir envie de lui coudre des choses. L’an dernier (oui, en 2012, quelle actualité sur ce blog!) c’était cette chemisette, avec des belles finitions, et cette année c’était un short, parce que j’avais décidé qu’il n’en avait pas beaucoup. Alors que si, m’assure-t-il, il en a déjà 2, dont un que j’ai cousu, et un autre qu’il avait acheté en rentrant en prépa il y a…. ouais, près de 15 ans… L’armoire déborde!

burda 7767, burda 7046, short, chemise, couture homme, coton, finitions, coutures anglaises, biais, poches italiennes, coton, casual, couture pour homme

Je n’ai pas trouvé mon bonheur question tissu dans mon magasin habituel, je me suis rabattue sur autre magasin pas loin, super bien, mais super cher et là, j’ai dégotté cette superbe toile de coton hyper serrée, hyper résistante, qui hurlait « création de vêtements d’homme » à plusieurs mètres. Quand on passe la main sur le tissu (et maintenant sur la cuisse du monsieur), l’aspect est presque peau de pèche, doux et lisse, le tissu à du corps et sans être épais ce qui est hyper pratique pour l’été. Par contre, pour le coudre, la galère! Enfin, surtout pour l’épingler, j’avais un mal de chien à piquer les épingles dans la toile! Tellement dense! Pour le coudre, une fois que j’avais installé mes aiguilles jeans, ça allait tout seul.

Comme ce tissu est assez onéreux (mais je suis vachement moins radine quand il s’agit de tissu pour mon homme!!!), je n’ai acheté que le strict minimum.

burda 7767, burda 7046, short, chemise, couture homme, coton, finitions, coutures anglaises, biais, poches italiennes, coton, casual, couture pour homme

Trouver des patrons pour hommes, ça n’est pas ce qu’il y a de plus simple, mais bon, les basiques ça existe aussi, alors je me suis rabattue sur un patron pochette Burda, le 7046, qui propose un pantalon et sa variante de short et aussi une veste, que j’imagine (hypothétiquement) lui réaliser un jour.

burda-7046

Je couds à points larges les pièces principales du short pour un essayage et je demande à mon mari qu’il m’accorde quelques minutes.

« Huuuu, y’a encore des aiguilles??

- Oui, quelques unes pour tenir la ceinture, mais elles ne vont pas te déranger. »

Un hurlement horrifié traverse le salon.

« Si, y’en avait encore plein, ça me pique, c’est nul. Ah, là encore. Regarde, maintenant je saigne!  »

Tout un cinéma pour enfiler, du bout des doigts, le short incriminé. Et bien entendu, j’accueille mon lot de regards accusateurs, et il me rappelle en grommelant qu’il n’a « pas besoin de short … nianiania rien demandé. »

Je lui parle du joli tissu que j’ai trouvé pour lui, qu’il est biiiiiiien plus beau que les tissus que j’utilise pour moi, bien plus qualitatif et j’entends des murmures du style « Super, comme ça il me tiendra ENCORE plus longtemps ce short… » Gnanananana. L’homme de la maison râle parce qu’il veut regarder l’athlétisme à la télé et que je le dérange.

Les yeux de l’amour ont dus me faire voir mon homme plus svelte qu’il l’est car à l’essayage, impossible de fermer le short. L’homme étant d’une perspicacité rare et sans faille, il me le fait remarquer.

« Euhh, c’est un nouveau type de short qui ne se ferme pas? C’est bizarre, non? Pourquoi ça ne se ferme pas? Hein?

- Ouais, c’est bon, t’as des grosses fesses c’est tout. Retire-le.

- Les épingles… c’est pas pratique. Attends, je l’enlève doucement. Non, me touche pas, je le fais moi.  »

burda 7767, burda 7046, short, chemise, couture homme, coton, finitions, coutures anglaises, biais, poches italiennes, coton, casual, couture pour homme

Sur la photo ci-dessus, vous voyez cette bande verticale sur le coté? C’est le rajout que j’ai cousu pour élargir le short. Impossible de recouper les pièces, j’avais tout juste assez de ce tissu (très cher) pour les couper une fois, j’ai été obligée de tricher et c’est la seule option simple et économique que j’ai trouvée.

Ce rajout est coupé légèrement en trapèze, pour qu’au niveau de la ceinture il se rétrécisse et que cette dernière se mette bien en place sur les hanches. D’ailleurs, j’en profite pour lancer un coup de gueule contre TOUS LES PATRONS AVEC DES CEINTURES « RECTANGLES ». Non mais c’est quoi ce délire? Dans quel univers nous sommes? Nous (du moins l’homme de la maison et moi, nous ne sommes certainement pas les seuls!) avons des corps en relief et la ceinture rectangulaire (composée d’une seule pièce en forme d’un … long rectangle) ne va à personne, elle ne peut invariablement que créer un fossé disgracieux au niveau de la taille, surtout dans le dos. Ce fameux effet « taille trop large », si cher aux pantalons récents tendance taille basse… Concernant ce patron, les pièces du pantalon ont des pinces, mais la ceinture niet, c’est un bête rectangle, parce qu’au dessus des hanches, nous sommes TOUS des troncs.  Je m’insurge. Ma ceinture (enfin, celle de mon homme), je l’ai découpée en tenant compte un minimum des pinces formées par les pièces dos pour la cintrer et j’ai dû encore reprendre un peu sur les cotés et au milieu pour que ça soit bien ajusté.

burda 7767, burda 7046, short, chemise, couture homme, coton, finitions, coutures anglaises, biais, poches italiennes, coton, casual, couture pour homme

Ce patron propose des poches italiennes sur l’avant, et une poche passepoilée sur l’arrière. Le tissu est un peu froissé, c’est parce que ces photos ont été prises lors d’une sortie en vélo, l’homme met mes créations à rude épreuve, je le soupçonne de vouloir les user prématurément.

burda 7767, burda 7046, short, chemise, couture homme, coton, finitions, coutures anglaises, biais, poches italiennes, coton, casual, couture pour homme

Sur l’avant, on trouve des plis pour l’aisance… Comme toujours pour un patron pochette, tout est bien expliqué et il y a des schémas pour illustrer les actions. Je n’ai jamais rien eu à redire des patrons pochette de Burda.

burda 7767, burda 7046, short, chemise, couture homme, coton, finitions, coutures anglaises, biais, poches italiennes, coton, casual, couture pour homme

Ce patron est très chouette, pour peu qu’on coupe la bonne taille…. Je pense que je tenterai la version pantalon, mais une taille plus grande! A part ce souci (récurrent) de ceinture mal conçue et la robustesse de mon tissu, j’ai bien aimé coudre ce short.

burda 7767, burda 7046, short, chemise, couture homme, coton, finitions, coutures anglaises, biais, poches italiennes, coton, casual, couture pour homme

Le chemise est un patron que j’ai cousu à maintes reprises, la pochette Burda 7767 dont les manches ont été raccourcies. Une valeur sûre, elle est vraiment bien fichue et maintenant j’ai un patron aux mesures de mon homme, donc plus besoin d’essayage (youpi pour lui).

buda-7767

Quelques petits détails et fantaisies réalisés pour ce modèle…

burda 7767, burda 7046, short, chemise, couture homme, coton, finitions, coutures anglaises, biais, poches italiennes, coton, casual, couture pour homme

Des finitions au biais flashy sur les manches, le col et l’ourlet.

burda 7767, burda 7046, short, chemise, couture homme, coton, finitions, coutures anglaises, biais, poches italiennes, coton, casual, couture pour homme

On peut également voir que les bordures de l’empiècement dos sont également soulignées de biais replié sur lui même.

burda 7767, burda 7046, short, chemise, couture homme, coton, finitions, coutures anglaises, biais, poches italiennes, coton, casual, couture pour homme

burda 7767, burda 7046, short, chemise, couture homme, coton, finitions, coutures anglaises, biais, poches italiennes, coton, casual, couture pour homme

Le tissu est un mélange coton et élasthanne, très agréable et d’une bonne tenue, celui-ci vient de mon adresse habituelle en Allemagne, j’ai même pu le négocier à moitié prix car il y a avait un gros défaut d’impression au milieu du coupon, mais en plaçant correctement mes pièces, ça ne se voyait pas du tout.

Ce patron de chemise à fait ses preuves plusieurs fois (la première fois, la vengeance de la chemise), cette version courte est la troisième version. Depuis l’an dernier, je n’avais pas eu l’occasion de la prendre en photo!!

burda 7767, burda 7046, short, chemise, couture homme, coton, finitions, coutures anglaises, biais, poches italiennes, coton, casual, couture pour homme

Une tenue approuvée pour la ville et la campagne!

à bientôt!

signer

Ma robe Sansa – Partie 2 : Patronage du corsage

Suite à notre (je dis notre, car vous avez lu le précédent article sur l’anatomie de la robe Sansa et que vous participez en quelque sorte à cette grande aventure) analyse très poussée de la robe, aux schémas réalisés pour y voir plus clair, il est temps d’entrer dans le vif du sujet. Il faut dessiner le patron.

L’an dernier, ou était-ce l’année d’avant ? j’avais déjà tentée une aventure « Je teste mon gabarit, j’suis trop forte », cette dernière était restée sans lendemain, j’avais été rapidement rebutée par la longueur du premier exercice. Surtout, je n’avais pas de « but » précis, c’était essentiellement de la curiosité ; il me manquait le feu sacré que j’ai à présent dans les tripes, celui qui fait qu’on veut une robe de princesse. Je vais vous épargner une énième photo de ladite robe, on l’a assez vue sur ce blog.

Je ne vais pas entrer dans les détails de la construction du gabarit, j’ai lu et appliqué les instructions du livre de Line Jaque « la technique de la coupe » les unes après les autres. Mes mesures avaient été prises par une amie quelques temps auparavant, je suis partie de celles-ci pour réaliser mon patron, ce n’est jamais très pratique de prendre ses propres mensurations.
Ayant un peu plus d’expérience en couture que lors de ma précédente tentative, je comprends mieux pourquoi telle ou telle ligne se positionne ici ou là. Au final, cet exercice, bien qu’un peu fastidieux, est assez ludique et c’est avec beaucoup d’enthousiasme que je découpe de vieux draps pour y tailler mon premier gabarit.
Mais au moment de l’essayer… C’est le drame.

Comment décrire cela de manière classe. On va dire que je déborde de mon gabarit. Ventralement parlant. Fessierement parlant également. Hanchement parlant aussi, tant qu’on y est. Mmmhhh, en effet, ça fait un peu plus d’un an que mon amie m’avait mesurée et depuis… On ne dit pas que le mariage fait un peu prendre du poids ? Toujours est-il qu’il est impossible de fermer ce premier gabarit sans le craquer.
La honte. J’étais toute seule dans ma chambre, devant mon miroir, avec mon gabarit épinglé du cou jusqu’au bas la poitrine (comme par hasard, là il n’était pas trop serré !!!) et le bide à l’air, et j’avais hyper honte. Bref.

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

Je sors le mètre et je prends mes (nouvelles et déprimantes) mesures pour corriger mon gabarit. On va dire que ce premier patron était un coup d’essai, pour se mettre en jambes ! Le tracé de la seconde version va un peu plus vite, et après quelques jours, je suis à nouveau devant mon miroir, mais cette fois-ci le gabarit m’enveloppe totalement.
Viens donc le moment des retouches, des corrections. J’ai trouvé que c’était une partie assez complexe, surtout seule, car il s’agit d’avoir une vue objective des défauts du gabarit (et donc, des particularités de son corps), de savoir où et quoi « tirer » pour corriger et améliorer les choses.

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,
Ce que j’ai appris, et que je considère comme utile dans le choix de mes futurs patrons : j’ai le buste un peu plus court que la moyenne, les épaules tombantes et très tournées vers l’avant et le dos un peu courbé (venant des épaules rentrées). Par exemple, les épaules tournées vers l’avant expliquent pourquoi j’avais systématiquement un « flottement » au niveau des emmanchures (quand je couds un top sans manches par exemple) à hauteur de la poitrine, un « trou » que rien ne peut résorber, cela vient de la façon dont je me tiens. Malheureusement, pour ce point particulier, y’a pas grand-chose à faire, à part me forcer à me tenir les épaules projetées vers l’arrière toute la journée.
La pince dans le dos est chez moi assez longue, même si pas si large que ça. Elle découle directement de la position de mes épaules.
D’ailleurs, ma ligne d’épaule doit être décalée sur mes pièces, toujours pour la même raison, car le gabarit ne prenant pas en compte ce genre de particularité, elle apparaissait obliquant légèrement vers l’arrière là où elle devrait être droite.
L’étape de l’essayage est primordiale, Line Jaque le répète dans son livre et je ne peux que comprendre son insistance, car les mesures c’est une chose, mais l’essayage en est une autre et elle complète « en 3D » les données mathématiques.
N’empêche que le gabarit de base à mes mesures m’allait quand même vachement mieux qu’un patron de tshirt de base Burda… Comme quoi, ça peut valoir le coup de savoir quoi modifier et où.

Après 3 autres versions (ah oui, quand même…) et les gabarits associés, je n’ai plus de draps à découper (mince !), cette dernière version doit être la bonne ! et c’est le cas, ouf ! Je m’excuse d’avance de la qualité pourrave des photos, mais le but n’était pas de faire dans l’image artistique. Sur celle où je suis de dos, le gabarit à l’air tendu mais c’était parce que j’étais mal positionnée, comme on peut le voir sur les autres photos, il n’est pas trop serré au dos. Si je n’avais pas été fainéante, j’aurai refait une nouvelle photo.

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

Sur ce sublime patron en draps rose pâle, on peut voir des traits de couleur pour contrôler que ce qui doit tomber droit tombe… droit, bien parallèle à la ligne du coté et bien perpendiculaire à la ligne de taille et au sol.

Ok, je me suis assez étalée sur ce gabarit, passons maintenant aux choses sérieuses, les découpes de la robe.
Line Jaque, dans son livre, explique clairement comment décliner cette découpe princesse avec le petit coté (la pièce intermédiaire entre le coté dos et le coté devant) à partir du gabarit de base.
Par contre, son exposé ne prend pas en compte une particularité de mon physique si avantageux… Je m’explique.
Le tout premier point de la procédure indique, que pour des raisons pratiques, il faut légèrement agrandir la mesure du tour de hanches afin que celle-ci soit égale à la mesure du tour de poitrine. De cette façon, les « bords » se touchent au niveau de la poitrine et des hanches.

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

Cas « d’école » présenté dans le livre de Line Jaque

La formation des pinces et des lignes séparant les pièces les unes des autres se devine naturellement par la suite. Tout va pour le mieux dans le monde parfait des gens qui sont comme dans les livres.
Mais comment fait-on quand on est fichue comme moi ? C’est-à-dire… voir schéma…

Mon cas...

On ne peut pas ajouter encore aux hanches, ça c’est clair ! Alors on a deux solutions… On peut aligner au niveau des hanches, ce qui créer un vide sidéral d’une extrémité poitrine à l’autre. Il est impensable de rajouter quoique cela soit au niveau de la poitrine (même pas du silicone !), ça cela fausserait l’ajustement !

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

Mon cas, juxtaposition au niveau des hanches

Ou alors on peut aligner au niveau de la poitrine, ce qui cause une superposition au niveau des hanches…

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

Mon cas, alignement au niveau de la poitrine

J’ai choisi cette dernière option, pour les raisons suivantes :

  • je ne voulais pas rajouter des centimètres au niveau du tour de poitrine, j’aurai été obligée de les enlever tôt ou tard, vu que le corsage de ma robe doit être ajusté;
  • vu la forme de ma robe qui part en godet pour la partie jupe, il sera plus simple de rajouter les centimètres qui « manquent » par la suite.

Le reste du plan se déroule sans accro (et on aime toutes qu’un plan se déroule sans accro), et je me retrouve donc avec mes 5 pièces pour former mon demi-corps.
Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

La pince bretelle a été déplacée pour en faire une découpe au niveau de la poitrine, conformément au croquis du précédent article, inspiré de la robe d’origine.

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,
Surtout, ne cherchez pas le moindre rapport d’échelle, ni une quelconque vérité proportionnelle dans mes schémas, ils sont juste là pour illustrer mon propos. Une fois mon gabarit découpé, je dégaine mon scotch et mes chutes de papier, pour rajouter à chaque pièce le centimètres perdus lors du rapprochement du devant et du dos à hauteur de la poitrine, ceux qui se sont perdus dans la superposition des pièces. Les centimètres ont été répartis de manière égale, pour conserver la belle répartition de la largeur des bandes.

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

J’ai fouillé dans mon stock de tissu à la recherche du sac de courses dans lequel est stocké le tissu à test, celui que j’achète à 1 euros le mètre voir moins, et dont le but n’est que de subir des expérimentations. Dommage, il ne reste plus de tissu clair, le violine, ça ira très bien. Même s’il est presque trop fluide…

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

Orgie de conserves!

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

Suite à cet essayage, je me dis que comme ma pince dans le dos est assez longue, il serait judicieux d’en tirer profit et je décide d’utiliser cette particularité pour créer une nouvelle découpe qui n’était pas prévue et qui n’apparaît pas sur le schéma de la robe d’origine de Sansa (voir précédent article) mais qui apparaît sur le schéma de ma future version de la robe (héhé, vous n’avez pas regardé d’assez près !).
Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,
Je suis assez satisfaite du corsage, même s’il ne s’agit que d’une base, car il manque le décolleté ainsi que l’aspect portefeuille. Mais c’est une belle victoire pour l’instant, et je m’en contente, ça me motive à continuer. Tout cela ne s’est pas fait sans une dose de patience assez importance, et plusieurs essais avant d’arriver à ce résultat.

Petit aparté :
Je ne compte pas faire un « cours » de patronage sur ce blog, tout d’abord parce que je n’ai aucune compétence de ce point de vue là et surtout parce que j’estime que le livre de Line Jaque existe pour cela. L’achat de ce bouquin vaut le coup pour qui s’intéresse au patronage, je ne le dirai jamais assez. Pour ceux qui possède ce livre et que ça intéresse, voici les chapitres qui m’ont été utiles pour la réalisation de ce corsage.

Comment relever les mesures – p17 à 20
Le tracé du patron de base – p21 à 32
L’essayage – préparation du gabarit individuel – p46 à 62
Révision du patron de base après essayage – p62 à 67
Abaissement de l’emmanchure pour la robe sans manches – p96-97
Création de la découpe d’emmanchure – p111 à 113
Le modèle princesse – p171 à 174

Ce dernier chapitre explique en détail comment réaliser cette découpe princesse particulière et a été essentiel dans la réalisation du corsage.

Dans le prochain article, je décrirai la partie « jupe » de la robe ainsi que les devants et les autres détails du patron.

A bientôt pour la suite de ce feuilleton :) Je vais essayer de poster rapidement la suite, avant de partir en vacances!!

signer

Ma robe Sansa – Partie 1 : Anatomie

melisandre-night-dark-spoilers

Attention, cet article peut contenir des spoilers de la saison 3 de Game of Thrones, si vous ne l’avez pas encore visionnée, vous êtes maintenant prévenus! Vous lisez à vos risques et périls! For the Night is Dark and full of Terrors!

Je tiens à vous préciser dès le départ, je vais m’étaler longuement sur cette robe, en long, en large et en travers.
Désolée, mais là c’est au moins en partie nécessaire. Ma première expérience en patronage ne peut se résumer en quelques photos d’une robe terminée, va falloir lire un peu (beaucoup).

Je trouve cela d’ailleurs assez frustrant, les blogs de couture qui ne proposent que des photos et pas (ou peu) de texte. Souvent, j’ai envie d’avoir des détails techniques, le tissu utilisé, des astuces, les soucis rencontrés lors de la couture, un conseil concernant les tailles… Alors la justification de « je vous laisse entrer dans mon univers », « Laissez votre imagination être votre guide », et autre « Imprégnez-vous de ce lieu et il vous inspirera » ça me fait toujours doucement rigoler. Combien de fois j’ai lu ça, le truc des univers blogesques… Voilà qui me fait toujours penser à « Atmosphère, atmosphère… », enfin, vous comprenez ma pensée. L’univers de ce blog peut se résumer par cette phrase d’une classe sans borne : « et mon c**, c’est du poulet ? ». Je vous souhaite la bienvenue dans mon monde, dans mon univers, dans mon atmosphère.

Alors… Dans un premier temps, avant de nous lancer tête baissée dans la réalisation de cette robe, nous allons étudier « l’existant ». Oui, oui, ça fait très exposé en amphi, ce ton de prof, mais c’est adapté à la situation je trouve :)
Tout va être justifié, je vous prouve que je ne prends pas ce sujet à la rigolade. On ne rigole pas avec Game of Thrones, on ne rigole pas avec la couture, on ne rigole pas avec le patronage et surtout, on ne rigole pas avec les robes de princesse. Jamais.

But de la manœuvre :
Réaliser une robe très largement inspirée (mais pas totalement copiée) de celle que Sansa Stark porte pour son mariage (spoillllerrr !!!) lors de l’épisode 8 « Second Sons » de la saison 3 de Game of Thrones.

Si vous ne l'avez pas vue 100 fois cette photo sur ce blog, je veux bien manger une sandale...

Si vous ne l’avez pas vue 100 fois cette photo sur ce blog, je veux bien manger une sandale…

Le patron sera entièrement créé de mes blanches mains à partir de mes rondes mesures, selon la méthode de Line Jaque décrite dans son livre « La technique de la coupe ».

Alors… Regardons en détails la robe de Sansa… Je vais d’abord passer en revue une quantité non négligeable d’éléments, et je trierai ensuite ce qui est à conserver pour mon projet et ce qui doit rester dans le domaine du costume de série médiévale fantastique.

Toutes les interprétations concernant le costume de Sansa sont les miennes, je n’assure à aucun moment qu’elles sont le reflet d’une quelconque réalité. Je fais des déductions à partir de photos, j’y mixe mes quelques connaissances couturesques, je me base sur des informations lues sur le site de Michele Carragher (celle qui a brodé les costumes de la série) et sur des interviews de Michelle Clapton (la styliste de la série).

  1. Point the obvious : c’est une robe portefeuille

Oh Yeah ! On commence par du lourd. Cependant, il n’y a pas de ceinture qui passe dans une ouverture laissée dans un coté et qui entoure le corps pour se nouer avec l’autre lien de l’autre coté (vous me suivez encore ??) comme dans les modèles qu’on a l’habitude de voir.

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,
Dans ce cas, le pan devant du dessus s’accroche au pan devant du dessous par une série de liens (3 ou 4). Preuve à l’appui, voir la photo ci-dessus.

Comment cela se déroule-t-il pour la partie cachée ? On ne le sait pas, même après de nombreux visionnages de cet épisode, je n’ai pas percé le secret. Désolée, je ne sais pas exactement ce qui se passe sous la robe de Sansa…
Ce que je suppose : le système est similaire, avec peut-être moins de liens pour ne pas créer des épaisseurs indésirables et inesthétiques.

Le décolleté n’est pas trop ostentatoire, recouvre bien la poitrine et à l’air légèrement arrondi alors que d’habitude il me semble plus rectiligne sur les modèles classiques.

  1. La partie brodée qui orne le buste est amovible

La preuve, sur la photo précédente, elle n’y figure pas, mais dès que la cérémonie commence et que Sansa apparaît, cette partie est en place.

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

Son but est, à mon sens, purement décoratif et reprend les armoiries de la famille de son époux (les lions). Cela peut servir aussi à cacher les liens sur le coté.
Cet ornement est composé de deux morceaux, qui se lacent sur les cotés, l’ensemble est indépendant de la robe et est amovible.
Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

Au niveau du cou, dans le dos, ça remonte pour former comme un col brodé.
Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,
Pour voir clairement la partie dos de l’ornement, voir la photo présentant le nombre de pièce de la robe, point suivant.

  1. Il y a en tout 11 pièces de base pour former la robe

Comptons ensemble… Le demi-devant comporte 2 pièces, comme vous pouvez le voir sur cette superbe infographie digne d’un grand journal : le devant et de coté devant.

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,
Le demi-dos comporte également 2 pièces, le dos et le coté dos.
Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,
Entre le dos et le devant se trouve une pièce intermédiaire dont j’ignorais tout avant de me pencher sur cette robe, le petit coté. Il a une importance particulière dans le design de cette robe, nous allons y revenir plus tard.
Donc 2 + 2 +1 = 10 pièces, plus le devant qui est coupé deux fois dans notre tissu pour l’effet superposition du cache-cœur, on se retrouve à 11 pièces.
(bien entendu, ce calcul ne tient pas compte d’éventuelles parmentures, de la doublure, renforts, parements d’ourlet etc…)

  1. Au niveau du petit coté, il y a des plis/fronces pour donner de l’ampleur sur les hanches

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,
Je pense qu’il y a un « hips padding » (coussin de hanches ?? rembourrage de hanches ?? je ne connais pas le terme français) pour soutenir tout ça, comme cela existait pour le style New-Look de Christian Dior. Il s’agit en gros d’une épaulette géante, mais pour les hanches, une sorte de coussin pour accentuer la silhouette caractéristique de sablier.

Gertie en parle sur son blog, il s’agirait d’une version améliorée de cela, vu sur le blog de Peter Lapin.

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

  1. La partie jupe n’est pas du tout près du corps

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

On voit bien que la robe s’évase directement au niveau de la taille, pas au niveau des hanches. Le corsage est très ajusté, et ensuite la partie jupe part en corolle. Dans le dos, les pans sont plus longs pour former une traîne. Si cette robe ne pesait pas 50kg de tissu, je suis certaine qu’elle « tournerait » magnifiquement.
sansa_traine, Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

  1. Les manchons commencent et s’arrêtent au niveau des coutures du petit coté

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

On ne conserve que la partie supérieure de la tête de manche, on voit d’ailleurs qu’elle est doublée.

  1. En dessous, elle porte un fond de robe

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

Basé sur le même patron de base apparemment mais très simplifié, en tissu léger (lin fin, baptiste de coton). Une sorte de doublure indépendante, en quelque sorte.
Ce fond de robe n’a pas vraiment d’ampleur, il s’agit juste ne de pas avoir la robe en contact direct avec la peau.

Il n’y a pas de manches et il se ferme de la même façon que la robe de mariée.
Durant l’épisode, quand elle se change, on ne voit que le fond de robe et la robe, mais il n’est pas impensable que pendant les scènes, elle porte une crinoline ou plusieurs jupons pour conserver la forme évasée bien en place quand elle bouge. Mais là, on est dans le domaine de l’extrapolation… Le tissu peut sinon avoir tellement de tenue qu’il tient tout seul.

sansa_traine, Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

Corset ou pas, en dessous?

Pour continuer dans le domaine de l’extrapolation de ce qui peut être porté en dessous de cette robe, je souhaitais faire une parenthèse corset. J’ai l’impression que la jeune fille se tient bien droite mais je ne serai pas surprise qu’elle porte un corset en dessous de ses grandes robes. La preuve, dans l’épisode 6 de la saison 2 « The Old Gods and the New », on le voit bien quand elle s’enfuit. Dans l’épisode 4 de cette même saison, « Garden of Bones », quand elle se fait bien taper sur la tronche par le vilain Joffrey on en aperçoit un morceau.

Sansa-robe-dessous

Sur le site Westeros.org, il est indiqué qu’elle en porte pendant le tournage.
Alors j’ai du mal à croire que le jour de son mariage, elle n’en porte pas… On n’a simplement pas l’occasion de le voir. D’ailleurs, il me semble que dans le bouquin il est mentionné. Bref, c’était une parenthèse.

  1. Le tissu

Il s’agit d’un tissu relativement épais, on voit bien qu’il est lourd à la manière dont il tombe quand elle l’a en main, pour grimper les marches et à la façon dont il se dispose derrière elle.

sansa-tissu
A mon avis, la robe est certainement entièrement doublée, voir même triplée avec un tissu comme de la toile tailleur pour avoir encore plus de tenue. Le tissu d’origine doit certainement avoir pas mal de tenue.

Peut-être que l’intégralité de la robe n’est pas triplée, la partie corsage n’en pas a forcément besoin, surtout s’il y a effectivement un corset. La triplure est certainement concentrée au niveau de la partie jupe.
Les tissus utilisées pour les robes de la belle (tout au long de la série, et surtout lors de la saison 3) ressemblent fort à des tissus d’ameublement. On ne parle pas de la grosse toile IK** pour faire des coussins ou recouvrir un canapé, mais plutôt de beaux tissus damassés (on retrouve l’aspect contrasté mat et brillant).

  1. Coupés dans le biais ? Droit-fil ?

Là je ne sais pas trop….On voit bien sur les différentes photos que les motifs de la robe s’enchaînent en « miroir », qu’ils se font face. Est-ce que cela veut forcément dire que la robe est coupée dans le droit fil et que la couturière a assuré du tonnerre pour raccorder les pièces ? Je n’en suis pas certaine, mais je ne suis pas assez connaisseuse pour l’affirmer. Ces pièces peuvent avoir été coupées tête bêche, ou alors le motif du tissu a naturellement une symétrie en son centre. Pour moi, c’est le gros point d’interrogation de cette robe.

Là je suis dans l’émission d’hypothèses d’hypothèse (oui, ça doit exister, des hypothèses d’hypothèse)…
Quand on cherche des informations concernant le damas et ce style de tissage, on se rend compte que dans l’ensemble, ces tissus sont basés sur des armures satin.
Ce qui voudrait dire que le « fond » de notre tissu aurait ce léger aspect « en diagonal » commun aux tissages de ce style. Les motifs eux, donnent plutôt une impression d’horizontalité, ceci peut être dû à la mise en avant (ou non) des fils de couleur contrastante.

Si je mets en parallèle un damas de référence, une brocatelle (étoffe réalisée sur un métier jacquard, comme peut l’être le damas) et le tissu de la robe, que je plisse mes yeux très fort et que je zoome comme une folle pour voir la trame du tissu, j’obtiens à peu de chose près ceci.

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

La flèche bleue montre les fils de trame, bien horizontaux, et la flèche verte les obliques du tissage des motifs.
On voit que les « sens » des fils visibles concordent d’un échantillon à l’autre, j’en déduis donc, d’une manière très peu scientifique, qu’au vu de l’inclinaison des fils de trame par rapport au droit-fil supposé des pièces, qu’elle doit être coupée dans le droit-fil et non dans le biais.

Autres arguments fumeux pour justifier cette conclusion :

  • couper une robe comme ça dans le biais, ça doit coûter un bras, il faut garder les sous de la série pour les effets spéciaux ;
  • vu l’ampleur des pans de jupe, les cotés se trouvent  forcément dans le biais et gondoleront naturellement.

Il y a certainement beaucoup d’autres détails que je n’ai pas relevés, tout simplement parce que je ne les ai pas vus, il n’est pas facile de trouver de belles photos de référence de cette robe. Encore une fois, tous les points qui sont énoncés dans cet article ne sont que des suppositions ! Je ne suis ni experte en costume, ni experte en couture, juste une fan très intéressée !

Maintenant voici mon bilan « on garde, on garde pas, on modifie » de la liste d’éléments énoncés ci-dessus :

  • Forme robe portefeuille : on garde
  • Système de fermeture par liens : on garde
  • Décolleté légèrement arrondi : on garde
  • Patronage en 11 pans : on garde
  • Élément brodé amovible : on modifie
  • Plis/fronces sur les hanches : on jette
  • La jupe corolle hyper large : on modifie
  • Les manchons : on garde
  • Le fond de robe : on modifie
  • Corset : on jette
  • Entoilage et triplure : on modifie / on jette
  • Le tissu d’ameublement : on modifie

L’aspect robe portefeuille : c’est évident, on garde (en même temps, c’est la base, si on garde pas ça… autant coudre un pantalon direct !). Pour l’avoir testé sur ma Tunique Ice and Fire, ce système de fermeture par liens est très confortable, on ne va pas changer une équipe qui gagne. Par contre, pour le coté plus classe, sur la partie visible je pense remplacer les liens par des boucles et de jolis boutons « boules ».

Un décolleté plus arrondi peut se tenter, en espérant que cela ne pénalisera pas la bonne tenue de cette partie qui est tout de même dans le plein biais… Ruban droit-fil, tu vas pouvoir nous éblouir.

Le petit coté semble être un élément totalement absent de l’univers couture sur internet. J’ai remué Google dans tous les sens, j’ai testé des tonnes d’associations de mots, mais « découpe princesse » et « petit coté » ne donne aucun résultat pertinent. « Petit coté » et « couture » tout seul non plus… J’ai tâté le terrain chez les english, mais mes recherches étaient restreintes et infructueuses. C’est dans le livre de Line Jaque que j’ai trouvé quelques informations : on peut diviser une découpe princesse traditionnelle différemment s’il y a une nécessité que les pans de jupe soient tous d’une largeur identique pour des raisons esthétiques. D’après Line Jaque, c’est plus facile de répartir la largueur d’un demi-corps en découpes égales sur 5 bandes que sur 4, faut tenir compte un minimum de l’emplacement des pinces et tout et tout. Pour des personnes fortes, il est même possible de découper 6 bandes, donc 2 petits cotés !
Je décide de relever le défi du petit coté, quitte à faire son patron, autant jouer le jeu du copycat et tenir compte de cette particularité, surtout si elle permet une belle répartition de l’ampleur de la jupe.

Pour ceux et celles que ça intéresse, une gentille lectrice, Asvaah, m’avait donné dans son commentaire une référence vers un patron Butterick de robe avec découpe princesse et petit coté. Je n’ai jamais croisé un autre patron présentant cette découpe.

L’élément brodé amovible qui entoure le corps : on modifie. En l’état, c’est inutilisable et pas du tout portable au quotidien. Mon but est de pouvoir sortir de chez moi sans me faire caillasser dans la rue. Je pensais le remplacer par une bande brodée le long de l’encolure, selon la nature et le style du tissu.

Les plis et les fronces au niveau des hanches, je pense que dans mon cas, vu que j’ai déjà des hanches assez imposantes, on va éviter de remuer le couteau dans la plaie et on va simplement s’épargner une disgrâce supplémentaire. Même si je trouve que le concept est intéressant.

La partie jupe de cette robe reste un problème épineux : l’aspect corolle donne beaucoup de charme au modèle, mais est-ce que ça ne va pas accentuer l’effet « gros fessier » dans mon cas ? Bon, on évite 50% des dommages en ôtant les plis des cotés mais le doute subsiste.
Ma décision : l’ampleur commencera un peu en dessous des hanches, afin de donner une forme « sirène » et non « tente ».

Les manchons : je suis fan, on y touche pas. Je les avais déjà reproduit dans la version crash-test et j’adore ça.

Le fond de robe ne me paraît pas nécessaire pour une robe à porter au quotidien, je pense le remplacer par une doublure. Concernant la couche de triplure de ce modèle, je pense m’en passer pour des raisons pratiques, au quotidien ça risque de donner un aspect trop solennel au modèle. Par contre j’entoilerai bien les parties sensibles pour une belle tenue.
Le corset ? La question ne se pose même pas à mon sens pour une tenue « bureau-compatible », même si ça pourrait être rigolo pour une soirée.

Le choix du tissu sera délicat, car il se fera en fonction du métrage qui sera nécessaire. Pour une version à porter au quotidien, je pense tabler sur un coton pas trop lâche, ou un lin épais, avec une doublure en coton également. Le dupion de soie serait certainement idéal, mais la cagnotte ne le permettra jamais. Concernant le métrage du tissu principal, pour une robe version longue jusqu’au sol, pour les pièces principales + les parmentures + les parements d’ourlet (comme l’ourlet sera arrondi et pour qu’il soit bien formé), j’estime que 10 mètres sont nécessaires. Et oui, ça calme, et ça ne prend pas en compte la doublure (estimation à 8 mètres). Grosso modo…

Je pensais faire une version « courte », aux genoux, plus simple à sortir et à assortir, on gagne quelques mètres mais on passe certainement difficilement en dessous de la barre des 5,50 mètres de tissu principal et 4 mètres de doublure.

Heureusement que j’ai fait le plein de tissus à 1 euro le mètre chez Tissu Eco, ça allège considérablement l’addition !! J’ai également fait le plein de papier kraft chez Aldi, profitant d’une promo car il va falloir les tracer, toutes les graaaaannndes pièces.

Pour récapituler, voici de bien beaux schémas… Tout d’abord, la robe originale, celle de Sansa  dans la série.

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage, devant

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage, dos

 

Ensuite, la version que je compte réaliser. Que je vais essayer de réaliser…

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,
Prochaine étape : la réalisation du patron. Préparer-vous mentalement, l’article sera certainement aussi long !!

Bravo si vous avez tout lu!!!

signer

La robe Hypnose

Robe hypnose, rayures, chevrons, jersey, burda aout 2012, peplum

C’est vrai qu’elle pique les yeux cette robe! Lisez rapidement cet article sinon vous aurez mal à la tête!!

Une robe hypnotique dans ce style, j’avais ça en tête depuis quelques temps déjà, j’avais commencé à concrétiser une vague idée avec le top chevrons et petits pois cousu pour ma petit soeur.

Ce jersey là n’est pas exactement le même que celui utilisé pour son haut; j’avais mis la main sur deux coupons de 150cm de jersey de coton pour une misère lors d’un marché aux tissus hollandais, il y a de cela bien deux ans. Ils avaient été lavés et repassés et attendaient gentiment que trouve une idée lumineuse pour finaliser leur existence.

Le t-shirt à basque du Burda d’août 2012 ayant déjà fait ses preuves pour la petite soeur, pourquoi ne conviendrait-il pas à la grande? Mais dans sa version robe mi-longue (modèle 115)…

tshirt en interlock de coton rayé beige et noir, rayures, chevrons, peplum, couture dans le biais, jersey à pois, pois, surjeteuse, burda, août 2012

modeletech

Il m’a fallu un peu moins de 3m pour venir à bout de cette robe, je pense qu’il me reste assez de jersey pour faire un t-shirt tout simple, peut-être combiné avec d’autres chutes.

Pour couper mes pièces, ça n’a pas été simple, il fallait vraiment que je fasse attention aux raccords (dans la mesure du possible), et surtout que je ne confonde pas l’endroit, l’envers, les rayures dans un sens, celles dans l’autre… Bref, un bon exercice de visualisation mentale d’éléments, moi qui suis une véritable quiche pour ce genre de jeu.

Au final, j’ai surtout manipulé un nombre de fois incalculable mes pièces, les tournant et les retournant pour être certaine de couper les rayures qui vont bien au bon endroit, sur la bonne pièce.

Robe hypnose, rayures, chevrons, jersey, burda aout 2012, peplum

Les raccords collent au niveau des cotés du corsage, des cotés de la partie jupe, à la taille, aux manches ainsi qu’aux milieux devant et dos. Le milieu devant est un tout petit peu décalé mais je n’ai pas réussi à corriger cette partie sans impacter les autres et répercuter le décalage plus loin, même après avoir défait 3 fois sur plusieurs dizaines de centimètres. Ne voulant pas inutilement abimer mon tissu en l’attaquant au découd-vite, j’ai décidé que je m’en accommoderai.

Au niveau de la poitrine, les pinces perturbent un peu la géométrie du motif, mais bon, y’a pas vraiment de solution miracle, du moins, je n’en ai pas trouvée. Vu la forme de la robe, il y aura forcément une pince à un endroit pour former le corsage.

Robe hypnose, rayures, chevrons, jersey, burda aout 2012, peplum

Je suis très agréablement surprise de ce patron, je n’ai eu aucune retouche à y faire. J’ai coupé un 42 et il me va parfaitement. Le pied! On n’est presque pas habitué à tant de facilité, avec Mme Burda. Deux minuscules modifications par rapport au modèle d’origine : je n’ai pas ajouté de fermeture éclair, le jersey est assez élastique pour que je m’y glisse sans problème et je n’ai pas entaillé l’avant pour créer l’ouverture pour la tête. A la place, j’ai très légèrement élargi l’encolure qui est très proche du cou. D’ailleurs, j’aurai pu encore creuser un peu.

Robe hypnose, rayures, chevrons, jersey, burda aout 2012, peplum

Concernant l’ourlet, je l’ai laissé à cru. Ce n’est pas du tout dans mes habitudes, je suis d’ailleurs assez récalcitrante quant à ce style de finition, mais dans ce cas c’est top car le coté dansant de la robe est conservé. Mon jersey ne s’étire pas du tout et ne se détricote pas après 3 lavages, je suppose (j’espère) donc que l’ourlet tiendra le coup en l’état.

Cette robe a été presque entièrement cousue à la surjeteuse, j’ai juste renforcé les coutures d’épaules et l’encolure du dos avec une piqure au point droit.

Robe hypnose, rayures, chevrons, jersey, burda aout 2012, peplum

Robe qui tourne!! Super important ;)

Elle est un peu chaude pour cette période estivale, mais je la porterai avec plaisir en automne, j’ai déjà eu l’occasion de la mettre en mai (oui, ce n’est pas une « couture fraîche ») pour hypnotiser Mimolette lors de mon débarquement en Belgique. Son confort ainsi que sa tenue ont été confirmés suite les 6h de voiture, presque pas de faux-plis.

Robe hypnose, rayures, chevrons, jersey, burda aout 2012, peplum

Elle fait un peu Beetlejuice, non?

beetlejuice_6587_1

Sinon, info qui ne sert pas à grand-chose, ce blog a eu 2 ans il y a quelques jours. Quand exactement, je ne sais pas. Comme vous avez pu le constater, je n’ai organisé aucun jeu ou aucun concours, pour la simple et bonne raison que je n’y ai pas pensé! L’an dernier Spimo m’avait contacté pour me proposer des lots et cette année j’ai eu la flemme de faire la démarche.

2ans

Merci google images pour celle-ci….

Mais comme vous venez sur ce blog pour l’intérêt que vous portez aux articles, pour les aventures de Mamie et pour voir des tissus et de la laine, je suppose que ce n’est pas grave, hein? Bon, j’ai un peu honte quand même de n’avoir rien organisé, mais… Je n’avais pas envie… et je ne vois pas pourquoi je devrais me forcer à faire quoi que ce soit alors que ce blog est sensé être « un plaisir » et un hobby. Je vous « offre » donc cette superbe image trouvée au hasard des mes périples sur le net et qui combine des éléments qui me ravissent, des éléments aussi formidables que : un chat, Game of Thrones, l’humour pipi-caca et un jeu de mot stupide.

20130502-191644

A bientôt, pour des nouvelles de ma robe de princesse!!! Ma semaine à la maison se termine, la parution des articles va en prendre un coup…

signer

Back to basique : T-shirt blanc!

tshirt blanc en jersey de coton, modèle de patron burda du mois aout 2011, col bénitier

Parfois, il faut faire dans la simplicité! (Z’avez vu, j’ai les cheveux roses sur les pointes, c’est ma couleur débile de l’été… j’adore!!)

Je suis en cruel manque de t-shirts. Traduisez = j’en ai beaucoup, mais je n’ai plus envie de les mettre et j’en souhaite des nouveaux. Société de consommation, tu me pervertis! Du moins, tu tentes de me pervertir. Mais je ne me suis pas totalement laissée entraîner dans la spirale infernale de l’achat soldé, j’ai déterré une couture qui attendait patiemment d’être terminée depuis… près d’un an.

tshirt blanc en jersey de coton, modèle de patron burda du mois aout 2011, col bénitier

Vous vous dîtes : quoi, plus d’un an pour finir un pauv’ Tee blanc?? Elle craque??

Mais oui mais non. Il était terminé ce t-shirt, assez rapidement en plus mais la finition de l’ourlet laissait vraiment à désirer. Vraiment… L’ourlet était indomptable, il rebiquait systématiquement, même après repassage. Tout y est passé, l’aiguille double, le point zigzag, plus de tension, moins de tension, papier de soie en dessous, au dessus, thermocollant soluble… Entre chaque tentative, son lot de coutures à défaire, c’est évident.

Y’avait un truc pas net avec cet ourlet, ce pauvre t-shirt a donc terminé sa course dans le panier « oui, oui, un jour je me pencherais sur ton cas, sois-en certain ». Il y est resté pendant une année complète, jusqu’à ce jour où l’envie de nouveauté et le réflexe salutaire de ne pas céder aux sirènes des panneaux « dernière démarque » m’ont décidé à combattre ce vilain ourlet récalcitrant.

tshirt blanc en jersey de coton, modèle de patron burda du mois aout 2011, col bénitier

Si je porte ce t-shirt, c’est que l’ourlet a reconnu son maître et qu’il s’est aplati devant ma bravoure. Je vous livre ma recette, qui n’a rien d’un secret : pas de surjet (ça m’a fait mal, mais bon…), un point zig-zag moyen, une tension normale, et du fil mousse (pas dans la canette, là c’était du fil normal).

Une fois piqué, j’ai retaillé le surplus très près de mon zig-zag et ça n’a plus bougé. Pas une seule fois. Pas de roulottage intempestif, pas de rebiquage en traître. Je n’assure pas que cette formule fonctionne à tous les coups, mais là c’était ce qu’il fallait. Le fil mousse a une élasticité salutaire pour le jersey. Pour les manches (le même problème se présentait que pour l’ourlet), j’ai simplement surfiler d’un zig-zag, ça donne un effet de légèreté qui est top pour cette partie, par contre je ne recommande pas cette méthode pour l’ourlet, ça peut être plus (trop?) fragile.

Sinon, pour parler du patron : il s’agit d’une version raccourcie du modèle de robe 116 du burda d’août 2011. Des très jolies versions apparaissaient à une période sur la blogosphère, et le col bénitier me tentait bien.

tshirt à col bénitier burda d'aout 2011, 08/2011, jersey blanc, dessin technique

J’ai taillé un 42, comme toujours quand j’utilise un patron Burda pour un « haut » et j’ai été obligée de le cintrer pas mal pour ne pas avoir l’air d’une femme enceinte (ou avec un ventre à bière, encore pire!). Le modèle n’est pas forcément en cause, je pense que cela vient du fait que je voulais l’utiliser comme top et non comme robe et que je l’ai coupé un peu à l’arrache.

En robe, cette ampleur peut se justifier, pour un top beaucoup moins. Donc un détail à prendre en compte si vous comptez vous aussi tronquer ce patron. Le système de couture dans le dos pour donner l’effet « vague » du col est bien trouvé, ça ne rend pas mal et la finition à l’intérieur est propre. Les manches sont confortables sans être exceptionnelles.

Au final, j’aime bien mon t-shirt parce qu’il est confortable, mais il n’a pas de quoi casser 3 pattes à un canard (pauvre canard…).

Sinon, je profite de ma semaine de vacances pour me pencher sur le patronage de ma robe de princesse de Game of Thrones. Si vous ne savez pas de quoi je parle, c’est que  :

  • soit vous venez d’arriver sur ce blog, donc jetez un oeil sur les précédents articles et vous comprendrez…
  • soit vous ne lisez rien de ce que j’écris et vous ne faites que regarder les images;
  • soit vous vous foutez de moi et c’est pas sympa… ;)

Je récapitule : je désire ardemment avoir une robe de princesse de série (on ne juge pas mes rêves, merci!!)… Et dès que mes yeux se sont posés sur la robe de Sansa* de l’épisode 8 de la saison 3 (précisément!) de Game of Thrones, je me suis dis « Put*** de me***, c’est ça que je veux! ». Oui, pour l’instant je ne suis la princesse que des poissonnières, je le vis bien, merci.

sansa-wedding-reference

Depuis ce jour, je me lance dans l’aventure folle de réaliser entièrement de mes blanches mains, un patron à mes mesures qui me permettra d’avoir une robe semblable et de me prendre l’espace de quelques minutes (heures? jours??) pour une noble dame sous le regard dépité de mon mari. Enfin, pas une réplique exacte de la robe, juste une version inspirée portable en dehors de mon salon.

Une tunique avait déjà été réalisée dans l’esprit des tenues de ladite jeune fille, mais elle ne comblait pas de manière satisfaisante mes désirs royaux. Il faut donc mettre les mains dans le cambouis.

tshirt blanc en jersey de coton, modèle de patron burda du mois aout 2011, col bénitier

Le livre de Line Jaque  » La Technique de la Coupe » est une véritable bible, j’ai déjà lu certains chapitres des dizaines de fois lorsque je bidouillais des patrons. Ces dernières semaines je n’ai pas chômé niveau « technique de la coupe », j’ai réalisé mon gabarit de corsage (et les essayages qui vont bien, ça prend des plombes), mon gabarit de manches, j’ai commencé à décliner mon corsage en corsage à découpes « princesse » avec petit coté, j’ai tracé mes pans de jupe, mon manchon d’après mon patron de manche courte…

tshirt blanc en jersey de coton, modèle de patron burda du mois aout 2011, col bénitier

Heureusement que j’ai trouvé du papier kraft pas cher chez Aldi!! Je sens que je vais en utiliser beaucoup!

Les premiers essayages, les premières corrections, tout cela prend du temps mais petit à petit cela commence à prendre forme et je me réjouis de partager sur ce blog cette grande épopée plus en détails! A suivre dans les prochains articles! J’ai justement pris des photos régulièrement pour illustrer mon cheminement.

signer

* Alors oui, techniquement Sansa n’est pas une princesse, horde de geeks amateurs de fantasy, quittez ce blog séance tenante! On s’en fiche un peu dans le cadre d’un article sur la couture, n’est-ce pas? L’essentiel c’est que sa robe soit super belle, non?

La non-réalisation de l’ultime prophétie, cimetières et dîner mondain…

Le Doubs… Cela fait quelques mois que WonderMamie n’est pas retournée sur ses terres, les périodes froides ne lui conviennent pas trop, surtout que la maison là-bas n’a pas de chauffage central, on chauffe au bois avec un poêle. Y’a pas le téléphone non plus, Il faut aller sur le pont pour capter un pauvre bâton de réseau mais je vous rassure, on a l’électricité et l’eau courante.
Donc de la fin de l’automne au début du printemps, Mamie reste au chaud en Alsace avec nous et surveille de loin les crues de la rivière qui borde sa maison en priant pour que son jardin et le rez-de-chaussée soient épargnés par les inondations.

C’est mon tour d’accompagner Mamie, le coffre de ma 3008 est rangé, mon jour de congé est posé. Tout ça parce que Mamie, en bonne retraitée de 92 ans, n’aime pas circuler le week-end avec tous les « covolants » (je n’ai jamais vraiment pigé ce qu’était un covolant).
Je suis attendue pour 10h, mais je la préviens dix fois que je vais peut-être avoir un peu de retard car des impératifs se sont glissés dans mon emploi du temps (coiffeur et réparation d’un rétroviseur).
10h15 : je suis devant chez ma grand-mère qui commence (au loin) à me stresser sur le retard qu’on a accumulé. Elle est déjà prête à tout charger dans le coffre alors que la voiture n’est même pas vraiment à l’arrêt.

Retard par rapport à quoi ? A qui ? Sa sœur nous attend à manger à 12h30, des patates ça survit à 5 minutes de retard, non ? Selon mes prévisions, nous avions encore… au moins une heure de rab. Cool Raoul.

« Non, mais c’est pas grave si on est en retard, hein, il ne faut pas que tu te presses sur la route. C’est pas grave, Jeanne elle attendra et puis c’est tout… »

A traduire par : « Ce scandale, tu m’avais dis 10h et tu arrives à 10h15 alors que je t’attends depuis 9h30 ! Je vais devoir fournir des explications à cause de toi, punaise les jeunes ! Génération perdue !! »

Noonnn, Mamie n’est jamais oppressante, jamais. En fait, c’est une sorte de seconde nature chez elle. Sans rien dire, pour ne pas alimenter son moulin (à paroles), je charge les filets remplis de boîtes d’œufs vides, de croûtons de pain, de cartons divers et variés (vides), ainsi que ses bagages. Elle vérifie rapidement mon état : bien coiffée (encore heureux, je sors de chez le coiffeur), maquillée, habillée convenablement. Check, on peut partir.

Pendant tout le trajet, elle ressasse notre retard, le repas de sa sœur qui va être trop cuit (« Déjà qu’elle a plus toute sa tête, j’espère qu’elle se souvient qu’on mange chez elle ! »), tous ces camions sur la route, les 3 voitures devant nous au péage… (« Ils sortent d’où tous ces convolants ? Ils partent en vacances ? Je croyais que c’était la crise ! »)
Mamie est en mode Drama Queen.

Pour tenter de calmer son humeur, je prends un raccourci, une route caillouteuse qui longe des champs. Y’a quelques bosses et 2-3 flaques d’eau, mais rien de dramatique. WonderMamie pousse de hauts cris et m’annonce officiellement que je vais casser ma voiture et qu’elle ne payera aucune réparation car c’était mon idée de passer par cette route pour vaches. Je lui rétorque que ma bagnole c’est un SUV et donc que c’est étudié pour ce genre de route et qu’en plus on va rattraper un peu de notre retard.
« Si on tombe pas dans le ravin en croisant un tracteur ! »

En effet, tomber dans le ravin nous ralentirait sensiblement. N’ayant aucun argument valable et ne désirant pas lancer un concours de mauvaise foi, je laisse Mamie savourer son dernier argument et observer le bord de la route.

A peine sommes-nous dans le village qu’elle baisse ma fenêtre, bravant les courants d’air et faisant siffler son sonotone et qu’elle apostrophe sa sœur qui nous guette devant sa maman.
« C’est à cause de la petite qu’on est en retard !
- Ben les pommes de terre seront un peu trop cuites, tu sais, ça attend pas ce genre de plat.
- Je sais, mais elle (doigt accusateur dans ma direction), elle a traîné, et y’avait du monde au péage et des camions sur la route et… »

Pour remettre les choses à leur place, nous avions rendez-vous pour le repas à 12h30, et là il n’est même pas midi, tout juste 11h30. Et le repas est déjà (trop cuit), et nous sommes déjà en retard. Est-ce la peine de préciser au duo de choc que de parlementer bruyamment en plein milieu de la seule route qui traverse le village (et si un tracteur arrive ???) n’arrange pas le sort des patates ?

Comme toujours, le repas est très vite expédié. J’avais eu le droit de demander un plat à ma convenance et nous avons mangé des pommes de terre au lait, plat typiquement franc-comtois. Ce sont juste des pommes de terre cuites en cocotte dans un peu de matière grasse que l’on mange à la cuillère en les trempant dans un bol de lait. C’est simple, c’est bon, ça me rappelle les vacances (interminables) dans le Doubs de mon enfance.

La tradition veut qu’on aille visiter le cimetière, pour se recueillir sur la tombe du Papi (au moins) ainsi que sur les tombes d’illustres inconnus (à mes yeux) du village. Depuis qu’elle a été opérée suite à une fracture du col du fémur, plus question pour Mamie d’y aller à pieds. Je propose de les véhiculer et je m’éloigne pour aller chercher la voiture. De la rue, j’entends les deux vieilles qui discutent soi-disant discrètement, elles sont les deux sourdes comme des pots et leurs appareils auditifs respectifs demandent des réglages donc la confidentialité est toute relative. Mamie tente une approche « frime mondaine« .

« Oui, cet après-midi la petite doit partir tôt car ce soir elle reçoit des collègues chercheurs de son mari… »

Interprétation toute personnelle de la réalité qui prouve bien que Mamie n’écoute que ce qu’elle veut et qu’elle effectue un tri drastique des éléments de conversation.

fischerfest-1

Ce que j’ai dis dans la voiture : « Demain soir, on sort en Allemagne avec des amis, y’a une fête de village qui s’appelle la Fischerfest (la fête des pêcheurs), on va manger avec nos doigts des truites entières plongées dans la friture et descendre des bières du coin et des apfelschorle le tout au rythme de la musique traditionnelle. On va rentrer tard en puant le graillon et on remet ça le lendemain midi. »

Les fameuses truites frites entières, avec le morceau de pain maison pour accompagner. Légèreté quand tu nous tiens...

Les fameuses truites frites entières, avec le morceau de pain maison pour accompagner. Légèreté quand tu nous tiens…

Et on oublie pas la bonne Pils pour accompagner. Mon homme préfère les la Bratwurst locale au poisson.

Et on oublie pas la bonne Pils pour accompagner. Mon homme préfère les la Bratwurst locale au poisson.

Ce que Mamie a bien voulu interpréter : « Je vais préparer un dîner super High-Tech pour les collègues et amis prestigieux de mon Docteur en Physique de Mari, afin qu’ils soient tous époustouflés par notre vie de couple, notre intérieur de charme, ma cuisine et ma classe naturelle. Je prendrai à cœur mon rôle d’épouse et serai gracieuse, gentille et serviable car je sais où est ma place dans ce monde. »

Comme vous pouvez le constater, ça a tout du dîner mondain que Mamie s'imagine.

Comme vous pouvez le constater, ça a tout du dîner mondain que Mamie s’imagine.

Nous arrivons au cimetière, nous n’avons croisé aucun tracteur donc notre vie n’a pas été mise en danger inutilement. Mamie et sa sœur trouvent immédiatement un sujet de plaisanterie, parce qu’elles ont la vanne facile et l’esprit ouvert.
« Tu te souviens du jour où on a inauguré ce nouveau cimetière ! Qu’est-ce que c’était classe de dire qu’on avait des tombes dans le nouveau cimetière
- Ah oui, c’est vrai. Et dire qu’à l’époque tous nos morts étaient dans l’ancien cimetière autour de l’église. Nous étions gamines, moi j’aurai bien voulu qu’on ait des morts dans le nouveau cimetière.
- Maintenant c’est le cas, vous êtes contentes je suppose ?
- Oui, il est bien ce cimetière, il est bien ensoleillé. Un bien beau cimetière, bien entretenu, bien conçu. (Mamie, expert ès-cimetière)
- Du soleil, y’en a c’est certain, on va crever d’une insolation. (Jeanne, toujours le mot pour te donner le sourire)
- On sera au bon endroit au moins. La petite aura qu’à utiliser la pelle qui est vers le bac pour les fleurs mortes. »

Bien entendu, ça les fait rire, et c’est à coups de canne qu’elles avancent vers les tombes de la famille.

« Tu te souviens que le premier à être enterré dans ce cimetière, c’est celui qui l’a construit ?
- Ah oui, c’est vrai ! C’est drôle quand même. Il en aura profité de sa création ! »

Glauque, vous avez dit glauque ? Ce n’est pas terminé.

« Ah bah tiens, Jeanne, toi qui disais que tu allais mourir l’an dernier, tu m’as l’air bien en forme pour une mourante. Ta prophétie, c’était du grand n’importe quoi. Tu n’es pas morte et c’est bien fait pour toi.
- Bah, ça va pas tarder… »

Pour rappel : lors de mon dernier voyage dans le Doubs, Jeanne nous avait assuré qu’elle décéderait pour sûr dans l’année, car un certain nombre d’évènements avaient eu lieu, pareille suite ne s’était pas enchaînée depuis le décès de leur mère il y a des années de cela.

La journée ayant atteint le summum de la bonne humeur et de la positive attitude, je reprends ma route vers l’Alsace en m’arrêtant au passage faire le plein de victuailles pour mes amis : saucisses paysannes, fromages… C’est en immersion dans les effluves fumés des Morteaux que je rentre chez moi, en pensant au repas officiel pour les collègues de mon mari que je vais devoir préparer… ;)

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...