Quelle pantalonnade!!

Y’a des gens, leur destin c’est de devenir pompier ou astronaute, ou président du monde ou encore actrice. Le mien était de ne jamais pouvoir porter de pantalon.

Tragique, n’est-il pas? La manière dont le seigneur a agencé mon corps ne me permet pas de trouver UN SEUL pantalon qui m’aille. Je me souviens avec douleur (partagée) de séance de traque de jeans lors desquelles, après 17 modèles différents essayés, je jetais l’éponge. La vendeuse et mon amie qui m’accompagnait aussi.

Longtemps, je me suis dis, j’suis pas faite pour ça! Taille trop fine, hanches trop larges, dos cambré, jambes longues, tout ça n’est pas disponible dans le même pantalon. Invariablement, si j’arrivais par miracle à caser mon arrière train dans le futal, j’avais au bas mot 20 cm de trop au niveau de la taille. La solution revenait donc à l’apporter à une couturière douée  (moyennant moult espèces sonnantes et trébuchantes) qui pouvait le modifier de manière à ce que je ne le perde pas, ce qui n’était pas toujours chose possible.

C’est l’article de Weriem qui m’a fait penser à ce projet que je n’avais pas encore présenté sur ce blog. Quand j’ai démarré les cours chez So Pilou, le premier vêtement que j’ai fait sous l’oeil expert d’Anne, c’était justement quelque chose que je n’avais jamais fait : un pantalon. Dans le bac à coupon qu’elle propose, j’ai déniché ce super tissu un peu brillant violet et j’ai craqué, j’ai tout de suite vu le pantalon bouffant et bling-bling que je pouvais faire.

Point de burda pour nous, elle m’a demandé de rapporter un pantalon qui ne m’allait pas trop mal et c’est sur cette base que nous sommes parties, en y apportant les bonnes modifications. J’ai choisi mes poches, mes surpiqûres, mon machin froissé en bas, bref, le pantalon prenait forme petit à petit.

Et pour le première fois, j’avais un pantalon qui ne baille pas au niveau des reins, dans lequel mes hanches peuvent s’épanouir, un pantalon qui n’est pas taille basse comme 90% de ceux sur le marché (c’était peut être tout bêtement ça mon problème). Un pantalon qui me va.

J’ai gardé précieusement le modèle car je compte l’utiliser comme base pour en faire d’autres, dont un qui tombe tout droit et assez large, quand j’aurai trouvé le bon tissu.

Et vous, vos pantalons? Je ne pense pas être la seule dans ce style de galère. Mais ne perdez pas courage, vous voyez, ça peut s’arranger!

 

Sinon, concernant les photos, je pense que je vais faire le tour de toutes les pièces à peu près potable de l’appart avant de ma lancer à sortir :) (Bon, ça va être vite fait)

J’ai profité du jour férié pour m’amuser encore avec mon appareil, j’ai même pousser le vice à changer la housse de couette pour que la couleur soit raccord, mais faut pas trop en demander non plus, je l’ai pas repassée!!

Jupette pour entretien – Burda 06/2011 – 117a

Vous auriez envie d’embaucher une jeune diplômée qui viendrait se présenter pour un entretien avec une si jolie tenue? Oui? Tant mieux, c’est le but!

Ma soeur est à la recherche d’un travail et c’est ensemble que nous avons élaboré un projet de tenue. Tout d’abord la jupe, choix du modèle : qui tourne, fantaisie mais pas trop, sérieux mais pas trop non plus. En feuilletant la librairie en stock à la maison, nous avons arrêté notre choix sur ce modèle du burda de juin de cette année.

La petite soeur grince des dents parce qu’il faut 2,70 mètres de tissu pour former cette jupe, normal puisqu’il y a des plis devant et derrière. Bon, on reste tout de même sur ce modèle, et direction notre magasin préféré pour trouver le tissu qui va concrétiser ce chef d’oeuvre. Et là, c’est le flash pour ce voile de coton assez rigide aux motifs futuristes, elle le veut, elle n’a d’yeux que pour ce tissu.

Manque de bol pour Miss-Radine-j’ai-pas-envie-d’acheter-2,70m-de-tissu-pour-une-jupe, son choix s’est porté vers LE tissu qui a besoin d’une doublure… Dommage!! Va falloir aligner 2,70mètres en plus. Après moults tractations et déplacements de rouleaux pour des tests de compatibilité (oui, comme chez Meetic), nous repartons avec le tissu principal de la jupe et du voile de coton turquoise pour la doublure.

Maintenant j’ai plus qu’à me mettre à couper et à coudre, et de son coté, elle n’a plus qu’à décrocher des entretiens, chacun sa partie du boulot.

Le modèle Burda n’est pas doublé, je ne savais donc pas comment j’allais procéder. Est-ce que je double complètement les plis ? En gros, est-ce que je fais une jupe dans la jupe?

Ou bien est-ce que je coupe une jupe sans plis que je glisse dans l’autre? Mhhh…

J’ai posé la question à ma prof de couture du mercredi (j’ai deux profs de couture, je sais, c’est la classe internationale) et pour elle, il vaut mieux doubler totalement la jupe, sinon ça risque d’être foireux, et comme les tissus ne sont pas trop épais, ça devrait être top.

Me voilà en route pour la méthode Inception, une jupe dans la jupe. J’ai bien fait d’insister pour qu’on prenne autant de doublure que de métrage de jupe, en ignorant les grognements de la petite soeur.

Dérogeant à la règle qui veut qu’on utilise sa tête plutôt que les instructions du Burda, je commence à lire le pavé qui doit m’expliquer comment assembler la jupe. Normalement ça doit être fastoche, y’a que 3 pièces pour former un pli, et on multiplie ça par 4 pour avoir la jupe en entier. Et là, c’est le drame.

« Pliez ceci selon le pli de cela, assembler devant-derrière, plier encore… »

Bref, tu piges rien du tout, tu ne reconnais même pas le nom des pièces coupées! Oui, je précise avoir lu LA BONNE consigne du bon modèle, j’ai vérifié. Ok… On prend nos pièces et on scotche, on assemble jusqu’à avoir ce qu’on veut. En 2 minutes c’est emballé-pesé, c’est bête comme chou.

Donc Burda, comment est-ce possible de pondre une consigne difficile quand y’a que 3 pièces dans un patron? J’en reviens pas… 

Si vous voulez faire ce modèle, je vous conseille de repasser les plis de vos pièces avant de les assembler, ça vous aidera pour la mise en place!

J’ai monté mes deux jupes et j’ai bien aligné les plis les uns dans les autres, bien épinglé le tout pour que ça reste en place, c’était long mais pas vraiment difficile.

Je pose un zip invisible, ça aussi ça va, du premier coup en plus. Quand arrive le tour de la ceinture, je me pose une question : hé, j’ai pas coupé de ceinture moi. C’était pas dans le patron!

Je vérifie dans la liste des fourniture et je tombe nez à nez avec une autre des expressions Burdaesque : bande de Reps.

Alors ça, c’est THE TRUC que personne sait que ce c’est. Je me suis renseignée en boutique, déjà, personne n’en vend, et personne n’a la moindre idée de son aspect, de son prix… Bref, le flou total.

Finalement, je décide de laisser tomber la fameuse bande de reps et je me plonge dans mes deux références : Coudre vite et bien et Technique de la coupe, les deux sont de Line Jaque, pour trouver une solution propre et techniquement acceptable. Je coupe une bande de la largeur de la taille + 7 cm (1,5cm de surplus de chaque coté et 4cm pour la patte de boutonnage) que j’entoile copieusement. A l’intérieur de la jupe, la ceinture est fixée à la jupe avec des points à la main pour éviter une surpiqûre supplémentaire sur l’avant.

Tip-top (pas la photo, je sais qu’elle est moche celle là), un petit point décoratif pour fixer le tout et la jupe est terminée. Enfin presque. Il me reste l’ourlet, l’ourlet de plusieurs mètres. Arghh!! Pour la doublure, un ourlet roulotté va plus vite, et en fil turquoise, c’est super mignon.

Une vraie danseuse de French-Cancan!

Ce modèle est vraiment chouette, je ne regrette pas notre choix, et doublé, il a une tenue et une style tout à fait ravissant. Pour le choix de la taille à sortir, la seule mesure qui compte, c’est le tour de taille.

Cette jupe n’est pas vraiment difficile à faire, et si vous ne le doublez pas, en quelques heures vous pouvez vous pavaner avec une nouvelle création.

Si je dois la refaire (pour moi par exemple :) ), je pense que mon choix se portera vers un tissu qui ne nécessite pas de doublure, une gabardine qui tombe bien par exemple, ou un beau lainage.

Il me reste un peu de tissu, quelques chutes… Comment les optimiser…

Je ne sais pas encore, peut-être un top pour compléter l’ensemble avec les restes de doublure?

Ou pourquoi pas un gilet de serveur avec les chutes de la jupe?

Ou les deux?

 

EDIT : We Love Sewing vient de poster dans un commentaire un lien vers le site BurdaStyle qui propose un Sew Along de ce modèle, n’hésitez pas à faire un tour sur le site!

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Un petit mot sur le Challenge Collette, depuis que j’ai posté les articles sur les 3 modèles que je veux réaliser, à savoir la robe, le gilet et le pantalon, vous avez certainement remarqué que plus rien n’apparaît sur ce blog à ce sujet.

Je plaide coupable, je pense que j’ai été trop ambitieuse sur ce coup, et surtout, je n’avais pas prévu que nos travaux à la maison allaient durer si longtemps et prendre autant de mon espace (= pièce de couture envahie d’outils divers).

J’ai préféré privilégier des choses que je considère comme urgentes (la tenue de ma petite soeur en fait partie), au détriment de vêtements fantaisies. Au final, je ne peux coudre en ce moment que lors de mes cours de couture, à raison de 2h par semaine, c’est peu!

N’empêche que je souhaite ardement que ces 3 articles soient terminés pour Noël, pour pouvoir les porter!!

Burda 06/2011 – Robe boule modèle 103

J’ai réalisé pour une amie le modèle 103 du Burda de juin 2011, une jolie robe boule ceinturée, bien bouffante.

Voici quelques commentaires quant à la réalisation de ce modèle, en espérant qu’ils pourront être utiles à celles qui réaliseront à leur tour ce projet.

Mon amie a choisi un madras bleu turquoise avec du blanc et du prune, un tissu de coton léger mais avec assez de tenue pour garder le volume de la robe. Pour la doublure, elle ne souhaitait pas de doublure maille (celle conseillée), elle a préféré du jersey fin blanc. Comme je ne suis pas une couturière avertie, j’ai dit oui…  La ceinture est en popeline de coton prune, rien à signaler de ce coté.

Au final, le jersey n’était peut être pas la meilleure option pour la doublure, car il bouge beaucoup par rapport au coton quand on le pique, pourtant tout était bien épinglé. À porter cependant, cette doublure est bien plus confortable que peut l’être une doublure glissante. Donc, à chacun de choisir son camp : confort ou facilité.

Préparation : je ne sais si c’était un jour où je n’avais pas les yeux en face des trous, mais j’ai eu du mal à décalquer les pièces, et je n’ai pas trouvé tous les repères ! Dans le cahier d’explications, le schéma indiquait des repères sur les cotés, et bien sur certaines pièces de la doublure, impossible de les trouver sur la planche.

De plus, tout est particulièrement emmêlé sur cette planche et les 4 pièces de la doublure se ressemblent. Les 2 pièces qui composent la robe sont très grandes, rien à redire.

De la concentration et du papier transparent (celui pour couvrir les livres par exemple ou des bâches de peintre pour recouvrir les meubles), cela devrait suffire pour sortir le patron proprement.

Tailles : pour un modèle comme celui-ci, la taille n’est pas aussi primordiale que pour une robe plus ajustée. La doublure est élastique, le haut est froncé… En vérifiant avec le tableau des mesures, j’ai longtemps hésité entre deux tailles, avant de choisir la plus petite. Le critère : il faut que ça tienne à la poitrine. Il faut bien vérifier la longueur surtout ; pour cela : longueur de la robe – (longueur de la robe –longueur de la doublure). J’ai essayé la robe de mon amie alors qu’elle est bien fine que moi et elle m’allait. Finalement, des tailles doubles genre 38/40, 42/44 ça aurait suffi et ça aurait considérablement allégé la planche!

Pinces : lors de l’assemblage, je n’ai absolument pas vu l’utilité des pinces sur ce modèle, surtout qu’elles sont ridiculement petites vu l’ampleur des fronces. Elles se perdent dans les plis, et dans ce tissu à carreaux, je ne les voyais même pas. Bon, elles sont là tout de même, mais pour avoir testé d’essayer la robe avec le dos devant (oui, j’suis comme ça…), ça ne changeait rien.

Fronces : attention, il manque une instruction ! Il est indiqué qu’il faut froncer le haut de la robe, pour que la largeur de la robe concorde avec celle de la doublure. Il faut procéder de la même façon avec la partie inférieure, juste avant de piquer la doublure et la robe par l’intérieur. Cette instruction est omise, de même on ne sait pas à quelle largeur on doit froncer, mais cette mesure se déduit logiquement en mesurant la largeur de la doublure.

Élastique : on passe l’élastique dans la coulisse, mais attention, à l’essayage on se rend compte que l’élastique peut se vriller et la doublure peut remonter et apparaître. J’ai résolu ce problème en piquant la coulisse (avec l’élastique) à la doublure, en étirant bien cette dernière pour qu’elle « tire » la coulisse avec elle vers l’intérieur de la robe quand la tension sera relâchée.

J’ai utilisé de grands points zig-zag pour conserver l’élasticité de la partie haute.

Bretelles : les robes boules, c’est somptueux, mais ce n’est pas toujours très pratique. Pour que cette robe ne se transforme pas en cauchemar « je dois tout le temps la remonter », j’ai ajouté des bretelles, mais des bretelles amovibles ! J’étais toute fière de moi quand j’ai eu cette idée oh-combien révolutionnaire.

Pour réaliser les bretelles amovibles, c’est très simple.

Il faut :

  • 2 bretelles transparentes (on en trouve en boutique de lingerie ou en mercerie) ou alors juste 4 crochets attaches soutien-gorge
  • 4 bandes de tissu de 40cm X 2,5cm
  • 1 bande de tissu de 20cmX 2,5cm

Si vous avez des bretelles transparentes, les couper pour récupérer les crochets. Normalement, la partie où se trouvera la bretelle mesure env. 1cm.

Piquer endroit sur endroit chaque bande de tissu dans la longueur, à 3mm du bord et retourner. Mettre celle de 20cm de coté.

À une extrémité, passer la bande dans la boucle et replier 2 fois avant de piquer au bord de l’attache et au bord du pli.

Pour l’autre extrémité, replier 1cm une première fois, puis une seconde et piquer au bord. Vous pouvez aussi faire un nœud.

Il vous reste donc une dernière bande, elle va servir à faire les passants. Il faut la couper en 4. Chaque partie sera pliée en deux et insérer entre les deux tissus au moment de coudre la coulisse.

Il faut veiller à piquer les passants avec la seconde ligne de couture, celle de la coulisse, celle qui, quand on retournera la robe, se retrouvera à l’extérieur, dans le haut de la robe. Pour placer les passants c’est à vous de voir l’endroit qui vous convient le mieux. Pour ma part, j’ai placé les miens aux coutures entre la pièce du devant et celles des devants-cotés, et symétriquement à l’arrière.

Avec ces 4 bretelles, vous pouvez soit les attacher avec des noeuds simplement, ou bien les croiser, en utiliser 2 et les nouer dans le cou. Les possibilité son multiples.

Ceinture : j’ai choisi de faire une ceinture plus large devant, type obi japonais, assez longue pour pouvoir faire un beau nœud.

 

Ce modèle de robe est très sympa à réaliser, mon amie m’a dit que le jersey comme doublure c’est top.

 

 

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