Hou! Hou! C’est un hibou!

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Ben oui, comme vous pouvez le constater, le futur bébé et moi allons partager la pièce de couture… Car si nous « on fait des petits » comme le dit l’expression, ce n’est pas le cas de l’appartement, et aucune pièce supplémentaire n’est miraculeusement apparue…

A la fin de mon dernier article, j’avais évoqué la laine Rico Design que j’avais reçue en test de Creavea. Je souhaitais faire un projet pour le futur petit hibou, mais je ne savais pas trop quoi. Mon principal problème (qui n’en est pas vraiment un, nous sommes d’accord…) est que les projets pour bébés sont très souvent des créations avec des aiguilles fines, du 3, du 3.5, et rarement du 7 ! La laine que j’ai reçue (et choisie) était assez épaisse, une laine mèche moitié acrylique, moitié laine.
En traînant ma misère sur Ravelry, je suis tombée sur un joli modèle de « genre sac de couchage » pour bébé (admirez mon vocabulaire technique !) avec… un hibou.

Il avait de jolis yeux, des ailes et tout et tout. J’ai craqué! Mais pas pour le prix. Il me semblait assez simple à faire, ce hibou. Et la laine que j’avais en ma possession ne collait pas forcément avec celle recommandée par le patron, j’ai donc décidé d’y aller en freestyle.
Enfin, pas complètement !
Voici comment j’ai procédé pour réaliser ma turbulette (entre temps j’ai entendu que ça s’appelait comme ça) au crochet, ma méthode n’est peut être pas la plus précise, mais bon, je ne pense pas qu’une gigoteuse (encore un terme technique !) ait besoin d’un ajustement au millimètre près. Traitez-moi de mauvaise future-mère si vous le voulez, mon enfant sera dans une turbulette approximative, mais je ne pense pas qu’il m’en tiendra rigueur.

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Les impératifs que je me suis fixés pour ce projet :

  • Utiliser la laine que j’avais reçue de Creavea, et de la laine de mon stock, n’acheter aucune autre laine !
  • Pour la doublure, idem, utiliser du tissu de mon stock, ne rien acheter de neuf.

Comme je recevais la laine gratuitement, le but n’était pas de faire des achats supplémentaires autour de ce projet ; j’y aurai vu une certaine incohérence dans ce cas.
En fouillant, j’ai entassé quelques pelotes de restes variés dans des tons assortis à la laine de base. Quand on tricote, des pelotes entamées, on en récupère de diverses personnes ! Souvent le discours qui accompagne le don de laine est le suivant : « Tiens, on a vidé la maison de la vieille tante, on a retrouvé ça, on a pensé à toi… ». Je fais mon tri dans les sacs qu’on me propose et je stocke les couleurs qui me plaisent, en me disant que ça peut servir… Ce fut le cas ! Mélangés à mes restes de laine, y’avait de quoi faire.

Il y avait de tout, voici en vrac une liste non exhaustive de ce qui m’a été nécessaire pour ce projet :

Pour commencer, il faut une vieille enveloppe qui traine sur une table, pour y griffonner la forme du futur hibou-turbulette, afin de coucher sur papier les idées et les immortaliser. Le dos des enveloppes, c’est une tradition familiale pour les listes de courses et les petits mots.
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J’ai repris le contour d’une turbulette du commerce sur le papier que j’utilise pour copier mes patrons, le dos et le devant, cela a constitué ma base de travail.
J’ai réalisé quelques échantillons au crochet (je me sentais plus à l’aise au crochet qu’au tricot pour ce premier patron freestyle) afin de définir quel taille de crochet conviendrait le mieux à mon modèle, quel était le résultat qui me plaisait le plus. Pour cette laine, qui se tricote normalement en 7-8, le résultat le plus satisfaisant était avec un crochet 5.5, au-delà je trouvais ça trop souple. Pour ne pas se lancer dans des calculs compliqués dès le début, j’ai décidé de faire l’essentiel du patron de la turbulette-hibou avec des mailles serrées. De plus, la laine étant dégradée, c’est avec un point simple que les couleurs s’expriment le mieux, à mon humble avis.
Ensuite, quelques calculs très basiques en fonction de mon échantillon, afin de définir combien de mailles je devais monter sur ma chainette de base pour que cela corresponde aux mesures que j’ai sur mon patron en papier et… la machine est lancée pour des rangs de mailles serrées.
Régulièrement, je pose mon ouvrage sur mon patron pour savoir à quel moment réduire le nombre de mailles ou au contraire l’augmenter. Je prends tout de même quelques notes, afin de faire le dos de la turbulette de la même manière que le devant ! Il n’y a qu’au niveau des emmanchures ou le dos et le devant diffèrent, et où j’ai repris ma méthode de « crochetage-vérifiage ».
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Je crochète en premier le devant, au crochet 5.5, j’utilise presque 3 pelotes de la laine Rico. Sachant que je n’en ai que 5 et que le dos s’annonce un peu plus grand (et donc gourmand) que le devant, je préfère le crocheter en dernier, en fonction de ce qu’il restera des laines sélectionnées. Je me dis que s’il est bariolé ce n’est pas si grave, car on ne le verra pas tant que cela.

La 2eme étapes : les ailes du hibou. J’ai crocheté au crochet 4.5 des mailles serrées le long de la bordure de ce qui constitue le corps de la bête, et j’ai formé une sorte de demi-cercle que j’ai bordé d’un point éventail. Le point éventail vient du livre « 180 points de crochet ». Les 2 ailes sont différentes, chutes de laine obligent… Une est crochetée avec un fil de laine à chaussettes et un fil de Plumette, pour l’autre, comme je n’avais plus assez de Plumette pour une aile complète, j’ai utilisé la laine Kid Seta de Cascade Yarns. Donc c’est vrai que mes ailes ne sont pas vraiment assorties, mais c’est le charme des projets en restes de laine, non ? Elles sont maintenues au corps par quelques points de couture.

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Pour les yeux, il s’agit d’un anneau magique dans lequel j’ai crocheté des brides de différentes couleurs. Comme pour les ailes, je borde le tout du point éventail.

Pour le bec, j’ai trouvé cette forme de losange dans le livre « 180 points de crochet » et je l’ai reprise telle quelle.
Je me lance enfin dans le dos, d’abord avec la laine Rico qui me reste et ensuite c’est un mélange d’un peu tout, crocheté en double ou en triple selon l’épaisseur, afin d’obtenir un échantillon similaire à la laine Rico… Je termine le reste d’Alpaga de la Droguerie, le reste de plumette, la laine à chaussettes, la Kid Seta…

Une fois mon dos et mon devant crochetés, je les borde de mailles serrées avec la laine à chaussettes doublée du reste de Kid Seta, et pour les attacher l’un à l’autre, je crochète encore des éventails. Oui, j’aime bien les éventails, et je trouve que ça peut rappeler les plumes de la bestiole !! Sur le coté droit, je laisse de la place pour coudre une fermeture éclair.

La doublure est cousue à la main au tricot et le long de la fermeture éclair. Elle est juste là pour le contact agréable et l’aspect fini.

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Sinon, à propos de la laine Rico… parce que c’est aussi pour mon avis qu’on m’a envoyé cette laine !
C’est la seconde fois que j’utilise de la laine de cette marque, la première était pour un bonnet, dans l’ensemble je trouve que leur gamme n’est pas trop mal et le prix est correct. Ce fil est plus épais que ce que j’utilise d’habitude, cela m’a obligé à m’adapter mais cela a aussi stimuler mes idées !
Points positifs :

  • Rapport qualité prix correct.
  • Laine produite en UE (en Italie).
  • Pas de nœuds dans les pelotes !!! alors que j’en trouve systématiquement chez Phildar ou Bergère de France… Très bon point à mes yeux.
  • Gamme de couleurs assez large et variée.
  • Passe en machine à laver.

Points moins positifs :

  • Ce fil là contient des fibres synthétiques.
  • Les couleurs sont moins vives et gaies que ce que j’avais en tête, elles étaient plus… terreuses. Au final, ça rend bien car ça correspond mieux à un animal des bois, mais j’imaginais quelque chose de plus flashy pour un enfant.
  • Contact pas très agréable (à mon avis, on ne peut pas la porter à même la peau), j’avais les mains très sèches à travailler ce fil !

Je ne suis pas certaine de racheter cette qualité de fil, cependant je lui reconnais pas mal de qualités car elle est à la fois jolie, abordable et facile d’entretien. En tout cas je remercie Creavea de m’avoir proposé ces pelotes, ça m’a donné l’occasion de tester une nouvelle laine!

Concernant le patron de cette turbulette, je vous vois déjà venir. Non, je ne peux pas vous fournir de patron. IMPOSSIBLE :(

Déjà parce qu’il ne serait pas précis du tout ! J’ai utilisé tellement de laines différentes, d’échantillons différents… C’est vraiment du bricolage. Cependant, j’ai essayé d’être précise dans la marche à suivre pour vous permettre de faire votre version sur la même méthode. A vous de piocher dans vos restes.

Ah oui, et la couverture à menti. C’est un garçon qui arrivera en mai, pas une fille… Mais la couverture servira quand même !!

Bientôt, je posterai quelques photos de notre voyage en Norvège, dans le cadre d’un article sur les laines norvégiennes que j’ai découvertes lors de notre périple, que je prépare depuis quelques temps pour le magazine en ligne In the Loop.

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La couverture qui prédit le sexe des bébés…

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Cela vous en bouche un coin, hein? Surtout si c’était vrai…
Dès le début de ma grossesse, je voulais tricoter/coudre/crocheter des milliards de choses pour mon petit hibou. Dans un premier temps, j’ai préféré attendre de passer sereinement le premier trimestre, puis j’ai mis ma fatigue de coté pour commencer une création neutre et simple, à savoir une couverture.

Après quelques recherches, je flashe sur le joli modèle « Owl Obsession » que l’on peut acheter sur Ravelry. Il s’agit d’une couverture au crochet pour laquelle il faut crocheter chaque élément avant de les assembler.

Owl Obsession

Comme pour les tissus, mon but est d’utiliser la laine que j’ai en stock dans mon armoire, et un projet de ce type est tout à fait parfait pour cela. Plusieurs couleurs = plusieurs pelotes = plus de restes qui dégagent.

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J’utilise donc les restes de mon pull Snow White , de la Madeline Tosh Vintage d’un beau vert, un écheveau de Madeline Tosh DK d’un rouge bordeaux et enfin des pelotes de Merino 120 de Lang Yarns, couleur crème (oui, crème… lisez donc la suite…). En fonction de la quantité, je fais des choix stratégiques de placement de couleur. Donc pas de la laine pipi-caca, on est d’accord…

Le modèle est très bien rédigé, il est clair, bien illustré, il y a beaucoup de pas à pas en photos et à part au début où j’étais un peu perdue sur la façon de crocheter les oreilles du hibou, cela s’est très bien déroulé, c’était même assez agréable. Certes, ce n’est pas un projet très rapide, une fois les morceaux crochetés, il faut les assembler. Je n’ai pas procédé en mailles coulées comme indiqué dans le patron, j’ai préféré des mailles serrées. Alors oui, à l’arrière cela créer du relief, mais comme je comptais doubler ma couverture, ça m’était égal et je trouvais le résultat plus joli. Au final, ma couverture mesure 80cm sur 80cm, avant blocage.

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Qu’elle était belle ma couverture, toute de beige vêtue avec ces hiboux bordeaux et ses rosaces vertes! Je la mets à tremper pour la bloquer, en ajoutant bien du vinaigre blanc dans l’eau froide, et je l’oublie pendant un gros quart d’heure.

Et là (vous le savez…), c’est le drame.

Car quand je reviens pour sortir ma couverture de son bain de jouvence et l’étendre pour lui donner sa forme définitive, elle n’a plus ce beau beige crémeux, elle est rose dragée!

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Oui…. ROSE! La pelote de Madeline Tosh bordeaux à dégorgé comme personne ne pouvait l’imaginer et a teinté tout le reste de la couverture. Panique sur le moment, je change l’eau du bain, j’en refais un autre, je rajoute des lingettes anti-décoloration, je mets même ma couverture en machine, mode « lainage à froid » avec le max de lingettes.

Rien n’y fait, ma couverture est et reste ROSE.

Mon homme me console en me disant qu’au moins, la couleur est uniforme et pas marbrée, c’est déjà ça… Et que c’est peut être un signe! En tout cas, j’ai eu la malchance de tomber sur une pelote foireuse de Madeline Tosh, le bain n’était peut-être pas top…

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Je l’accepte comme elle est maintenant, pas trop le choix, mais ça m’embête un peu que mes hiboux me regardent avec le blanc de l’oeil teinté, comme s’ils étaient tous albinos. Déjà qu’ils n’ont pas le regard vif (la faute à mes maigres compétences de brodeuse)… Cela m’a demandé de la motivation de coudre la doublure, car je n’avais qu’une seule envie, laisser trainer cette couverture dans un coin et l’oublier à jamais. Mais c’était dommage pour le travail et la laine, alors j’ai cherché dans mon stock et je suis tombée sur ce tissu en coton léger que j’ai en plusieurs coloris. Quitte à ce que ça soit rose, d’un coté, autant jouer le jeu jusqu’au bout?

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La doublure est cousue à la main sur le rebord et j’ai aussi assemblé les deux épaisseurs avec du fil à broder pour que la couverture se tienne mieux, c’était long mais le résultat en vaut la peine car l’aspect fait moins sac de couchage mal refermé.

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Est-ce que j’attends vraiment une fille? On en sait rien du tout, et mon échographie est encore retardée car…

Hurtigruten

Nous partons en croisière en Norvège avec Hurtigruten pendant 2 semaines pour y voir, nous l’espérons, des aurores boréales. Alors oui, là c’est la photo du périple en Antarctique, y’a pas de pingouins ou de manchots en Norvège, mais c’est pour illustrer!! En plus l’Antarctique, dans ma condition, ce n’était malheureusement pas possible, les enfants et les femmes enceintes ne peuvent s’inscrire (snif), le voyage est bien plus restrictif que pour la croisière en Norvège. Peut-être pour mes 50 ans???

 

Hurtigruten_ports

 

J’ai apporté de quoi m’occuper!! A mon grand étonnement, j’ai été contactée par Creavea qui m’a proposé de m’envoyer 5 pelotes de mon choix parmi une sélection de laines de chez Rico et de réaliser le projet de mon choix (et d’en parler sur ce blog, c’est assez évident). Le grand Hibou de la maison pense que je me fais acheter pour 30 euros, mais moi je m’en fiche, limite je profite de ma mini gloire de blogueuse hyper-moyennement-influente : je vais avoir de la nouvelle laine et j’ai une idée de projet dans ma petite tête (et griffonnée sur le dos d’une vieille enveloppe) qui sera tip-top si j’arrive à le concrétiser!

Projet gigoteuse en laine Rico, crochet

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Cocooning en Mohair et soie

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Transparence et finesse pour ce gilet aérien! On va ajouter patience aussi…

Cette laine m’a été offerte par ma soeur pour Noël, il s’agit de la Kid Seta de Cascade Yarns. J’avais flashé sur le gilet proposé par la marque pour cette laine.

Ce n’était pas forcément compliqué à tricoter, mais c’était assez long car aux aiguilles 4 avec un fil aussi fin, on a l’impression de tricoter de la toile d’araignée! N’empêche que le résultat, une fois mis en forme, est une pure merveille de par son tombé et sa douceur, un véritable doudou! Il est à la fois chaud et léger.

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Photo Ouipatrons! + AmeteorShower

Dès que j’ai eu vent du concours de tricot « Cocooning » organisé par Thread and needles, j’ai pensé à ce modèle, j’ai un peu accéléré la cadence pour le terminer dans les temps, et c’est le cas, je suis même en avance!

Pour les informations techniques : j’avais en ma possession 7 pelotes pour tricoter la taille L (oui, j’en avais une de trop, mais je préfère être prudente!), à la fin il me restait une pelote entière et une à moitié entamée. J’ai rangé celle intacte et avec l’autre j’ai crocheté une bordure décorative pour rallonger de quelques centimètres le gilet.

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J’avais monté mes mailles « Knitted-On Cast-On«  car ma manière habituelle serrait trop les premiers rangs et le début du tricot « bullait ». Avec le montage à deux aiguilles, c’était très souple même si ça roulottait avec le jersey (malgré deux rangs de point mousse), ça m’a été très utile pour enchaîner le crochet sur le rang de montage qui était très distinct du reste. On peut d’ailleurs clairement le voir sur le photo, il s’agit de l’alignement de cercles avant la bordure en crochet.

La bordure est très simple, composée de 3 brides, 3 mailles en l’air qui s’enchainent, et se décalent le rang d’après. J’ai trouvé ce motif dans le livre 180 points de crochet.

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Photo Ouipatrons! + AmeteorShower

En restant dans la thématique du crochet : les parties du gilet sont assemblées en mailles serrées très souples pour des coutures presque invisibles. J’avais essayé une autre technique, une vague idée foireuse de relever des mailles à l’arrache des deux cotés et de rabattre à 3 aiguilles mais… C’était hyper pourri comme idée, le résultat était trop serré, donc les cotés remontaient et froissaient, une horreur.

L’autre horreur a été de démonter mes coutures ainsi réalisées, avec ce style de fil c’était presque dangereux pour l’intégrité du tricot. Le fil ne glisse pas bien entre les mailles, s’accroche, fait des noeuds!! Cela a duré des heures…

Sinon rien à redire sur le patron, il est très clair à part quelques lignes au niveau de la tête d’emmanchures que j’ai mal interprétées, je plaide cependant coupable, c’est moi qui n’ai pas bien pigé.

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L’avis de mon homme sur ce gilet… Mhhh…

« Ben c’est comme le truc rouge que t’as déjà fait, tu sais que je trouve ce style de fil très moche. C’est poilu et tout fin, ça sert à rien. »

Le lendemain, je portais portant fièrement mon gilet. Au Grand Journal ce soir là, Michel Denisot recevait Nicola Sirkis et le groupe Indochine et le leader portait un pull qui, selon mon homme, était « presque le même » que le mien.

Traduction : un pull foncé en maille légère un peu transparente. Passons sur le détail que le pull de Nicola était à rayures et que ma « création » est un gilet… Je n’ai pas non plus vu de bordure au crochet au pull de Nicola…

Il me fait la remarque d’un air dédaigneux genre « Regarde le, l’autre là avec sa serpillère… »; je lui réponds qu’il y a pire que de ressembler à Nicola Sirkis et que d’ailleurs j’ai toujours bien aimé le style un peu rock-gothique-à-moitié-gentil.

« Ouais, genre… C’est moche quand même. »

L’art de la conversation…

Crochet couleur jean, des mitaines et un châle

Bouuuuhh, comme je vous attire avec une photo avec un chat, comme c’est facile !!! Mais on est pas là pour parler félin, mais crochet !

Forte traumatisée que je suis encore de mon cuisant premier échec au tricot, pendant quelques temps je suis retournée vers mes premiers amours laineux, à savoir le crochet. Mon super-livre-qui-ne-m’a-jamais-déçue m’avait tenté avec un modèle de châle, cela me semblait un projet tout à fait adapté à toutes les heures de vol que j’allais devoir subir pour mes vacances aux USA. Et hop, dans le sac à main les pelotes d’alpaga bleu que j’avais récupérées chez la proprio du blog « Ernest est Céleste ».

J’avais prévu de faire ce châle pour ma petite sœur car je sais qu’elle adore les articles en laine, bonnets, écharpes et consort. En plus, ça lui fait du bien au moral, en ce moment c’est pas jojo de trouver un premier boulot quand on sort de l’école !

Mais revenons à nos crochets.

Le point (nommé point d’éventails) se retient bien est n’est pas très compliqué à faire, il faut juste faire attention à la transition d’un rang à l’autre, pour ne pas faire moins de motifs que prévu et se retrouver avec un châle raccourci. J’ai été obligée de défaire à plusieurs reprises. Le bordure aussi demande un peu de réflexion, ce sont des brides mais pour relier proprement les motifs sans les « étirer », il faut savoir où attacher lesdites brides ! En cherchant un peu j’ai trouvé mon bonheur. Pour réaliser ce châle tout doux, tout chaud, il m’a fallu en tout 3 pelotes d’alpaga de 180m, que j’ai crochetées en 3.5. Cette laine se tricote en 4.

Mon choix de laine n’était peut-être pas le plus judicieux car on ne distingue pas forcément très bien les motifs. Une laine plus fine aurait été plus adaptée certainement, ou un crochet plus gros. Dans le bouquin, rien ne faisait état d’un blocage quelconque, et comme je n’y connais rien blocage, je ne me suis pas lancée dans cette aventure. Peut-on bloquer des ouvrages au crochet ou c’est réservé à la caste des tricots ?

Il me restait encore 3 pelotes de cette laine, et pour assortir avec le châle, j’ai décidé de tenter un autre modèle du livre qui me plaisait bien, il s’agit d’une paire de mitaines longues. Le point utilisé se nomme « point d’ajours », et quelques brides sont utilisées au niveau du poignet pour resserrer le tout. Il faut un peu plus de 2 pelotes pour ce projet (crochet 3.5), il doit me rester la moitié de la dernière. Ça va très vite, pareil, le point ne pose pas de difficulté, surtout que le procédé est bien illustré dans le bouquin. Au niveau du poignet, les instructions proposent de changer de crochet pour passer en 3, mais je ne l’ai pas fait et cela n’est pas plus mal car sinon, cela aurait été un peu serré.

Petite remarque concernant la chaînette de base : le livre indique un nombre de mailles + 2, et de faire les motifs. Dans mon cas, ça ne collait pas génial avec les motifs, j’ai défait et retravaillé sur moins de mailles. Malheureusement, je ne m’y connais pas suffisamment en crochet pour vous livrer ici une solution miracle ou assurer qu’il y a une erreur ou pas dans le livre. Seulement, si vous souhaitez réaliser ce modèle, soyez vigilantes !

La douceur de l’alpaga est top pour ce genre de projet à porter autour du cou et pour des mitaines, ça passe bien aussi car ça tient chaud !

Même le chat aime bien, et si c’est validé par le chat…. ;)

Un cadeau d’anniversaire bien chaud…

Bon anniversaire à ma petite soeur!!! Cela fait maintenant un moment que j’ai ce snood et ce bandeau en stock et que je n’ose le poster! Et oui, les photos ont été réalisées le même jour que celles de l’écharpe « Fleurs d’hiver », même coupon de jersey beigasse tendu dans le fond, même style de pose. Je trouvais que ça correspondait bien au style doux que je voulais pour ces articles.

Je vais dans quelques heures festoyer avec la « Geburstagkind » comme on peut dire dans la région, donc aucune crainte qu’elle voit le message… ;)

Et pour son plus grand bonheur, et histoire de faire typique, j’ai préparé un kouglof… Bon, assez parlé de « manger »…

Pour crocheter ce snood, j’ai utilisé de la laine qu’on peut feutrer, du moins c’est ce que j’ai compris sur le paquet que j’ai acheté en allemagne. De la laine vierge qu’on peut feutrer : « Schurwolle » « Filzen ». Le dégradé de couleurs m’a séduite immédiatement, et j’étais bien dégoutée de voir qu’il ne restait qu’un seul pack. Je me suis sacrifiée et j’ai confectionné pour ma petite soeur un snood, le même que celui que j’avais fait en vacances, un modèle très simple et qui se monte assez rapidement au crochet de 10, ce n’est qu’un grand rectangle de demi-brides.. Le sien se tient mieux, il est moins dégoulinant, 2 raisons à ça : la laine utilisée dans ce cas est plus épaisse et plus rigide, et ensuite, après un passage en machine pour le « feutrer » un peu, il s’est resserré. Je crois que j’aime autant sa version parce que la mienne, qui pend autour de mon cou, ça ne tient pas tellement chaud…

Le modèle de base du snood est, comme toujours, issu du livre « Mon cours de crochet ». Inépuisable ce bouquin!!

Comme il me restait de la laine, j’ai eu l’idée après vu la version de Féénambulle de rajouté un petit bandeau que j’ai froncé en son centre pour lui donner une forme de noeud. Trop facile, c’est juste un grand rectangle froncé en son centre, lui aussi réalisé en demi-brides!

J’espère que la future propriétaire sera contente et que la taille du bandeau sera la bonne… à bientôt!!

Fleurs d’hiver

J’ai terminé mon écharpe en Holst Garn Samarkand! C’est un assemblement de fleurs sur deux rangées, je ne suis pas certaine que ça tienne très chaud par grand froid, mais c’est original.

Par contre, je ne suis pas totalement persuadée que mon choix de laine était judicieux pour ce projet, car le résultat n’est pas vraiment détaillé et fin, mais plutôt mastoc et grossier. Cela a certes son charme, mais ça fait un peu travail de bourrine. Je pense passer cette écharpe en machine car j’avais lu sur internet (je ne sais plus trop où) que cette laine réagissait bien au lavage en devenant « moelleuse ».

Le modèle est, encore une fois, issu de mon live « le crochet en 25 lecons », ce livre est vraiment génial. Comme ça, j’ai un ensemble avec mon bonnet/béret!

Il me reste encore du fil, je pense éventuellement à une petite paire de mitaine, je me tâte encore, à voir. Maintenant je peux parader avec mon ensemble « que je l’ai fait toute seule ».

Le crochet c’est marrant, mais plus je vois des modèles tricotés comme des châles et des écharpes, plus je me dis qu’il va falloir « changer de plateforme » un jour et tester les deux aiguilles. Une résolution pour l’an prochain?

 

Sinon, concernant les photos, elles ont été prises dans ma cuisine, avec un grand coupon de jersey beige tendu sur les placard, et des lumières posées à ras du sol. Et pour ceuc et celles qui se posent la question : non, je n’étais pas vraiment déshabillée, il fait trop froid pour ça en ce moment!! ;)

Le résultat était pas trop mal, mais j’ai eu envie de jouer un peu avec les filtres qu’on peut trouver ça et là sur internet.

Etant un peu limitée dans l’édition de mes images à cause de la piètre qualité fournie par mon compact, je ne peux malheureusement pas me lancer dans des modifications trop importantes. Rollip m’a donné l’occasion de m’amuser un peu même si le résultat manque de naturel (et le redimensionnement des images pour cet article n’a rien arrangé). Cela peut donner un style à des photos de qualités merdiques comme les miennes, même si je continue à soutenir qu’une photo merdique, reste merdique, ce n’est pas un filtre ou un effet qui peut la sauver.

Je ne suis pas une grande fan des filtres, mais il ne faut pas jeter la pierre sans avoir essayer. :)

Et plus je me penche dans le domaine de la photo à la recherche de renseignements pour un nouvel appareil qui pourrait convenir à mes besoins, plus je me rends compte que c’est un domaine immense et presque infini, pour peu qu’on y trempe le doigt, on veut un plus grand capteur, un objectif plus lumineux, un ceci, un celà…

Difficile de faire son choix!!

De béret à bonnet, il n’y a qu’une maille (ou plusieurs) …

Ben alors, qu’est-ce que j’ai pu fabriquer pendant une semaine pendant laquelle ma vie couturesque et crochetesque n’était pas sur le grand Interweb???

La bonne réponse est : me couper les mains avec de la fibre de verre merdique à coller au plafond, râler parce que c’est le bazar partout dans l’appart, accueillir les gentils artisans qui viennent poser la cuisine, ranger, être gentil avec l’Homme qui fait pleins d’effort pour que ça avance. Et la cuisine alors, ben elle est toujours pas terminée, mais j’ai bon espoir que ce soir ça soit réglé. Bref!

Vous vous souvenez de mes débuts prometteurs au crochet? (genre, la frimeuse!) De ce beau béret que j’avais commencé? Et bien, mesdames et messieurs, ce beau béret est terminé.

Mais, devant vos yeux ébahis, il s’est transformé comme par magie en un bonnet sans aucun rapport avec l’image de référence! OUhahhhaa, c’est magiiiiqueee!!

Bon, j’admets que là, sur cette photo il ressemble plutôt à une bouse de vache, je m’en excuse, je suis une très mauvaise photographe, honte à moi.

Essayons d’autres clichés.

(la penseuse en action dans son atelier, jamais sans sa contrex!)

Sur celle-ci, la couleur est vraiment celle du bonnet, c’est la plus représentative. Il ressemble un peu à une citrouille, surtout avec son petit… petit… truc? au dessus.

La base était pourtant bien partie, le nombre de maille collait, ça faisait bien le tour de ma tête. Qu’est-ce qui a bien pu se passer? Si je le savais, j’aurai pas un bonnet en main, mais bel et bien un béret… J’ai certainement voulu trop réfléchir à certaines combinaisons et au fur et à mesure que j’avançais, même en défaisant ce qui n’était pas bon, je refaisais une autre erreur d’interprétation dans les combinaisons de points et j’avançais dans le brouillard total.

Au bout d’un moment, je me retrouve avec une ligne d’une vingtaine de mailles et je vois dans les explications qu’il reste au moins encore 20 rangs à faire. Comment dire, y’a un lézard dans le point noisette là, non? Mode Improvisation!

Je saute une grosse partie des lignes qui me semblent superflues (enfin superflues à mon stade de la réalisation foireuse) et je vais direct aux deux dernières, je fais des brides reliées en vrac pour pouvoir refermer mon bonnet, c’est ça qui a créé la fameuse excroissance, la petite tige du potiron.

(bon, je reconnais que c’est pas super intelligent d’avoir pris une photo de la couture du bonnet, j’suis vraiment mauvaise sur ce coup là, je vais retourner me coucher si ça continue!!)

J’ai encore de la chance qu’il soit utilisable et portable!! Quand j’ai demandé conseil à une amie crocheteuse, devant mes explications elle était perplexe également. Je pense que je vais aller faire un tour chez Bergère de France pour éclaircir tout ça.

La partie basse du bonnet est bonne, elle suit à 100% la ligne de conduite du livre, mais le reste… On peut dire que j’ai inventé un nouveau modèle!

C’est ça de vouloir passer de la leçon 2 à la 4 à la 8 et ensuite direct à la 17! Quelle mauvaise exemple je suis…

Voilà ce qu’il reste des deux pelotes que Holst Garn que j’ai utilisées, j’ai crocheté ce modèle avec deux brins de laine en même temps. Il me reste encore 3 pelotes, je pense me faire une petite écharpe fine ou style dentelle pour assortir, mais pour moi, le point de noisette c’est TER-MI-NE!!

Capitaine Crochet

Il y a quelques jours, j’ai reçu avec délice un colis de laine que j’avais commandé à Sarah, auteur du blog Ernest est Céleste.

Parmi ce lot de pelotes j’ai découvert ce qu’était la laine Holst Garn Samarkand dont j’avais lu un peu partout sur la blogosphère qu’il s’agissait d’une pure merveille.

Je confirme, il s’agit de ma favorite pour l’instant, celle pour laquelle j’ai immédiatement su comment j’allais l’utiliser. En fil double, pour me faire le béret de la leçon 17 de mon livre de chevet, à savoir Mon cours de crochet en 25 leçons.

 

Mouais leçon 17, c’est pas un peu présomptueux ça ??

Vérifions ! Techniques utilisées :

- mailles serrées : ça c’est fastoche, c’est la leçon 3, je connais

- brides : ça fastoche aussi, j’ai fait le bonnet de ma sœur rien qu’avec des brides

- point de petites noisettes : cette leçon sert à l’apprendre, donc c’est ok aussi.

 

Je suis fin prête à faire mon béret ! Dans un vague élan de bonne conscience, je me dis qu’il serait peut-être judicieux de faire un échantillon et là, une question s’impose : quand y’a plusieurs type de points, on le fait avec lequel notre échantillon ? Un peu de tous ? Juste des mailles serrées dans le cas de ce béret ?

 

J’ai opté pour un peu de tout en commençant par les 5 rangées de mailles serrées et ensuite quelques rangées de brides et de noisettes. Pas très concluant tout ça, et il est plutôt merdique mon échantillon ! et peu réprésentatif…

En réfléchissant un peu, ce qui est important dans un béret ou un bonnet, c’est le tour de tête, donc dans mon cas, la première rangée.

Je crochète les 96 mailles chaînettes en 3.5 et fait le tour de ma tête et comme la fois d’avant c’est trop petit.

 

Alors il faut en conclure que soit j’ai un crâne surdimensionné, soit je crochète serré, soit le modèle est vraiment fait pour des gosses. Je recommence ma chaînette, cette fois avec un crochet de 5 (j’ai pas de crochet de 4…), je me coiffe de ce charmant bandeau et ça fait le tour, youpi !

 

Je suis donc en train d’aligner les rangées avec du 5 au lieu du 3.5 préconisé.

Au rang 14, ça commence à prendre forme !! S’il me reste de la laine, je pourrais me faire un petit quelque chose pour le cou, pas un châle, quelque chose de plus léger et de plus dentellé. Je ne sais pas encore.

Avez-vous déjà eu ce genre d’expérience avec vos échantillons, vous les réalisez comment ? Un seul point ou les différents présents dans le modèle ? Je n’ai pas trouvé la réponse dans mon livre…

Bonnet rose fushia au crochet, yeah baby!

Il est terminé, le joli bonnet à vagues!! La laine est toute douce, facile à crocheter, le résultat est bien flashy. J’en suis super fière. Même l’Homme de la maison a dit qu’il était joli et a même évoqué un futur bonnet (pour lui) pour le ski. Blague ou pas, je ne sais pas, toujours est-il que je suis dans un état second tellement je ne m’attendais pas à ce que le résultat soit aussi confortable, régulier. Super top! Merci le cours de crochet en 25 leçons!! Pour info, il s’agit de la leçon 9. Ce livre est vraiment top, les modèles sont tous plus beaux les uns que les autres.

Et, une première pour moi, j’ai réalisé une cordelette pour attacher le haut et former cette espèce de fleur, je n’en avais jamais faite avant. C’était vraiment simple, une fois qu’on a le coup de main. J’en profite pour partager mon expérience dans ce mini-tuto (dispo aussi en pdf, sinon, cliquer sur les images pour les agrandir), j’espère qu’il vous sera utile.

Un projet super simple, un rectangle dont la longueur est le tour de tête, une seule couture pour en faire un tube, un point pas trop difficile (surtout qu’on a le temps de le pratiquer!!), la cordelette ferme le « haut » du rectangle et forme le bonnet. Une fois les heures de crochetage terminées, il est temps de frimer et de prendre des photos artistiques…

Ouaiiiiss… Trop artistique. On va trouver une pose un peu plus simple… Toute seule, pas si facile.

Et une photo où on voit mieux le bonnet peut-être?

Et soudain… C’est le DRAME…

 

Se souvenir que le bonnet… et bien il n’est pas pour sa propre tête… Mais pour celle de la petite soeur qui a sélectionné cette couleur. Bouh, c’est triste.

Mais en attendant qu’elle vienne le chercher, il est A MOI!! Nyark nyark nyark!

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Pas trop de couture en ce moment, mais j’assure que c’est à l’insu de mon plein gré!

Pourquoi?

Indices :

Mhhh, cette fine couche de plâtre qui recouvre TOUT dans l’appartement, avoir son four et son frigo dans le salon, devoir faire la (mini) vaisselle dans le lavabo de la salle de bain. J’adore!

J’espère que ça sera bientôt terminé! Je n’ose pas trop sortir des beaux tissus dans ces conditions, alors que la laine supporte mieux toutes ces péripéties car une fois qu’on a un peu crocheté devant la télé, hopla, on range tout dans un sac plastique qu’on ferme bien hermétiquement et le tour est joué! Impossible de couper du tissu alors que le sol est constamment blanchâtre (oui, je coupe par terre, pas de table assez grande).

En plus, j’attends de la laine qui arrivera certainement demain, j’ai hâte de vous montrer mes nouveaux trésors!!

La dentelle aux îles Canaries

Une spécialité canarienne est la confection de dentelles. Il en existe de plusieurs sortes, certaines sont travaillées avec comme base une étoffe dont une partie de la trame est retirée, d’autres se façonnent comme une toile d’araignée.

La broderie représente la plupart du temps des motifs floraux, des paysages mais aussi des motifs géométriques. Ce type de travail est exclusivement fait à la main. Sur la photo, il s’agit d’une petite boutique de dentelle du coté de Larajes, à Fuerteventura.

La calado canario, la dentelle en lin, est un art qui se transmet de mère en fille. On trouve des belles pièces (nappes, serviettes, individuels, rideaux) dans toutes les îles, (dont Fuerteventura) mais en particulier à Ténériffe qui concentre la production des îles voisines. Ce type de travail se fait à l’aide d’un cadre en bois sur lequel l’ouvrage est fixé et en suite on travail avec du fil de coton ou de lin, avec une aiguille. Il faut des semaines pour faire une nappe! Tout ce que j’ai vu dans cette boutique était superbe, très travaillé. Bon il faut avoir l’intérieur qui va avec, car la nappe à dentelle, c’est tout de même assez particulier, mais j’admire le travail et la dextérité des personnes qui pratiquent cet art.

Cet art est aussi appelé « Dentelle de Ténériffe » ou « Sol Lace » quand il est travaillé « en rond », en forme de soleil ou de roues.

Les fils sont tendus sur une circonférence, puis les espaces entre les fils sont « brodés » à l’aiguille. Les motifs sont souvent circulaires et l’utilisation d’un coussin spécifique est nécessaire. Cet accessoire ressemble à un coussin à épingles classique, sauf que des épingles sont plantées en cercle, il n’y a que 2-3 millimètres qui dépassent, la dentellière s’en sert pour former les ronds. Je n’ai pas eu l’occasion d’observer quelqu’un pratiquer, je ne peux en dire plus. Il est également possible d’utiliser un morceau de bois avec des clous.

La différence entre une dentelle de bonne qualité et une de qualité moindre est la densité et la complexité des motifs, mais aussi la grosseur du fil, plus le fil est épais, moins la qualité est importante.

Celle là, c’est de la bonne…

Celle là, un peu moins….

Voici quelques photos de ces fameux cercles, qui sont assemblés sur de la toile de lin pour faire des nappes et des serviettes.

Les prix étaient assez élevés, sinon j’aurai craqué pour 2 mètres de dentelle sous forme d’un long ruban de 10 cm de haut, mais c’était plus de 60 euros, et comme je ne savais pas encore exactement comme l’utiliser, je n’ai pas sauté le pas…

Avec un peu de recul, je pense que sur un robe toute simple, coupe droite, au niveau de la poitrine, ça aurait été très chic. Mais bon, tant pis, maintenant c’est trop tard.

Il y avait bien un livre sur la dentelle avec des explications, mais il n’était que disponible en espagnol et mes connaissances se limitent à Hola et Gracias, ce qui ne m’aide pas tellement dans ce cas!

Je ne m’étais jamais penché sur la dentelle avant, sur la manière de la faire et les différentes dentelles qui existent, mais faire quelques recherches sur la calado canario m’a fait découvrir pleins de choses. Par contre, il y a très peu de ressources sur cette dernière sorte de dentelle, qui n’est visiblement pas très connue ni très demandée.

Voici cependant quelques liens (d’où sont tirées quelques photos de cet article, en complément des miennes)

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