Transparence et finesse pour ce gilet aérien! On va ajouter patience aussi…
Cette laine m’a été offerte par ma soeur pour Noël, il s’agit de la Kid Seta de Cascade Yarns. J’avais flashé sur le gilet proposé par la marque pour cette laine.
Ce n’était pas forcément compliqué à tricoter, mais c’était assez long car aux aiguilles 4 avec un fil aussi fin, on a l’impression de tricoter de la toile d’araignée! N’empêche que le résultat, une fois mis en forme, est une pure merveille de par son tombé et sa douceur, un véritable doudou! Il est à la fois chaud et léger.

Photo Ouipatrons! + AmeteorShower
Dès que j’ai eu vent du concours de tricot « Cocooning » organisé par Thread and needles, j’ai pensé à ce modèle, j’ai un peu accéléré la cadence pour le terminer dans les temps, et c’est le cas, je suis même en avance!
Pour les informations techniques : j’avais en ma possession 7 pelotes pour tricoter la taille L (oui, j’en avais une de trop, mais je préfère être prudente!), à la fin il me restait une pelote entière et une à moitié entamée. J’ai rangé celle intacte et avec l’autre j’ai crocheté une bordure décorative pour rallonger de quelques centimètres le gilet.
J’avais monté mes mailles « Knitted-On Cast-On« car ma manière habituelle serrait trop les premiers rangs et le début du tricot « bullait ». Avec le montage à deux aiguilles, c’était très souple même si ça roulottait avec le jersey (malgré deux rangs de point mousse), ça m’a été très utile pour enchaîner le crochet sur le rang de montage qui était très distinct du reste. On peut d’ailleurs clairement le voir sur le photo, il s’agit de l’alignement de cercles avant la bordure en crochet.
La bordure est très simple, composée de 3 brides, 3 mailles en l’air qui s’enchainent, et se décalent le rang d’après. J’ai trouvé ce motif dans le livre 180 points de crochet.

Photo Ouipatrons! + AmeteorShower
En restant dans la thématique du crochet : les parties du gilet sont assemblées en mailles serrées très souples pour des coutures presque invisibles. J’avais essayé une autre technique, une vague idée foireuse de relever des mailles à l’arrache des deux cotés et de rabattre à 3 aiguilles mais… C’était hyper pourri comme idée, le résultat était trop serré, donc les cotés remontaient et froissaient, une horreur.
L’autre horreur a été de démonter mes coutures ainsi réalisées, avec ce style de fil c’était presque dangereux pour l’intégrité du tricot. Le fil ne glisse pas bien entre les mailles, s’accroche, fait des noeuds!! Cela a duré des heures…
Sinon rien à redire sur le patron, il est très clair à part quelques lignes au niveau de la tête d’emmanchures que j’ai mal interprétées, je plaide cependant coupable, c’est moi qui n’ai pas bien pigé.
L’avis de mon homme sur ce gilet… Mhhh…
« Ben c’est comme le truc rouge que t’as déjà fait, tu sais que je trouve ce style de fil très moche. C’est poilu et tout fin, ça sert à rien. »
Le lendemain, je portais portant fièrement mon gilet. Au Grand Journal ce soir là, Michel Denisot recevait Nicola Sirkis et le groupe Indochine et le leader portait un pull qui, selon mon homme, était « presque le même » que le mien.
Traduction : un pull foncé en maille légère un peu transparente. Passons sur le détail que le pull de Nicola était à rayures et que ma « création » est un gilet… Je n’ai pas non plus vu de bordure au crochet au pull de Nicola…
Il me fait la remarque d’un air dédaigneux genre « Regarde le, l’autre là avec sa serpillère… »; je lui réponds qu’il y a pire que de ressembler à Nicola Sirkis et que d’ailleurs j’ai toujours bien aimé le style un peu rock-gothique-à-moitié-gentil.
« Ouais, genre… C’est moche quand même. »
L’art de la conversation…















Bon, j’admets que là, sur cette photo il ressemble plutôt à une bouse de vache, je m’en excuse, je suis une très mauvaise photographe, honte à moi.










































