Robe pour un mariage, ou comment faire du neuf avec du vieux…

Robe en laine et polyester, d'après un patron personnel basé sur la méthode de la coupe de Line Jaque, robe doublée en satin de polyester, manches en dentelle noire

Ben oui, cette robe date de début octobre, la preuve, je ne porte pas de veste sur la photo et pas d’étole non plus.

Je précise cela car une étole était prévue. Mais nous en reparlerons plus tard.

Cette robe, c’est avant tout un tissu qui a de la gueule (mélange laine et polyester). Je l’ai trouvé en dernière minute sur un marché aux tissus hollandais près de chez moi et c’était le coup de foudre immédiat ! Il n’était pas donné, je n’ai donc acheté qu’un rapport de motif, en étant certaine de pouvoir caser ma robe dans ce coupon de 95cm par 140cm de large. C’était juste ce qu’il fallait pour une robe 3 trous ! Pour les manches, je voulais un tissu différent et j’ai opté pour une belle dentelle noire, également obtenue sur le même marché, 60 cm ont suffit.

Robe en laine et polyester, d'après un patron personnel basé sur la méthode de la coupe de Line Jaque, robe doublée en satin de polyester, manches en dentelle noire
La robe est doublée avec un satin de polyester super doux, que j’ai depuis des années dans mon armoire et que j’admirais régulièrement, tant j’aimais ces couleurs et ses motifs.
La doublure est une copie des pièces de la robe, pas de parmenture au niveau du cou, mais un biais en coton noir qui maintient bien l’encolure.

Robe en laine et polyester, d'après un patron personnel basé sur la méthode de la coupe de Line Jaque, robe doublée en satin de polyester, manches en dentelle noire
A la hauteur de l’ourlet, la doublure est reliée à la robe par des cordelettes crochetées attachées au niveau des coutures des cotés, ceci pour éviter qu’elle ne remonte quand je marche.
La fermeture éclair invisible est dans le milieu dos, avec un petit crochet dans le haut de la robe.

Robe en laine et polyester, d'après un patron personnel basé sur la méthode de la coupe de Line Jaque, robe doublée en satin de polyester, manches en dentelle noire

La seule chose qui m’a un peu chagrinée, et je ne l’ai remarquée que sur les photos, c’est qu’au niveau de l’encolure il y a une sorte de cloque de tissu. J’ai voulu faire quelques points à la main pour bien maintenir la doublure en retrait du tissu principal et je pense que j’ai cousu trop de matière. De plus, la robe étant un peu trop ajustée, la tension était très présente à cet endroit. D’où la cloque, pas très jolie…

Robe en laine et polyester, d'après un patron personnel basé sur la méthode de la coupe de Line Jaque, robe doublée en satin de polyester, manches en dentelle noire

La forme est plus que basique, il s’agit en fait du gabarit sur mesure que je me suis fabriqué grâce au livre de Line Jaque « la technique de la Coupe » que j’ai rallongé pour en faire une robe.
Les manches tailleurs sont également celles qu’on peut se créer à partir de ses mesures, j’ai préféré les cintrer un peu plus que pour un chemisier classique.

Robe en laine et polyester, d'après un patron personnel basé sur la méthode de la coupe de Line Jaque, robe doublée en satin de polyester, manches en dentelle noire
Cette robe toute simple est donc composée d’un dos et d’un devant ainsi que de manches issus de la méthode Line Jaque et elle me colle comme une seconde peau. Un peu trop. Surtout le jour du mariage, où je me sentais vraiment un peu serrée. Il faut dire qu’entre le moment où j’ai conçu mon gabarit et le moment où j’ai porté la robe, il y a eu quelques changements physiologiques…

Je n’ai malheureusement qu’une ou deux photos de cette robe portée, la journée du mariage s’est déroulée à toute vitesse ! Admirez aussi le travail somptueux de la coiffeuse, ça a duré pas mal de temps, mais le résultat ne passait pas inaperçu.

robe-gabarit-mariage-coiffure-3

Le plus important de cette journée, ce sont les mariés, et la robe blanche était particulièrement sophistiquée et délicate.
mariage-octobre-2

mariage-octobre-1

Quant à l’étole dont je parlais en première ligne… Elle fera à elle seule l’objet d’un article, son histoire étant vraiment comique et pleine de rebondissements. Je pense que je traîne une sorte de malédiction des étoles…

L’épopée de l’étole maudite

étole du berger en laine alpaga teint à la main, modèle gratuit de saki, disponible sur son site sakikojones.fr, modèle d'écharpe en dentelle

Quelle beau temps pour vous présenter une étole en laine, n’est-ce pas ?

Vous avez peut-être reconnu les triangles caractéristiques de l’étole du berger, le modèle créé par Saki. Dès que j’avais posé les yeux sur les premières photos de cette écharpe (qui se nommait Claudia à l’époque), je la convoitais. Ohhh oui… Mon précieux ! Elle me paraissait à la fois simple et élégante, pas trop « dentellesque », pas trop « jerseysque » ou « moussesque » non plus. J’en ai du vocabulaire en tricot, moi!

N’empêche que j’en ai eu des aventures avec cette étole… Oh oui, et pas qu’un peu ! Pourtant, tout démarrait bien : je me réjouissais à l’idée de tricoter deux beaux écheveaux d’alpaga teints à la main (2x150g) et la bordure de dentelle ne m’a pas donnée de maux de crâne même si elle nécessite de la concentration (pas à tricoter devant la télé!).

Une fois la bordure en dentelle derrière moi et les quelques rangs de jersey et de mousse passés, j’ai aligné les petits triangles, mémorisant au fur et à mesure le motif. Triangle après triangle, rang après rang, je termine ma première pelote (donc la moitié de la laine disponible pour ce projet, hein, faut suivre !!), je sors mon mètre ruban et là… C’est le drame.

60 centimètres.

60 CENTIMETRES????!!!!

étole du berger en laine alpaga teint à la main, modèle gratuit de saki, disponible sur son site sakikojones.fr, modèle d'écharpe en dentelle

Ce qui amènerait mon étole, une fois terminée, à la longueur démesurée de 120 centimètres. C’est un peu la loose pour une étole, on est d’accord. Dans mes rêves les plus fous, mon écharpe mesure 2 mètres et je peux m’enrouler dedans et me pelotonner dans ma grotte (oui, je suis une sauvage) sans risquer les courants d’air. Dans à peine plus d’un mètre, ça va être difficile, ça suffirait à peine à me servir de paréo.

Réaction normale d’une non-tricoteuse, ne comprenant pas vraiment mon problème : T’as qu’à racheter de la laine, au lieu de pleurnicher.
Logique, quand tu nous tiens.
Seulement voilà, mes beaux écheveaux d’alpaga teints à la main, ils venaient… D’Australie. De Tasmanie plus précisément. On ne parle même pas de problème de bain différent, ou un souci « classique » de ce style, là on est dans de la problématique « à l’internationale », genre mes écheveaux de frimeuse ils viennent de l’autre bout de la terre, d’une communauté de hippies chevelus qui n’ont pas de site de vente en ligne. Ça serait trop facile…

étole du berger en laine alpaga teint à la main, modèle gratuit de saki, disponible sur son site sakikojones.fr, modèle d'écharpe en dentelle

Comme j’ai conservé le sachet (miracle !!) dans lequel était stockée ma laine, j’ai trouvé un point de contact à qui j’ai envoyé un mail poignant et larmoyant, en lui expliquant que je suis une pauvresse de France et que je veux par tous les moyens (tous !) acheter 2 écheveaux de telle couleur, de tel bain, teint à telle date (oui, mon innocence me faisait croire que j’allais trouver tous ces critères) et qu’il faut me les envoyer dans notre pays du fromage et que je lui en serais éternellement reconnaissante, et qu’en plus, je lui enverrai une photo de mon écharpe une fois terminée. Je joins même une photo de mes écheveaux, comme ça, si le Bushman de l’autre coté de la Terre ne comprend pas mon anglais approximatif (et encore, il échappe à mon accent allemand quand je parle anglais), la photo devrait le renseigner.

Une réponse vient : ils veulent bien m’envoyer 2 écheveaux, bien entendu ça va coûter un bras en frais de port (genre 30% du prix de la commande, argh, je me meure…) et qu’en passant, ils n’ont pas paypal et qu’il va falloir faire un virement bancaire. OK, je suis prête à tout, je vais voir avec ma banque pour le virement, je n’ai peur de rien (surtout pas du prix total, visiblement). Bien entendu, inutile de vous préciser que ces échanges se déroulent sur moult mails et que ça prend un temps fou. Là, l’Australien et moi on décide d’un commun accord de faire un break, le temps que je lui fasse parvenir un virement avec les sous pour qu’il puisse m’envoyer mon colis laineux.
Je prends contact avec ma banque, en lui expliquant que je dois faire un virement en Australie, je lui donne les coordonnées bancaires qui vont bien et là… C’est le drame (et oui, encore).

étole du berger en laine alpaga teint à la main, modèle gratuit de saki, disponible sur son site sakikojones.fr, modèle d'écharpe en dentelle

« Il me faut un IBAN, je ne peux rien faire pour vous sinon. »

Déjà à la base, elle ne pouvait rien faire pour moi, mais ce n’était pas à cause de l’IBAN, hein, je dirais que c’était plutôt un savant mélange de mauvaise volonté et d’ignorance bornée. Info du jour : en Australie, il n’y a pas d’IBAN, ils fonctionnent avec d’autres normes, un truc d’anglais (oui, ils ont la reine sur leurs billets, ce sont des anglais, c’est pas moi qui le dit c’est Dr House).
La banquière ne veut rien entendre (surtout pas de moi d’ailleurs), et elle me dit qu’elle « ne peut vraiment rien pour moi, si je n’ai pas d’IBAN, la transaction n’est pas possible. »
Je me permets de lui demander si l’Australie vit en autarcie totale et ne commerce aucunement avec le monde extérieur, cela doit être le cas, puisqu’ils n’utilisent pas d’IBAN. Dans le doute, je vais demander à son chef, il doit savoir, lui. Comme pour le marchandage de la laine, cette procédure pénible traîne pendant des jours.
Au final, MIRACLE, après avoir largement ennuyé tous les employés de ma minuscule banque de campagne, mon virement passe ! Je me crois sauvée sauf que…

(et oui, je vous ai promis une vraie aventure digne de Crocodile Dundee, c’est le cas)

L’Ami Australien me dit qu’il a reçu des sous (youpi), mais que le montant est incorrect (arffff…). Il me remercie de faire le nécessaire blablabla, et qu’en attendant il garde ma laine en otage. Je me retourne vers mon amie la banquière, elle ne sait pas où est l’argent, peut être des commissions, peut-être pas. Elle n’a pas vraiment l’intention de se renseigner, m’est avis…
Le temps passe, des mails, des jours, des mails… Des menaces, des mails, de l’indifférence, des mails. Mais toujours pas de laine.

étole du berger en laine alpaga teint à la main, modèle gratuit de saki, disponible sur son site sakikojones.fr, modèle d'écharpe en dentelle

Mon étole est toujours au point mort, si vous suivez bien cette fabuleuse histoire, vous savez qu’elle est stoppée au stade de demi-étole. Dans le doute, j’ai préféré la laisser de coté et garder ma 2eme pelote disponible pour faire l’autre extrémité car j’avais depuis longtemps abandonné l’idée de recevoir des écheveaux du même bain. Si écheveaux il y aura un jour… De cette façon, les deux extrémités seraient identiques.

Je décide de baisser les bras avec la banquière, et lui demande une dernière chose : d’envoyer un second virement afin de payer la rançon de Bushman et de libérer ma laine. C’est ce qui se passe. Ma laine arrive (rapidement, la poste australienne fonctionne bien), et bien entendu le bain est différent, il y a beaucoup plus de bleu que dans mes pelotes mais je vais m’en remettre. L’activité tricot reprend,  j’enchaîne avec un nouvel écheveau bleuté.

Lors de notre voyage en Russie, j’avais apporté mon étole pour avancer, en espérant secrètement la terminer. En effet, à St Petersbourg, je l’aurai certainement supportée. Je tricote un peu le soir dans notre chambre les deux premiers jours, car curieusement, la télé russe ne me branche pas. En revenant des toilettes (détails dépourvu d’une quelconque importance dans cette histoire), je m’assieds pour reprendre mon ouvrage… et là… vous le savez… c’est le drame. L’énooorrrme pression exercée par mon postérieur a cassé mes aiguilles circulaires en bois.

Maudite, vous avez dit maudite ?

étole du berger en laine alpaga teint à la main, modèle gratuit de saki, disponible sur son site sakikojones.fr, modèle d'écharpe en dentelle

J’ai donc trimballé mon étole en Russie juste pour lui faire voir du paysage. Mince ! Au détour d’une église parmi les milliers qu’on a visitées, je trouve un magasin de couture, j’y rentre et y achète une paire d’aiguilles circulaires fixes, de quoi me dépanner. En rentrant à l’hôtel, je me rends compte que je n’ai pas amené mon ouvrage avec moi à St Petersbourg, qu’il est resté à Moscou chez le beau-frère, ne voyant pas l’intérêt de l’avoir près de moi si je ne peux pas tricoter. J’ai donc des aiguilles mais pas de tricot…

Cette histoire peut-elle bien se finir ?

étole du berger en laine alpaga teint à la main, modèle gratuit de saki, disponible sur son site sakikojones.fr, modèle d'écharpe en dentelle

Oui ! Une fois rentrée à la maison, j’ai pu continuer mon étole, et après un grafting tout moche pour la terminer (pour attacher la bordure de dentelle), je l’ai bloquée et je peux la porter. J’avoue que j’avais du mal à le croire, je m’attendais à tout avec cette écharpe ! Pour l’instant, il ne m’est rien arrivé de funeste en portant cette étole.

Quelques informations techniques, tout de même… Il m’a fallut 3,5 écheveaux de 150grs d’alpaga, et j’ai tricoté cette étole avec des aiguilles 4, elle mesure 2,30m après le blocage. Il me reste de quoi faire des mitaines ou un bonnet simple.

En tout cas je ne suis pas déçue du modèle, qui se retient bien et qui se révèle lors du blocage et je ne peux que vous encourager à le tricoter. En vous souhaitant moins de péripéties que moi !

signer

Coupons gaiement du liberty!

C’est bien la première fois que je couds du Liberty! Pourtant, the famous liberty, on en voit chez un max de couturières de la blogosphèrejupe en liberty caesar turquoise et gris, burda juin 2011, top en dentelle blanche, tendance couture 2Mais alors, pourquoi ne pas avoir cédé à la tentation plus tôt? Est-ce, une fois de plus, mon esprit supra rebelle qui me pousse à ne pas faire ce qu’une grande partie des gens font? Oula, ça serait bien mon genre, c’est dans mes gènes d’alsacienne emmerdeuse de grande envergure.

En exemple, une infime partie des choses que j’ai mises de cotés par principe (sans justification aucune, of course…) : le film des chtis, les livres de Twilight, les réseaux sociaux, les macarons, les émissions culinaires et… le Liberty!

jupe en liberty caesar turquoise et gris, burda juin 2011, top en dentelle blanche, tendance couture 2

j'ai l'air désespérée, n'est-ce pas?

Et puis, au fond, faut pas se le cacher, le Liberty, c’est SUPER CHER! Désolée mais près de 30 euros le mètres, je ne qualifie pas ça de bon marché. J’suis une grosse snobinarde du tissu, comme d’autres le sont de la laine, mais je me débrouille toujours pour l’acheter pas cher, en me fournissant à la source quand c’est possible. Alors, quand je paye grand max mes superbes coupons de soie 8 euros le mètre, il est hors de question d’en payer plus du triple pour du coton, aussi mimi soit-il.

jupe en liberty caesar turquoise et gris, burda juin 2011, top en dentelle blanche, tendance couture 2

Revenons à nos moutons, donc du Liberty j’en ai jamais cousu, mais comme il ne faut pas mourir idiot et qu’il n’y a justement que les idiots qui ne changent pas d’avis (ça doit être pour cela qu’ils meurent, logique, non?) et bien j’en ai acheté.
L’année dernière.
Alors, là oui, vous pouvez constater que je ne suis pas pressée. J’avais craquée pour ce Liberty Caesar avec des plumes de paon, parce que les fleurettes bof bof, y’en a aucune qui me convenait vraiment. Cela faisait donc plus d’un an que mes 2,50m de tissus étaient lavés, pliés et rangés dans l’armoire, en attente du projet qui déchire, parce qu’à ce prix là, je ne me permets pas d’en faire n’importe quoi. Et le temps passe….. et passe.

Contrairement à l’or, le vin ou certaines actions, le Liberty ne prend pas de valeur, juste la poussière.

C’est en lisant un article de Sarai du blog Coletterie (Colette Pattern) sur le Liberty que la lumière de la divine couture s’est posée sur moi.

Ben oui, un modèle tout simple, et faut se lancer, merde! Sarai avait le même Liberty que moi, et qui lui aussi prenait la poussière dans son armoire.

jupe en liberty caesar turquoise et gris, burda juin 2011, top en dentelle blanche, tendance couture 2Je me suis donc lancée, mais pas dans l’inconnu! Une jupe, déjà réalisée pour ma soeur et dont j’adorais le rendu et le tombé, le modèle 117 du burda de juin 2011. Si vous voulez plus de précisions sur le modèle, je vous invite à lire l’article cité plus haut.

Alors oui, le Liberty ça se couds bien, ça se coupe bien, ça se repasse bien (même si ça prend bien les plis aussi). Je suis contente du résultat avec ce modèle, j’ai fait attention de respecter les motifs car je déteste l’impression « bancale » que peut donner un décalage.

jupe en liberty caesar turquoise et gris, burda juin 2011, top en dentelle blanche, tendance couture 2Pour accompagner cette jupette, un petit top tout simple en dentelle blanche. Le modèle vient du « Tendance couture 4″ dont la critique de Saki est à la fois pertinente, réaliste et drôle. Le modèle est le 26, une robe que j’ai coupée pour en faire un top.

Cela faisait un petit bout de temps que je voulais un top en dentelle, mais pas moyen d’en trouver de la jolie dans mon secteur. De la dentelle pas cher genre « attention, au bout de deux lavages tous mes élastiques vont sortir!! », ça oui, mais de la jolie, c’était plus dur. J’ai finalement trouvée celle-ci dans une boutique sur Mulhouse et même si elle n’est pas à tomber par terre, elle est acceptable et convient à mon projet.

jupe en liberty caesar turquoise et gris, burda juin 2011, top en dentelle blanche, tendance couture 2Alors, maintenant, c’est la minute astuce!

Mon top en dentelle est tout simple, composé d’un dos et d’un devant, les manches sont dans le prolongement. Il n’y a que des pinces à la poitrine pour lui donner un peu de forme. Je voulais éviter qu’en formant les pinces, cela ne fasse une surépaisseur qui soit visible à travers la dentelle…

En image :

jupe en liberty caesar turquoise et gris, burda juin 2011, top en dentelle blanche, tendance couture 2

Une pince piquée dans le tissu en dentelle...

jupe en liberty caesar turquoise et gris, burda juin 2011, top en dentelle blanche, tendance couture 2

Sur l'endroit, pas hyper sexy cette pince!

Ce que j’ai testé, c’est de surjeter cette pince au lieu de la faire de la manière habituelle et voici le résultat.

jupe en liberty caesar turquoise et gris, burda juin 2011, top en dentelle blanche, tendance couture 2

La pince surjetée, vue sur l'envers.

jupe en liberty caesar turquoise et gris, burda juin 2011, top en dentelle blanche, tendance couture 2

Sur l'endroit, on la voit beaucoup moins, et une fois le top porté, c'est presque totalement invisible.

Ce n’est pas compliqué à faire et ça peut bien dépanner avec certains tissus! J’espère que cette astuce pourra vous servir.

En tout cas, maintenant que le soleil revient, je me rends compte d’une chose : je n’ai presque plus de tshirts! Ou sont-ils passés??? Aucune idée, à croire que je les mange.

Donc, bientôt sur ce blog, certainement pleins de tshirts!!!

Crochet couleur jean, des mitaines et un châle

Bouuuuhh, comme je vous attire avec une photo avec un chat, comme c’est facile !!! Mais on est pas là pour parler félin, mais crochet !

Forte traumatisée que je suis encore de mon cuisant premier échec au tricot, pendant quelques temps je suis retournée vers mes premiers amours laineux, à savoir le crochet. Mon super-livre-qui-ne-m’a-jamais-déçue m’avait tenté avec un modèle de châle, cela me semblait un projet tout à fait adapté à toutes les heures de vol que j’allais devoir subir pour mes vacances aux USA. Et hop, dans le sac à main les pelotes d’alpaga bleu que j’avais récupérées chez la proprio du blog « Ernest est Céleste ».

J’avais prévu de faire ce châle pour ma petite sœur car je sais qu’elle adore les articles en laine, bonnets, écharpes et consort. En plus, ça lui fait du bien au moral, en ce moment c’est pas jojo de trouver un premier boulot quand on sort de l’école !

Mais revenons à nos crochets.

Le point (nommé point d’éventails) se retient bien est n’est pas très compliqué à faire, il faut juste faire attention à la transition d’un rang à l’autre, pour ne pas faire moins de motifs que prévu et se retrouver avec un châle raccourci. J’ai été obligée de défaire à plusieurs reprises. Le bordure aussi demande un peu de réflexion, ce sont des brides mais pour relier proprement les motifs sans les « étirer », il faut savoir où attacher lesdites brides ! En cherchant un peu j’ai trouvé mon bonheur. Pour réaliser ce châle tout doux, tout chaud, il m’a fallu en tout 3 pelotes d’alpaga de 180m, que j’ai crochetées en 3.5. Cette laine se tricote en 4.

Mon choix de laine n’était peut-être pas le plus judicieux car on ne distingue pas forcément très bien les motifs. Une laine plus fine aurait été plus adaptée certainement, ou un crochet plus gros. Dans le bouquin, rien ne faisait état d’un blocage quelconque, et comme je n’y connais rien blocage, je ne me suis pas lancée dans cette aventure. Peut-on bloquer des ouvrages au crochet ou c’est réservé à la caste des tricots ?

Il me restait encore 3 pelotes de cette laine, et pour assortir avec le châle, j’ai décidé de tenter un autre modèle du livre qui me plaisait bien, il s’agit d’une paire de mitaines longues. Le point utilisé se nomme « point d’ajours », et quelques brides sont utilisées au niveau du poignet pour resserrer le tout. Il faut un peu plus de 2 pelotes pour ce projet (crochet 3.5), il doit me rester la moitié de la dernière. Ça va très vite, pareil, le point ne pose pas de difficulté, surtout que le procédé est bien illustré dans le bouquin. Au niveau du poignet, les instructions proposent de changer de crochet pour passer en 3, mais je ne l’ai pas fait et cela n’est pas plus mal car sinon, cela aurait été un peu serré.

Petite remarque concernant la chaînette de base : le livre indique un nombre de mailles + 2, et de faire les motifs. Dans mon cas, ça ne collait pas génial avec les motifs, j’ai défait et retravaillé sur moins de mailles. Malheureusement, je ne m’y connais pas suffisamment en crochet pour vous livrer ici une solution miracle ou assurer qu’il y a une erreur ou pas dans le livre. Seulement, si vous souhaitez réaliser ce modèle, soyez vigilantes !

La douceur de l’alpaga est top pour ce genre de projet à porter autour du cou et pour des mitaines, ça passe bien aussi car ça tient chaud !

Même le chat aime bien, et si c’est validé par le chat…. ;)

C’est quoi ce look? T’as 16 ans?

jean noir en tissu effet cuir avec poches brodées, dentelles et rubans, patrons fait maison, blog de couture Oui patrons

Mhhhh, ce tissu avec effet faux cuir pour un pantalon est-il du meilleur goùt? Je ne sais le dire! Je traverse une passe sombre, pas vraiment dans ma vie, mais plutôt dans mes envies vestimentaires. J’ai l’impression d’être redevenue la gothique rebelle et râleuse de mon adolescence, les réflexions idiotes sur la vie en moins (j’espère avoir évolué depuis).

jean noir en tissu effet cuir avec poches brodées, dentelles et rubans, patrons fait maison, blog de couture Oui patronsPour ce pantalon, j’ai utilisé le seul patron à ma disposition, celui de mon pantalon violet bouffant dans le bas. A partir des hanches, j’ai élagué les cotés pour que les jambes soient droites et surtout, que tout cela puisse se caser dans un coupon d’1m50! Je n’ai pas osé tenter le slim, pas forcément flatteur sur moi.

Comme vous pouvez le voir sur la première photo, je me suis éclatée pour la décoration des poches. Des restes de rubans, des morceaux de dentelle dépareillée…Le tissu est assez stretch, donc très confortable, mais je me rends compte qu’au bout d’une journée, ce beau pantalon est un peu trop large et traine lamentablement…

Je pense le reprendre sur les cotés (là ou c’est trop gros justement), mais sans l’avoir relavé au préalable. Avez-vous déjà fait une manip semblable? Je ne sais pas si c’est très orthodoxe…

jean noir en tissu effet cuir avec poches brodées, dentelles et rubans, patrons fait maison, blog de couture Oui patronsSinon, craquage complet, comme vous pouvez le constater.

Mais ça, ce n’est pas à cause du pantalon, c’est parce que demain matin je suis dans l’avion pour un trip en Californie!

Tout d’abord, une grosse semaine à San Francisco… Mon homme s’y rend pour son travail, je l’accompagne, mais moi ce n’est que pour le plaisir. ;)

Et ensuite nous descendons sur Los Angeles pour une autre semaine de découverte.

Et dire que je vais pouvoir fêter mon anniversaire là bas! J’espère avoir facilement accès à internet, mais je ne le confirme pas alors s’il n’y a pas de modération des commentaires et qu’ils ne s’affichent pas, ou que je ne réponds pas aux mails, c’est normal.

D’ailleurs à San Francisco, j’ai déjà un petit programme de prévu… Voir de nouvelles méthodes de travail, une autre approche… Et ne pas être toute seule le jour de mon anniversaire! Un cadeau un peu spécial…

Il semble que j’ai trouvé une destinée à ce joli coupon de voile de soie, et à sa doublure en coton assortie!!! Une destinée qui verra le jour à San Francisco!

Je pense d’ailleurs au concours de Thread and Needles, avec plus de 2 semaines en moins pour bosser sur mon projet, je ne suis pas prête de présenter quelque chose pour assortir avec ce pantalon… J’ai déjà fait une pièce, c’est déjà ça! J’ai toutes les idées en tête, mais en ce moment nous sommes un peu bousculés par les préparatifs de notre voyage… Je m’y pencherai à mon retour!

A bientôt pour plus de détails!

 

EDIT :

Dans le cadre du concours Thread and Needles, j’ai fait quelques photos supplémentaires du pantalon, afin de montrer quelques détails qu’on ne voyait peut être pas très bien sur celles de cet article.

Un gros plan du tissu, afin de montrer son aspect veiné et brillant… Il est bien élastique (trop?).

Les poches sont entourées d’un passepoil imitation cuir et de dentelle. La dentelle ce n’est pas la meilleure idée, car elle s’abîme rapidement…

L’intérieur des poches est doublé en satin de coton.

Les passants sont dans un biais en imitation cuir, pour assortir aux passepoils.

Les poches, c’est l’éclate!!!!

La dentelle aux îles Canaries

Une spécialité canarienne est la confection de dentelles. Il en existe de plusieurs sortes, certaines sont travaillées avec comme base une étoffe dont une partie de la trame est retirée, d’autres se façonnent comme une toile d’araignée.

La broderie représente la plupart du temps des motifs floraux, des paysages mais aussi des motifs géométriques. Ce type de travail est exclusivement fait à la main. Sur la photo, il s’agit d’une petite boutique de dentelle du coté de Larajes, à Fuerteventura.

La calado canario, la dentelle en lin, est un art qui se transmet de mère en fille. On trouve des belles pièces (nappes, serviettes, individuels, rideaux) dans toutes les îles, (dont Fuerteventura) mais en particulier à Ténériffe qui concentre la production des îles voisines. Ce type de travail se fait à l’aide d’un cadre en bois sur lequel l’ouvrage est fixé et en suite on travail avec du fil de coton ou de lin, avec une aiguille. Il faut des semaines pour faire une nappe! Tout ce que j’ai vu dans cette boutique était superbe, très travaillé. Bon il faut avoir l’intérieur qui va avec, car la nappe à dentelle, c’est tout de même assez particulier, mais j’admire le travail et la dextérité des personnes qui pratiquent cet art.

Cet art est aussi appelé « Dentelle de Ténériffe » ou « Sol Lace » quand il est travaillé « en rond », en forme de soleil ou de roues.

Les fils sont tendus sur une circonférence, puis les espaces entre les fils sont « brodés » à l’aiguille. Les motifs sont souvent circulaires et l’utilisation d’un coussin spécifique est nécessaire. Cet accessoire ressemble à un coussin à épingles classique, sauf que des épingles sont plantées en cercle, il n’y a que 2-3 millimètres qui dépassent, la dentellière s’en sert pour former les ronds. Je n’ai pas eu l’occasion d’observer quelqu’un pratiquer, je ne peux en dire plus. Il est également possible d’utiliser un morceau de bois avec des clous.

La différence entre une dentelle de bonne qualité et une de qualité moindre est la densité et la complexité des motifs, mais aussi la grosseur du fil, plus le fil est épais, moins la qualité est importante.

Celle là, c’est de la bonne…

Celle là, un peu moins….

Voici quelques photos de ces fameux cercles, qui sont assemblés sur de la toile de lin pour faire des nappes et des serviettes.

Les prix étaient assez élevés, sinon j’aurai craqué pour 2 mètres de dentelle sous forme d’un long ruban de 10 cm de haut, mais c’était plus de 60 euros, et comme je ne savais pas encore exactement comme l’utiliser, je n’ai pas sauté le pas…

Avec un peu de recul, je pense que sur un robe toute simple, coupe droite, au niveau de la poitrine, ça aurait été très chic. Mais bon, tant pis, maintenant c’est trop tard.

Il y avait bien un livre sur la dentelle avec des explications, mais il n’était que disponible en espagnol et mes connaissances se limitent à Hola et Gracias, ce qui ne m’aide pas tellement dans ce cas!

Je ne m’étais jamais penché sur la dentelle avant, sur la manière de la faire et les différentes dentelles qui existent, mais faire quelques recherches sur la calado canario m’a fait découvrir pleins de choses. Par contre, il y a très peu de ressources sur cette dernière sorte de dentelle, qui n’est visiblement pas très connue ni très demandée.

Voici cependant quelques liens (d’où sont tirées quelques photos de cet article, en complément des miennes)

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...