Mouais, j’y crois pas trop à cette histoire de laisse, mais bon…
Voici, comme promis dans l’article de la chemise légèrement contrastante, des photos et plus de détails concernant la cravate qui l’accompagnait.
Le plus important: le patron! Je me suis servie d’un patron gratuit, celui du site Puking Pastilles. Alors oui, il est en anglais, comme beaucoup de très bonne ressources du domaine d’ailleurs. Avec mon ami Google, nous avons cherché pendant un moment des patrons ou des informations sur les cravates dans la langue de Molière, mais … QUE DALLE!
Je me suis donc rabattue sur une recherche en anglais et bingo, le 2eme ou le 3eme résultat était le bon. En plus y’a des schémas, donc aucune excuse pour ne pas essayer de s’y mettre!
Sinon, repéré aussi, le tuto du site Purl Bee qui me parait très bien aussi, et que je compte tester à l’occasion. La construction de la cravate n’est pas identique, c’est pour ça que je voudrais aussi le tester et éventuellement, les comparer.
Quelques petites réflexions sur ce patron concernant ma brève expérience de cravates (3 à mon actif pour l’instant):
- Une cravate, c’est dans le biais! C’est ça qui lui confère son tombé et sa souplesse
- De l’entoilage de qualité tu utiliseras, tissé c’est mieux, coupé dans le droit-fil il sera. Sérieusement, j’ai fais une cravate avec de l’entoilage non tissé et le résultat n’était pas aussi satisfaisant qu’avec un bel entoilage épais et tissé, coupé dans le biais.
- Un tissu qui se tient bien sera utilisé pour doublure (dans mon cas, le tissu principal de la chemise)
- Plier le plus précisément possible la cravate avant de coudre à la main pour la refermer, de manière à ne pas avoir une couture qui fait des vagues (j’ai recommencé plusieurs fois pour que ma couture soit droite).
Les points à la main pour refermer la cravate sont visibles dans mon cas (parce que je l’ai voulu), j’ai utilisé un fil bien flashy (Mettler Silk Finish). Dans le patron, ce point se nomme « Ladder stitch », littéralement « point d’échelle », ça peut donner un style.
Je suis assez contente de ce patron et de son rendu, mais en allant dans une boutique de costumes assez haut de gamme, j’ai zieuté comment étaient leurs cravates et… Désillusion, de ce que j’ai pu en voir, elles ne sont pas construites de la même façon. Ce n’est pas une grande surprise, j’avais bien le sentiment que ce patron était simplifié.
Je n’ai cependant pas poussé le vice à acheter une cravate là bas pour la décortiquer. Mais j’y ai pensé!
Voici quelques photos d’une autre cravate que j’ai faite pour un ami. Le tissu est un voile de coton un peu rigide que j’ai entoilé avec de la vliesline assez épaisse, de manière à ce que les deux couches (tissu principal et doublure) soient entoilées pour donner du corps à un tissu qui à la base est vraiment très léger.
Ce tissu n’était pas du tout prévu pour un cravate, j’ai réalisé une robe pour une amie qui est invitée à un mariage et dans les chutes, j’ai taillé une cravate assortie pour son compagnon. Je reparlerai de la robe dès que j’aurai des photos portées, je ne l’ai plus à la maison.
Je ne vous apprends rien, le voile de coton, même si celui-ci est un peu rigide et que je l’ai entoilé, reste un tissu moyennement adapté pour une cravate. Celle-ci fera son office pendant la cérémonie, et s’assortira bien avec le costume de Monsieur et la robe de Madame, mais je doute qu’elle se transmette à la génération future.
Au début, j’étais assez dubitative quant au choix du tissu pour une cravate (c’est mon amie qui la voulait dans ce tissu) mais le résultat est assez sympa! Le coté géométrique rend bien. Il me reste un peu de tissu comme ça, j’en ferai une peut-être une pour mon beau-frère.
Et la 3eme cravate? Ben oui, j’ai écris « 3 cravates ». Et bien la dernière cravate est la même que la première, en Liberty et je l’ai offerte à mon papa. Il m’a d’ailleurs fait remarquer qu’il ne porte pas (plus) de cravate. Il n’aura qu’à la porter pour mon mariage.













