Faire une toile… Une robe test!
Après tout pourquoi pas! Dans l‘article précédent traitant de la chemise de mon Homme, j’avais évoqué des chutes de tissu argenté dans lesquelles j’avais taillé certaines pièces du col… Voici le destin du coupon principal.
Depuis un petit bout de temps je lorgnais sur une jolie robe du Burda du mois de juillet 2011. Si je n’ai pas franchi le pas plus tôt, c’est qu’elle se trouvait dans la catégorie des grandes tailles (44-52) et que j’avais peur de me retrouver avec une sorte de grand sac autour de moi, en lieu et place de la douce et délicieuse robe en soie qui illustrait ce modèle.
Pas forcément une robe de tous les jours, je vous l’accorde. Mais si charmante avec son joli noeud sur l’avant. Et sa découpe en triangle à l’arrière. Bref, pleins de détails soignés et pas trop clinquants pour cette robe qui se prête à un tissu soyeux et satiné.
Je ne suis pas si éloignée que ça des mensurations proposées dans les modèles grandes tailles, mais j’avais peur que la coupe ne soit pas vraiment adaptée à ma morphologie. Au final, je me suis lancée à sortir la plus petite taille du patron, c’est à dire du 44 et je me suis dis que je couperai mon tissu sans marges de couture, afin d’arriver à une sorte de 42 bâtard, ce qui s’approche assez bien de ma taille.
J’ai une soie semblable à celle de la photo de référence mais… au moment de me lancer à tailler mes pièces… J’ai eu comme un doute, ce genre de pressentiment qui te conseille de laisser vite fait tomber ton ciseau et de réfléchir encore quelque minutes avant de charcuter ton coupon.
Une robe crash-test? Pour tester mon idée (pas forcément lumineuse) de tailler sans surplus le 44 pour obtenir un 42? Tiens, il me reste encore du tissu à 1euro le mètre dans l’armoire, ça tombe bien! C’est lui qui va subir mes délires et idées potentiellement dangereuses.
C’est comme cela qu’une robe destinée à être en soie se retrouve dans un mélange de coton polyester gris perle, presque argenté.
Je ne regrette pas d’avoir fait cet essai, car au final je me rends compte que… Cela se confirme… Cette forme n’est pas du tout faite pour moi et qu’en dessous de la poitrine, c’est un peu un sac, malgré les tentatives infructueuses de cintrer un peu le modèle. La taille empire ne me va pas.
La partie supérieure avec le noeud est magnifique, je l’adore, c’est ça qui donne tout son charme à cette robe, mais en dessous, bloup sac power! Dommage.
C’est d’ailleurs pour cela que les photos ne montrent que cette belle partie supérieure.
Les manches sont comme celles de la précédente blouse en soie encre, mes préférées, bouffantes, larges, froncées. Il était indiqué de faire une fente de manche, j’ai suivi l’explication de Burda qui était tout à fait compréhensible (faut en profiter quand c’est le cas!!!). Au final, dans le cas de cette robe, cette fente n’apportait pas grand chose, je passais ma main sans souci à travers l’ouverture une fois celle-ci fermée. Je n’ai pas piqué de boutonnière, par contre j’ai cousu une perle d’un ancien collier, une sorte de faux bouton pour décorer.
La partie triangulaire à l’arrière n’est pas facile à faire! Malheureusement pour moi, je ne suis pas la reine de la précision, c’est certainement ce défaut qui m’a pénalisé et qui fait qu’il semble y avoir un peu trop de tissu dans le dos par rapport au col. Après trois tentatives infructueuses de rétablir un semblant d’équilibre dans ce secteur, j’ai laissé « tel quel », inutile de déchiqueter le tissu.
Je ne sais pas si porterai très souvent cette robe. On m’a également proposé de la couper pour en faire un top, ce qui reviendrait à ne conserver que la partie qui m’intéresse! J’y songe, mais je ne suis pas encore décidée.
On m’a également proposé d’en faire une chemise de nuit car « ça y ressemble déjà beaucoup ».
La nuit porte conseil, je verrai ce qu’il adviendra de cette réalisation.
