Enfin, la robe San Francisco

robe en soie, modèle du burda décembre 2011, robe doublée, photo en extérieurEnfin! Depuis le temps qu’elle était sur mon mannequin, en attente de son ourlet final, elle est terminée cette robe de soirée! Vous vous souvenez peut-être l’avoir aperçu plus tôt sur ce blog, je l’avais commencée en janvier, lors de mon voyage à San Francisco, lors duquel j’avais rencontré Alicia, une couturière avec qui j’avais passé deux journées de boulot intensif pour relever le défi de cette robe de soirée doublée.

Cet été, nous avons peut-être un mariage de prévu (on attend encore la confirmation, mais dans le doute, j’ai une robe de prête), elle sera parfaite pour une telle cérémonie.

robe en soie, modèle du burda décembre 2011, robe doublée, photo en extérieurIl s’agit du modèle 120 du burda de décembre 2011, une robe longue et étroite dont 2 longues écharpes s’enroulent sous la poitrine pour cintrer le buste.

Le modèle en lui même n’est pas excessivement complexe, le jeu de drapé sur l’avant fonctionne bien. Dans le cas de ma robe, elle est réalisée en mousseline de soie, et doublée en voile de coton jaune d’oeuf.

J’étais heureuse de ne pas être seule à manipuler d’aussi grands morceaux de tissus pour faire les raccords de motifs! En plus la mousseline ça ne tient pas en place.

La doublure n’est pas aussi longue que la robe, ce qui laisse un jeu de transparence au niveau des jambes.

robe en soie, modèle du burda décembre 2011, robe doublée, photo en extérieurPour respecter cette transparence, l’intégralité des coutures sont des coutures anglaises afin de ne pas laisser s’afficher par transparence des fils d’un surjet.

Les coutures du bas de la robe ainsi que celles des manches sont réalisées à l’aide d’une bande « ourlet rapide thermocollant« , ce qui donnait les meilleurs résultats après plusieurs essais.

robe en soie, modèle du burda décembre 2011, robe doublée, photo en extérieurJ’hésitais à enlever les manches et à ne garder que le corps de la robe, pour qu’elle soit moins « dramatique » et pour pouvoir la porter plus facilement. J’effectuerai peut être cette modification plus tard, quand la période des mariage sera passée.

robe en soie, modèle du burda décembre 2011, robe doublée, photo en extérieur

Une idée? Avec ou sans manches? des manches amovibles peut-être? ;)

Je remercie mon ami Fabien pour les magnifiques photos! Elles mettent superbement en valeur cette robe.

Enfin, les fêtes sont passées!

Noel 2011, blog de couture Oui patrons

Pfiouh, je dois dire que ça me soulage, car c’est souvent une période de course… Course aux cadeaux, course à la nourriture, course aux rencontres de famille…

Enfin, j’espère que cette période de fêtes s’est bien passée pour vous tous, et je profite de ce blog pour vous souhaiter mes meilleurs voeux de créativité, d’imagination et de satisfaction pour l’année 2012, en plus des traditionnels souhaits de santé, bonheur et réussite.

Noel 2011, blog de couture Oui patrons

Revenons à ce qui nous intéresse sur ce blog de couture, de la couture

Dans mon dernier article, on voyait des extraits des vêtements qui ont été emballés et offerts à Noël. Cette année, ma petite pièce de couture c’est transformée en véritable petite usine de cadeaux, les derniers ont été bouclés le 24 décembre à 13h!

Pour commencer, la robe que j’ai cousue pour ma petite soeur, sur le même modèle Burda que celle « moutarde et papier journal ».

robe cadeau de Noël, blog de couture Oui patronsPar rapport au modèle de base, j’ai effectué quelques modifications : un peu de longueur en plus, des fronces, un doublure qui dépasse, elle aussi froncée, et des bretelles avec des anneaux….

robe cadeau de Noël, blog de couture Oui patronsCette dernière modification était vraiment sympa, ça permet de contrôler la longueur des bretelles qui dans ce modèle sont très courtes!!

robe cadeau de Noël, blog de couture Oui patronsMa soeur est très contente, la robe lui va bien et est dans la style qu’elle aime. Pour la photo portée, c’était le soir de Noël, donc malheureusement, l’éclairage et le fond ne sont pas au top…

robe cadeau de Noël, blog de couture Oui patronsL’autre cadeau, dont on ne voyait que les plis, c’était une jupe pour ma maman, ce style de modèle qu’on nomme « circle skirt« . Tellement rétro!

jupe cadeau de Noël, blog de couture Oui patronsIl s’agit en fait d’une jupe test, une toile en quelque sorte. Elle m’avait demandé une jupe en laine, et j’ai trouvé lors d’une virée à Paris un magnifique coupon laine et soie. Avant de le taillader sans pitié, j’ai préféré tenter ma chance dans un tissu pas cher de mon stock.

Comme ça je sais que la taille est bonne, mais qu’il manque 10 cm de longueur pour satisfaire à 100% ma maman!

Beaucoup d’autres vêtements et accessoires ont été réalisés pour Noël, mais tout poster dans le même article, ça serait ennuyeux.

Cela viendra ses prochains jours, petit à petit.

J’ai vu sur les blogs que beaucoup de « diyeuses » ont fabriqué leurs cadeaux, est-ce qu’ils ont été appréciés ?

Doubler le top C3 -faire fonctionner sa logique 2eme partie

J’ai fait une seconde version top sur la base de la robe C3 du livre « La couture au féminin », mais comme le tissu était beaucoup plus fin que la popeline de coton utilisée la première fois, je l’ai doublé différemment. Voici donc ma manière de faire, je rappelle que ma méthode n’est certainement pas la meilleure, car je ne suis pas prof, ni pro… Si vous trouvez des choses étranges, n’hésitez pas à le signaler dans un commentaire.

Voici une planche « complément » au premier tuto, dans lequel je doublais le tissu de manière différente. Le pdf est aussi disponible, sinon, il faut cliquer sur l’image pour l’agrandir.Le résultat est très joli, j’aime particulièrement le biais vert d’eau, j’ai hésité avec du rose, mais le vert tranche mieux. Il plaît à sa nouvelle propriétaire, c’est l’essentiel!


Challenge Colette : la robe

Je me lance tout doucement dans ce challenge, quand je vois sur le forum de Colette Pattern que certaines ont déjà terminé un vêtement, je me dis qu’il est peut être temps de s’y mettre.

Mais je suis assez lente et j’ai surtout pas mal de projets en cours, et je me dis qu’il n’y a pas le feu au lac…

J’ai déjà gribouillé les esquisses de ce que je veux faire, mes 3pièces, maintenant il s’agit de tout mettre au propre, pour un aspect plus pro, j’y tiens. Voici donc… La petite robe ! Tadam !

Alors ouais ça fait très dessin technique, mais ça fait un bail que je n’ai plus vraiment dessiné de « l’artistique », alors on va dire que ça suffira. J’en suis tout de même contente de mon dessin, merci les logiciels vectoriels! Bien que je sois tentée d’en faire un dessin plus « glamour »… Ce sera peut-être pour plus tard, quand elle sera terminée ! Comme ça j’aurai la version finale.

Sinon, voici le magggggnifique coupon de soie que j’ai pour cette robe.

Alors oui, je viens de m’en apercevoir, en gros boulet que je suis, j’ai inversé le dégradé sur mon dessin, ce qui fait que le bleu marine est en haut alors qu’il devrait être en bas, sur le motif. Mon excuse c’est que je n’avais pas le tissu sous les yeux à ce moment là et que j’étais certaine que le haut.. en bas… enfin bref voilà, je me suis gourée, mais c’est pas dramatique, non? Un peu d’imagination et ça devrait aller!!

EDIT : Je viens de changer l’image, voilà, les couleurs sont dans l’ordre…

Comme il tombe bien en plus…

Quelques détails techniques (comme je me la pète !) :

Je voudrais la tailler dans le biais afin qu’elle soit bien dansante et qu’on profite au maximum de ce joli motif croisé en bas. Dans cette configuration, je pense qu’il me faudra 2 demi-devants et 2 demi-derrières. Les bretelles seraient elles taillées dans le droit fil, afin de « tenir » l’ensemble. La partie en voile dans le dos serait aussi dans le droit fil.

Je voudrais une forme assez vaporeuse et assez libre, et que ce soit les motifs et les bretelles qui donnent le coté structuré à cet ensemble.

La fermeture éclair pourrait être sur le coté, à voir si on peut s’en passer et enfiler la robe simplement.

Je ne pense pas me lancer dans cette robe sans faire une toile car je n’ai qu’un minuscule morceau de tissu de 1m60, un coupon unique de cette belle soie.


Donc là, je me lance dans un défi de robe dans le biais, qui pourrait très bien se terminer en tunique dans le droit-fil pour des raisons purement matérielles.

Mais nous avons toutes des rêves !!!

 

Top 113a du Burda de juin 2011

Que faire quand on a que 70 cm d’un superbe tissu (coupon unique dans le magasin !!), une peur bleue de ne pas mettre en valeur le superbe imprimé et de tout gâcher ? On fait un modèle aussi simple que possible ! Dans mon cas, il s’agit du modèle 113A du Burda de juin 2011.

En plus j’ai pu utiliser tout mon tissu. Oui, TOUT le tissu car avec les chutes j’ai réalisé cette petite fleur à porter autour du cou, pour cacher le nœud du lien que j’ai d’ailleurs préféré bien large à la place de la lanière proposé par le patron. Comme le tissu est un peu transparent et surtout très léger, je n’ai pas voulu rajouter des poches qui auraient alourdi le tout et certainement fait tirailler les coutures.

Question techniques, quand je touche à du tissu aussi fin, les coutures anglaises sont mes meilleures amies ! Le travail est propre, régulier et surtout le tissu ne va pas s’effilocher. Il y a une très bonne méthode sur la façon de faire des coutures anglaises sur le site Colette Pattern.
Le plus drôle c’est qu’en anglais, on appelle cette technique « French seams »…


Toujours pour respecter la légèreté du tissu, j’ai décidé de me lancer dans un roulotté à la main pour l’ourlet. Encore un lien vers la ressource qui va bien, le site Pattern Scissors Cloth.

Le modèle en lui-même ne pose pas la moindre difficulté, surtout une fois les poches mises de coté ! Par contre, les emmanchures de ce modèle sont trèèèèès larges, j’ai été obligée de réduire d’au moins 4 cm de chaque coté pour ne pas les avoir qui baillent et qui flottent. Je ne suis d’ailleurs pas la seule à le dire !

Ce modèle est suffisamment simple pour se donner de la peine de soigner des finitions et de tenter des techniques qu’on ne connaît pas, c’était le cas pour l’ourlet roulotté que je n’avais jamais fait avant. C’est le tissu qui fait tout dans ce modèle, surtout qu’il n’en faut que très peu, à peine une hauteur pour un top ! Alors, si une belle étoffe vous fait de l’œil, tentez ce petit haut qui ne vous en coûtera qu’un mètre maxi!

Art, Culture et Élégance, la haute Couture sous l’objectif de Willy Maywald

Cette exposition se tient au Musée d’Impression sur Étoffes de Mulhouse, du 14 avril au 16 octobre.

Ce sont les belles photos à l’entrée du musée qui m’ont poussées à entrer, je connaissais déjà ce musée mulhousien mais le nom de cet artiste m’était inconnu. J’aime beaucoup l’élégance et la féminité exacerbée de la période présentée, pourtant je n’avais jamais entendu parler de ce photographe allemand, parisien d’adoption. Sa renommée vient de ses photos de mode, il est considéré comme un grand photographe du 20eme siècle. Certains clichés me rappellent celles de Georges Dambier, je suis presque certaines que certaines robes ont été photographiées par les deux. Ce ne serait pas étonnant, après tout ils sont contemporains !

Une brève biographie de cet artiste se trouve dans le communiqué de presse de l’exposition, je ne vais pas copier ici, cela n’a pas vraiment d’intérêt.

Sa réputation grandit dans les années 30, il fréquente les grands noms dela Haute Couturede l’époque : Schiaparelli, Heim, Chanel. C’est à ce moment qu’il rencontre Christian Dior, modéliste de Robert Piguet…

Plus tard, il devient le photographe attitré de la maison Dior et immortalise le New Look : une grande partie des clichés de l’exposition sont des créations de la maison Dior, mais à partir du moment où Yves Saint Laurent la reprend à la mort de son fondateur, conformément au souhait de ce dernier, le photographe délaisse la maison pour se tourner vers d’autres créateurs avant de se retirer lentement de la scène dela HauteCouture, ne retrouvant plus l’antique élégance de cette dernière dans les créations plus avant-gardistes de la génération de Pierre Cardin.

 

Il y a un peu plus de 200 photos dispersées dans 2 galeries dédiées à cette exposition à l’intérieur même du Musée d’Impression du Étoffes, c’est assez déroutant de croiser de gigantesques machines du 18eme siècle à coté de clichés de robe de cocktail en organza…

Mais cela fait aussi le charme de cette exposition, pouvoir comprendre les procédés d’impression (plaque, rouleau…) et voir les réalisations qui peuvent en découler !

 

Willy Maywald fournit ses photos en noir et blanc aux célèbres magazines : Harper’s Bazaar, Vogue, Vanity Fair, il fait également des portraits de célébrités.

Il est un des premiers à faire descendre les mannequins dans la rue pour les photographier dans le cœur de Paris, cette ville qui lui est si chère.

Au travers des originaux (prêtés par l’Association Willy Maywald), on retrouve des anecdotes sur les séances photo de l’époque, ou tout devait se dérouler en quelques heures, voir quelques minutes, les mannequins se changeaient dans la voiture (des voitures étroites mais des robes envahissantes !) et les décors devaient être tout près afin de réduire le temps de « sortie » des modèles qui devaient également être disponibles pour la riche clientèle triée sur le volet qui achetait ses précieuses créations. Parfois, les séances se déroulaient la nuit, pour que les robes soient présentes en boutique le jour ! Dans ces cas là, c’était par exemple sur les escaliers en marbre d’hôtels particuliers.

 

Cette exposition est intéressante car au-delà des belles images, elle retrace aussi le faste d’une époque, tout juste sortie de la guerre,la Franceveut retomber dans un luxe oublié. Cette mode où la profusion de tissus précieux, de dentelles, de plissé set de chapeaux en est la preuve. Ce parcours des années 1930 à 1950 (la plupart des photos sont des années 50) dresse un portrait détaillé d’une période particulièrement fournie de la mode française. Cela permet aussi de découvrir un photographe qui est peu connu en France (cela m’a rassurée de lire ça, je me sentais moins inculte).

Le Musée d’Impression sur Étoffes propose un atelier couture dans le cadre de cette exposition, assez ambitieux à mon avis : « Pendant toute une journée apprenez la Haute Couture avec une professionnelle et réalisez votre propre vêtement digne d’une réalisation d’un grand couturier. Du dessin à la réalisation laissez-vous emporter par la magie de la création et repartez avec votre réalisation !” Si c’est vraiment le cas, et bien je vais pouvoir porter directement samedi 23 une superbe robe Haute Couture faite de mes mains, car en effet, j’ai pu avoir la dernière place pour l’atelier de ce mois-ci.

Affaire à suivre!

 

Pour aller plus loin :

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