Le début du printemps dans la campagne

top en jersey vert anis, fronces et liens au niveau des épaules, deux faces différentes, résille dans le dos, imprimés dans le dos, surjeteuse, photo prise sur un pont en pierre, campagne, printempsLa douce campagne alsacienne, ses champs, ses arbres, cette petite brise dans mes cheveux.

Mega coup de bol cette photo où j’ai les cheveux dans le vent, j’étais en train de me tortiller sur mon derrière pour prendre une pose de princesse après toutes mes tentatives pour monter sur ce pont ! Et clac, l’intervalomètre a déclenché la photo à ce moment.
Juste pour rire, voici deux photos (ratés, c’est évident) sur lesquelles je peine à me hisser sur les pierres. La loooooose totale, heureusement que Chérard et son pote n’étaient pas là pour se demander ce que j’étais encore en train de fabriquer.

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Souple dans les jambes...

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J'y suis presque...

Toute cette introduction pour vous montrer un top réalisé il y a bien longtemps, mais que j’ai redécouvert en rangeant mon armoire (comme quoi !).
Il s’agit d’une réalisation de mes débuts dans la couture, très simple : un dos et un devant. La patron vient d’un ancien burda, mais je ne sais plus lequel malheureusement. Certainement avant 2010, si je me réfère à mes premiers projets de couture.
top en jersey vert anis, fronces et liens au niveau des épaules, deux faces différentes, résille dans le dos, imprimés dans le dos, surjeteuse, photo prise sur un pont en pierre, campagne, printempsJ’avais utilisé deux coupons de tissus qu’on m’avait donnés, qui, par chance, allaient très bien ensemble. L’avant est en jersey de viscose anis et le dos dans de la résille imprimée.

top en jersey vert anis, fronces et liens au niveau des épaules, deux faces différentes, résille dans le dos, imprimés dans le dos, surjeteuse, photo prise sur un pont en pierre, campagne, printempsDans le dos, il y a deux couches de tissus, pour donner un peu d’opacité et de tenue. Les bords de la résille sont roulottés, pour la partie jersey ils sont surpiqués à l’aiguille double. Les cotés sont assemblés à la surjeteuse et celle qu’on avait à l’époque en cours, c’était une vielle Elna capricieuse dont le couteau ne trancherait même plus du beurre ! Quand j’ai exhumé ce trésor, j’ai utilisé ma surjeteuse pour refaire les coutures latérales, ce n’est pas une grande amélioration mais bon, c’est plus propre.

top en jersey vert anis, fronces et liens au niveau des épaules, deux faces différentes, résille dans le dos, imprimés dans le dos, surjeteuse, photo prise sur un pont en pierre, campagne, printempsCe qui me plait dans ce top c’est son confort et son coté cool, pas prise de tête.
Si je devais le refaire, je suis certaine que je m’y prendrai différemment. Par exemple, le tissu vert anis serait à l’endroit et non à l’envers comme c’est le cas ! On ne le voit presque pas, mais je me suis trompée lors de l’assemblage et je ne m’en suis rendue compte que des mois après, quand une amie m’a fait la remarque. Même la prof de l’époque n’avait pas vu l’erreur.

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Question photo : où prenez-vous les vôtres ? Chez vous ? Dans la rue ? Dans la campagne ?
Je n’ai pas de jardin et mon appartement n’a pas la déco la plus hype de l’univers, alors je sillonne les environs à la recherche de coins sympas pour me servir de décor. Est-ce que vous faîtes aussi ça de temps en temps ? C’est relou de trimballer le matériel photo et de se lever tôt le week end pour ne pas avoir la lumière trop forte qui me tape sur la tronche mais je me dis que ça vaut le coup de consacrer un peu de soin pour les photos, que c’est important. Alors, les photos ? C’est 5 minutes chrono ou une longue préparation ?

top en jersey vert anis, fronces et liens au niveau des épaules, deux faces différentes, résille dans le dos, imprimés dans le dos, surjeteuse, photo prise sur un pont en pierre, campagne, printempsEn ce moment, j’aime bien me promener dans la campagne pour faire mes photos, il fait si beau. Même si je me fais poursuivre par des chiens… Heureusement que le maître n’était pas loin.

Compact is not dead

Du temps où j’avais un très bon photographe dans mon entourage, avec le matos qui va bien et tout et tout, c’était fastoche d’avoir de superbes photos hyper glamour. A l’époque je ne m’étais jamais trop posée la question de « comment ça fonctionne » et de « pourquoi 1200 euros pour un objectif?? ». Je me posais devant la lumière et le reste, ben c’était son problème à lui.

J’étais très habituée à ce style de clichés : (vous comprenez l’effet très « Blanche Neige » de mon visage?)

Mais mon nouveau quotidien c’est plutôt ça : (oui j’ai exprès choisi une photo vraiment loupée et pas retouchée)

 

La claque dans la gueule quand même!!!

Maintenant que je dois prendre mes photos toute seule, avec mon vieux APN d’il y a 10 ans, c’est une autre paire de manche pour avoir l’air splendide et naturellement « Blanche Neige ». Déjà parce que je ne sais utiliser que le mode automatique et qu’il faut pas se leurrer, il est tout pourrave cet appareil… Ensuite parce que mes cheveux ont poussés et que je n’ai plus la coupe de cheveux de Blanche Neige. Mais ça c’est un autre problème me direz-vous, très peu en adéquation avec celui de l’appareil photo. Bref.

En ce moment je suis en pleine crise artistique. Traduisez que je suis en train de partir dans tous les sens et que je veux me remettre au dessin pour illustrer les idées de vêtements que j’ai en tête, continuez à coudre et surtout à apprendre, mais aussi à comprendre la photo pour pouvoir immortaliser mes réalisations.

Car pour moi tout cela fait partie d’un même processus, ça va tout ensemble, ça s’enchaine, ça se suit. Comme toutes les couturières amatrices du web, je suis contente de ce que je fais (souvent) et je trouve légitime l’envie de vouloir valoriser mon travail. Les heures passées à faire (et défaire) une création valent bien un petit moment de gloire, c’est ça notre salaire.

Alors j’ai pris mon courage à deux mains, ainsi que ma bouse d’appareil photo et j’ai enclenché le mode manuel. Wow, ça c’est déjà une étape. Ensuite j’ai regardé ce qu’il y avait dedans, j’ai cherché sur internet des explications sur la photo, je me suis renseignée auprès de collègues qui sont des photographes amateurs…

Et surtout, pour commencer je suis allée m’acheter un trépied pour faciliter la prise de photo, quand on fait ses photos seules, il faut bien se débrouiller.

Je me suis rendue dans le magasin photo de ma ville, armée de mon antiquité et j’ai expliqué mon problème :couture, photos, toute seule, pas trop cher.

Le jeune (très sympa) ne rigole pas devant mon APN mais je vois bien qu’il est un peu embêté, et pour cause : les trépieds qu’il me montre valent plus cher que mon appareil. C’est un peu comme quand je vais acheter des nouveaux pneus pour ma 306, y’a pour plus de pneus que de bagnole. J’suis une pauvre fille, plaignez-moi.

 » 70 euros un trépied, que genre je peux faire le même avec 3 bouts de bois et un élastique? Sur amazon y’en a 20 euros!

- Mais madame c’est pas la même chose. Comment dire… Vu votre appareil…

- Tu peux le dire qu’il est pourri mon appareil…

- Non, je voulais dire que vu que votre APN est léger, avec un pied qui n’est pas stable, pour peux que dehors une petite brise souffle, et tout se casse la figure. C’est pas le poids de votre appareil qui va maintenir le tout en place.

- Et je vais pas avoir l’air d’une cruche avec un pied comme ça et un minuscule appareil photo dessus? Ce pied il est pour les gros appareil qui coutent cher, non?

- Non (il se marre)! Pour des appareils réflex on a ce genre de pied à 250 euros. Mais y’a un gps dedans et tout et tout.

- C’est vrai que ça doit être cool de localiser mes photos, savoir si elles ont été faites dans la cuisine ou le salon. Bon, je le prends, et si tu es gentil je reviendrai en décembre voir tes promotions pour un nouvel appareil.

- On propose même des packs avec des formations photo pour débutants, ça peut vous intéresser?

- Quoi, j’ai l’air d’une débutante moi?  »

Damned, je suis démasquée, je suis une méga débutante en photo. Je donne le pied à l’Homme pour qu’il le porte, et fièrement, je m’en sors du magasin vers de nouvelles aventures photographiques.

Motivée par mes nouvelles connaissances en photo : ouverture, temps de pause, diaphragme, ISO (que de vocabulaire technique!!) ; et mon super pied, j’ai appliqué tout ça pour prendre en photo la robe que j’ai terminée dimanche dernier. Le modèle est issu du livre japonais Drape Drape 2, modèle 7. Donc oui, la toute première photo de cet article, c’est moi qui l’ai prise toute seule, avec mon super pied, mon appareil à deux balles et l’halogène du salon qui éclairait le plafond comme projecteur. On fait c’qu’on peut ma bonne dame.

Le tissu est un jersey de coton gris très clair qui j’ai ramené de mes vacances en Autriche et qui n’attendait qu’un peu de motivation pour se transformer en cette robe très souple. Elle est montée à la surjeteuse, seul le biais l’encolure et les biais d’emmanchures sont piqués à la machine.

Et je vous raconte même pas combien de temps ça a duré pour prendre des dizaines de photos dont seulement deux étaient potables. Mais bon, je suis sur la bonne voie, je vais continuer à m’entraîner avec cet appareil et à Noël, quand les promotions arrivent, je regarderai pour un nouvel appareil.

La photo c’est un domaine qui me plaît, car j’aime les belles photos et le fait que ce blog était tout vilain à cause de ça me dérangeait, maintenant je vais faire des efforts. Par contre… Vous avez pas fini d’en entendre parler!!

Burda 06/2011 – Robe boule modèle 103

J’ai réalisé pour une amie le modèle 103 du Burda de juin 2011, une jolie robe boule ceinturée, bien bouffante.

Voici quelques commentaires quant à la réalisation de ce modèle, en espérant qu’ils pourront être utiles à celles qui réaliseront à leur tour ce projet.

Mon amie a choisi un madras bleu turquoise avec du blanc et du prune, un tissu de coton léger mais avec assez de tenue pour garder le volume de la robe. Pour la doublure, elle ne souhaitait pas de doublure maille (celle conseillée), elle a préféré du jersey fin blanc. Comme je ne suis pas une couturière avertie, j’ai dit oui…  La ceinture est en popeline de coton prune, rien à signaler de ce coté.

Au final, le jersey n’était peut être pas la meilleure option pour la doublure, car il bouge beaucoup par rapport au coton quand on le pique, pourtant tout était bien épinglé. À porter cependant, cette doublure est bien plus confortable que peut l’être une doublure glissante. Donc, à chacun de choisir son camp : confort ou facilité.

Préparation : je ne sais si c’était un jour où je n’avais pas les yeux en face des trous, mais j’ai eu du mal à décalquer les pièces, et je n’ai pas trouvé tous les repères ! Dans le cahier d’explications, le schéma indiquait des repères sur les cotés, et bien sur certaines pièces de la doublure, impossible de les trouver sur la planche.

De plus, tout est particulièrement emmêlé sur cette planche et les 4 pièces de la doublure se ressemblent. Les 2 pièces qui composent la robe sont très grandes, rien à redire.

De la concentration et du papier transparent (celui pour couvrir les livres par exemple ou des bâches de peintre pour recouvrir les meubles), cela devrait suffire pour sortir le patron proprement.

Tailles : pour un modèle comme celui-ci, la taille n’est pas aussi primordiale que pour une robe plus ajustée. La doublure est élastique, le haut est froncé… En vérifiant avec le tableau des mesures, j’ai longtemps hésité entre deux tailles, avant de choisir la plus petite. Le critère : il faut que ça tienne à la poitrine. Il faut bien vérifier la longueur surtout ; pour cela : longueur de la robe – (longueur de la robe –longueur de la doublure). J’ai essayé la robe de mon amie alors qu’elle est bien fine que moi et elle m’allait. Finalement, des tailles doubles genre 38/40, 42/44 ça aurait suffi et ça aurait considérablement allégé la planche!

Pinces : lors de l’assemblage, je n’ai absolument pas vu l’utilité des pinces sur ce modèle, surtout qu’elles sont ridiculement petites vu l’ampleur des fronces. Elles se perdent dans les plis, et dans ce tissu à carreaux, je ne les voyais même pas. Bon, elles sont là tout de même, mais pour avoir testé d’essayer la robe avec le dos devant (oui, j’suis comme ça…), ça ne changeait rien.

Fronces : attention, il manque une instruction ! Il est indiqué qu’il faut froncer le haut de la robe, pour que la largeur de la robe concorde avec celle de la doublure. Il faut procéder de la même façon avec la partie inférieure, juste avant de piquer la doublure et la robe par l’intérieur. Cette instruction est omise, de même on ne sait pas à quelle largeur on doit froncer, mais cette mesure se déduit logiquement en mesurant la largeur de la doublure.

Élastique : on passe l’élastique dans la coulisse, mais attention, à l’essayage on se rend compte que l’élastique peut se vriller et la doublure peut remonter et apparaître. J’ai résolu ce problème en piquant la coulisse (avec l’élastique) à la doublure, en étirant bien cette dernière pour qu’elle « tire » la coulisse avec elle vers l’intérieur de la robe quand la tension sera relâchée.

J’ai utilisé de grands points zig-zag pour conserver l’élasticité de la partie haute.

Bretelles : les robes boules, c’est somptueux, mais ce n’est pas toujours très pratique. Pour que cette robe ne se transforme pas en cauchemar « je dois tout le temps la remonter », j’ai ajouté des bretelles, mais des bretelles amovibles ! J’étais toute fière de moi quand j’ai eu cette idée oh-combien révolutionnaire.

Pour réaliser les bretelles amovibles, c’est très simple.

Il faut :

  • 2 bretelles transparentes (on en trouve en boutique de lingerie ou en mercerie) ou alors juste 4 crochets attaches soutien-gorge
  • 4 bandes de tissu de 40cm X 2,5cm
  • 1 bande de tissu de 20cmX 2,5cm

Si vous avez des bretelles transparentes, les couper pour récupérer les crochets. Normalement, la partie où se trouvera la bretelle mesure env. 1cm.

Piquer endroit sur endroit chaque bande de tissu dans la longueur, à 3mm du bord et retourner. Mettre celle de 20cm de coté.

À une extrémité, passer la bande dans la boucle et replier 2 fois avant de piquer au bord de l’attache et au bord du pli.

Pour l’autre extrémité, replier 1cm une première fois, puis une seconde et piquer au bord. Vous pouvez aussi faire un nœud.

Il vous reste donc une dernière bande, elle va servir à faire les passants. Il faut la couper en 4. Chaque partie sera pliée en deux et insérer entre les deux tissus au moment de coudre la coulisse.

Il faut veiller à piquer les passants avec la seconde ligne de couture, celle de la coulisse, celle qui, quand on retournera la robe, se retrouvera à l’extérieur, dans le haut de la robe. Pour placer les passants c’est à vous de voir l’endroit qui vous convient le mieux. Pour ma part, j’ai placé les miens aux coutures entre la pièce du devant et celles des devants-cotés, et symétriquement à l’arrière.

Avec ces 4 bretelles, vous pouvez soit les attacher avec des noeuds simplement, ou bien les croiser, en utiliser 2 et les nouer dans le cou. Les possibilité son multiples.

Ceinture : j’ai choisi de faire une ceinture plus large devant, type obi japonais, assez longue pour pouvoir faire un beau nœud.

 

Ce modèle de robe est très sympa à réaliser, mon amie m’a dit que le jersey comme doublure c’est top.

 

 

Art, Culture et Élégance, la haute Couture sous l’objectif de Willy Maywald

Cette exposition se tient au Musée d’Impression sur Étoffes de Mulhouse, du 14 avril au 16 octobre.

Ce sont les belles photos à l’entrée du musée qui m’ont poussées à entrer, je connaissais déjà ce musée mulhousien mais le nom de cet artiste m’était inconnu. J’aime beaucoup l’élégance et la féminité exacerbée de la période présentée, pourtant je n’avais jamais entendu parler de ce photographe allemand, parisien d’adoption. Sa renommée vient de ses photos de mode, il est considéré comme un grand photographe du 20eme siècle. Certains clichés me rappellent celles de Georges Dambier, je suis presque certaines que certaines robes ont été photographiées par les deux. Ce ne serait pas étonnant, après tout ils sont contemporains !

Une brève biographie de cet artiste se trouve dans le communiqué de presse de l’exposition, je ne vais pas copier ici, cela n’a pas vraiment d’intérêt.

Sa réputation grandit dans les années 30, il fréquente les grands noms dela Haute Couturede l’époque : Schiaparelli, Heim, Chanel. C’est à ce moment qu’il rencontre Christian Dior, modéliste de Robert Piguet…

Plus tard, il devient le photographe attitré de la maison Dior et immortalise le New Look : une grande partie des clichés de l’exposition sont des créations de la maison Dior, mais à partir du moment où Yves Saint Laurent la reprend à la mort de son fondateur, conformément au souhait de ce dernier, le photographe délaisse la maison pour se tourner vers d’autres créateurs avant de se retirer lentement de la scène dela HauteCouture, ne retrouvant plus l’antique élégance de cette dernière dans les créations plus avant-gardistes de la génération de Pierre Cardin.

 

Il y a un peu plus de 200 photos dispersées dans 2 galeries dédiées à cette exposition à l’intérieur même du Musée d’Impression du Étoffes, c’est assez déroutant de croiser de gigantesques machines du 18eme siècle à coté de clichés de robe de cocktail en organza…

Mais cela fait aussi le charme de cette exposition, pouvoir comprendre les procédés d’impression (plaque, rouleau…) et voir les réalisations qui peuvent en découler !

 

Willy Maywald fournit ses photos en noir et blanc aux célèbres magazines : Harper’s Bazaar, Vogue, Vanity Fair, il fait également des portraits de célébrités.

Il est un des premiers à faire descendre les mannequins dans la rue pour les photographier dans le cœur de Paris, cette ville qui lui est si chère.

Au travers des originaux (prêtés par l’Association Willy Maywald), on retrouve des anecdotes sur les séances photo de l’époque, ou tout devait se dérouler en quelques heures, voir quelques minutes, les mannequins se changeaient dans la voiture (des voitures étroites mais des robes envahissantes !) et les décors devaient être tout près afin de réduire le temps de « sortie » des modèles qui devaient également être disponibles pour la riche clientèle triée sur le volet qui achetait ses précieuses créations. Parfois, les séances se déroulaient la nuit, pour que les robes soient présentes en boutique le jour ! Dans ces cas là, c’était par exemple sur les escaliers en marbre d’hôtels particuliers.

 

Cette exposition est intéressante car au-delà des belles images, elle retrace aussi le faste d’une époque, tout juste sortie de la guerre,la Franceveut retomber dans un luxe oublié. Cette mode où la profusion de tissus précieux, de dentelles, de plissé set de chapeaux en est la preuve. Ce parcours des années 1930 à 1950 (la plupart des photos sont des années 50) dresse un portrait détaillé d’une période particulièrement fournie de la mode française. Cela permet aussi de découvrir un photographe qui est peu connu en France (cela m’a rassurée de lire ça, je me sentais moins inculte).

Le Musée d’Impression sur Étoffes propose un atelier couture dans le cadre de cette exposition, assez ambitieux à mon avis : « Pendant toute une journée apprenez la Haute Couture avec une professionnelle et réalisez votre propre vêtement digne d’une réalisation d’un grand couturier. Du dessin à la réalisation laissez-vous emporter par la magie de la création et repartez avec votre réalisation !” Si c’est vraiment le cas, et bien je vais pouvoir porter directement samedi 23 une superbe robe Haute Couture faite de mes mains, car en effet, j’ai pu avoir la dernière place pour l’atelier de ce mois-ci.

Affaire à suivre!

 

Pour aller plus loin :

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