Jupette pour entretien – Burda 06/2011 – 117a

Vous auriez envie d’embaucher une jeune diplômée qui viendrait se présenter pour un entretien avec une si jolie tenue? Oui? Tant mieux, c’est le but!

Ma soeur est à la recherche d’un travail et c’est ensemble que nous avons élaboré un projet de tenue. Tout d’abord la jupe, choix du modèle : qui tourne, fantaisie mais pas trop, sérieux mais pas trop non plus. En feuilletant la librairie en stock à la maison, nous avons arrêté notre choix sur ce modèle du burda de juin de cette année.

La petite soeur grince des dents parce qu’il faut 2,70 mètres de tissu pour former cette jupe, normal puisqu’il y a des plis devant et derrière. Bon, on reste tout de même sur ce modèle, et direction notre magasin préféré pour trouver le tissu qui va concrétiser ce chef d’oeuvre. Et là, c’est le flash pour ce voile de coton assez rigide aux motifs futuristes, elle le veut, elle n’a d’yeux que pour ce tissu.

Manque de bol pour Miss-Radine-j’ai-pas-envie-d’acheter-2,70m-de-tissu-pour-une-jupe, son choix s’est porté vers LE tissu qui a besoin d’une doublure… Dommage!! Va falloir aligner 2,70mètres en plus. Après moults tractations et déplacements de rouleaux pour des tests de compatibilité (oui, comme chez Meetic), nous repartons avec le tissu principal de la jupe et du voile de coton turquoise pour la doublure.

Maintenant j’ai plus qu’à me mettre à couper et à coudre, et de son coté, elle n’a plus qu’à décrocher des entretiens, chacun sa partie du boulot.

Le modèle Burda n’est pas doublé, je ne savais donc pas comment j’allais procéder. Est-ce que je double complètement les plis ? En gros, est-ce que je fais une jupe dans la jupe?

Ou bien est-ce que je coupe une jupe sans plis que je glisse dans l’autre? Mhhh…

J’ai posé la question à ma prof de couture du mercredi (j’ai deux profs de couture, je sais, c’est la classe internationale) et pour elle, il vaut mieux doubler totalement la jupe, sinon ça risque d’être foireux, et comme les tissus ne sont pas trop épais, ça devrait être top.

Me voilà en route pour la méthode Inception, une jupe dans la jupe. J’ai bien fait d’insister pour qu’on prenne autant de doublure que de métrage de jupe, en ignorant les grognements de la petite soeur.

Dérogeant à la règle qui veut qu’on utilise sa tête plutôt que les instructions du Burda, je commence à lire le pavé qui doit m’expliquer comment assembler la jupe. Normalement ça doit être fastoche, y’a que 3 pièces pour former un pli, et on multiplie ça par 4 pour avoir la jupe en entier. Et là, c’est le drame.

« Pliez ceci selon le pli de cela, assembler devant-derrière, plier encore… »

Bref, tu piges rien du tout, tu ne reconnais même pas le nom des pièces coupées! Oui, je précise avoir lu LA BONNE consigne du bon modèle, j’ai vérifié. Ok… On prend nos pièces et on scotche, on assemble jusqu’à avoir ce qu’on veut. En 2 minutes c’est emballé-pesé, c’est bête comme chou.

Donc Burda, comment est-ce possible de pondre une consigne difficile quand y’a que 3 pièces dans un patron? J’en reviens pas… 

Si vous voulez faire ce modèle, je vous conseille de repasser les plis de vos pièces avant de les assembler, ça vous aidera pour la mise en place!

J’ai monté mes deux jupes et j’ai bien aligné les plis les uns dans les autres, bien épinglé le tout pour que ça reste en place, c’était long mais pas vraiment difficile.

Je pose un zip invisible, ça aussi ça va, du premier coup en plus. Quand arrive le tour de la ceinture, je me pose une question : hé, j’ai pas coupé de ceinture moi. C’était pas dans le patron!

Je vérifie dans la liste des fourniture et je tombe nez à nez avec une autre des expressions Burdaesque : bande de Reps.

Alors ça, c’est THE TRUC que personne sait que ce c’est. Je me suis renseignée en boutique, déjà, personne n’en vend, et personne n’a la moindre idée de son aspect, de son prix… Bref, le flou total.

Finalement, je décide de laisser tomber la fameuse bande de reps et je me plonge dans mes deux références : Coudre vite et bien et Technique de la coupe, les deux sont de Line Jaque, pour trouver une solution propre et techniquement acceptable. Je coupe une bande de la largeur de la taille + 7 cm (1,5cm de surplus de chaque coté et 4cm pour la patte de boutonnage) que j’entoile copieusement. A l’intérieur de la jupe, la ceinture est fixée à la jupe avec des points à la main pour éviter une surpiqûre supplémentaire sur l’avant.

Tip-top (pas la photo, je sais qu’elle est moche celle là), un petit point décoratif pour fixer le tout et la jupe est terminée. Enfin presque. Il me reste l’ourlet, l’ourlet de plusieurs mètres. Arghh!! Pour la doublure, un ourlet roulotté va plus vite, et en fil turquoise, c’est super mignon.

Une vraie danseuse de French-Cancan!

Ce modèle est vraiment chouette, je ne regrette pas notre choix, et doublé, il a une tenue et une style tout à fait ravissant. Pour le choix de la taille à sortir, la seule mesure qui compte, c’est le tour de taille.

Cette jupe n’est pas vraiment difficile à faire, et si vous ne le doublez pas, en quelques heures vous pouvez vous pavaner avec une nouvelle création.

Si je dois la refaire (pour moi par exemple :) ), je pense que mon choix se portera vers un tissu qui ne nécessite pas de doublure, une gabardine qui tombe bien par exemple, ou un beau lainage.

Il me reste un peu de tissu, quelques chutes… Comment les optimiser…

Je ne sais pas encore, peut-être un top pour compléter l’ensemble avec les restes de doublure?

Ou pourquoi pas un gilet de serveur avec les chutes de la jupe?

Ou les deux?

 

EDIT : We Love Sewing vient de poster dans un commentaire un lien vers le site BurdaStyle qui propose un Sew Along de ce modèle, n’hésitez pas à faire un tour sur le site!

——————–

Un petit mot sur le Challenge Collette, depuis que j’ai posté les articles sur les 3 modèles que je veux réaliser, à savoir la robe, le gilet et le pantalon, vous avez certainement remarqué que plus rien n’apparaît sur ce blog à ce sujet.

Je plaide coupable, je pense que j’ai été trop ambitieuse sur ce coup, et surtout, je n’avais pas prévu que nos travaux à la maison allaient durer si longtemps et prendre autant de mon espace (= pièce de couture envahie d’outils divers).

J’ai préféré privilégier des choses que je considère comme urgentes (la tenue de ma petite soeur en fait partie), au détriment de vêtements fantaisies. Au final, je ne peux coudre en ce moment que lors de mes cours de couture, à raison de 2h par semaine, c’est peu!

N’empêche que je souhaite ardement que ces 3 articles soient terminés pour Noël, pour pouvoir les porter!!

Robe à fleurs asiatiques, Simplicity 7310

Y’a bien quelqu’un qui s’est dit : « hé, elle avait dit qu’elle pouvait pas coudre en ce moment!!!! Bouh, la menteuse!!! ».

Et bien j’ai pas menti, cette robe est terminée depuis un bout de temps, un bon mois, elle a rejoint sa nouvelle maison mais je n’avais pas de photos « portées » avant hier soir.

 

 

 

Elle est un peu estivale cette robe, et plus trop de saison, je l’admets, mais je voulais quand même la poster… La forme est toute simple mais très seyante, il s’agit de la pochette Simplicity 7310.

J’étais avec une amie (ma principale commanditaire…) faire le tour de notre boutique de tissus préférée quand nous sommes tombées sur ce coupon de tissu fleuri, un crêpe de polyester. Par chance, il y en avait deux, nous n’avons pas eu à nous battre pour savoir qui allait le garder.

En même temps ça aurait été moi, c’est moi qui sait coudre!! :) Mais la copine en question est féroce… Bref.

On ne savait pas encore quoi en faire, mais ça sera une robe, c’est certain. Avec une ceinture, mais pas du même tissu. Après avoir retourné tout le magasin à trimballer de gros rouleaux pour tester des associations de tissus et de couleur, on met la main sur un satin de coton moutarde qui tranche bien, ça sera parfait. On achète tout ça, (et bien d ‘autres choses encore!) et on repart en gloussant, super contentes de nous.

Ce joli coupon est resté sur la pile des tissus qu’elle stocke chez moi en attendant que nous trouvions le modèle génialissime pour le mettre en valeur. Le mien a rejoint l’éternelle armoire à tissus, lavé-repassé-plié-mesuré et garni d’un post-it avec quelques annotations d’idée d’utilisation.

Le tissu est quand même assez chargé, il ne faut pas en rajouter de trop. Pas question d’une robe avec des volants, des découpes etc… C’est pour ça qu’après avoir fait le tour des modèles en stock, j’ai pensé que celui là était le bon (simplicity 7310), approuvé par mon amie.

Le tissu étant très fin, j’ai préféré le doubler, avec de la doublure maille noire, plus fluide que de la doublure acétate. Le patron ne prévoyait pas qu’on double cette robe, par contre il y avait des parmentures. J’ai décidé de croiser, ou plutôt d’additionner les deux méthodes… J’avais lu ça dans un livre, La couture Pratique de Burda je crois.

J’ai décalqué le patron de ma robe, j’ai coupé mon tissu à fleur savec. J’ai découpé mes parmentures dans le tissu à fleurs, un peu d’entoilage thermocollant pour qu’elles se tiennent…

J’ai repris les pièces du devant et du dos et j’ai coupé ma doublure, j’y ai superposé les pièces des parmentures, tracé un trait à 0.5 cm le long du bord de la parmenture et coupé selon ce trait. J’ai donc une pièce de dos et une pièce devant, moins les valeurs de la parmenture et avec un surplus.

Pour l’assemblage, je n’ai pas regardé les instructions, mais j’ai procédé comme maintes fois pour des robes, j’ai cousu les parmentures aux bords, endroit sur endroit, cranté, pressé, surpiqué.

 Une fois tout ça fait, j’ai épinglé et piqué la doublure au bord des parmentures, endroit sur endroit.

Le devant de la robe est froncé, pour respecter l’aisance du modèle, j’ai réalisé un pli avec la doublure. De cette manière la doublure n’est pas trop serrée à la poitrine par rapport à la robe.

J’ai aussi surpiqué en prenant la couture dans la surpiqûre, de cette manière elle reste bien plate et en place.

Ne soyez pas impatientes comme moi, n’oubliez pas de faire un essayage! Ce modèle à des emmanchures profondes et larges, il a fallu que je retrouche cette zone, et une fois la doublure installée surpiquée et tout, c’est moins pratique, il faut tout défaire. Deux fois si vous n’avez vraiment pas de chance (ou mal noté les retouches). De temps en temps, il faut bien des petits coups sur la tête dans ce style pour nous rappeler qu’on est pas des pros et que rien ne sert de vouloir aller trop vite!

Le tissu était un peu difficile à travailler car il est très fin et je n’ai pas trop l’habitude de tels tissus, je me suis donc bien emm***** avec la fermeture éclair. J’ai recommencé un nombre de fois incalculable, j’avais bien entoilé la partie où serait la fermeture mais chaque fois le tissu se fronçait sous le pied et c’était la misère, ça gondolait, c’était moche.  Bien entendu, la robe devenait bancale…

J’ai montré ça à ma prof de couture, et là, c’était évident, encore un problème de tension. Pour elle, l’entoilage jouait aussi, mais pas dans le bon sens, il allait l’enlever. Moi qui voulait bien faire!

Elle m’a conseillé de poser une fermeture classique et pas une invisible. Une fois les ajustements en place, ça allait tout seul! Un vrai bonheur! Et la fermeture ne se voit pas, elle est sous le bras. Dans la robe, la doublure est attachée à la fermeture à la main, avec des points glissés.

Associer les parmentures et la doublure, ça rend l’envers de la robe très propre, les parmentures tiennent bien l’ensemble, je pense que je recommencerai cette technique.

Il y a tout de même un changement par rapport au patron de base, pas seulement la doublure. Ce sont les bretelles! Pour donner le coté « été » à cette robe, au lieu des bretelles plates classiques, j’ai pensé que des tresses pourraient être jolies, et je suis super contente du résultat. La propriétaire de la robe aussi (au fond, c’est ça l’essentiel).

 

C’est vraiment une modification mineure, mais ça lui donne du style, j’ai mélangé le tissu de la robe avec du tissu prévu pour la ceinture pour faire les tresses, et voici comment j’ai procédé :

Ce fichier est aussi dispo en pdf, sinon il faut cliquer sur les images pour les ouvrir en grand.

Petit mot sur les finitions : surjet simple pour la doublure, roulotté pour le tissu. Pour la doublure maille, trouver le bon réglage de la surjeteuse c’était vraiment merdique, à force de triturer tous les boutons, je suis tombée (plutôt par hasard) sur une combinaison potable, mais il y a mieux je pense.

Comme une ourlet simple à la main? MMmhh… pas envie!

Pour le crêpe de polyester, j’ai testé l’ourlet replié, mais ça ne rendait pas très bien, le tissu est trop fin, le roulotté est top. Depuis que j’ai la surjeteuse c’est tellement simple et rapide, pourquoi s’en priver!

La ceinture n’est pas tressée, mais j’avoue y avoir pensé, par contre j’ai testé autre chose, les points décoratifs de ma vieille machine!

C’est pas mal, en plus comme ce point est assez serré, il donne de la tenue à la ceinture, même si je ne l’ai pas entoilée. Par contre, ça fait un boucan monstre quand je le lance, le point décoratif! Je ne sais pas si c’est ma machine en particulier, qui n’est pas du tout bruyante mais là… Je n’étais pas mécontente d’avoir terminé mes deux rangées!

Voilà, la grande histoire de cette jolie robe. Si quelqu’un réalise ce modèle, j’espère que mes impressions seront utiles.

Sinon, bientôt (peut-être demain), découverte de laines et projets à crocheter… A suivre!

Faire fonctionner ses méninges?? Utiliser la logique plutôt que les explications.

Une réflexion de ma prof de couture lorsque je lui avais apporté un projet réalisé dans mon coin d’après une pochette burda : ça aurait été intéressant de faire avec tes acquis plutôt que de suivre des instructions, tu as suffisamment de connaissances pour réaliser ce projet sans lire les lignes d’explications. Je n’étais pas certaine d’y arriver pour ce projet en particulier, mais j’ai gardé l’idée en tête car je la trouve très bonne. Au lieu de lire bêtement la consigne, essayer de combiner ma logique avec ce que je sais déjà et m’en sortir toute seule comme une grande. Mon but est tout de même, dans quelques temps (des années!), de savoir me débrouiller seule, sans guide, sans burda, alors pourquoi ne pas commencer dès aujourd’hui avec des petits projets?

Comme je vois ma sœur bientôt, je voulais lui faire la surprise de lui réaliser un petit quelque chose. J’ai trouvé dans mon magasin préféré un ravissant coupon de popeline de cupro aux motifs d’oranges, de chèvrefeuille, de lierre et j’ai craqué. Je sais qu’elle préfère les motifs avec des cerises, mais celui-ci m’a fait de l’œil et au touché, son coté peau-de-pêche a terminé de me convaincre.

Et me voilà lancée dans un projet-surprise, j’ai le tissu, mais pas le modèle. Je repense à cette robe vue sur toute la blogosphère, la fameuse C3 du livre 295-fr (tout un code) et là je dis : bingo!

Je décide de me lancer et trouve dans ce projet l’exercice parfait pour la méthode « démerde-toi seule ». Pas trop de pièces, pas trop complexe, je devrais m’en sortir. Je voulais quand même partager mon expérience alors j’ai fait ce petit récapitulatif en me disant que ça peut servir à d’autres. Il s’agit de ma méthode, je n’ai toujours pas vérifié dans le livre comment eux font leur robe!

Comme d’habitude, il est possible de télécharger le pdf récapitulatif, mais vous pouvez aussi cliquer sur les images pour les agrandir.

J’aime beaucoup le résultat! Je trouve que la patron n’est pas vraiment exceptionnel, c’est vraiment le nœud qui donne tout le cachet à cette robe / tunique.

Niveau temps : en une journée j’ai réalisé cette tunique, tout en prenant les photos et j’ai bricolé ce tuto, comme quoi, c’est vraiment une robe simple, alors n’hésitez pas à la faire.

Ce livre n’est pas mal, beaucoup de robes et de tops montgolfières à mon goûts, mais de bonnes idées et des détails très pertinents.

Une prochaine fois, je me lancerai dans un projet plus compliqué à faire de tête.

Mais… j’y pense, je dois faire mon challenge Colette… et mes patrons, je dois les faire toute seule! Alors, en voilà un bon exo!!

Top inspiré d’Erté, réalisé au Musée d’Impressions sur Etoffes

J’en avais parlé au début de mon blog, j’ai participé à une journée au Musée d’Impression sur Etoffes de Mulhouse pour un stage de couture dans le cadre de l’exposition Willy Maywald. C’était il y a un bout de temps, j’admets, je n’en ai plus reparlé par la suite pourtant j’ai bien fait un vêtement !

Les 2 animatrices du cours ont proposé de réaliser un top inspiré d’un dessin du styliste Erté, un dessinateur de mode de la période Art déco. J’avais déjà lu quelques lignes sur lui dans le livre « Jazz Age Beauty » et en faisant des recherches sur les Ziegfeld Follies, en effet c’est lui a dessiné bon nombre de costumes et de décor. Son style de dessin est à part, très fin, très détaillé. Je ne suis pas critique d’art et encore moins érudite dans ce domaine, je vais donc m’arrêter là et je vous encourage à lire sa biographie et à jeter un coup d’œil sur ses œuvres pour vous faire votre propre idée.

Chaque participante a choisi un tissu parmi ceux à disposition (ambiance magasin de bonbons !!), et une fois le patron dessiné à partir des instructions, la machine était lancée ! C’est très intéressant de voir les choix de chacune pour les tissus, la méthode de couture, la façon de couper… J’ai adorer partager des expériences avec les autres participantes, il y avait une très bonne ambiance dans le groupe, et les différences d’âges ne rentraient pas en ligne de compte. J’ai opté pour un voile de coton assez rigide, comme sur le modèle présenté par les animatrices. J’ai tout simplement flashé sur la simplicité du modèle… J’ai longtemps hésité entre ce voile de coton et du lin épais pour un effet très « couture nature », mais j’avais peur d’avoir moins d’occasion de le porter et surtout de l’assortir.

Au départ, je ne voyais sur ma feuille qu’un gros rectangle avec un trou pour la tête et deux pour les bras, mais en réfléchissant un peu (et en écoutant les conseils et les explications), je me suis rendue compte que ce qui fait que ce modèle est sympa et tombe si bien, ce sont les pointes qui sont dans le biais. Et oui, le top est taillé dans le droit fil, par contre, les extrémités se trouvent elle dans le biais et gondolent admirablement autour de moi.

La journée c’est bien déroulée, nous avons eu un petit repas sympa, le musée pour nous entre midi et deux et le soir venu, je suis repartie avec mon top qui n’était pas 100% terminé à mon goût, car je voulais le modifier un peu.

Je n’ai pas fait d’ourlet, mes finitions sont à la main, des ourlets roulottés aux emmanchures et à l’encolure, pour respecter la finesse du tissu. Les deux coutures latérales sont des coutures anglaises.

Ma création « haute couture » est donc restée, blanche et immaculée, accrochée sur mon armoire pendant quelques semaines. Je voulais le teindre en noir mais pas entièrement, faire un effet de dégradé et de coulures, quelque chose de plus abstrait pour aller avec le style très aérien de ce top. J’ai aussi pensé à de la peinture sur tissu, un motif de pissenlit dans le vent, quelque chose de poétique.

 

Un jour, profitant que j’étais seule, je me suis lancée à teindre ce top. Quand faut y aller, faut y aller ! De l’eau bouillante, de la teinture pour tissu (en supermarché), un bac, une chaise de camping, un balcon carrelé et des gants (importants !!) et j’étais prête à tenter l’expérience teinture maison. Mon top était lavé et débarrassé de ses apprêts, je l’ai passé sous l’eau avant d’immergé la partie inférieure dans le bac contenant la teinture mélangée au sel (lire la notice d’utilisation). J’ai ensuite accroché mon top à un cintre, et le cintre à la chaise et j’ai laissé tel quel pendant un petit quart d’heure, en remuant le bac de temps à autre. Au bout de 5 minutes j’ai pris ma bouilloire et j’ai versé de l’eau chaude sur le tshirt, cette eau a dégouliné et rejoint le bac, formant quelques coulures et quelques nuances dans la teinture, comme je le voulais. Une fois tout cela terminé, je rince mon top et il est parti pour un lavage en machine, pour bien fixer la couleur.

Pour le bord inférieur, j’ai opté pour un roulotté avec ma nouvelle surjeteuse et je ne regrette pas d’avoir attendu pour faire cette finition et de ne pas avoir craqué pour un ourlet simple. Le fin roulotté noir termine bien ce top. Je n’ai finalement pas rajouté de dessin sur ce top, je trouve le dégradé suffisant.

Plus je le porte, plus je l’aime, il est tout simple et s’accorde super bien avec un jean pour un look cool ou un pantalon blanc pour un style plus classe. Je pense le refaire en jersey de laine pour l’hiver, à superposer avec un top à manches longues, ou même opter pour une variante gilet. À méditer !

Dans tous les cas je suis ravie de ce cours qui était une charmante occasion de rencontrer des couturières des environs de Mulhouse et de plus loin (une participante était venue de Paris exprès et une autre de Lausanne) et j’espère avoir l’occasion de les revoir lors d’une rencontre possible en début d’année prochaine. Si chacune met sa création, on fera une bien belle équipe !

 

Destruction / Reconstruction : faire une écharpe à partir d’une ancienne robe

Voici un petit tutoriel de récupération, il permet de transformer une robe en écharpe à « froufrou ». Rien de bien compliqué, mais c’est agréable à faire et cela permet de désengorger l’armoire de vêtements qui ne sont plus portés, et les écharpes, pour compléter une tenue c’est toujours sympa. Cette robe est composé d’une doublure et d’un voilage, je vais utiliser les deux parties.

Pas besoin de beaucoup de matériel en plus de la robe à recycler : du fil élastique : 3-4 mètres (c’est largement assez!), du fil assorti (ou proche, une fois les fronces formées, on ne voit presque plus le fil) pour la couture et les bordures.

Comme annoncé dans le tutoriel, on peut soit faire un ourlet simple en repliant le tissu, soit un ourlet roulotté à la surjeteuse.

Il faut cliquer sur les images pour les afficher en grand, sinon, vous pouvez cliquer ici pour afficher le pdf qui contient les 3 pages.

Et voilà le résultat! Un belle écharpe tout en volume.

Top 113a du Burda de juin 2011

Que faire quand on a que 70 cm d’un superbe tissu (coupon unique dans le magasin !!), une peur bleue de ne pas mettre en valeur le superbe imprimé et de tout gâcher ? On fait un modèle aussi simple que possible ! Dans mon cas, il s’agit du modèle 113A du Burda de juin 2011.

En plus j’ai pu utiliser tout mon tissu. Oui, TOUT le tissu car avec les chutes j’ai réalisé cette petite fleur à porter autour du cou, pour cacher le nœud du lien que j’ai d’ailleurs préféré bien large à la place de la lanière proposé par le patron. Comme le tissu est un peu transparent et surtout très léger, je n’ai pas voulu rajouter des poches qui auraient alourdi le tout et certainement fait tirailler les coutures.

Question techniques, quand je touche à du tissu aussi fin, les coutures anglaises sont mes meilleures amies ! Le travail est propre, régulier et surtout le tissu ne va pas s’effilocher. Il y a une très bonne méthode sur la façon de faire des coutures anglaises sur le site Colette Pattern.
Le plus drôle c’est qu’en anglais, on appelle cette technique « French seams »…


Toujours pour respecter la légèreté du tissu, j’ai décidé de me lancer dans un roulotté à la main pour l’ourlet. Encore un lien vers la ressource qui va bien, le site Pattern Scissors Cloth.

Le modèle en lui-même ne pose pas la moindre difficulté, surtout une fois les poches mises de coté ! Par contre, les emmanchures de ce modèle sont trèèèèès larges, j’ai été obligée de réduire d’au moins 4 cm de chaque coté pour ne pas les avoir qui baillent et qui flottent. Je ne suis d’ailleurs pas la seule à le dire !

Ce modèle est suffisamment simple pour se donner de la peine de soigner des finitions et de tenter des techniques qu’on ne connaît pas, c’était le cas pour l’ourlet roulotté que je n’avais jamais fait avant. C’est le tissu qui fait tout dans ce modèle, surtout qu’il n’en faut que très peu, à peine une hauteur pour un top ! Alors, si une belle étoffe vous fait de l’œil, tentez ce petit haut qui ne vous en coûtera qu’un mètre maxi!

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...