Concours IKEA « les Créatrices du quotidien »

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Encore des dessins! Vous l’avez peut-être lu sur le site communautaire « Thread and Needles », Ikea organise un concours de stylisme. Oui, on peut appeler ça du stylisme… Il s’agit de choisir, parmi la sélection de tissus proposés, ceux qui nous tentent et de proposer un croquis de vêtement avant la date butoir.

ma participation au concours IKEA, créatrices du quotidien, tissu ikea, couture suédoise, robe,ma participation au concours IKEA, créatrices du quotidien, tissu ikea, couture suédoise, robe,Voici les deux motifs qui m’ont tentés, des couleurs qui s’accordent, des lignes et des dessins enfantins… Pourtant, ce n’est vraiment dans mon style habituel, mais il faut bien bouleverser ses habitudes de temps en temps! En voilà l’occasion.

J’ai dessiné une robe sans manches, cintrée, qui se ferme sur l’avant par des boutons. Cette robe est asymétrique, un coté est décalé verticalement par rapport à l’autre. Des poches à rabats dans le tissu contrastant sont cousues sur les cotés. La patte de boutonnage et l’encolure sont bordées par un parement de tissu assorti aux poches.

Ce tissu se retrouve aussi dans le bandeau pour les cheveux, petit détail qui ne demande pas trop de travail…

ma participation au concours IKEA, créatrices du quotidien, tissu ikea, couture suédoise, robe,Voici la vue du dos, on voit qu’une martingale marque la taille. Sous cette martingale, on retrouve un pli creux qui donne un peu d’ampleur à l’arrière. Pas d’asymétrie, je voulais éviter un vêtement totalement bancal…

Avez-vous remarqué les chaussures? Je pense qu’il est possible d’appliquer un tissu sur les sandales pour les personnaliser.

ma participation au concours IKEA, créatrices du quotidien, tissu ikea, couture suédoise, robe,C’était un plaisir de réaliser ce montage! Les tissus Ikea sont colorés et originaux, y’a de quoi faire!

Il y aura 10 gagnants, qui recevront en cadeau une machine à coudre et… et… surtout, qui verront leur création réalisée par une couturière et portée par un modèle pour être présentée dans les rues de Paris à l’occasion de la Textile Week Ikea. Wow, classe! En tout cas, ça me fait rêver!

A toutes celles (et ceux) qui participent, je vous souhaite bonne chance!!

 

Challenge Colette : le gilet

Et pour clôturer cette mini-collection automne 2011, voici la 3eme et dernière pièce que je souhaite faire : le gilet !

Je m’excuse pour l’explosion oculaire que peut causer cette image, j’ai essayé de recréer un motif à carreaux, et je crois que ça fait juste mal aux yeux et que ça ne rend pas le modèle plus clair. M’enfin, il est plus proche de la réalité comme ça !

J’ai un châle pure laine tout doux qui vient des Highlands écossaises, aux couleurs d’émeraude et de bruyère, je l’adore, il est bien chaud, mais je n’ai pas souvent l’occasion de le porter, sa forme ne le rend pas très pratique. Mon but, avec cette pièce, est de le découper (sacrilège !) pour le transformer en gilet, plus versatile qu’un grand poncho à franges.

Je voudrais y ajouter des détails en tissu violet, j’ai justement de la gabardine qui pourrait bien s’y prêter. En comme pour le pantalon, quelques surpiqûres pour agrémenter le tout. Voui, dans deux de mes pièces, il y a des surpiqûres, n’empêche que quand quelque chose est à la mode, on en mange à toutes les sauces, et bien dans mon cas, pour cet « Automne 2011 », on aura sa ration de surpiqûres. Je l’ai déjà annoncé, faut que je travaille pour m’améliorer de ce coté !

Pour le fermer à l’avant, j’avais bien pensé à un nœud, mais c’était trop… pas assez… et finalement j’ai changé pour un système d’anneaux, qu’on puisse passer le lien entre les anneaux et que ça tienne. Ou pas. Ça, on verra à l’usage. Je ne pense pas le doubler, le but est que l’avant soit « dégoulinant », que le tissu tombe en volants, un peu comme sur ce modèle de Burda.

Et avec ce gros lainage, les deux faces sont jolies, pas besoin de doubler pour cacher la misère.

Pinaise, qu’est-ce que j’ai cogité en dessinant mes modèles. Pas au fait que je puisse les réaliser, hein, je me suis jetée comme ça dans l’aventure, mais plutôt sur ce qui serait pratique et facile.

Question subsidiaire : franges or not franges ? Elles sont naturellement présentes sur le châle, et ça me crèverait le cœur de les couper… Je n’arrive pas à me décider. Au pire, je peux tailler le gilet avec des franges, et si vraiment ça gâche tout les couper par la suite. Votre avis ? Cowboy écossais ou pas ?

Petite note concernant les images : j’ai rajouté l’adresse du site par dessus, pas vraiment que j’ai peur qu’on me vole mes superbes idées pour les envoyer loin d’ici pour de la production massive et qu’on en vende des tonnes sans que je touche un centime, mais plutôt que… voilà, je me suis donnée bien du mal à faire ses dessins, je ne voudrais pas que d’autres les utilisent. Je veux bien entendre que le monde n’est qu’amour et partage, mais concernant internet ce n’est pas le cas ! J’espère que vous comprenez.

Colette’s Fall Palette Challenge 2011

Qu’est-ce que c’est que tout cet english mes amis??

 Colette Patterns Fall Palette Challenge

Si vous suivez le blog Coletterie, vous avez peut-être eu l’occasion de lire, entre deux tutoriaux et les photos de leur nouvelle collection, ce nouveau défi pour l’automne. Le principe, si j’ai bien tout lu et tout enregistré, c’est de créer une mini collection, cohérente, en 8 semaines. La première semaine est dédiée à la définition de la palette de couleurs et de l’ambiance, par la création d’un « Moodbard », via Pinterest ou Colourlovers par exemple, de définir le nombre de pièces (raisonnable!) que vous voulez faire et ensuite… et bien de les réaliser. Le tout en respectant le délai de 8 semaines, le but est de s’y tenir donc pas la peine de vouloir réaliser une garde robe complète avec robe de cocktail, de soirée, manteau long…

Je suis bien tentée de suivre ce challenge, même de loin, car cela me donnerait l’occasion de réaliser un ensemble de pièces qui tiennent la route et qui vont ensemble. Pour l’instant, je couds des vêtements, ils me plaisent tous pour différentes raisons, mais je n’y vois pas de fil conducteur, ce sont des pièces séparées les unes des autres, on peut les assortir, mais au delà de cela… Bref, je sens qu’il manque ce petit truc en plus qui fait que ça peut déchirer. Grave.

Et il y a ce petit coté haute couture genre « je réalise ma collection privée » pour moi toute seule, un petit coin d’exclusivité en quelque sorte.

Si je vous montre mon petit montage d’inspiration, ça serait plus simple, non?

Il y a là des images de formes et de modèles qui me plaisent, mais aussi des harmonies de couleurs qui me touchent. Pour cet automne, je vois bien un thème sur les points de fuite, les perspectives, les angles et les lignes qui se croisent, quelque chose de très géométrique mais pas rigide pour autant. Concernant les couleurs, on retrouve une partie de la gamme des couleurs de la plume de paon que j’affectionne particulièrement, mais aussi du rose et de l’argenté.

Dans mon idée, cette mini collection comprendrait 3 pièces (faut savoir rester modeste) : une petite robe/tunique, un gilet et un pantalon. Je pense que ce qui peut me poser le plus de difficulté ce serait le pantalon, car je n’en ai réalisé qu’un seul à ce jour. Bon, ça me donnerait une base, même si celui que j’ai en tête est plus près du corps, et celui en stock est plutôt bouffant… Personne n’est parfait!

Il faut encore concrétiser tout ça et dessiner les modèles.

Est-ce que vous connaissez le site et les patrons Colette? Un tel défi, ça vous fait peur, ça vous motive?

Your Style Rocks : nouveau patron

 

Voici le nouveau patron disponible sur le site Your Style Rocks.

Je n’ai pas encore eu le temps de le faire (il vient juste de sortir), n’empêche que j’aurai le tissu par-fait pour ce gilet ambiance victorienne-steampunk-chaispasquoi.

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas ce site, Your Style Rocks est une communauté de langue anglaise qui propose un concours particulier : pendant deux mois, les inscrits peuvent soumettre un design selon un thème indiqué, et la récompense est de taille : la concrétisation de cette idée en un patron !

À l’issue de chaque concours, l’idée qui aura recueillie le maximum de voix sera adaptée sous la forme d’un patron.

Les résultats des concours passés sont disponibles en plusieurs tailles, ma préférence va pour l’adorable jupe à volants sur les cotés.

Cette communauté est jeune et ne demande qu’à être poussée et dynamisée par la participation de créatifs. Pas besoin de savoir coudre, ni de savoir dessiner des pièces de patrons, ce n’est pas le but ! Ce sont les idées qui sont valorisées, le respect du thème ainsi que la description du cheminement du concept vers le design final.

La propriétaire du site, Kim, est tout à fait charmante et à la disposition de ces « Style Rookie ». Le seul point négatif est le manque d’activité de la communauté en dehors des concours, le forum est bien vide. Cela peut cependant changer si le site prend de l’ampleur et que le concept plaît.

Le thème de cet été est « Pure Elegance », donc si vous aimez la pureté et la simplicité, c’est le moment de faire travailler votre crayon de papier (ou votre souris) !

Art, Culture et Élégance, la haute Couture sous l’objectif de Willy Maywald

Cette exposition se tient au Musée d’Impression sur Étoffes de Mulhouse, du 14 avril au 16 octobre.

Ce sont les belles photos à l’entrée du musée qui m’ont poussées à entrer, je connaissais déjà ce musée mulhousien mais le nom de cet artiste m’était inconnu. J’aime beaucoup l’élégance et la féminité exacerbée de la période présentée, pourtant je n’avais jamais entendu parler de ce photographe allemand, parisien d’adoption. Sa renommée vient de ses photos de mode, il est considéré comme un grand photographe du 20eme siècle. Certains clichés me rappellent celles de Georges Dambier, je suis presque certaines que certaines robes ont été photographiées par les deux. Ce ne serait pas étonnant, après tout ils sont contemporains !

Une brève biographie de cet artiste se trouve dans le communiqué de presse de l’exposition, je ne vais pas copier ici, cela n’a pas vraiment d’intérêt.

Sa réputation grandit dans les années 30, il fréquente les grands noms dela Haute Couturede l’époque : Schiaparelli, Heim, Chanel. C’est à ce moment qu’il rencontre Christian Dior, modéliste de Robert Piguet…

Plus tard, il devient le photographe attitré de la maison Dior et immortalise le New Look : une grande partie des clichés de l’exposition sont des créations de la maison Dior, mais à partir du moment où Yves Saint Laurent la reprend à la mort de son fondateur, conformément au souhait de ce dernier, le photographe délaisse la maison pour se tourner vers d’autres créateurs avant de se retirer lentement de la scène dela HauteCouture, ne retrouvant plus l’antique élégance de cette dernière dans les créations plus avant-gardistes de la génération de Pierre Cardin.

 

Il y a un peu plus de 200 photos dispersées dans 2 galeries dédiées à cette exposition à l’intérieur même du Musée d’Impression du Étoffes, c’est assez déroutant de croiser de gigantesques machines du 18eme siècle à coté de clichés de robe de cocktail en organza…

Mais cela fait aussi le charme de cette exposition, pouvoir comprendre les procédés d’impression (plaque, rouleau…) et voir les réalisations qui peuvent en découler !

 

Willy Maywald fournit ses photos en noir et blanc aux célèbres magazines : Harper’s Bazaar, Vogue, Vanity Fair, il fait également des portraits de célébrités.

Il est un des premiers à faire descendre les mannequins dans la rue pour les photographier dans le cœur de Paris, cette ville qui lui est si chère.

Au travers des originaux (prêtés par l’Association Willy Maywald), on retrouve des anecdotes sur les séances photo de l’époque, ou tout devait se dérouler en quelques heures, voir quelques minutes, les mannequins se changeaient dans la voiture (des voitures étroites mais des robes envahissantes !) et les décors devaient être tout près afin de réduire le temps de « sortie » des modèles qui devaient également être disponibles pour la riche clientèle triée sur le volet qui achetait ses précieuses créations. Parfois, les séances se déroulaient la nuit, pour que les robes soient présentes en boutique le jour ! Dans ces cas là, c’était par exemple sur les escaliers en marbre d’hôtels particuliers.

 

Cette exposition est intéressante car au-delà des belles images, elle retrace aussi le faste d’une époque, tout juste sortie de la guerre,la Franceveut retomber dans un luxe oublié. Cette mode où la profusion de tissus précieux, de dentelles, de plissé set de chapeaux en est la preuve. Ce parcours des années 1930 à 1950 (la plupart des photos sont des années 50) dresse un portrait détaillé d’une période particulièrement fournie de la mode française. Cela permet aussi de découvrir un photographe qui est peu connu en France (cela m’a rassurée de lire ça, je me sentais moins inculte).

Le Musée d’Impression sur Étoffes propose un atelier couture dans le cadre de cette exposition, assez ambitieux à mon avis : « Pendant toute une journée apprenez la Haute Couture avec une professionnelle et réalisez votre propre vêtement digne d’une réalisation d’un grand couturier. Du dessin à la réalisation laissez-vous emporter par la magie de la création et repartez avec votre réalisation !” Si c’est vraiment le cas, et bien je vais pouvoir porter directement samedi 23 une superbe robe Haute Couture faite de mes mains, car en effet, j’ai pu avoir la dernière place pour l’atelier de ce mois-ci.

Affaire à suivre!

 

Pour aller plus loin :

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