Cadeaux de Noël, la suite : la chemise de l’Homme, la vengeance

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Voici le prochain volet des cadeaux de Noël « home made » de cette année. Vous vous dites: elle sort d’où cette chemise, dans le post de l’autre fois, il était question d’un gilet!!!!

Et vous avez tout à fait raison. Mais parfois, la malchance se mêle de nos affaires et nous fait faire… des folies! Enfin, c’est surtout que le 23 décembre, ne voyant point le colis de tissu arriver, j’ai été dans l’obligation de prévoir un plan B. Je n’allais pas prendre le risque de n’avoir rien de prêt pour mon chéri, même s’il était chez ses parents à 500km de moi cette semaine là. J’avais encore quelques jours de rab, mais les magasins allaient être fermés (le 26 c’est férié en Alsace), il fallait trouver une solution de repli.

Je passe mon armoire à tissu au peigne fin, oui, j’suis certaine qu’il y a quelque chose que l’Homme avait choisi pour lui… Ah, voilà, un coupon de coton gris bleu tout basique. Il était destiné à une chemise, lors d’une visite à la boutique « La petite Emilienne », après lui avoir montré des tonnes de tissus, il avait hoché la tête devant celui-ci, me donnant son accord pour l’acheter dans l’espoir fou de lui confectionner un vêtement. Avec du recul je pense qu’il a acquiescé juste pour qu’on parte de la boutique et que je ne rajoute pas encore plus de tissus à ma commande, mais bon, c’est le résultat qui compte!

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Comment lui en vouloir???

Comme je suis une brave copine (et que je veux progresser en couture), je prends en compte ses remarques concernant la précédente (et première) chemise :

  • le col est trop lâche, faut le resserrer;
  • la chemise elle est trop courte, elle sort du pantalon;
  • le tissu, il brille de trop (du coton vaguement satiné, mais passons);
  • le col, y’a des fils qui sortent (j’ai cranté avec trop de zèle et un peu partout pour que mon col soit beau, résultat il commence à s’autodétruire de l’intérieur);
  • les poignets ils sont bizarres à cause du truc dedans (l’entoilage de qualité de merde, coupé à l’arrache, cf. mon article d’hier, paragraphe tout en bas);
  • les boutons du bon coté please, pas de boutonnières de fille.

Pfiouh!!!! J’ai donc ressorti mon patron Burda 7767, et j’ai modifié les pièces de la chemise de mon homme selon ses désirs. 10 cm de gagné en longueur, le col perd 3 cm de largeur, j’ai de l’entoilage de qualité, et je le coupe correctement.

Chemise, homme, burda, coton, bicolore, argent, gris, boutonnières, col, pied de col, poignet, entoilage, passepoilSe pose ensuite la question des boutons. Je ne sais pas vous, mais pour moi c’est toujours la galère de trouver des beaux boutons. Et là, pour un homme, j’ai l’impression que c’est encore plus compliqué, dans la mercerie où je suis allée, une fois mis de coté les boutons nacrés « connotés filles », il ne me restait plus grand chose. J’ai opté pour des boutons tous simples gris, qu’on croirait taillés dans des galets! Je n’ai pas pris de photo spécifique des boutons, mais on les voit sur cette image.

Chemise, homme, burda, coton, bicolore, argent, gris, boutonnières, col, pied de col, poignet, entoilage, passepoilPour donner un peu de fantaisie à cette chemise, j’ai coupé un pied de col et la pièce intérieur de l’empiècement du dos dans un tissu gris clair dont il me restait des chutes d’une robe (que vous n’avez pas encore vue, mais cela ne devrait tarder ;) ). J’ai copieusement entoilé les deux parties.

chemise antoine, coton bleue, patron burda, boutons passepoilées

Comment faites-vous, vous entoilez les deux parties ou juste une? J’ai lu des informations assez contradictoires, mais j’avoue que cette fois-ci, mon col et mes poignets se tiennent bien mieux que pour ma première chemise pour laquelle je n’avais entoilé que la partie intérieure des pièces.

Chemise, homme, burda, coton, bicolore, argent, gris, boutonnières, col, pied de col, poignet, entoilage, passepoilVous voyez ce petit détail en plus? Près du capucin…

Vous voyez duquel je parle? Ce petit détail qui peut prendre des heures si on en fait une douzaine… Un autre indice, sur cette photo… Vous voyez mieux?

Chemise, homme, burda, coton, bicolore, argent, gris, boutonnières, col, pied de col, poignet, entoilage, passepoilDes jolies boutonnières passepoilées! En effet, ma machine à coudre à des problèmes avec les boutonnières depuis quelques temps, le bouton reste souvent bloqué. Ma petite Bernina est en réparation d’ailleurs en ce moment, pour régler ce problème. De peur d’achever mon bébé, je me suis lancée dans l’aventure passepoil. Le rendu est vraiment impressionnant.

chemise antoine boutonnieres, patron burda, chemise, boutonnières passepoiléesUne petite vue de l’intérieur de la chemise, comment sont les boutonnières « dans les coulisses ».

Voilà la petite histoire de la chemise de l’homme, version 2.

 

Compact is not dead

Du temps où j’avais un très bon photographe dans mon entourage, avec le matos qui va bien et tout et tout, c’était fastoche d’avoir de superbes photos hyper glamour. A l’époque je ne m’étais jamais trop posée la question de « comment ça fonctionne » et de « pourquoi 1200 euros pour un objectif?? ». Je me posais devant la lumière et le reste, ben c’était son problème à lui.

J’étais très habituée à ce style de clichés : (vous comprenez l’effet très « Blanche Neige » de mon visage?)

Mais mon nouveau quotidien c’est plutôt ça : (oui j’ai exprès choisi une photo vraiment loupée et pas retouchée)

 

La claque dans la gueule quand même!!!

Maintenant que je dois prendre mes photos toute seule, avec mon vieux APN d’il y a 10 ans, c’est une autre paire de manche pour avoir l’air splendide et naturellement « Blanche Neige ». Déjà parce que je ne sais utiliser que le mode automatique et qu’il faut pas se leurrer, il est tout pourrave cet appareil… Ensuite parce que mes cheveux ont poussés et que je n’ai plus la coupe de cheveux de Blanche Neige. Mais ça c’est un autre problème me direz-vous, très peu en adéquation avec celui de l’appareil photo. Bref.

En ce moment je suis en pleine crise artistique. Traduisez que je suis en train de partir dans tous les sens et que je veux me remettre au dessin pour illustrer les idées de vêtements que j’ai en tête, continuez à coudre et surtout à apprendre, mais aussi à comprendre la photo pour pouvoir immortaliser mes réalisations.

Car pour moi tout cela fait partie d’un même processus, ça va tout ensemble, ça s’enchaine, ça se suit. Comme toutes les couturières amatrices du web, je suis contente de ce que je fais (souvent) et je trouve légitime l’envie de vouloir valoriser mon travail. Les heures passées à faire (et défaire) une création valent bien un petit moment de gloire, c’est ça notre salaire.

Alors j’ai pris mon courage à deux mains, ainsi que ma bouse d’appareil photo et j’ai enclenché le mode manuel. Wow, ça c’est déjà une étape. Ensuite j’ai regardé ce qu’il y avait dedans, j’ai cherché sur internet des explications sur la photo, je me suis renseignée auprès de collègues qui sont des photographes amateurs…

Et surtout, pour commencer je suis allée m’acheter un trépied pour faciliter la prise de photo, quand on fait ses photos seules, il faut bien se débrouiller.

Je me suis rendue dans le magasin photo de ma ville, armée de mon antiquité et j’ai expliqué mon problème :couture, photos, toute seule, pas trop cher.

Le jeune (très sympa) ne rigole pas devant mon APN mais je vois bien qu’il est un peu embêté, et pour cause : les trépieds qu’il me montre valent plus cher que mon appareil. C’est un peu comme quand je vais acheter des nouveaux pneus pour ma 306, y’a pour plus de pneus que de bagnole. J’suis une pauvre fille, plaignez-moi.

 » 70 euros un trépied, que genre je peux faire le même avec 3 bouts de bois et un élastique? Sur amazon y’en a 20 euros!

- Mais madame c’est pas la même chose. Comment dire… Vu votre appareil…

- Tu peux le dire qu’il est pourri mon appareil…

- Non, je voulais dire que vu que votre APN est léger, avec un pied qui n’est pas stable, pour peux que dehors une petite brise souffle, et tout se casse la figure. C’est pas le poids de votre appareil qui va maintenir le tout en place.

- Et je vais pas avoir l’air d’une cruche avec un pied comme ça et un minuscule appareil photo dessus? Ce pied il est pour les gros appareil qui coutent cher, non?

- Non (il se marre)! Pour des appareils réflex on a ce genre de pied à 250 euros. Mais y’a un gps dedans et tout et tout.

- C’est vrai que ça doit être cool de localiser mes photos, savoir si elles ont été faites dans la cuisine ou le salon. Bon, je le prends, et si tu es gentil je reviendrai en décembre voir tes promotions pour un nouvel appareil.

- On propose même des packs avec des formations photo pour débutants, ça peut vous intéresser?

- Quoi, j’ai l’air d’une débutante moi?  »

Damned, je suis démasquée, je suis une méga débutante en photo. Je donne le pied à l’Homme pour qu’il le porte, et fièrement, je m’en sors du magasin vers de nouvelles aventures photographiques.

Motivée par mes nouvelles connaissances en photo : ouverture, temps de pause, diaphragme, ISO (que de vocabulaire technique!!) ; et mon super pied, j’ai appliqué tout ça pour prendre en photo la robe que j’ai terminée dimanche dernier. Le modèle est issu du livre japonais Drape Drape 2, modèle 7. Donc oui, la toute première photo de cet article, c’est moi qui l’ai prise toute seule, avec mon super pied, mon appareil à deux balles et l’halogène du salon qui éclairait le plafond comme projecteur. On fait c’qu’on peut ma bonne dame.

Le tissu est un jersey de coton gris très clair qui j’ai ramené de mes vacances en Autriche et qui n’attendait qu’un peu de motivation pour se transformer en cette robe très souple. Elle est montée à la surjeteuse, seul le biais l’encolure et les biais d’emmanchures sont piqués à la machine.

Et je vous raconte même pas combien de temps ça a duré pour prendre des dizaines de photos dont seulement deux étaient potables. Mais bon, je suis sur la bonne voie, je vais continuer à m’entraîner avec cet appareil et à Noël, quand les promotions arrivent, je regarderai pour un nouvel appareil.

La photo c’est un domaine qui me plaît, car j’aime les belles photos et le fait que ce blog était tout vilain à cause de ça me dérangeait, maintenant je vais faire des efforts. Par contre… Vous avez pas fini d’en entendre parler!!

Jupette pour entretien – Burda 06/2011 – 117a

Vous auriez envie d’embaucher une jeune diplômée qui viendrait se présenter pour un entretien avec une si jolie tenue? Oui? Tant mieux, c’est le but!

Ma soeur est à la recherche d’un travail et c’est ensemble que nous avons élaboré un projet de tenue. Tout d’abord la jupe, choix du modèle : qui tourne, fantaisie mais pas trop, sérieux mais pas trop non plus. En feuilletant la librairie en stock à la maison, nous avons arrêté notre choix sur ce modèle du burda de juin de cette année.

La petite soeur grince des dents parce qu’il faut 2,70 mètres de tissu pour former cette jupe, normal puisqu’il y a des plis devant et derrière. Bon, on reste tout de même sur ce modèle, et direction notre magasin préféré pour trouver le tissu qui va concrétiser ce chef d’oeuvre. Et là, c’est le flash pour ce voile de coton assez rigide aux motifs futuristes, elle le veut, elle n’a d’yeux que pour ce tissu.

Manque de bol pour Miss-Radine-j’ai-pas-envie-d’acheter-2,70m-de-tissu-pour-une-jupe, son choix s’est porté vers LE tissu qui a besoin d’une doublure… Dommage!! Va falloir aligner 2,70mètres en plus. Après moults tractations et déplacements de rouleaux pour des tests de compatibilité (oui, comme chez Meetic), nous repartons avec le tissu principal de la jupe et du voile de coton turquoise pour la doublure.

Maintenant j’ai plus qu’à me mettre à couper et à coudre, et de son coté, elle n’a plus qu’à décrocher des entretiens, chacun sa partie du boulot.

Le modèle Burda n’est pas doublé, je ne savais donc pas comment j’allais procéder. Est-ce que je double complètement les plis ? En gros, est-ce que je fais une jupe dans la jupe?

Ou bien est-ce que je coupe une jupe sans plis que je glisse dans l’autre? Mhhh…

J’ai posé la question à ma prof de couture du mercredi (j’ai deux profs de couture, je sais, c’est la classe internationale) et pour elle, il vaut mieux doubler totalement la jupe, sinon ça risque d’être foireux, et comme les tissus ne sont pas trop épais, ça devrait être top.

Me voilà en route pour la méthode Inception, une jupe dans la jupe. J’ai bien fait d’insister pour qu’on prenne autant de doublure que de métrage de jupe, en ignorant les grognements de la petite soeur.

Dérogeant à la règle qui veut qu’on utilise sa tête plutôt que les instructions du Burda, je commence à lire le pavé qui doit m’expliquer comment assembler la jupe. Normalement ça doit être fastoche, y’a que 3 pièces pour former un pli, et on multiplie ça par 4 pour avoir la jupe en entier. Et là, c’est le drame.

« Pliez ceci selon le pli de cela, assembler devant-derrière, plier encore… »

Bref, tu piges rien du tout, tu ne reconnais même pas le nom des pièces coupées! Oui, je précise avoir lu LA BONNE consigne du bon modèle, j’ai vérifié. Ok… On prend nos pièces et on scotche, on assemble jusqu’à avoir ce qu’on veut. En 2 minutes c’est emballé-pesé, c’est bête comme chou.

Donc Burda, comment est-ce possible de pondre une consigne difficile quand y’a que 3 pièces dans un patron? J’en reviens pas… 

Si vous voulez faire ce modèle, je vous conseille de repasser les plis de vos pièces avant de les assembler, ça vous aidera pour la mise en place!

J’ai monté mes deux jupes et j’ai bien aligné les plis les uns dans les autres, bien épinglé le tout pour que ça reste en place, c’était long mais pas vraiment difficile.

Je pose un zip invisible, ça aussi ça va, du premier coup en plus. Quand arrive le tour de la ceinture, je me pose une question : hé, j’ai pas coupé de ceinture moi. C’était pas dans le patron!

Je vérifie dans la liste des fourniture et je tombe nez à nez avec une autre des expressions Burdaesque : bande de Reps.

Alors ça, c’est THE TRUC que personne sait que ce c’est. Je me suis renseignée en boutique, déjà, personne n’en vend, et personne n’a la moindre idée de son aspect, de son prix… Bref, le flou total.

Finalement, je décide de laisser tomber la fameuse bande de reps et je me plonge dans mes deux références : Coudre vite et bien et Technique de la coupe, les deux sont de Line Jaque, pour trouver une solution propre et techniquement acceptable. Je coupe une bande de la largeur de la taille + 7 cm (1,5cm de surplus de chaque coté et 4cm pour la patte de boutonnage) que j’entoile copieusement. A l’intérieur de la jupe, la ceinture est fixée à la jupe avec des points à la main pour éviter une surpiqûre supplémentaire sur l’avant.

Tip-top (pas la photo, je sais qu’elle est moche celle là), un petit point décoratif pour fixer le tout et la jupe est terminée. Enfin presque. Il me reste l’ourlet, l’ourlet de plusieurs mètres. Arghh!! Pour la doublure, un ourlet roulotté va plus vite, et en fil turquoise, c’est super mignon.

Une vraie danseuse de French-Cancan!

Ce modèle est vraiment chouette, je ne regrette pas notre choix, et doublé, il a une tenue et une style tout à fait ravissant. Pour le choix de la taille à sortir, la seule mesure qui compte, c’est le tour de taille.

Cette jupe n’est pas vraiment difficile à faire, et si vous ne le doublez pas, en quelques heures vous pouvez vous pavaner avec une nouvelle création.

Si je dois la refaire (pour moi par exemple :) ), je pense que mon choix se portera vers un tissu qui ne nécessite pas de doublure, une gabardine qui tombe bien par exemple, ou un beau lainage.

Il me reste un peu de tissu, quelques chutes… Comment les optimiser…

Je ne sais pas encore, peut-être un top pour compléter l’ensemble avec les restes de doublure?

Ou pourquoi pas un gilet de serveur avec les chutes de la jupe?

Ou les deux?

 

EDIT : We Love Sewing vient de poster dans un commentaire un lien vers le site BurdaStyle qui propose un Sew Along de ce modèle, n’hésitez pas à faire un tour sur le site!

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Un petit mot sur le Challenge Collette, depuis que j’ai posté les articles sur les 3 modèles que je veux réaliser, à savoir la robe, le gilet et le pantalon, vous avez certainement remarqué que plus rien n’apparaît sur ce blog à ce sujet.

Je plaide coupable, je pense que j’ai été trop ambitieuse sur ce coup, et surtout, je n’avais pas prévu que nos travaux à la maison allaient durer si longtemps et prendre autant de mon espace (= pièce de couture envahie d’outils divers).

J’ai préféré privilégier des choses que je considère comme urgentes (la tenue de ma petite soeur en fait partie), au détriment de vêtements fantaisies. Au final, je ne peux coudre en ce moment que lors de mes cours de couture, à raison de 2h par semaine, c’est peu!

N’empêche que je souhaite ardement que ces 3 articles soient terminés pour Noël, pour pouvoir les porter!!

Bonnet rose fushia au crochet, yeah baby!

Il est terminé, le joli bonnet à vagues!! La laine est toute douce, facile à crocheter, le résultat est bien flashy. J’en suis super fière. Même l’Homme de la maison a dit qu’il était joli et a même évoqué un futur bonnet (pour lui) pour le ski. Blague ou pas, je ne sais pas, toujours est-il que je suis dans un état second tellement je ne m’attendais pas à ce que le résultat soit aussi confortable, régulier. Super top! Merci le cours de crochet en 25 leçons!! Pour info, il s’agit de la leçon 9. Ce livre est vraiment top, les modèles sont tous plus beaux les uns que les autres.

Et, une première pour moi, j’ai réalisé une cordelette pour attacher le haut et former cette espèce de fleur, je n’en avais jamais faite avant. C’était vraiment simple, une fois qu’on a le coup de main. J’en profite pour partager mon expérience dans ce mini-tuto (dispo aussi en pdf, sinon, cliquer sur les images pour les agrandir), j’espère qu’il vous sera utile.

Un projet super simple, un rectangle dont la longueur est le tour de tête, une seule couture pour en faire un tube, un point pas trop difficile (surtout qu’on a le temps de le pratiquer!!), la cordelette ferme le « haut » du rectangle et forme le bonnet. Une fois les heures de crochetage terminées, il est temps de frimer et de prendre des photos artistiques…

Ouaiiiiss… Trop artistique. On va trouver une pose un peu plus simple… Toute seule, pas si facile.

Et une photo où on voit mieux le bonnet peut-être?

Et soudain… C’est le DRAME…

 

Se souvenir que le bonnet… et bien il n’est pas pour sa propre tête… Mais pour celle de la petite soeur qui a sélectionné cette couleur. Bouh, c’est triste.

Mais en attendant qu’elle vienne le chercher, il est A MOI!! Nyark nyark nyark!

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Pas trop de couture en ce moment, mais j’assure que c’est à l’insu de mon plein gré!

Pourquoi?

Indices :

Mhhh, cette fine couche de plâtre qui recouvre TOUT dans l’appartement, avoir son four et son frigo dans le salon, devoir faire la (mini) vaisselle dans le lavabo de la salle de bain. J’adore!

J’espère que ça sera bientôt terminé! Je n’ose pas trop sortir des beaux tissus dans ces conditions, alors que la laine supporte mieux toutes ces péripéties car une fois qu’on a un peu crocheté devant la télé, hopla, on range tout dans un sac plastique qu’on ferme bien hermétiquement et le tour est joué! Impossible de couper du tissu alors que le sol est constamment blanchâtre (oui, je coupe par terre, pas de table assez grande).

En plus, j’attends de la laine qui arrivera certainement demain, j’ai hâte de vous montrer mes nouveaux trésors!!

Le crochet au soleil…

Y’a largement pire dans la vie, non? Au petit matin, pendant que mon homme dormait encore, je prenais le temps de m’installer sur notre terrasse et je crochetais un peu avant d’aller dévaliser le buffet géant pour déjeuner.Alors oui, j’admets que cette photo a été prise le deuxième jour, d’où les jambes blanches tendance cachet d’aspirine, mais maintenant que je suis rentrée et que mon capital soleil est bien entamé, elles ne sont pas vraiment plus colorées… Et je porte des Birkenstock, of course, j’étais dans un hôtel spécial pour les allemands, je me fonds dans le paysage. Et surtout j’adore ces claquettes, elles sont géniales. BirkLady (qui se reconnaitra), je te dédicace cette photo!!! :)

 

Bref, revenons à nos moutons (même si Fuerteventura c’est plutôt l’île des chèvres) et à notre crochet…

Après avoir fait quelques échantillons plus ou moins réussis des points représentés dans le livre…

(la prochaine fois je ne change pas de fil en plein milieu d’une ligne!) … je me suis lancée dans le projet « col écharpe » avec ma belle laine de la Droguerie. Avec un gros crochet (10 conseillé, mais je n’avais qu’un 8) ça allait très vite, même si j’ai défait à plusieurs reprises pour que ça soit le plus régulier possible.

Mais on retrouve quand même l’endroit où j’ai assemblé les deux extrémités, car la partie du début, même si crochetée à de nombreuses reprises, reste hasardeuse.

Voir même un peu foireuse, elle est curieusement un peu plus longue, ça doit être un problème de tension, selon comment je tenais mon fil au départ et à la fin du travail, ou alors ça vient de la manière dont j’ai « cousu » les deux bords.

Ce projet est vraiment facile et très sympa, il s’agit d’un grand rectangle qu’on coud pour en faire un tube, on peut aussi rajouter un gros bouton pour décorer. Le point utilisé c’est la demi-bride, voici pour le détail technique..

Une fois le col porté, on ne voit plus vraiment ce « gondolement », ça se perd dans le coté dégoulinant super douillet de ce projet. Voici une glorieuse photo prise devant le miroir, super belle et très représentative. Mouais.

Deuxième essai, résultat plus concluant, et comme ma tête était rigolote dessus, j’ai décidé de la laisser, même si ce n’est pas vraiment le but de ce blog que d’exposer mon auguste personne. Please, admirez ce superbe bronzage, il va au moins rester 3-4 jours et je pense que j’ai maintenant atteint mon potentiel maximum de bronzitude, ma peau et le soleil ne font pas bon ménage.

Bon, je suis contente de l’avoir terminé ce col mais maintenant direction le placard car avec les chaleurs actuelles, pas question de le porter avant un bail!

Ceci étant terminé, il me restait encore quelques jours à traîner lamentablement au bord de la piscine. Pas sur la plage la bronzette! A la plage y’a que deux activités que je m’autorise : me baigner (le but premier de la plage) car j’adooooore avoir pleins d’algues dans le maillot ou alors jogging en fin d’aprèm les pieds dans l’eau, sinon c’est niet. Trop de sable, trop de soleil, pas assez de transat, trop loin du bar, trop d’allemands tous nus… Mais je m’éloigne du sujet.

Et vlan, dans tes dents :

T’as vu ça, l’avancée foudroyante en crochet? Des vagues et tout et tout! Yeah! J’ai un peu sauté quelques leçons qui m’intéressaient moins pour me pencher sur la leçon 9 (je crois), où il est question d’un bonnet. Alors pour l’instant, je ne suis que dans les projets « rectangles » où tout article part de cette base géométrique et on lui donne sa forme finale en cousant les bords. Donc mon but est de crocheter un long rectangle ondulé (mais exprès cette fois-ci, pas comme pour le col), de l’assembler par les extrémités (je me répète un peu, non?) ET au bout de rajouter une cordelette avec des pompons. Détails techniques : brides reliées, et brides-que-t’en-fait-3-dans-la-même-maille (nom très technique), et brides… brides tout court. Le tout habilement crocheté en 3,5 avec du coton de chez la Bergère de France.

Pour ceux et celles qui vont faire ce projet : ils conseillent une maille chainette de 101 mailles pour faire la base, donc le tour de votre tête. A moins d’avoir la tête d’un enfant de 4 ans ou un crochet 3,5 amélioré, c’est vraiment TRES petit, j’ai rajouté des mailles en plus, il faut en rajouter par lot de 10, pour respecter le motif. A vous de faire des tests en passant la chainette autour de votre tête, ne pas oublier qu’en plus ça va onduler!

Sinon… Lors du vol aller, je me suis dégonflée concernant mon crochet en cabine, et tout était bien rangé dans la valise en soute (surtout parce qu’on est arrivé à l’arrache en oubliant la moitié des bagages ce qui aurait eu comme conséquence désastreuse de me faire intégrer contre mon gré le groupe des tous-nus allemands de la plage d’à coté mais ceci est une autre histoire…). Mais au retour, je comptais bien avancer avec mon bonnet à vagues et j’ai laissé dans mon sac à main mon ouvrage et ma pelote, et c’est passé comme une lettre à la poste. Mon crochet par contre, j’ai voulu la jouer agent secret et je l’ai planté dans mon chignon. J’étais pas tranquille de le laisser dans le sac et scanner au rayon X, pas envie de me le faire confisquer. Ni vu, ni connu. Comme il est en bois, il ne sonne pas au portique. Car contre, avec des aiguilles à tricoter, ça doit être moins discret….

Dans mon prochain poste, je vais vous montrer quelques photos de vacances, mais attention, pas moi en train de gracieusement jouer au volley, hein… ni même faire de l’aquagym.

Il y a une belle spécialité aux Canaries, c’est la dentelle! Les photos à venir devrait vous inspirer, en tout cas moi j’étais conquise.

2 tops japonais pour la rentrée de ma p’tite soeur!

En plus d’être une gentille copine, je suis une gentille soeur. Ma petite soeur voulait un peu de neuf pour sa garde robe, et avec un budget serré, pas toujours évident de trouver des tops originaux et pas trop mal fichus. Justement, je suis en plein rangement de mon placard à tissus, et je lui ai annoncé :  » Les coupons d’un mètre ou moins, tu peux taper dedans, choisis ce qui te plait, je te fais la fringue qui va bien. »

Elle a sélectionné divers coupons dont un taffetas rouge pour une future jupe, un coupon fleuri pour une robe et deux en jersey pour des tops. Ensuite, nous sommes passées à la sélection des modèles. Pour les morceaux de jersey : des tops du livre Drape Drape. Si tôt dit, si tôt fait, deux jours après ils étaient disponibles.

Voici le premier, il s’agit normalement d’une sorte de tunique…

Le coupon de tissu est une sorte de matière de maillot de bain, qui coule entre les doigts, qui est fraîche sur la peau et très légère. Malgré la beauté de ce coupon, cela fait 6 mois qu’il est dans mon armoire, et je ne trouvais pas quoi en faire. Il « drape » très bien, et ce modèle le met super bien en valeur, elle ne peut pas regretter son choix! J’ai coupé une taille S pour son 36-38 et c’est impec’. Par contre j’ai du tricher lors du placement du patron, car mon coupon était trop petit, et surtout pas très large, j’ai été obligée de bidouiller au niveau des bretelles.

Comme vous pouvez le voir, j’ai découpé une partie des bretelles au niveau du devant et du derrière (le patron asymétrique est une seule pièce géante), j’ai scotché le bout de patron de bretelle devant droit avec le bout derrière droit et pareil pour la gauche, et j’ai coupé mes bretelles à part dans une chute du tissu.

Au niveau de l’assemblage, ça se présente donc comme ça :

La couture n’est pas sur l’épaule, à la place il y en a deux, une devant et une derrière. Finalement ça ne choque pas, c’est même très joli! Un petit détail en plus.

J’ai eu beaucoup de mal avec l’encolure, avec le biais en jersey ça gondolait, ça tirait… Finalement j’ai tout défait et j’ai ajouté un biais en lin couleur jeans, très doux. Je l’ai rentré à l’intérieur, il est invisible sur l’avant mais apparaît selon les mouvements.

C’est pareil au niveau des bretelles, en plus ça donne de la tenue à ce tissu très mou.

J’ai profité de l’occasion pour affiner les réglages de ma surjeteuse et de ne plus me lancer avec les réglages de bases pour tous les tissus.

Bien plates et bien droites!

Idem pour l’ourlet à la double aiguille, tout droit. Je sais que je dois aussi un peu travailler sur la tension du fil, qui est une notion très importante et que je maitrise mal…

Un beau petit top que je conseille à tout le monde! Choisissez un tissu bien lourd et très élastique. Dans un jersey de soie ça doit être un vrai chef d’oeuvre.

 

Le second top est issu du même livre, il s’agit du tshirt basique que j’ai revisité.

Quand j’ai assemblé ce top, l’encolure m’a semblée immmmmmeeeensse. Ooops, coupé c’est coupé! J’ai rattrapé le coup en fronçant tout le long de l’encolure, en bidouillant les réglages de la surjeteuse, ce qui a en plus créé ces petites fronces autour du col, qui rajoute encore du volume à ce top.

Comme pour le précédent, l’encolure était une torture, j’ai préféré tout couper (et oui!) avant de me décider à poser du biais satiné doré. J’ai décalé un peu le biais en le piquant, pour créer cet effet de torsade.

Pour ne pas aplatir le biais, il est cousu à la main.

Les manches étaient très longues à mon goût. Devant ma télé, en regardant un film assez pourri je l’avoue (merci canal + de diffuser Predators, c’est une daube), je me suis rendue compte du potentiel « style militaire » de ce top, j’ai donc décidé de jouer de ce coté, j’ai plissé les épaules et j’ai ajouté le même biais plié pour faire une sorte de galon ou d’épaulette. Quelques surpiqûres et le tour est joué. Si j’avais eu un bouton doré, ça aurait été le top, mais rien de ça dans ma boîte, je ne suis pas riche en boutons.

Même attention accordée aux réglages de la surjeteuse, même si cette fois ça gondolait un peu plus, je n’ai pas trop compris pourquoi.

Et pour l’aiguille double, j’ai bien baissé ma tension pour éviter la formation du « bourrelet » caractéristique de l’utilisation de cette technique, au final, après quelques tests c’était bien comme il faut. Avant de piquer à l’aiguille double, j’ai surjeté le bord.

Voilà, ces deux tops sont très rapides à faire, même si j’ai un peu trainé devant la télé, je profite de mes vacances!

J’ai l’impression de mieux maîtriser les tensions de ma machine, mais je sais qu’il faut que je sois vigilante, souvent quand je présente à ma prof de couture un travail que j’ai réalisé seule à la maison et sur lequel je vois des problèmes, cela vient dans 90% des cas d’un problème de tension. Elle m’a fait faire des tests, toucher, étirer et j’essaye de reproduire ses gestes à la maison.

Pour ceux et celles qui sont intéressés par la tension des fils, il y a cet article du magazine Thread (anglais) et aussi ce petit test pour ajuster la tension à un tissu particulier.

Et vous, la tension de votre machine? Maîtrise totale ou pifomètre?

Doubler le top C3 -faire fonctionner sa logique 2eme partie

J’ai fait une seconde version top sur la base de la robe C3 du livre « La couture au féminin », mais comme le tissu était beaucoup plus fin que la popeline de coton utilisée la première fois, je l’ai doublé différemment. Voici donc ma manière de faire, je rappelle que ma méthode n’est certainement pas la meilleure, car je ne suis pas prof, ni pro… Si vous trouvez des choses étranges, n’hésitez pas à le signaler dans un commentaire.

Voici une planche « complément » au premier tuto, dans lequel je doublais le tissu de manière différente. Le pdf est aussi disponible, sinon, il faut cliquer sur l’image pour l’agrandir.Le résultat est très joli, j’aime particulièrement le biais vert d’eau, j’ai hésité avec du rose, mais le vert tranche mieux. Il plaît à sa nouvelle propriétaire, c’est l’essentiel!


Faire fonctionner ses méninges?? Utiliser la logique plutôt que les explications.

Une réflexion de ma prof de couture lorsque je lui avais apporté un projet réalisé dans mon coin d’après une pochette burda : ça aurait été intéressant de faire avec tes acquis plutôt que de suivre des instructions, tu as suffisamment de connaissances pour réaliser ce projet sans lire les lignes d’explications. Je n’étais pas certaine d’y arriver pour ce projet en particulier, mais j’ai gardé l’idée en tête car je la trouve très bonne. Au lieu de lire bêtement la consigne, essayer de combiner ma logique avec ce que je sais déjà et m’en sortir toute seule comme une grande. Mon but est tout de même, dans quelques temps (des années!), de savoir me débrouiller seule, sans guide, sans burda, alors pourquoi ne pas commencer dès aujourd’hui avec des petits projets?

Comme je vois ma sœur bientôt, je voulais lui faire la surprise de lui réaliser un petit quelque chose. J’ai trouvé dans mon magasin préféré un ravissant coupon de popeline de cupro aux motifs d’oranges, de chèvrefeuille, de lierre et j’ai craqué. Je sais qu’elle préfère les motifs avec des cerises, mais celui-ci m’a fait de l’œil et au touché, son coté peau-de-pêche a terminé de me convaincre.

Et me voilà lancée dans un projet-surprise, j’ai le tissu, mais pas le modèle. Je repense à cette robe vue sur toute la blogosphère, la fameuse C3 du livre 295-fr (tout un code) et là je dis : bingo!

Je décide de me lancer et trouve dans ce projet l’exercice parfait pour la méthode « démerde-toi seule ». Pas trop de pièces, pas trop complexe, je devrais m’en sortir. Je voulais quand même partager mon expérience alors j’ai fait ce petit récapitulatif en me disant que ça peut servir à d’autres. Il s’agit de ma méthode, je n’ai toujours pas vérifié dans le livre comment eux font leur robe!

Comme d’habitude, il est possible de télécharger le pdf récapitulatif, mais vous pouvez aussi cliquer sur les images pour les agrandir.

J’aime beaucoup le résultat! Je trouve que la patron n’est pas vraiment exceptionnel, c’est vraiment le nœud qui donne tout le cachet à cette robe / tunique.

Niveau temps : en une journée j’ai réalisé cette tunique, tout en prenant les photos et j’ai bricolé ce tuto, comme quoi, c’est vraiment une robe simple, alors n’hésitez pas à la faire.

Ce livre n’est pas mal, beaucoup de robes et de tops montgolfières à mon goûts, mais de bonnes idées et des détails très pertinents.

Une prochaine fois, je me lancerai dans un projet plus compliqué à faire de tête.

Mais… j’y pense, je dois faire mon challenge Colette… et mes patrons, je dois les faire toute seule! Alors, en voilà un bon exo!!

Challenge Colette : le pantalon

Après la robe, voici… Le dessin du pantalon !

Il est peut-être un peu ambitieux, mais je vais essayer de m’en sortir au mieux, c’est d’ailleurs la pièce que je veux faire en premier, car c’est celle qui, je pense, va me prendre le plus de temps.

J’ai ramené de mes vacances un beau tissu vert émeraude, du coton satiné, épais et avec de l’élasthanne, il serait certainement parfait pour un pantalon, quand j’ai trouvé ma palette de couleur, j’ai tout de suite pensé que ce coupon pourrait m’être utile. En gribouillant le pantalon, c’était presque évident qu’il allait me servir. Par contre, comme pour la robe, à croire que je le fais exprès, je n’ai qu’un tout petit coupon de 1m50… Aïe aïe aïe… Je vais tester et espérer, car au final je n’ai pas de poches profondes, et le pantalon n’a pas une forme évasée… Peut-être qu’en posant les pièces têtes bêches, ça rentrera. La partie intérieure de la ceinture pourra très bien être d’une autre couleur, le bleu turquoise des poches passepoilées par exemple, ça donnerait une belle finition intérieure.

Sinon, je vais en faire une version pantacourt, car je n’ai pas vraiment envie de racheter du tissu pour ce défi, j’ai déjà une armoire bien fournie.

Je me rajoute un but supplémentaire : faire au maximum avec ce que j’ai déjà en stock et n’acheter que les fourniture de « détails » comme une fermeture éclair ou un fil pour surpiquer (dans le cas du pantalon).

 

Au départ j’avais pensé à des nervures pour dessiner les courbes sur les jambes, je pense que ça peut être joli, mais après avoir un peu ressassé ça dans ma tête et fait l’expérience d’une jupe ou les nervures ne suivaient pas le droit fil, j’ai préféré éviter de prendre le risque d’avoir des nervures qui ne sont pas fièrement dressées mais qui à la place vrillent et font des bosses. J’ai remplacé cette idée de nervures par des surpiqûres.

Encore une contrainte pour moi avec ce pantalon : les surpiqûres. Je trouve ça très joli, surtout dans le cas d’un pantalon, mais je suis NULLE en surpiqûre. Je suis la reine des vagues, un vrai poisson dans l’eau. Non, mieux : une sirène. Pourtant je me soigne, je prends des repères, je repasse bien avant, je faufile s’il le faut, mais impitoyablement, je fais finir par dévier et welcome des ondulations. Difficile à reprendre en plus, ça va se voir, une belle surpiqûre, elle se fait en un seul passage.

Ce pantalon devrait me permettre d’apprendre les techniques suivantes, que je n’ai pas encore testées :

  • Poches passepoilées
  • Braguette
  • Éventuellement des rivets, peut-être au commencement et à la fin de chaque surpiqûre courbe, un joli rivet argenté, ou nacré.

Tout un programme !!!

Vogue v1259 by Donna Karan

Après des heures de bataille acharnée, je viens de terminer ce modèle. J’avais flashé sur la photo de présentation de la pochette, que je trouve tout à fait à tomber, et je suis partie en chasse de ce modèle. Pas trouvé de jersey aubergine comme sur la photo, je me suis rabattue sur du violet plus bleuté, mais que j’aime bien aussi finalement. Trouvé au Marché Saint Pierre, lors d’un voyage sur Paris. Il faut 4 mètres pour faire ce modèle, pas économique!!

Pour le patron, c’est sur Etsy, une fois de plus, que j’ai trouvé mon bonheur pour 7 euros frais de port compris. Que demande le peuple? Quand on connait le prix des patrons Vogue, je m’estimais chanceuse. En quelques jours il est dans ma boîte aux lettres. La mention « difficile » ne me fait pas peur, il faut bien se lancer de temps en temps, et puis il y a les explications en français!

Ce modèle est en deux parties : la jupe et le top. Je décide de commencer par la jupe, qui est en une seule et énorme pièce (les pièces sont souvent en deux morceaux à scotcher ensemble, elles sont gigantesques), me disant que ça va être plus simple et que ça me permettra de tester leurs fronces que j’aperçois un peu partout sur le modèle.

Pas trop de problème du coté de la jupe, je rajoute juste une doublure, car mon tissu, un jersey de viscose, peut paraître un peu transparent. Avec la lumière, on peut voir la forme de mes jambes. Rien de dramatique non plus, mais comme il me reste un bout de tissu, je rajoute une seconde couche plus courte qui ne gêne en rien l’élasticité et le confort du modèle. C’est vrai que cette jupe est un bonheur à porter : légère et confortable, en plus l’élastique à la taille ne serre pas.

Avant de m’attaquer au top, je veux vérifier les mesures pour voir s’il y a des endroits où je dois rajouter ou retirer de la matière. Et là, c’est le drame.

Il est où le début, il est où la fin? Il est où le devant, il est où le derrière? Et bien c’est très simple : tout est un peu partout, tout se superpose et se mélange. Donc pour vérifier les mesures tu repasseras, car tu sais pas exactement où prendre quoi comme référence. Mhhh, que du bonheur… Il faut donc se lancer sans filet. Bien entendu, il est possible de faire une toile, mais pour un modèle en jersey, je ne voyais pas trop l’intérêt d’utiliser plus de 2 mètres d’un tissu semblable pour tester.

Concernant les instructions, elles sont en français et en anglais; par contre, les schémas ne sont que sur la version anglaise, en français ce n’est qu’une liste d’instructions, il faut donc se référer à l’autre langue pour avoir les schémas. Ce n’est pas très pratique car on a donc sur le bureau les 2 planches d’instructions plus l’ouvrage en cours. Personnellement je n’ai pas de table de plusieurs mètres de long ni l’assistant pour me tenir les instructions pendant que je couds, c’était donc assez galère de caser tout ça sur ma petite table.

J’ai compris la mention difficile : elle ne vient pas de l’assemblage, qui quand on suit bien les instructions, n’est pas pire qu’un autre modèle, mais des pièces. Comme on ne peut pas les reconnaitre ou difficilement, ce n’est qu’à un stade avancé de la réalisation qu’on « voit » ce qu’on fait et qu’on peut faire des essayages. Résultat des courses: le pan plissé à l’avant du top est bien trop large pour moi, j’ai la taille assez fine par rapport au buste et aux hanches, et la partie « centrale » de mon top en paye les frais, cette partie traîne lamentablement. Mais où reprendre?? La zone incriminée est une superposition de 3 pièces… Je démonte les fronces, enlève quelques centimètres aux 3 pièces, reforme les fronce etc… Je dois faire ça plusieurs fois, et à plusieurs endroits si je veux conserver un minimum d’équilibre au modèle. C’est galère, surtout dans du jersey où j’ai consciencieusement surjeté les cotés (même si c’était pas demandé mais bon, je voulais faire chauffer la surjeteuse, et puis c’est plus propre que des bords à cru) .

Au final, voilà ce que j’ai réussi à faire de mieux. Je suis satisfaite de la jupe, mais le top n’est pas « au top », il n’est pas aussi cintré que sur la photo de la pochette, mon problème est que je ne sais pas trop où je peux encore reprendre! Ou alors il faudrait tout défaire, retailler les pièces une voir deux tailles en dessous et refaire le top? Une fois les pièces dépliées, est-ce que je pourrais vraiment identifier les endroits pour y reprendre mes mesures poitrine/taille/hanches? A mon avis, à part celui qui a créé ce modèle, il est vraiment très difficile en voyant et en étudiant les pièces, de retrouver les repères habituels. C’est ça qui m’a totalement déstabilisée. Finalement je l’ai terminé, mais ce n’étais pas gagné, la poubelle lui tendait les bras. Ce n’est que la jupe qui l’a sauvé : la jupe seule ne présente pas vraiment d’intérêt et est difficile à assortir.

Donc résultat mitigé pour cet essai de patron Vogue, j’avoue que je m’attendais à mieux de la part de cette marque, surtout compte tenu du prix des patrons (au tarif normal près de 25 euros!! pour un seul vêtement par pochette). Je ne peux pas blâmer les instructions, il faut être attentive mais on peut les suivre, mais plutôt le modèle qui n’était pas adapté à ma morphologie et qui est difficile à corriger avant d’arriver à l’étape finale de la construction.

** EDIT **

Fehr Trade propose sur son blog un excellent article sur ce patron, ne manquez pas d’y faire un tour, ça peut vous aider pour la construction!!!!

** EDIT 2 **

Instant frime, je suis même en première page de Thread and Needles, wow!! Merci aux administrateurs d’avoir sélectionné mon projet, c’est très sympa!!!

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