L’épopée de l’étole maudite

étole du berger en laine alpaga teint à la main, modèle gratuit de saki, disponible sur son site sakikojones.fr, modèle d'écharpe en dentelle

Quelle beau temps pour vous présenter une étole en laine, n’est-ce pas ?

Vous avez peut-être reconnu les triangles caractéristiques de l’étole du berger, le modèle créé par Saki. Dès que j’avais posé les yeux sur les premières photos de cette écharpe (qui se nommait Claudia à l’époque), je la convoitais. Ohhh oui… Mon précieux ! Elle me paraissait à la fois simple et élégante, pas trop « dentellesque », pas trop « jerseysque » ou « moussesque » non plus. J’en ai du vocabulaire en tricot, moi!

N’empêche que j’en ai eu des aventures avec cette étole… Oh oui, et pas qu’un peu ! Pourtant, tout démarrait bien : je me réjouissais à l’idée de tricoter deux beaux écheveaux d’alpaga teints à la main (2x150g) et la bordure de dentelle ne m’a pas donnée de maux de crâne même si elle nécessite de la concentration (pas à tricoter devant la télé!).

Une fois la bordure en dentelle derrière moi et les quelques rangs de jersey et de mousse passés, j’ai aligné les petits triangles, mémorisant au fur et à mesure le motif. Triangle après triangle, rang après rang, je termine ma première pelote (donc la moitié de la laine disponible pour ce projet, hein, faut suivre !!), je sors mon mètre ruban et là… C’est le drame.

60 centimètres.

60 CENTIMETRES????!!!!

étole du berger en laine alpaga teint à la main, modèle gratuit de saki, disponible sur son site sakikojones.fr, modèle d'écharpe en dentelle

Ce qui amènerait mon étole, une fois terminée, à la longueur démesurée de 120 centimètres. C’est un peu la loose pour une étole, on est d’accord. Dans mes rêves les plus fous, mon écharpe mesure 2 mètres et je peux m’enrouler dedans et me pelotonner dans ma grotte (oui, je suis une sauvage) sans risquer les courants d’air. Dans à peine plus d’un mètre, ça va être difficile, ça suffirait à peine à me servir de paréo.

Réaction normale d’une non-tricoteuse, ne comprenant pas vraiment mon problème : T’as qu’à racheter de la laine, au lieu de pleurnicher.
Logique, quand tu nous tiens.
Seulement voilà, mes beaux écheveaux d’alpaga teints à la main, ils venaient… D’Australie. De Tasmanie plus précisément. On ne parle même pas de problème de bain différent, ou un souci « classique » de ce style, là on est dans de la problématique « à l’internationale », genre mes écheveaux de frimeuse ils viennent de l’autre bout de la terre, d’une communauté de hippies chevelus qui n’ont pas de site de vente en ligne. Ça serait trop facile…

étole du berger en laine alpaga teint à la main, modèle gratuit de saki, disponible sur son site sakikojones.fr, modèle d'écharpe en dentelle

Comme j’ai conservé le sachet (miracle !!) dans lequel était stockée ma laine, j’ai trouvé un point de contact à qui j’ai envoyé un mail poignant et larmoyant, en lui expliquant que je suis une pauvresse de France et que je veux par tous les moyens (tous !) acheter 2 écheveaux de telle couleur, de tel bain, teint à telle date (oui, mon innocence me faisait croire que j’allais trouver tous ces critères) et qu’il faut me les envoyer dans notre pays du fromage et que je lui en serais éternellement reconnaissante, et qu’en plus, je lui enverrai une photo de mon écharpe une fois terminée. Je joins même une photo de mes écheveaux, comme ça, si le Bushman de l’autre coté de la Terre ne comprend pas mon anglais approximatif (et encore, il échappe à mon accent allemand quand je parle anglais), la photo devrait le renseigner.

Une réponse vient : ils veulent bien m’envoyer 2 écheveaux, bien entendu ça va coûter un bras en frais de port (genre 30% du prix de la commande, argh, je me meure…) et qu’en passant, ils n’ont pas paypal et qu’il va falloir faire un virement bancaire. OK, je suis prête à tout, je vais voir avec ma banque pour le virement, je n’ai peur de rien (surtout pas du prix total, visiblement). Bien entendu, inutile de vous préciser que ces échanges se déroulent sur moult mails et que ça prend un temps fou. Là, l’Australien et moi on décide d’un commun accord de faire un break, le temps que je lui fasse parvenir un virement avec les sous pour qu’il puisse m’envoyer mon colis laineux.
Je prends contact avec ma banque, en lui expliquant que je dois faire un virement en Australie, je lui donne les coordonnées bancaires qui vont bien et là… C’est le drame (et oui, encore).

étole du berger en laine alpaga teint à la main, modèle gratuit de saki, disponible sur son site sakikojones.fr, modèle d'écharpe en dentelle

« Il me faut un IBAN, je ne peux rien faire pour vous sinon. »

Déjà à la base, elle ne pouvait rien faire pour moi, mais ce n’était pas à cause de l’IBAN, hein, je dirais que c’était plutôt un savant mélange de mauvaise volonté et d’ignorance bornée. Info du jour : en Australie, il n’y a pas d’IBAN, ils fonctionnent avec d’autres normes, un truc d’anglais (oui, ils ont la reine sur leurs billets, ce sont des anglais, c’est pas moi qui le dit c’est Dr House).
La banquière ne veut rien entendre (surtout pas de moi d’ailleurs), et elle me dit qu’elle « ne peut vraiment rien pour moi, si je n’ai pas d’IBAN, la transaction n’est pas possible. »
Je me permets de lui demander si l’Australie vit en autarcie totale et ne commerce aucunement avec le monde extérieur, cela doit être le cas, puisqu’ils n’utilisent pas d’IBAN. Dans le doute, je vais demander à son chef, il doit savoir, lui. Comme pour le marchandage de la laine, cette procédure pénible traîne pendant des jours.
Au final, MIRACLE, après avoir largement ennuyé tous les employés de ma minuscule banque de campagne, mon virement passe ! Je me crois sauvée sauf que…

(et oui, je vous ai promis une vraie aventure digne de Crocodile Dundee, c’est le cas)

L’Ami Australien me dit qu’il a reçu des sous (youpi), mais que le montant est incorrect (arffff…). Il me remercie de faire le nécessaire blablabla, et qu’en attendant il garde ma laine en otage. Je me retourne vers mon amie la banquière, elle ne sait pas où est l’argent, peut être des commissions, peut-être pas. Elle n’a pas vraiment l’intention de se renseigner, m’est avis…
Le temps passe, des mails, des jours, des mails… Des menaces, des mails, de l’indifférence, des mails. Mais toujours pas de laine.

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Mon étole est toujours au point mort, si vous suivez bien cette fabuleuse histoire, vous savez qu’elle est stoppée au stade de demi-étole. Dans le doute, j’ai préféré la laisser de coté et garder ma 2eme pelote disponible pour faire l’autre extrémité car j’avais depuis longtemps abandonné l’idée de recevoir des écheveaux du même bain. Si écheveaux il y aura un jour… De cette façon, les deux extrémités seraient identiques.

Je décide de baisser les bras avec la banquière, et lui demande une dernière chose : d’envoyer un second virement afin de payer la rançon de Bushman et de libérer ma laine. C’est ce qui se passe. Ma laine arrive (rapidement, la poste australienne fonctionne bien), et bien entendu le bain est différent, il y a beaucoup plus de bleu que dans mes pelotes mais je vais m’en remettre. L’activité tricot reprend,  j’enchaîne avec un nouvel écheveau bleuté.

Lors de notre voyage en Russie, j’avais apporté mon étole pour avancer, en espérant secrètement la terminer. En effet, à St Petersbourg, je l’aurai certainement supportée. Je tricote un peu le soir dans notre chambre les deux premiers jours, car curieusement, la télé russe ne me branche pas. En revenant des toilettes (détails dépourvu d’une quelconque importance dans cette histoire), je m’assieds pour reprendre mon ouvrage… et là… vous le savez… c’est le drame. L’énooorrrme pression exercée par mon postérieur a cassé mes aiguilles circulaires en bois.

Maudite, vous avez dit maudite ?

étole du berger en laine alpaga teint à la main, modèle gratuit de saki, disponible sur son site sakikojones.fr, modèle d'écharpe en dentelle

J’ai donc trimballé mon étole en Russie juste pour lui faire voir du paysage. Mince ! Au détour d’une église parmi les milliers qu’on a visitées, je trouve un magasin de couture, j’y rentre et y achète une paire d’aiguilles circulaires fixes, de quoi me dépanner. En rentrant à l’hôtel, je me rends compte que je n’ai pas amené mon ouvrage avec moi à St Petersbourg, qu’il est resté à Moscou chez le beau-frère, ne voyant pas l’intérêt de l’avoir près de moi si je ne peux pas tricoter. J’ai donc des aiguilles mais pas de tricot…

Cette histoire peut-elle bien se finir ?

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Oui ! Une fois rentrée à la maison, j’ai pu continuer mon étole, et après un grafting tout moche pour la terminer (pour attacher la bordure de dentelle), je l’ai bloquée et je peux la porter. J’avoue que j’avais du mal à le croire, je m’attendais à tout avec cette écharpe ! Pour l’instant, il ne m’est rien arrivé de funeste en portant cette étole.

Quelques informations techniques, tout de même… Il m’a fallut 3,5 écheveaux de 150grs d’alpaga, et j’ai tricoté cette étole avec des aiguilles 4, elle mesure 2,30m après le blocage. Il me reste de quoi faire des mitaines ou un bonnet simple.

En tout cas je ne suis pas déçue du modèle, qui se retient bien et qui se révèle lors du blocage et je ne peux que vous encourager à le tricoter. En vous souhaitant moins de péripéties que moi !

signer

Crochet couleur jean, des mitaines et un châle

Bouuuuhh, comme je vous attire avec une photo avec un chat, comme c’est facile !!! Mais on est pas là pour parler félin, mais crochet !

Forte traumatisée que je suis encore de mon cuisant premier échec au tricot, pendant quelques temps je suis retournée vers mes premiers amours laineux, à savoir le crochet. Mon super-livre-qui-ne-m’a-jamais-déçue m’avait tenté avec un modèle de châle, cela me semblait un projet tout à fait adapté à toutes les heures de vol que j’allais devoir subir pour mes vacances aux USA. Et hop, dans le sac à main les pelotes d’alpaga bleu que j’avais récupérées chez la proprio du blog « Ernest est Céleste ».

J’avais prévu de faire ce châle pour ma petite sœur car je sais qu’elle adore les articles en laine, bonnets, écharpes et consort. En plus, ça lui fait du bien au moral, en ce moment c’est pas jojo de trouver un premier boulot quand on sort de l’école !

Mais revenons à nos crochets.

Le point (nommé point d’éventails) se retient bien est n’est pas très compliqué à faire, il faut juste faire attention à la transition d’un rang à l’autre, pour ne pas faire moins de motifs que prévu et se retrouver avec un châle raccourci. J’ai été obligée de défaire à plusieurs reprises. Le bordure aussi demande un peu de réflexion, ce sont des brides mais pour relier proprement les motifs sans les « étirer », il faut savoir où attacher lesdites brides ! En cherchant un peu j’ai trouvé mon bonheur. Pour réaliser ce châle tout doux, tout chaud, il m’a fallu en tout 3 pelotes d’alpaga de 180m, que j’ai crochetées en 3.5. Cette laine se tricote en 4.

Mon choix de laine n’était peut-être pas le plus judicieux car on ne distingue pas forcément très bien les motifs. Une laine plus fine aurait été plus adaptée certainement, ou un crochet plus gros. Dans le bouquin, rien ne faisait état d’un blocage quelconque, et comme je n’y connais rien blocage, je ne me suis pas lancée dans cette aventure. Peut-on bloquer des ouvrages au crochet ou c’est réservé à la caste des tricots ?

Il me restait encore 3 pelotes de cette laine, et pour assortir avec le châle, j’ai décidé de tenter un autre modèle du livre qui me plaisait bien, il s’agit d’une paire de mitaines longues. Le point utilisé se nomme « point d’ajours », et quelques brides sont utilisées au niveau du poignet pour resserrer le tout. Il faut un peu plus de 2 pelotes pour ce projet (crochet 3.5), il doit me rester la moitié de la dernière. Ça va très vite, pareil, le point ne pose pas de difficulté, surtout que le procédé est bien illustré dans le bouquin. Au niveau du poignet, les instructions proposent de changer de crochet pour passer en 3, mais je ne l’ai pas fait et cela n’est pas plus mal car sinon, cela aurait été un peu serré.

Petite remarque concernant la chaînette de base : le livre indique un nombre de mailles + 2, et de faire les motifs. Dans mon cas, ça ne collait pas génial avec les motifs, j’ai défait et retravaillé sur moins de mailles. Malheureusement, je ne m’y connais pas suffisamment en crochet pour vous livrer ici une solution miracle ou assurer qu’il y a une erreur ou pas dans le livre. Seulement, si vous souhaitez réaliser ce modèle, soyez vigilantes !

La douceur de l’alpaga est top pour ce genre de projet à porter autour du cou et pour des mitaines, ça passe bien aussi car ça tient chaud !

Même le chat aime bien, et si c’est validé par le chat…. ;)

Le crochet au soleil…

Y’a largement pire dans la vie, non? Au petit matin, pendant que mon homme dormait encore, je prenais le temps de m’installer sur notre terrasse et je crochetais un peu avant d’aller dévaliser le buffet géant pour déjeuner.Alors oui, j’admets que cette photo a été prise le deuxième jour, d’où les jambes blanches tendance cachet d’aspirine, mais maintenant que je suis rentrée et que mon capital soleil est bien entamé, elles ne sont pas vraiment plus colorées… Et je porte des Birkenstock, of course, j’étais dans un hôtel spécial pour les allemands, je me fonds dans le paysage. Et surtout j’adore ces claquettes, elles sont géniales. BirkLady (qui se reconnaitra), je te dédicace cette photo!!! :)

 

Bref, revenons à nos moutons (même si Fuerteventura c’est plutôt l’île des chèvres) et à notre crochet…

Après avoir fait quelques échantillons plus ou moins réussis des points représentés dans le livre…

(la prochaine fois je ne change pas de fil en plein milieu d’une ligne!) … je me suis lancée dans le projet « col écharpe » avec ma belle laine de la Droguerie. Avec un gros crochet (10 conseillé, mais je n’avais qu’un 8) ça allait très vite, même si j’ai défait à plusieurs reprises pour que ça soit le plus régulier possible.

Mais on retrouve quand même l’endroit où j’ai assemblé les deux extrémités, car la partie du début, même si crochetée à de nombreuses reprises, reste hasardeuse.

Voir même un peu foireuse, elle est curieusement un peu plus longue, ça doit être un problème de tension, selon comment je tenais mon fil au départ et à la fin du travail, ou alors ça vient de la manière dont j’ai « cousu » les deux bords.

Ce projet est vraiment facile et très sympa, il s’agit d’un grand rectangle qu’on coud pour en faire un tube, on peut aussi rajouter un gros bouton pour décorer. Le point utilisé c’est la demi-bride, voici pour le détail technique..

Une fois le col porté, on ne voit plus vraiment ce « gondolement », ça se perd dans le coté dégoulinant super douillet de ce projet. Voici une glorieuse photo prise devant le miroir, super belle et très représentative. Mouais.

Deuxième essai, résultat plus concluant, et comme ma tête était rigolote dessus, j’ai décidé de la laisser, même si ce n’est pas vraiment le but de ce blog que d’exposer mon auguste personne. Please, admirez ce superbe bronzage, il va au moins rester 3-4 jours et je pense que j’ai maintenant atteint mon potentiel maximum de bronzitude, ma peau et le soleil ne font pas bon ménage.

Bon, je suis contente de l’avoir terminé ce col mais maintenant direction le placard car avec les chaleurs actuelles, pas question de le porter avant un bail!

Ceci étant terminé, il me restait encore quelques jours à traîner lamentablement au bord de la piscine. Pas sur la plage la bronzette! A la plage y’a que deux activités que je m’autorise : me baigner (le but premier de la plage) car j’adooooore avoir pleins d’algues dans le maillot ou alors jogging en fin d’aprèm les pieds dans l’eau, sinon c’est niet. Trop de sable, trop de soleil, pas assez de transat, trop loin du bar, trop d’allemands tous nus… Mais je m’éloigne du sujet.

Et vlan, dans tes dents :

T’as vu ça, l’avancée foudroyante en crochet? Des vagues et tout et tout! Yeah! J’ai un peu sauté quelques leçons qui m’intéressaient moins pour me pencher sur la leçon 9 (je crois), où il est question d’un bonnet. Alors pour l’instant, je ne suis que dans les projets « rectangles » où tout article part de cette base géométrique et on lui donne sa forme finale en cousant les bords. Donc mon but est de crocheter un long rectangle ondulé (mais exprès cette fois-ci, pas comme pour le col), de l’assembler par les extrémités (je me répète un peu, non?) ET au bout de rajouter une cordelette avec des pompons. Détails techniques : brides reliées, et brides-que-t’en-fait-3-dans-la-même-maille (nom très technique), et brides… brides tout court. Le tout habilement crocheté en 3,5 avec du coton de chez la Bergère de France.

Pour ceux et celles qui vont faire ce projet : ils conseillent une maille chainette de 101 mailles pour faire la base, donc le tour de votre tête. A moins d’avoir la tête d’un enfant de 4 ans ou un crochet 3,5 amélioré, c’est vraiment TRES petit, j’ai rajouté des mailles en plus, il faut en rajouter par lot de 10, pour respecter le motif. A vous de faire des tests en passant la chainette autour de votre tête, ne pas oublier qu’en plus ça va onduler!

Sinon… Lors du vol aller, je me suis dégonflée concernant mon crochet en cabine, et tout était bien rangé dans la valise en soute (surtout parce qu’on est arrivé à l’arrache en oubliant la moitié des bagages ce qui aurait eu comme conséquence désastreuse de me faire intégrer contre mon gré le groupe des tous-nus allemands de la plage d’à coté mais ceci est une autre histoire…). Mais au retour, je comptais bien avancer avec mon bonnet à vagues et j’ai laissé dans mon sac à main mon ouvrage et ma pelote, et c’est passé comme une lettre à la poste. Mon crochet par contre, j’ai voulu la jouer agent secret et je l’ai planté dans mon chignon. J’étais pas tranquille de le laisser dans le sac et scanner au rayon X, pas envie de me le faire confisquer. Ni vu, ni connu. Comme il est en bois, il ne sonne pas au portique. Car contre, avec des aiguilles à tricoter, ça doit être moins discret….

Dans mon prochain poste, je vais vous montrer quelques photos de vacances, mais attention, pas moi en train de gracieusement jouer au volley, hein… ni même faire de l’aquagym.

Il y a une belle spécialité aux Canaries, c’est la dentelle! Les photos à venir devrait vous inspirer, en tout cas moi j’étais conquise.

Vous avez cousu tout l’été? Et bien crochetez, maintenant!

Un nouveau loisir, pourquoi pas? Cela fait un petit bout de temps que le crochet me trotte dans la tête, à force de voir de bien jolies choses, et pas que des napperons. Finalement, ce sont mes vacances qui me décident à passer la porte du libraire pour y trouver une méthode simple. L’idée de passer 4 heures dans un avion à ne rien faire… Il me faut une activité!

Je tombe sur ce livre, Mon cours de crochet (25 leçons), que je trouve bien illustré, chaque chapitre est une exercice avec un petit projet, un collier pour débuter, ensuite une petite pochette, ensuite un col/écharpe etc… Beaucoup de jolies photos, des schémas, des explications sur la laine. Je suis conquise! A la caisse, la jeune personne qui s’occupe de mes articles est très intéressée par mon livre et m’avoue qu’elle est aussi tentée par l’aventure crochet. Moi qui pensait que si elle regardait mon livre en souriant c’est parce qu’elle pensait que c’était un loisir de vieille! Je suis rassurée.

Près de chez moi, coté laine, pas trop de choix, il n’y a que Bergère de France. Un peu intimidée, je pousse la porte : je n’ai jamais touché de laine de ma vie, je ne tricote pas, je n’ai même jamais essayé. J’ai la chance de tomber sur une personne charmante qui n’a pas été effrayée ni hilare quand je lui ai annoncé que je voulais faire du crochet, que je n’y connais rien, mais que j’ai un livre (genre!). J’ai donc besoin d’un (deux, trois?) crochet (s) et… de la matière à crocheter.

 » D’ailleurs, je dois acheter combien de mètres (kilomètres?) pour faire une écharpe, par exemple?

- Avec 500grammes y’a déjà de quoi faire!

- 500grammes de quoi?

- De laine! »

Ah oui, première découverte pour la novice que je suis, la laine c’est en grammes que ça se mesure, pas en mètres! Connement, j’étais certaine que l’on achetait des mètres de laine, voir des kilomètres, des miles ou des yards chez les english certainement. Je note l’info, et je demande donc des grammes de laine. J’ai un petit cours sur les diverses laines, les précieuses étant vendues en plus petites pelotes, 25grammes le plus souvent. De toute façon c’est pas aujourd’hui que je vais crocheter du cachemire.

Quand je lui demande conseil pour une pelote pour débuter , elle ne me donne pas trop de choix, ça m’arrange d’ailleurs… Le seul que j’ai à faire c’est pour la couleur de ma laine : du coton pour commencer, plus lisse, plus simple, pas trop gros. Et aussi pour mon crochet : bambou, plastique ou métal? 3,5 pour commencer c’est bien pour se faire la main. Ma fibre écolo me pousse vers le bambou, je me dis aussi que dans l’aéroport, un crochet en métal dans le sac à main me fera passer pour une terroriste, j’ai un peu d’espoir que mon crochet en bambou passera inaperçu lors des rayons X…

Je repars donc avec des pelotes anis et turquoise…

Ma soeur, qui m’accompagne, me conseille de l’argenté et du violet, justement ce sont des couleurs qui lui plaisent bien, si je ne sais pas pour qui crocheter…

En fouillant dans mes affaires, je tombe sur un crochet en métal qui sort de je ne sais où, mais aussi sur un petit paquet de fils DMC à broder, ceux qui sont utilisés pour les tapisseries tendance chiots et chatons dans des paniers. J’avais acheté ça sur un marché aux puces il y a au moins 5 ans, sachant « qu’un jour j’en ferai quelque chose », ce jour est arrivé.

Pour me faire la main, ça sera très bien aussi! Par exemple, la première leçon, faire un collier pour maîtriser le point de chainette… J’utilise 3 couleurs issues de mon stock DMC, je n’ai pas encore terminé, mais mon point commence à être régulier!

De passage à Strasbourg, petit craquage dans la boutique La Droguerie (très bonne adresse conseillée par Mam’zelle Zaza) pour de la laine Baby Alpaga, que je compte utiliser pour la leçon 3 : le col/écharpe!!

Voilà… j’espère pouvoir bientôt montrer quelques réalisations au crochet, peut-être à mon retour de vacances. Certaines trouvent que l’idée de crocheter de la laine sur la plage c’est un peu étrange, un peu paradoxal. Mais c’est certainement mieux que de lire Oops ou Closer, à moins que Britney ou les gens de Secret Story (que je ne connais absolument pas) crochètent et proposent un cours illustré!

Je suis absente jusqu’à samedi prochain, sans possibilité d’accéder à internet, donc je ne pourrai pas valider les commentaires, ni y répondre… Où je vais? Indice :

Les Canaries

A bientôt!!

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