Garde robe de grossesse… Du jersey!

Ben oui, je m’habille un peu différemment en ce moment, j’ai pris de l’envergure, voyez-vous. Des patrons de vêtements de grossesse, y’en a pas des cagettes et bien souvent, ils ne sont pas très jolis.

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J’ai voulu opter pour du pratique et du confortable (= du jersey), en partant du principe que ces vêtements de grossesse ne me serviront pas tant que cela, et qu’ensuite ils seront remisés dans un bac en plastique à la cave, en attendant la prochaine fournée. Je ne voulais pas non plus passer des heures à me coudre une garde robe complexe, j’ai opté pour du basique dont le patron de Megan Nielsen, « Ruched Maternity Top« . A un moment, j’ai voulu me lancer dans la réalisation de mon propre top de grossesse basé sur mon patron de base, mais… la flemme. La flemme totale!

Ruched Maternity Top, Megan Nielsen version top

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Je suis assez satisfaite du patron de base que propose Megan Nielsen, même s’il n’est pas particulièrement bon marché, je ne regrette pas mon achat. Pour l’instant, il a été cousu deux fois, une fois en version pull avec un jersey épais rouge, et une seconde fois en version robe dans un interlock noir de superbe qualité.

Ce jersey rouge, je le gardais précieusement depuis des plombes, je n’en avais qu’un petit coupon.

Et quand on a payé assez cher pour 1,50m de tissu… on utilise tout! Le moindre centimètre carré! L’esprit de Super Mamie est en moi, vous pouvez le constater :)
Pour obtenir des manches longues, j’ai été obligée de coudre deux morceaux de tissu au niveau du coude. Grâce aux plis qui se forment naturellement à cet endroit, cette rustine passe presque inaperçue.

J’ai réduis la longueur des épaules, qui me semblaient un peu tombantes pour ma taille (L) et j’ai repris l’embu des manches.

Il me restait encore un peu de tissu, la lisière essentiellement, j’en ai profité pour rajouter un col un peu bénitier qui a aussi comme fonction de consolider l’encolure, qui dans le modèle de base, est très échancrée.

Ce modèle prévoit de la place au niveau du ventre! Je l’ai cousu quand je n’étais enceinte que de 4 ou 5 mois, et … je ne remplissais pas « la poche » sur l’avant! J’ai cousu une coulisse et rajouté un élastique dans l’ourlet qui a pour fonction de bien caler le pull sous le ventre et faire qu’il ne remonte pas. C’est une astuce toute simple, mais que j’utiliserai pour mes prochaines versions, à manches courtes.

Comme ma machine à coudre était déjà bien grippée et malade quand j’ai cousu ce top (en décembre je pense), il a été entièrement fait à la surjeteuse, j’ai seulement piqué les ourlets de manches et la coulisse avec le seul point que me proposait ma vielle machine, un zig-zag large (bouton sélecteur bloqué…).

Et bien après 2 ou 3 portages, le tissu a bouloché, mais alors, comme je n’ai jamais vu ça! J’étais à la fois furieuse et étonnée, d’après la composition, il n’y avait pas de synthétique et pourtant les bouloches sont exactement les mêmes que celles qu’on peut collectionner sur nos vieux sous-pulls du collège (nostalgie!!), ceux qui nous faisaient dresser les cheveux sur la tête avec l’électricité statique quand on les enlevait. Comme quoi, les tissus chers…

Ruched Maternity Top, Megan Nielsen version robe

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Comme j’étais assez contente de la version pull de ce patron, que je portais beaucoup, je me suis lancée dans une version robe en rallongeant simplement au delà de l’ourlet.

Pas de rustine aux manches pour cette version, le col est plus étroit que pour le pull. Pas non plus besoin de rajouter un élastique au niveau de l’ourlet pour caler le ventre…

Mes remarques par rapport à la version pull sont les mêmes, j’ai d’avantage réduis l’embu des manches (mon tissu est assez épais) et il n’y a pas eu d’intervention de la machine à coudre sur cette robe, tout a été fait à la surjeteuse. Les ourlets sont des surjets à 3 fils, pour une robe qui ne me servira que quelques mois dans ma vie, j’ai estimé que c’était suffisant. De plus, je n’avais ni le temps, ni la forme physique, ni une machine à coudre opérationnelle à consacrer à un tel projet.

Je la porte très souvent, elle est confortable et va avec tout.  Pour celles qui cherchent une jolie robe de grossesse, je ne peux que vous conseiller cette version rallongée du top de grossesse de Megan Nielsen.

Robe de grossesse Burda, modèle 127 – février 2012

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Ayant ce magazine de février 2012 dans mon stock, je me suis dis : pourquoi ne pas tenter un modèle de vêtement de grossesse de chez Burda? Dans l’ensemble, je suis souvent satisfaite du tombé des robes et des tops de la marque allemande! En plus, j’avais en stock un jersey un peu épais presque identique à celui du magazine et la forme des manches raglans me tentait.

Rien qu’en recopiant les quelques pièces j’ai eu peur… Un sac! Un véritable sac à patates!! On aurait pu croire des morceaux d’un patron japonais, ces modèles informes et sans pinces (si, une toute petite pince poitrine).

Premier réflexe : rajouter des pinces dans le dos. Parce que je ne sais pas comment cela se passe pour vous, mais moi, je ne suis pas enceinte du dos, c’est plutôt assez concentrée vers l’avant, je n’ai pas besoin d’une aisance de fou au niveau de la chute de reins. J’ai repris les valeurs de pinces de mon patron personnel et je les ai ajoutées à la pièce du dos.

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Pour l’avant du patron, je n’ai pas rajouté de pinces de taille, vu que j’en n’en ai plus (RIP, peut-être te reverrais-je un jour…), j’ai plutôt enlevé des centimètres sur les cotés des pièces dos et devant pour un peu plaquer le tissu au niveau de la poitrine, tout en laissant de l’espace au niveau du ventre qui est amené à pousser pendant encore 2 mois, voir 3.

Pour avoir une petite fantaisie sur ce modèle assez sobre (hormis la couleur), j’ai utilisé une jolie dentelle élastique pour couper les manches. En fait, il s’agit de deux morceaux de dentelle, cousu l’un au dessus de l’autre pour avoir assez de hauteur et créer un petit volant.

Une fois modifié, ce modèle est à peine acceptable, mais pas satisfaisant, je pense que j’en coudrais peut-être une version tshirt pour l’été, mais ça n’est pas encore fait! Et cela sera dans un tissu fin, car le tissu conseillé par le magazine, un jersey épais, comme ce que j’ai utilisé, ne fait que d’accentuer le coté lourd de la coupe.

Si vous avez le magazine dans votre stock, je ne suis pas certaine que cela vaille le coup de se lancer dans ce modèle, à moins de garder en tête qu’il faudra des essayages et des ajustements. Pas la peine de se lancer à la poursuite de ce numéro pour ce patron en particulier, il n’en vaut pas la peine.

Maintenant que je l’ai cousue, je vais porter cette tunique, mais elle ne m’emballe pas plus que cela.

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On ne le voit pas très bien sur ces photos, mais j’ai changé de machine à coudre! Avant, j’avais une brave Bernina 830 qui avait presque 35 ans et qui m’a bien servie. Paix à son âme, elle a quitté cette terre tout doucement, ces boutons se bloquant les uns après les autres… Pour mes 30 ans, je me suis payée (avec l’aide d’une jolie cagnotte familiale) une Bernina 1008 qui trône maintenant sur ma table.

Cette robe en jersey a été ma première (et ma seule) création sur cette machine. Au contraire de l’autre robe, celle ci est entièrement réalisée avec Bernina 1008, je voulais tester les points élastiques et surjets, ça fonctionne très bien même si c’est très gourmand en fil.

Dans l’immédiat, la couture va rester une activité plus que ponctuelle, la position assise et penchée sur une table ne me convient pas. Enfin… Cette position ne convient pas à mon locataire.

anne-7-eme-mois-chuck

non, les échographies ne sont pas encore aussi détaillées que cela…

Vous ne le savez pas, mais j’héberge un mini Chuck Norris dans mon ventre. Il passe le plus clair de son temps à se préparer à taper tout le monde le jour de son arrivée sur terre, donc c’est cours de kung-fu a gogo, ce qui m’oblige à rester allongée ou vautrée la plupart du temps depuis déjà 2 semaines.

J’ai donc une superbe machine à coudre toute neuve, et pas la possibilité de l’utiliser! Par contre, je tricote… Vous avez peut-être vu plus haut, sur mes épaules, le modèle de châle Mellow Yellow que Saki a créé. J’ai eu la chance de faire partie des testeuses de ce patron, et c’est avec beaucoup de plaisir que je l’ai tricoté, en pensant envelopper (ligoter?) mini Chuck Norris dedans à sa naissance.

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Normalement, le modèle devrait être disponible à la vente courant du mois d’avril, je vous invite à suivre le blog de Saki pour plus de détails et surtout pour admirer ses versions à elle, qui sont superbes!

A bientôt, pour plus de vêtements de grossesse!

signer

 

 

Robe pour un mariage, ou comment faire du neuf avec du vieux…

Robe en laine et polyester, d'après un patron personnel basé sur la méthode de la coupe de Line Jaque, robe doublée en satin de polyester, manches en dentelle noire

Ben oui, cette robe date de début octobre, la preuve, je ne porte pas de veste sur la photo et pas d’étole non plus.

Je précise cela car une étole était prévue. Mais nous en reparlerons plus tard.

Cette robe, c’est avant tout un tissu qui a de la gueule (mélange laine et polyester). Je l’ai trouvé en dernière minute sur un marché aux tissus hollandais près de chez moi et c’était le coup de foudre immédiat ! Il n’était pas donné, je n’ai donc acheté qu’un rapport de motif, en étant certaine de pouvoir caser ma robe dans ce coupon de 95cm par 140cm de large. C’était juste ce qu’il fallait pour une robe 3 trous ! Pour les manches, je voulais un tissu différent et j’ai opté pour une belle dentelle noire, également obtenue sur le même marché, 60 cm ont suffit.

Robe en laine et polyester, d'après un patron personnel basé sur la méthode de la coupe de Line Jaque, robe doublée en satin de polyester, manches en dentelle noire
La robe est doublée avec un satin de polyester super doux, que j’ai depuis des années dans mon armoire et que j’admirais régulièrement, tant j’aimais ces couleurs et ses motifs.
La doublure est une copie des pièces de la robe, pas de parmenture au niveau du cou, mais un biais en coton noir qui maintient bien l’encolure.

Robe en laine et polyester, d'après un patron personnel basé sur la méthode de la coupe de Line Jaque, robe doublée en satin de polyester, manches en dentelle noire
A la hauteur de l’ourlet, la doublure est reliée à la robe par des cordelettes crochetées attachées au niveau des coutures des cotés, ceci pour éviter qu’elle ne remonte quand je marche.
La fermeture éclair invisible est dans le milieu dos, avec un petit crochet dans le haut de la robe.

Robe en laine et polyester, d'après un patron personnel basé sur la méthode de la coupe de Line Jaque, robe doublée en satin de polyester, manches en dentelle noire

La seule chose qui m’a un peu chagrinée, et je ne l’ai remarquée que sur les photos, c’est qu’au niveau de l’encolure il y a une sorte de cloque de tissu. J’ai voulu faire quelques points à la main pour bien maintenir la doublure en retrait du tissu principal et je pense que j’ai cousu trop de matière. De plus, la robe étant un peu trop ajustée, la tension était très présente à cet endroit. D’où la cloque, pas très jolie…

Robe en laine et polyester, d'après un patron personnel basé sur la méthode de la coupe de Line Jaque, robe doublée en satin de polyester, manches en dentelle noire

La forme est plus que basique, il s’agit en fait du gabarit sur mesure que je me suis fabriqué grâce au livre de Line Jaque « la technique de la Coupe » que j’ai rallongé pour en faire une robe.
Les manches tailleurs sont également celles qu’on peut se créer à partir de ses mesures, j’ai préféré les cintrer un peu plus que pour un chemisier classique.

Robe en laine et polyester, d'après un patron personnel basé sur la méthode de la coupe de Line Jaque, robe doublée en satin de polyester, manches en dentelle noire
Cette robe toute simple est donc composée d’un dos et d’un devant ainsi que de manches issus de la méthode Line Jaque et elle me colle comme une seconde peau. Un peu trop. Surtout le jour du mariage, où je me sentais vraiment un peu serrée. Il faut dire qu’entre le moment où j’ai conçu mon gabarit et le moment où j’ai porté la robe, il y a eu quelques changements physiologiques…

Je n’ai malheureusement qu’une ou deux photos de cette robe portée, la journée du mariage s’est déroulée à toute vitesse ! Admirez aussi le travail somptueux de la coiffeuse, ça a duré pas mal de temps, mais le résultat ne passait pas inaperçu.

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Le plus important de cette journée, ce sont les mariés, et la robe blanche était particulièrement sophistiquée et délicate.
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Quant à l’étole dont je parlais en première ligne… Elle fera à elle seule l’objet d’un article, son histoire étant vraiment comique et pleine de rebondissements. Je pense que je traîne une sorte de malédiction des étoles…

Ma robe Sansa – Partie 4 : Impressions finales et améliorations

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La voici, enfin terminée, la robe issue de mon premier patron. Déjà, je dois avouer que je suis soulagée de l’avoir cousue jusqu’au bout sans trop d’embûches. Bon, c’est vrai que le modèle, une fois le patron dessiné, n’est pas extrêmement compliqué, j’entends par là qu’il n’y a pas de col, de fermeture éclair mal placée, ou de poches passepoilées et que le tissu est agréable et stable. De plus, des robes croisées, j’en ai déjà cousues quelques unes, je connais la construction d’une telle robe.

On va dire que je suis mitigée sur le résultat final, et je vais essayer d’être le plus impartiale possible dans mes remarques, même si ça n’est pas toujours simple quand on a créé quelque chose soit même de A à Z. On perd certainement un peu d’objectivité. Je ne souhaite ni fustiger, ni glorifier cette robe, mais plutôt tirer des conclusions pour améliorer les prochaines versions. Si j’ai réalisé tout ce boulot, ce n’est pas pour me contenter d’une robe imparfaite…

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La forme globale de la robe ne me déplait pas, mais elle n’est pas non plus comme ce que j’avais en tête. Elle est mignonne mais pas transcendante. Plusieurs facteurs sont responsables de ce résultat mi-figue, mi-raisin. On va détailler cette robe du haut vers le bas…

Le décolleté est trop arrondi, je sais, c’est ce que je voulais, mais je pense que j’ai trop forcé le trait et que ça a pénalisé largement sa tenue. Il a tendance à gondoler, malgré la parementure, le ruban droit-fil et la sous-piqûre. D’ailleurs, comme par hasard, une fois ma robe terminée, le numéro du magazine Threads de septembre 2013 (le meilleur magazine de couture AU MONDE, j’vous’dis !!! en anglais par contre.) était dans ma boîte aux lettres. Un titre attire mon attention : « Wrap Dress, Fit and Sew », le chapitre consacré aux robes cache-cœur est court mais comme toujours hyper intéressant et bien entendu, il est écrit noir sur blanc qu’il est grandement déconseillé de se lancer dans des modifications du décolleté dans ce genre de modèle. En VO dans le texte…

« I don’t recommand attempting to dramatically change a front-wrap dress’s neckline shape, because it can introduce too many problems. The tension placed on the neckline by wrapping and tying the dress helps keep it in place, and other shapes may stretch, sag or gape. »

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Et ça n’a pas loupé, j’ai tous les symptômes du décolleté vaguement foireux même si la ligne est vraiment jolie et féminine. J’ai réussi à sauver les meubles en cousant une petite pression au croisement des pans qui permet de sécuriser le décolleté et le maintient bien.

  • Pour la prochaine version : on redonne une ligne plus classique et plus rectiligne au décolleté.

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Les manches sont confortables mais pas assez échancrées ou courtes, comme c’est le cas sur la robe d’origine. La parmenture d’ourlet pour cette pièce était une bonne idée, le fini est propre. Je voulais doubler les manches et coudre la doublure à la main à la parementure, mais y’a quelque chose qui a foiré et je n’avais plus de tissu pour recouper une doublure, j’ai donc des manches qui ne sont pas doublées, ce qui n’est pas dramatique. L’emmanchure est bordée de biais, ce qui maintient tout en place.

  • Pour ma prochaine version, je dessinerai des manches encore plus petites, qui couvriront à peine le dessus de l’épaule.

Le système de fermeture avec les boutons est bien, j’en suis satisfaite, ça a un coté très chic et plus travaillé que les liens. C’est un détail que je conserverai pour la prochaine version.
Les liens à l’intérieur ne gênent pas du tout.

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On voit encore parfois les traces de roulette et de papier carbone sur la doublure!

 

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Des petits boutons en nacre sont cousus à l’intérieur de la robe, en même temps que les boutons principaux, pour renforcer leur « ancrage ».

 

  • Pour la prochaine version, je garde l’association boutons sur l »extérieur et liens à l’intérieur.

Le fait qu’un devant soit plus large que l’autre ne dérange finalement pas. Par contre, le devant du dessus ne tombe pas à la perpendiculaire du sol, il oblique légèrement.

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Sur cette photo on voit bien le devant qui part légèrement de travers.

Il peut y avoir deux raisons à cela (à mon humble avis) : soit la pièce n’a pas été coupée dans le droit-fil mais un peu de travers (franchement je n’y crois pas, le motif est droit…), soit elle n’est pas équilibrée, du fait qu’elle est asymétrique et la partie avec le godet fait pencher le tout. Je penche pour cette seconde option.

  • Pour ma prochaine version, je pense que je dessinerai un panneau de jupe entier et non tronqué pour qu’il soit plus équilibré.

Au niveau du dos de la robe, je n’ai trop rien à redire, il se positionne pas trop mal, il n’y a pas de plis ou de tiraillements. J’aurai peut-être pu la cintrer davantage au niveau de la taille, et encore… Comme cela, elle est bien confortable.

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La découpe supplémentaire que j’avais faite dans le dos, la pièce épaule dos, ne se voit absolument pas dans mon tissu à motif. D’ailleurs, aucune découpe ne ressort vraiment avec ce tissu. On perçoit la forme générale de la robe, mais pas les détails des découpes qui sont son point fort. C’est presque dommage, alors que tout était bien aligné !

C’est bien plus visible sur la doublure, qui est en tissu uni. Dois-je porter ma robe à l’envers???

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  • Pour la prochaine robe, j’utiliserai un tissu uni de couleur claire afin qu’on apprécie au mieux les découpes de la robe (et tous mes efforts à les dessiner!!).

L’ampleur de la robe est, avec le décolleté foireux, le gros point noir. Une fois raccourcie, j’aurai du élargir les panneaux car là, ils ne sont pas si évasés que cela et la robe perd incroyablement de sa « majesté ». C’est ce qui fait son charme, cette jupe qui tourne et qui traine sur le sol, même dans la version test en tissu tout vilain, les plis du tissu au niveau de l’ourlet lui confère un style génial que j’adore et j’aurai dû savoir qu’en ôtant autant de centimètres dans le bas, j’allais totalement (ou en grande partie) ruiner cet effet. A ma décharge, j’aurai été bloquée niveau tissu, j’ai utilisé tout le liberty à ma portée, sachant qu’en plus je n’avais pas les 5 m requis mais un peu moins, le tout séparé en deux coupons, de deux couleurs légèrement  différentes.

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Pour une version courte, il aurait été pertinent de faire débuter l’ampleur des pans de jupe tout de suite au niveau de la taille et pas en dessous des hanches comme dans ma version. Du coup, j’hésite quant à ma future version longue, ne vais-je pas retailler des panneaux qui s’élargissent juste un peu en dessous de la taille, plus en adéquation avec le modèle d’origine de la robe de Sansa ?

Je me tâte presque à reprendre le concept des plis sur les hanches, mais à les transformés en plis plaqués / cousus sur quelques centimètres (jusqu’aux hanches typiquement).

  • La prochaine version que je compte faire est une robe longue, il ne faudra pas lésiner sur l’ampleur des panneaux de jupes, qui sont caractéristiques des robes de princesses.

Les parements d’ourlet ont été cousus, la doublure a été repliée et cousue à la main aux parements mais l’effet n’était pas du tout celui escompté. Il n’y avait plus du tout de fluidité dans le bas de la robe, et parfois même un gondolement inesthétique. C’était hyper moche. J’ai donc tout décousu et surjeté avant de replier et de piquer à 0,5 cm du bord.

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Maintenant, la doublure est désolidarisée de la robe et légèrement plus courte et le résultat est mieux. Je pense que mon problème initial avec l’ourlet

venait aussi de mon choix de tissu qui était trop fin pour supporter autant de structure que ce que je voulais y mettre.

  • Pour ma prochaine version, bien tenir compte du tissu pour la finition de l’ourlet. Ne pas couper immédiatement des parements.

Je reviens brièvement sur le choix de tissu : même si la robe en liberty est jolie et agréable, ce tissu est à éviter si je veux un effet plus « spectaculaire » car il est trop mou. J’aurai peut être quand même du voir si je n’avais pas de coupon de lin ou un cotonnade style « tissu à patchwork » ou coton IKE* suffisamment grand. La doublure est un voile de coton super fin aussi, ce qui n’apporte rien niveau tenue.

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  • Pour ma prochaine version, choisir un coton avec plus de tenue, éventuellement le tripler avec du tissu « muslin », celui pour réaliser les toiles. L’organza de soie serait trop fin et… trop couteux vu la quantité nécessaire.

Sinon, qu’en a pensé mon homme?

Parce qu’il a quand même un peu suivi l’évolution de cette robe, bon gré, mal gré. Quand j’ai paradé dans le salon avec ma robe terminée, j’ai eu le droit à ça:

« Ah c’est ÇA ta robe de princesse? Mais ça ne ressemble PAS DU TOUT à celle de la série.

- Mais oui, mais nan, mais c’est normal. Parce qu’en fait, ce sont les découpes qui sont les mêmes, et tu vois, là, le système pour fermer… C’est l’idée de la robe, tu comprends?

- Mouais, mais la robe de la série, ça fait princesse médiévale, et toi… On dirait que tu vas te promener au parc.

- Mais non, mais tu ne comprends rien! C’est à cause du tissu, j’ai utilisé ce que j’avais en stock.

- Ouais, j’imagine bien que tu n’avais rien d’autre niveau tissu (il lance un regard accusateur vers l’armoire à tissus qui déborde). On dirait de vieux rideaux des années 70. Ou une nappe. Ils sont mieux d’habitude tes tissus. »

Donc j’ai dégringolé de Sansa Stark à Laura Ingalls. Et le liberty c’est moche d’après mon homme, une bonne raison de ne plus jamais en acheter, même sur le bon coin.

Je suis invitée à un gros mariage la première semaine d’octobre, dans un château et s’il y a bien un endroit où j’aurai l’occasion de porter une robe de princesse au maximum de son potentiel, c’est bien là !

Dans mes rêves, j’ai une version longue et corrigée de cette robe pour le mois d’octobre à porter pour faire la belle au château. Dans la réalité, c’est autre chose, je viens de terminer celle-ci, je n’ai pas encore de patron corrigé pour ma version longue (il faut tout retracer correctement), j’ai passé deux semaines de vacances à la mer à rien faire (un peu de tricot) et je vais reprendre le boulot… Tout cela me semble compromis.
Comme vous venez de le lire, il y a encore des choses à revoir sur ce patron, mais c’était une expérience intéressante et je me rends compte qu’il est parfois plus compliqué de vouloir « coller » à une photo ou à une référence quelconque que d’y aller en freestyle.

Vous n’avez pas encore fini de lire des lignes sur cette robe, mais entre temps, je posterai d’autres articles que j’ai en stock.
Merci d’avoir suivi avec attention cette grande épopée, merci de vos conseils et de vos encouragements !

La prochaine grande aventure à lire sur ce blog sera consacrée à l’impression textile. J’ai rédigé quelques articles reprenant les bases de l’impression comme les standards colorimétriques, l’importance des échantillons, la résolution des images et aussi un exemple concret d’impression. Tout cela sera sur ce blog cet automne.

Une fois de plus, ces articles se basent sur mon expérience et je ne me considère pas comme la référence absolue dans ce domaine car c’est une métier à part.

 

signer

 

Ma robe Sansa – Partie 3 : Patronage de la partie jupe, des manches et découpe du tissu

De retour de vacances… Je n’ai pas oublié de préparer un article sur ma fameuse robe! Elle est à présent terminée, j’espère bientôt la montrer et faire le point sur cet expérience. Mais d’abord… on se penche sur le « making of »….

Résumé de l’épisode précédent : notre couturière amatrice a réussi tant bien que mal à faire son patron de corsage à la découpe princesse. Après plusieurs essais, le patron est déclaré conforme à ses attentes. Quels obstacles va-t-elle rencontrer maintenant ? Va-t-elle encore prendre du poids et craquer un gabarit ? Nous le saurons bientôt…

Alors, au programme de cet « épisode », il s’agit de faire le patron des manches (très courtes) et des panneaux de la jupe. Je commence par la jupe, motivée par l’idée d’essayer rapidement une version « test » de ma robe et de pouvoir juger l’ampleur de cette dernière.
Finalement, le fait que mon corsage soit divisé en 5 bandes de largeur identiques me facilite la chose, le panneau de base sera le même.
La composition est assez simple, il s’agit d’une base rectangulaire qui s’évase en dessous des hanches, l’ourlet est arrondi.
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Je découpe dans mon tissu test des panneaux et des panneaux et des panneaux et encore des panneaux. Dans le meilleur des mondes, j’aurai recoupé des pièces entières, comprenant le corsage et la partie jupe en un seul tenant, mais franchement, je n’en avais pas envie. Mon corsage convenait, j’ai donc cousu chaque panneau de jupe au corsage pour mon essayage et ainsi validé mon patron. OK, ça n’est pas parfait comme solution, mais j’ai décidé que le rapport pratique / rapide / gâchis de tissu était bon alors je me suis lancée. A partir de cet essayage, j’avais vraiment l’impression d’avancer ! J’avais sur le dos quelque chose de concret et qui ne me déplaisait pas.
Sur la photo en haut à droite on devine quelques épingles qui servent à indiquer le décolleté.

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L’ampleur est présente, surtout sur le bas, c’est ajusté aux hanches et… ça tourne !

Maintenant, il faut décliner ce patron de base en tenant compte de l’aspect « portefeuille » de la robe. Cela n’affecte que les pièces « devants ». J’écris bien « les » devants au pluriel car le devant dessous et le devant dessus seront différents. Ben oui, sinon c’est trop simple…

Pour bien comprendre comment je suis arrivée à cette conclusion, il faut revenir sur les panneaux de jupe. Après réflexion, j’ai 3 types de panneaux différents, une base ainsi que 2 déclinaisons pour les devants.
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Au départ je pensais, dans ma grande naïveté, que mes panneaux « devant » allaient être identiques et se chevaucher, mais c’est périlleux niveau décence.
La belle robe de Sansa se croise et se ferme au niveau de la couture entre le coté devant et le devant. On revoit la référence en photo, avec la position des liens. (oui, je recycle mes photos d’un article à l’autre)
Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

Sachant que le devant du patron de base est prévu pour être coupé dans la pliure du tissu, on peut considérer qu’on double la mesure étoile-vaguement-orange, mais ça reste tout de même vachement étroit comme zone de recouvrement et niveau pudeur, ça ne préserve pas des masses.
Pour le devant qui se positionnera au dessus, ça n’est pas choquant et c’est conforme au modèle d’origine, par contre, pour le devant qui se positionne en dessous, j’ai décidé que l’attache serait décalée d’une tranche pour augmenter la surface de recouvrement. Pour la partie en dessous, les liens sont cousus entre la pièce petit coté et la pièce coté devant. Voilà l’explication de mes devants différents.

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Concernant l’ampleur de la partie jupe qui est diminuée et tombe « tout droit » au lieu de respecter le mouvement du godet, elle se veut correspondre au modèle d’origine (à ce que j’en ai interprété du moins) et aussi pour éviter d’amasser du tissu dans la zone de recouvrement, surtout pour la partie en dessous.

Au niveau de la pièce devant « dessous », je rajoute une pince pour bien plaquer la pièce au corps.
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Je recopie mes nouveaux panneaux, je les découpe, je modifie mes devants, je découpe, je scotche. Je m’arrête, je vais au magasin acheter du scotch, je retourne à mes activités de classe de maternelle. Je fais un gros tas de papier kraft et je me penche sur ma manche.
Je trace ma manche de base selon la méthode de Line Jaque, il s’agit d’une manche tailleur en deux parties avec des pinces pour qu’elle soit bien ajustée. De cette manche de base, je décline une version manche courte, un peu différente.
Il y a un chapitre « mancheron », je pense qu’il s’agit de ce que je souhaite pour ma robe, des manches presque composées que de la tête de manche. Je suis la procédure pour au final avoir dans les mains une petite manche sans embu (ou très peu) mais avec une couture dessous. Pas du tout ce que je veux. On va dire que j’ai réalisé cet exercice pour l’expérience et le fun.
Je n’ai pas trouvé d’explication correspond au modèle de manche que je veux dans le livre de Line Jaque, c’est dans celui de Teresa Gilewska que des explications (très sommaires) quant à un manchon étaient décrites. Par contre, j’ai préféré partir de ma manche de base « Line Jaque », mes essais de la méthode Gilewska ne m’ayant jamais vraiment emballés l’an dernier.
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Afin que ma manche s’adapte bien et que les extrémités s’arrêtent au niveau des coutures du petit coté, j’ai tenu compte des mesures des autres pièces au niveau de l’emmanchure, comme on peut le voir sur le schéma.

Une fois ma manche achevée, je dessine mes parmentures, c’est assez long et peu passionnant, je m’applique à ne pas oublier de repères. Comme ma partie jupe est arrondie, je trace des parements d’ourlet, en tenant bien compte des particularités des devants différents. La largeur des parementures, sans surplus, est de 5cm.

Une fois les parementures dessinées, je peux maintenant tracer les pièces de la doublure de la robe, en tenant compte des parementures. Et oui, il ne fallait pas oublier la doublure !

Juste pour rire… voici la liste des pièces.

Devant dessus
Parmenture devant dessus
Parement d’ourlet devant dessus
Doublure devant dessus

Devant dessous
Parementure devant dessous
Parement d’ourlet devant dessous
Doublure devant dessous

Dos
Parementure d’encolure dos
Parement d’ourlet basique*
Doublure dos

Coté devant
Parement d’ourlet basique*
Doublure coté devant

Coté dos
Parement d’ourlet basique*
Doublure coté dos

Petit coté
Parement d’ourlet basique*
Doublure petit coté

Manche
Parementure d’ourlet de manche

Liens pour attacher « en dessous » x4
Brides pour former les boucles pour les boutons (devant dessus) x3

* la même pièce sera coupée plusieurs fois

Avec toutes mes pièces en papier kraft, je peux faire une estimation plus précise du métrage nécessaire pour mon projet. Pour cela, j’utilise une autre méthode très scientifique, appelée la méthode du carrelage. Comment ça vous n’en avez jamais entendu parler ? Suis-je la seule à utiliser cette méthode ?
A la maison, 2 dalles, avec leurs joints, correspondent à 72 cm, 4 dalles sans les joints correspondent à 140 cm environ, une fois qu’on sait ça, on peut placer les pièces en suivant le joint en ciment… euh… le droit-fil du carrelage et mesurer combien de carreaux sont nécessaires.

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Voyez comme je sors tout le contenu de mes placards pour m’aider dans cette noble tâche, merci les conserves de sauce tomate !

Pas de grande surprise, avec les parementures et les divers éléments, il faut compter 10 m en 130 cm de large pour réaliser la version longue, et plus ou moins 5 m pour une version aux genoux.
A ce métrage s’ajoute 9 m de doublure pour la version longue et 4 m pour la version courte. Cette quantité de tissus s’explique assez logiquement par le fait que la robe est composée de 11 panneaux qui s’évasent tous dans le bas.

J’avais décidé de me lancer dans une version courte pour commencer et dans un premier temps, je reprends toutes mes pièces de patrons et je créer des version » courtes ».
Il est maintenant temps de chercher le bon tissu ! Et hors de question d’acheter (encore) du tissu, il faut utiliser celui de l’armoire.
J’avais eu l’opportunité d’acheter d’occasion un coupon d’un certain type de coton assez connu pour un prix intéressant, pour la simple et bonne raison qu’il avait été lavé n’importe comment et que la couleur avait été altérée. En fait, les fleurettes qui sont sensées être blanches ont prises une teinte bleutée. Certainement qu’il a été lavé avec un coupon bleu qui a dégorgé à mort. Qu’importe, pour le prix que je l’ai payé, ça ne me dérange pas du tout. Pour atteindre le métrage nécessaire, j’ai complété avec un coupon du tissu original que j’avais en stock depuis des lustres et dont je n’ai jamais su quoi faire, n’était pas fan du liberty. Comment et pourquoi j’ai ce coupon dans mon armoire, me direz-vous ? Un projet qui est tombé à l’eau certainement… Voilà l’occasion de me rattraper.

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Sur ce plan de coupe, on peut avoir l’impression qu’il y a des pertes, mais les parements d’ourlets sont coupés plusieurs fois en reportant le même morceau de papier.

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Les parementures sont entoilées, renforcées au niveau de l’encolure avec du ruban droit-fil pour éviter les déformations et les étirements.

Pour la doublure, il me restait juste assez de voile de coton, celui utilisé pour doubler ma robe de mariée, d’un bleu très clair, il sera parfait.

J’aurai préféré un tissu de plus de tenue que du liberty, mais dans mon stock il n’y avait rien d’autre de disponible en aussi grande quantité et qui réponde à mes attentes. Et pourtant, j’ai un beau stock ! Cette robe sera donc plus légère et plus « flottante ». Et ça me permettra de dégager ces deux coupons que j’avais un peu mauvaise conscience de stocker sans but, surtout l’original car le prix me reste toujours un peu dans la gorge.

Le prochain article sera réservé à la robe terminée et à mes impressions et améliorations à apporter au patron pour la prochaine version !

Références du livre de Line Jaque qui m’ont été utiles :
Le tracé de la manche de base – p142 à 149
La manche courte et le mancheron – p150 à 154
La jupe en forme de liseron – p168-169
Les parementures – p122

Ma robe Sansa – Partie 2 : Patronage du corsage

Suite à notre (je dis notre, car vous avez lu le précédent article sur l’anatomie de la robe Sansa et que vous participez en quelque sorte à cette grande aventure) analyse très poussée de la robe, aux schémas réalisés pour y voir plus clair, il est temps d’entrer dans le vif du sujet. Il faut dessiner le patron.

L’an dernier, ou était-ce l’année d’avant ? j’avais déjà tentée une aventure « Je teste mon gabarit, j’suis trop forte », cette dernière était restée sans lendemain, j’avais été rapidement rebutée par la longueur du premier exercice. Surtout, je n’avais pas de « but » précis, c’était essentiellement de la curiosité ; il me manquait le feu sacré que j’ai à présent dans les tripes, celui qui fait qu’on veut une robe de princesse. Je vais vous épargner une énième photo de ladite robe, on l’a assez vue sur ce blog.

Je ne vais pas entrer dans les détails de la construction du gabarit, j’ai lu et appliqué les instructions du livre de Line Jaque « la technique de la coupe » les unes après les autres. Mes mesures avaient été prises par une amie quelques temps auparavant, je suis partie de celles-ci pour réaliser mon patron, ce n’est jamais très pratique de prendre ses propres mensurations.
Ayant un peu plus d’expérience en couture que lors de ma précédente tentative, je comprends mieux pourquoi telle ou telle ligne se positionne ici ou là. Au final, cet exercice, bien qu’un peu fastidieux, est assez ludique et c’est avec beaucoup d’enthousiasme que je découpe de vieux draps pour y tailler mon premier gabarit.
Mais au moment de l’essayer… C’est le drame.

Comment décrire cela de manière classe. On va dire que je déborde de mon gabarit. Ventralement parlant. Fessierement parlant également. Hanchement parlant aussi, tant qu’on y est. Mmmhhh, en effet, ça fait un peu plus d’un an que mon amie m’avait mesurée et depuis… On ne dit pas que le mariage fait un peu prendre du poids ? Toujours est-il qu’il est impossible de fermer ce premier gabarit sans le craquer.
La honte. J’étais toute seule dans ma chambre, devant mon miroir, avec mon gabarit épinglé du cou jusqu’au bas la poitrine (comme par hasard, là il n’était pas trop serré !!!) et le bide à l’air, et j’avais hyper honte. Bref.

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

Je sors le mètre et je prends mes (nouvelles et déprimantes) mesures pour corriger mon gabarit. On va dire que ce premier patron était un coup d’essai, pour se mettre en jambes ! Le tracé de la seconde version va un peu plus vite, et après quelques jours, je suis à nouveau devant mon miroir, mais cette fois-ci le gabarit m’enveloppe totalement.
Viens donc le moment des retouches, des corrections. J’ai trouvé que c’était une partie assez complexe, surtout seule, car il s’agit d’avoir une vue objective des défauts du gabarit (et donc, des particularités de son corps), de savoir où et quoi « tirer » pour corriger et améliorer les choses.

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Ce que j’ai appris, et que je considère comme utile dans le choix de mes futurs patrons : j’ai le buste un peu plus court que la moyenne, les épaules tombantes et très tournées vers l’avant et le dos un peu courbé (venant des épaules rentrées). Par exemple, les épaules tournées vers l’avant expliquent pourquoi j’avais systématiquement un « flottement » au niveau des emmanchures (quand je couds un top sans manches par exemple) à hauteur de la poitrine, un « trou » que rien ne peut résorber, cela vient de la façon dont je me tiens. Malheureusement, pour ce point particulier, y’a pas grand-chose à faire, à part me forcer à me tenir les épaules projetées vers l’arrière toute la journée.
La pince dans le dos est chez moi assez longue, même si pas si large que ça. Elle découle directement de la position de mes épaules.
D’ailleurs, ma ligne d’épaule doit être décalée sur mes pièces, toujours pour la même raison, car le gabarit ne prenant pas en compte ce genre de particularité, elle apparaissait obliquant légèrement vers l’arrière là où elle devrait être droite.
L’étape de l’essayage est primordiale, Line Jaque le répète dans son livre et je ne peux que comprendre son insistance, car les mesures c’est une chose, mais l’essayage en est une autre et elle complète « en 3D » les données mathématiques.
N’empêche que le gabarit de base à mes mesures m’allait quand même vachement mieux qu’un patron de tshirt de base Burda… Comme quoi, ça peut valoir le coup de savoir quoi modifier et où.

Après 3 autres versions (ah oui, quand même…) et les gabarits associés, je n’ai plus de draps à découper (mince !), cette dernière version doit être la bonne ! et c’est le cas, ouf ! Je m’excuse d’avance de la qualité pourrave des photos, mais le but n’était pas de faire dans l’image artistique. Sur celle où je suis de dos, le gabarit à l’air tendu mais c’était parce que j’étais mal positionnée, comme on peut le voir sur les autres photos, il n’est pas trop serré au dos. Si je n’avais pas été fainéante, j’aurai refait une nouvelle photo.

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Sur ce sublime patron en draps rose pâle, on peut voir des traits de couleur pour contrôler que ce qui doit tomber droit tombe… droit, bien parallèle à la ligne du coté et bien perpendiculaire à la ligne de taille et au sol.

Ok, je me suis assez étalée sur ce gabarit, passons maintenant aux choses sérieuses, les découpes de la robe.
Line Jaque, dans son livre, explique clairement comment décliner cette découpe princesse avec le petit coté (la pièce intermédiaire entre le coté dos et le coté devant) à partir du gabarit de base.
Par contre, son exposé ne prend pas en compte une particularité de mon physique si avantageux… Je m’explique.
Le tout premier point de la procédure indique, que pour des raisons pratiques, il faut légèrement agrandir la mesure du tour de hanches afin que celle-ci soit égale à la mesure du tour de poitrine. De cette façon, les « bords » se touchent au niveau de la poitrine et des hanches.

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Cas « d’école » présenté dans le livre de Line Jaque

La formation des pinces et des lignes séparant les pièces les unes des autres se devine naturellement par la suite. Tout va pour le mieux dans le monde parfait des gens qui sont comme dans les livres.
Mais comment fait-on quand on est fichue comme moi ? C’est-à-dire… voir schéma…

Mon cas...

On ne peut pas ajouter encore aux hanches, ça c’est clair ! Alors on a deux solutions… On peut aligner au niveau des hanches, ce qui créer un vide sidéral d’une extrémité poitrine à l’autre. Il est impensable de rajouter quoique cela soit au niveau de la poitrine (même pas du silicone !), ça cela fausserait l’ajustement !

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Mon cas, juxtaposition au niveau des hanches

Ou alors on peut aligner au niveau de la poitrine, ce qui cause une superposition au niveau des hanches…

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Mon cas, alignement au niveau de la poitrine

J’ai choisi cette dernière option, pour les raisons suivantes :

  • je ne voulais pas rajouter des centimètres au niveau du tour de poitrine, j’aurai été obligée de les enlever tôt ou tard, vu que le corsage de ma robe doit être ajusté;
  • vu la forme de ma robe qui part en godet pour la partie jupe, il sera plus simple de rajouter les centimètres qui « manquent » par la suite.

Le reste du plan se déroule sans accro (et on aime toutes qu’un plan se déroule sans accro), et je me retrouve donc avec mes 5 pièces pour former mon demi-corps.
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La pince bretelle a été déplacée pour en faire une découpe au niveau de la poitrine, conformément au croquis du précédent article, inspiré de la robe d’origine.

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Surtout, ne cherchez pas le moindre rapport d’échelle, ni une quelconque vérité proportionnelle dans mes schémas, ils sont juste là pour illustrer mon propos. Une fois mon gabarit découpé, je dégaine mon scotch et mes chutes de papier, pour rajouter à chaque pièce le centimètres perdus lors du rapprochement du devant et du dos à hauteur de la poitrine, ceux qui se sont perdus dans la superposition des pièces. Les centimètres ont été répartis de manière égale, pour conserver la belle répartition de la largeur des bandes.

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J’ai fouillé dans mon stock de tissu à la recherche du sac de courses dans lequel est stocké le tissu à test, celui que j’achète à 1 euros le mètre voir moins, et dont le but n’est que de subir des expérimentations. Dommage, il ne reste plus de tissu clair, le violine, ça ira très bien. Même s’il est presque trop fluide…

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Orgie de conserves!

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Suite à cet essayage, je me dis que comme ma pince dans le dos est assez longue, il serait judicieux d’en tirer profit et je décide d’utiliser cette particularité pour créer une nouvelle découpe qui n’était pas prévue et qui n’apparaît pas sur le schéma de la robe d’origine de Sansa (voir précédent article) mais qui apparaît sur le schéma de ma future version de la robe (héhé, vous n’avez pas regardé d’assez près !).
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Je suis assez satisfaite du corsage, même s’il ne s’agit que d’une base, car il manque le décolleté ainsi que l’aspect portefeuille. Mais c’est une belle victoire pour l’instant, et je m’en contente, ça me motive à continuer. Tout cela ne s’est pas fait sans une dose de patience assez importance, et plusieurs essais avant d’arriver à ce résultat.

Petit aparté :
Je ne compte pas faire un « cours » de patronage sur ce blog, tout d’abord parce que je n’ai aucune compétence de ce point de vue là et surtout parce que j’estime que le livre de Line Jaque existe pour cela. L’achat de ce bouquin vaut le coup pour qui s’intéresse au patronage, je ne le dirai jamais assez. Pour ceux qui possède ce livre et que ça intéresse, voici les chapitres qui m’ont été utiles pour la réalisation de ce corsage.

Comment relever les mesures – p17 à 20
Le tracé du patron de base – p21 à 32
L’essayage – préparation du gabarit individuel – p46 à 62
Révision du patron de base après essayage – p62 à 67
Abaissement de l’emmanchure pour la robe sans manches – p96-97
Création de la découpe d’emmanchure – p111 à 113
Le modèle princesse – p171 à 174

Ce dernier chapitre explique en détail comment réaliser cette découpe princesse particulière et a été essentiel dans la réalisation du corsage.

Dans le prochain article, je décrirai la partie « jupe » de la robe ainsi que les devants et les autres détails du patron.

A bientôt pour la suite de ce feuilleton :) Je vais essayer de poster rapidement la suite, avant de partir en vacances!!

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Ma robe Sansa – Partie 1 : Anatomie

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Attention, cet article peut contenir des spoilers de la saison 3 de Game of Thrones, si vous ne l’avez pas encore visionnée, vous êtes maintenant prévenus! Vous lisez à vos risques et périls! For the Night is Dark and full of Terrors!

Je tiens à vous préciser dès le départ, je vais m’étaler longuement sur cette robe, en long, en large et en travers.
Désolée, mais là c’est au moins en partie nécessaire. Ma première expérience en patronage ne peut se résumer en quelques photos d’une robe terminée, va falloir lire un peu (beaucoup).

Je trouve cela d’ailleurs assez frustrant, les blogs de couture qui ne proposent que des photos et pas (ou peu) de texte. Souvent, j’ai envie d’avoir des détails techniques, le tissu utilisé, des astuces, les soucis rencontrés lors de la couture, un conseil concernant les tailles… Alors la justification de « je vous laisse entrer dans mon univers », « Laissez votre imagination être votre guide », et autre « Imprégnez-vous de ce lieu et il vous inspirera » ça me fait toujours doucement rigoler. Combien de fois j’ai lu ça, le truc des univers blogesques… Voilà qui me fait toujours penser à « Atmosphère, atmosphère… », enfin, vous comprenez ma pensée. L’univers de ce blog peut se résumer par cette phrase d’une classe sans borne : « et mon c**, c’est du poulet ? ». Je vous souhaite la bienvenue dans mon monde, dans mon univers, dans mon atmosphère.

Alors… Dans un premier temps, avant de nous lancer tête baissée dans la réalisation de cette robe, nous allons étudier « l’existant ». Oui, oui, ça fait très exposé en amphi, ce ton de prof, mais c’est adapté à la situation je trouve :)
Tout va être justifié, je vous prouve que je ne prends pas ce sujet à la rigolade. On ne rigole pas avec Game of Thrones, on ne rigole pas avec la couture, on ne rigole pas avec le patronage et surtout, on ne rigole pas avec les robes de princesse. Jamais.

But de la manœuvre :
Réaliser une robe très largement inspirée (mais pas totalement copiée) de celle que Sansa Stark porte pour son mariage (spoillllerrr !!!) lors de l’épisode 8 « Second Sons » de la saison 3 de Game of Thrones.

Si vous ne l'avez pas vue 100 fois cette photo sur ce blog, je veux bien manger une sandale...

Si vous ne l’avez pas vue 100 fois cette photo sur ce blog, je veux bien manger une sandale…

Le patron sera entièrement créé de mes blanches mains à partir de mes rondes mesures, selon la méthode de Line Jaque décrite dans son livre « La technique de la coupe ».

Alors… Regardons en détails la robe de Sansa… Je vais d’abord passer en revue une quantité non négligeable d’éléments, et je trierai ensuite ce qui est à conserver pour mon projet et ce qui doit rester dans le domaine du costume de série médiévale fantastique.

Toutes les interprétations concernant le costume de Sansa sont les miennes, je n’assure à aucun moment qu’elles sont le reflet d’une quelconque réalité. Je fais des déductions à partir de photos, j’y mixe mes quelques connaissances couturesques, je me base sur des informations lues sur le site de Michele Carragher (celle qui a brodé les costumes de la série) et sur des interviews de Michelle Clapton (la styliste de la série).

  1. Point the obvious : c’est une robe portefeuille

Oh Yeah ! On commence par du lourd. Cependant, il n’y a pas de ceinture qui passe dans une ouverture laissée dans un coté et qui entoure le corps pour se nouer avec l’autre lien de l’autre coté (vous me suivez encore ??) comme dans les modèles qu’on a l’habitude de voir.

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,
Dans ce cas, le pan devant du dessus s’accroche au pan devant du dessous par une série de liens (3 ou 4). Preuve à l’appui, voir la photo ci-dessus.

Comment cela se déroule-t-il pour la partie cachée ? On ne le sait pas, même après de nombreux visionnages de cet épisode, je n’ai pas percé le secret. Désolée, je ne sais pas exactement ce qui se passe sous la robe de Sansa…
Ce que je suppose : le système est similaire, avec peut-être moins de liens pour ne pas créer des épaisseurs indésirables et inesthétiques.

Le décolleté n’est pas trop ostentatoire, recouvre bien la poitrine et à l’air légèrement arrondi alors que d’habitude il me semble plus rectiligne sur les modèles classiques.

  1. La partie brodée qui orne le buste est amovible

La preuve, sur la photo précédente, elle n’y figure pas, mais dès que la cérémonie commence et que Sansa apparaît, cette partie est en place.

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

Son but est, à mon sens, purement décoratif et reprend les armoiries de la famille de son époux (les lions). Cela peut servir aussi à cacher les liens sur le coté.
Cet ornement est composé de deux morceaux, qui se lacent sur les cotés, l’ensemble est indépendant de la robe et est amovible.
Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

Au niveau du cou, dans le dos, ça remonte pour former comme un col brodé.
Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,
Pour voir clairement la partie dos de l’ornement, voir la photo présentant le nombre de pièce de la robe, point suivant.

  1. Il y a en tout 11 pièces de base pour former la robe

Comptons ensemble… Le demi-devant comporte 2 pièces, comme vous pouvez le voir sur cette superbe infographie digne d’un grand journal : le devant et de coté devant.

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,
Le demi-dos comporte également 2 pièces, le dos et le coté dos.
Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,
Entre le dos et le devant se trouve une pièce intermédiaire dont j’ignorais tout avant de me pencher sur cette robe, le petit coté. Il a une importance particulière dans le design de cette robe, nous allons y revenir plus tard.
Donc 2 + 2 +1 = 10 pièces, plus le devant qui est coupé deux fois dans notre tissu pour l’effet superposition du cache-cœur, on se retrouve à 11 pièces.
(bien entendu, ce calcul ne tient pas compte d’éventuelles parmentures, de la doublure, renforts, parements d’ourlet etc…)

  1. Au niveau du petit coté, il y a des plis/fronces pour donner de l’ampleur sur les hanches

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,
Je pense qu’il y a un « hips padding » (coussin de hanches ?? rembourrage de hanches ?? je ne connais pas le terme français) pour soutenir tout ça, comme cela existait pour le style New-Look de Christian Dior. Il s’agit en gros d’une épaulette géante, mais pour les hanches, une sorte de coussin pour accentuer la silhouette caractéristique de sablier.

Gertie en parle sur son blog, il s’agirait d’une version améliorée de cela, vu sur le blog de Peter Lapin.

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

  1. La partie jupe n’est pas du tout près du corps

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

On voit bien que la robe s’évase directement au niveau de la taille, pas au niveau des hanches. Le corsage est très ajusté, et ensuite la partie jupe part en corolle. Dans le dos, les pans sont plus longs pour former une traîne. Si cette robe ne pesait pas 50kg de tissu, je suis certaine qu’elle « tournerait » magnifiquement.
sansa_traine, Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

  1. Les manchons commencent et s’arrêtent au niveau des coutures du petit coté

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

On ne conserve que la partie supérieure de la tête de manche, on voit d’ailleurs qu’elle est doublée.

  1. En dessous, elle porte un fond de robe

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

Basé sur le même patron de base apparemment mais très simplifié, en tissu léger (lin fin, baptiste de coton). Une sorte de doublure indépendante, en quelque sorte.
Ce fond de robe n’a pas vraiment d’ampleur, il s’agit juste ne de pas avoir la robe en contact direct avec la peau.

Il n’y a pas de manches et il se ferme de la même façon que la robe de mariée.
Durant l’épisode, quand elle se change, on ne voit que le fond de robe et la robe, mais il n’est pas impensable que pendant les scènes, elle porte une crinoline ou plusieurs jupons pour conserver la forme évasée bien en place quand elle bouge. Mais là, on est dans le domaine de l’extrapolation… Le tissu peut sinon avoir tellement de tenue qu’il tient tout seul.

sansa_traine, Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

Corset ou pas, en dessous?

Pour continuer dans le domaine de l’extrapolation de ce qui peut être porté en dessous de cette robe, je souhaitais faire une parenthèse corset. J’ai l’impression que la jeune fille se tient bien droite mais je ne serai pas surprise qu’elle porte un corset en dessous de ses grandes robes. La preuve, dans l’épisode 6 de la saison 2 « The Old Gods and the New », on le voit bien quand elle s’enfuit. Dans l’épisode 4 de cette même saison, « Garden of Bones », quand elle se fait bien taper sur la tronche par le vilain Joffrey on en aperçoit un morceau.

Sansa-robe-dessous

Sur le site Westeros.org, il est indiqué qu’elle en porte pendant le tournage.
Alors j’ai du mal à croire que le jour de son mariage, elle n’en porte pas… On n’a simplement pas l’occasion de le voir. D’ailleurs, il me semble que dans le bouquin il est mentionné. Bref, c’était une parenthèse.

  1. Le tissu

Il s’agit d’un tissu relativement épais, on voit bien qu’il est lourd à la manière dont il tombe quand elle l’a en main, pour grimper les marches et à la façon dont il se dispose derrière elle.

sansa-tissu
A mon avis, la robe est certainement entièrement doublée, voir même triplée avec un tissu comme de la toile tailleur pour avoir encore plus de tenue. Le tissu d’origine doit certainement avoir pas mal de tenue.

Peut-être que l’intégralité de la robe n’est pas triplée, la partie corsage n’en pas a forcément besoin, surtout s’il y a effectivement un corset. La triplure est certainement concentrée au niveau de la partie jupe.
Les tissus utilisées pour les robes de la belle (tout au long de la série, et surtout lors de la saison 3) ressemblent fort à des tissus d’ameublement. On ne parle pas de la grosse toile IK** pour faire des coussins ou recouvrir un canapé, mais plutôt de beaux tissus damassés (on retrouve l’aspect contrasté mat et brillant).

  1. Coupés dans le biais ? Droit-fil ?

Là je ne sais pas trop….On voit bien sur les différentes photos que les motifs de la robe s’enchaînent en « miroir », qu’ils se font face. Est-ce que cela veut forcément dire que la robe est coupée dans le droit fil et que la couturière a assuré du tonnerre pour raccorder les pièces ? Je n’en suis pas certaine, mais je ne suis pas assez connaisseuse pour l’affirmer. Ces pièces peuvent avoir été coupées tête bêche, ou alors le motif du tissu a naturellement une symétrie en son centre. Pour moi, c’est le gros point d’interrogation de cette robe.

Là je suis dans l’émission d’hypothèses d’hypothèse (oui, ça doit exister, des hypothèses d’hypothèse)…
Quand on cherche des informations concernant le damas et ce style de tissage, on se rend compte que dans l’ensemble, ces tissus sont basés sur des armures satin.
Ce qui voudrait dire que le « fond » de notre tissu aurait ce léger aspect « en diagonal » commun aux tissages de ce style. Les motifs eux, donnent plutôt une impression d’horizontalité, ceci peut être dû à la mise en avant (ou non) des fils de couleur contrastante.

Si je mets en parallèle un damas de référence, une brocatelle (étoffe réalisée sur un métier jacquard, comme peut l’être le damas) et le tissu de la robe, que je plisse mes yeux très fort et que je zoome comme une folle pour voir la trame du tissu, j’obtiens à peu de chose près ceci.

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

La flèche bleue montre les fils de trame, bien horizontaux, et la flèche verte les obliques du tissage des motifs.
On voit que les « sens » des fils visibles concordent d’un échantillon à l’autre, j’en déduis donc, d’une manière très peu scientifique, qu’au vu de l’inclinaison des fils de trame par rapport au droit-fil supposé des pièces, qu’elle doit être coupée dans le droit-fil et non dans le biais.

Autres arguments fumeux pour justifier cette conclusion :

  • couper une robe comme ça dans le biais, ça doit coûter un bras, il faut garder les sous de la série pour les effets spéciaux ;
  • vu l’ampleur des pans de jupe, les cotés se trouvent  forcément dans le biais et gondoleront naturellement.

Il y a certainement beaucoup d’autres détails que je n’ai pas relevés, tout simplement parce que je ne les ai pas vus, il n’est pas facile de trouver de belles photos de référence de cette robe. Encore une fois, tous les points qui sont énoncés dans cet article ne sont que des suppositions ! Je ne suis ni experte en costume, ni experte en couture, juste une fan très intéressée !

Maintenant voici mon bilan « on garde, on garde pas, on modifie » de la liste d’éléments énoncés ci-dessus :

  • Forme robe portefeuille : on garde
  • Système de fermeture par liens : on garde
  • Décolleté légèrement arrondi : on garde
  • Patronage en 11 pans : on garde
  • Élément brodé amovible : on modifie
  • Plis/fronces sur les hanches : on jette
  • La jupe corolle hyper large : on modifie
  • Les manchons : on garde
  • Le fond de robe : on modifie
  • Corset : on jette
  • Entoilage et triplure : on modifie / on jette
  • Le tissu d’ameublement : on modifie

L’aspect robe portefeuille : c’est évident, on garde (en même temps, c’est la base, si on garde pas ça… autant coudre un pantalon direct !). Pour l’avoir testé sur ma Tunique Ice and Fire, ce système de fermeture par liens est très confortable, on ne va pas changer une équipe qui gagne. Par contre, pour le coté plus classe, sur la partie visible je pense remplacer les liens par des boucles et de jolis boutons « boules ».

Un décolleté plus arrondi peut se tenter, en espérant que cela ne pénalisera pas la bonne tenue de cette partie qui est tout de même dans le plein biais… Ruban droit-fil, tu vas pouvoir nous éblouir.

Le petit coté semble être un élément totalement absent de l’univers couture sur internet. J’ai remué Google dans tous les sens, j’ai testé des tonnes d’associations de mots, mais « découpe princesse » et « petit coté » ne donne aucun résultat pertinent. « Petit coté » et « couture » tout seul non plus… J’ai tâté le terrain chez les english, mais mes recherches étaient restreintes et infructueuses. C’est dans le livre de Line Jaque que j’ai trouvé quelques informations : on peut diviser une découpe princesse traditionnelle différemment s’il y a une nécessité que les pans de jupe soient tous d’une largeur identique pour des raisons esthétiques. D’après Line Jaque, c’est plus facile de répartir la largueur d’un demi-corps en découpes égales sur 5 bandes que sur 4, faut tenir compte un minimum de l’emplacement des pinces et tout et tout. Pour des personnes fortes, il est même possible de découper 6 bandes, donc 2 petits cotés !
Je décide de relever le défi du petit coté, quitte à faire son patron, autant jouer le jeu du copycat et tenir compte de cette particularité, surtout si elle permet une belle répartition de l’ampleur de la jupe.

Pour ceux et celles que ça intéresse, une gentille lectrice, Asvaah, m’avait donné dans son commentaire une référence vers un patron Butterick de robe avec découpe princesse et petit coté. Je n’ai jamais croisé un autre patron présentant cette découpe.

L’élément brodé amovible qui entoure le corps : on modifie. En l’état, c’est inutilisable et pas du tout portable au quotidien. Mon but est de pouvoir sortir de chez moi sans me faire caillasser dans la rue. Je pensais le remplacer par une bande brodée le long de l’encolure, selon la nature et le style du tissu.

Les plis et les fronces au niveau des hanches, je pense que dans mon cas, vu que j’ai déjà des hanches assez imposantes, on va éviter de remuer le couteau dans la plaie et on va simplement s’épargner une disgrâce supplémentaire. Même si je trouve que le concept est intéressant.

La partie jupe de cette robe reste un problème épineux : l’aspect corolle donne beaucoup de charme au modèle, mais est-ce que ça ne va pas accentuer l’effet « gros fessier » dans mon cas ? Bon, on évite 50% des dommages en ôtant les plis des cotés mais le doute subsiste.
Ma décision : l’ampleur commencera un peu en dessous des hanches, afin de donner une forme « sirène » et non « tente ».

Les manchons : je suis fan, on y touche pas. Je les avais déjà reproduit dans la version crash-test et j’adore ça.

Le fond de robe ne me paraît pas nécessaire pour une robe à porter au quotidien, je pense le remplacer par une doublure. Concernant la couche de triplure de ce modèle, je pense m’en passer pour des raisons pratiques, au quotidien ça risque de donner un aspect trop solennel au modèle. Par contre j’entoilerai bien les parties sensibles pour une belle tenue.
Le corset ? La question ne se pose même pas à mon sens pour une tenue « bureau-compatible », même si ça pourrait être rigolo pour une soirée.

Le choix du tissu sera délicat, car il se fera en fonction du métrage qui sera nécessaire. Pour une version à porter au quotidien, je pense tabler sur un coton pas trop lâche, ou un lin épais, avec une doublure en coton également. Le dupion de soie serait certainement idéal, mais la cagnotte ne le permettra jamais. Concernant le métrage du tissu principal, pour une robe version longue jusqu’au sol, pour les pièces principales + les parmentures + les parements d’ourlet (comme l’ourlet sera arrondi et pour qu’il soit bien formé), j’estime que 10 mètres sont nécessaires. Et oui, ça calme, et ça ne prend pas en compte la doublure (estimation à 8 mètres). Grosso modo…

Je pensais faire une version « courte », aux genoux, plus simple à sortir et à assortir, on gagne quelques mètres mais on passe certainement difficilement en dessous de la barre des 5,50 mètres de tissu principal et 4 mètres de doublure.

Heureusement que j’ai fait le plein de tissus à 1 euro le mètre chez Tissu Eco, ça allège considérablement l’addition !! J’ai également fait le plein de papier kraft chez Aldi, profitant d’une promo car il va falloir les tracer, toutes les graaaaannndes pièces.

Pour récapituler, voici de bien beaux schémas… Tout d’abord, la robe originale, celle de Sansa  dans la série.

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage, devant

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage, dos

 

Ensuite, la version que je compte réaliser. Que je vais essayer de réaliser…

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,

Ma robe Sansa, inspirée de la série Game of Thrones, découpes princesse, patronage,
Prochaine étape : la réalisation du patron. Préparer-vous mentalement, l’article sera certainement aussi long !!

Bravo si vous avez tout lu!!!

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La robe Hypnose

Robe hypnose, rayures, chevrons, jersey, burda aout 2012, peplum

C’est vrai qu’elle pique les yeux cette robe! Lisez rapidement cet article sinon vous aurez mal à la tête!!

Une robe hypnotique dans ce style, j’avais ça en tête depuis quelques temps déjà, j’avais commencé à concrétiser une vague idée avec le top chevrons et petits pois cousu pour ma petit soeur.

Ce jersey là n’est pas exactement le même que celui utilisé pour son haut; j’avais mis la main sur deux coupons de 150cm de jersey de coton pour une misère lors d’un marché aux tissus hollandais, il y a de cela bien deux ans. Ils avaient été lavés et repassés et attendaient gentiment que trouve une idée lumineuse pour finaliser leur existence.

Le t-shirt à basque du Burda d’août 2012 ayant déjà fait ses preuves pour la petite soeur, pourquoi ne conviendrait-il pas à la grande? Mais dans sa version robe mi-longue (modèle 115)…

tshirt en interlock de coton rayé beige et noir, rayures, chevrons, peplum, couture dans le biais, jersey à pois, pois, surjeteuse, burda, août 2012

modeletech

Il m’a fallu un peu moins de 3m pour venir à bout de cette robe, je pense qu’il me reste assez de jersey pour faire un t-shirt tout simple, peut-être combiné avec d’autres chutes.

Pour couper mes pièces, ça n’a pas été simple, il fallait vraiment que je fasse attention aux raccords (dans la mesure du possible), et surtout que je ne confonde pas l’endroit, l’envers, les rayures dans un sens, celles dans l’autre… Bref, un bon exercice de visualisation mentale d’éléments, moi qui suis une véritable quiche pour ce genre de jeu.

Au final, j’ai surtout manipulé un nombre de fois incalculable mes pièces, les tournant et les retournant pour être certaine de couper les rayures qui vont bien au bon endroit, sur la bonne pièce.

Robe hypnose, rayures, chevrons, jersey, burda aout 2012, peplum

Les raccords collent au niveau des cotés du corsage, des cotés de la partie jupe, à la taille, aux manches ainsi qu’aux milieux devant et dos. Le milieu devant est un tout petit peu décalé mais je n’ai pas réussi à corriger cette partie sans impacter les autres et répercuter le décalage plus loin, même après avoir défait 3 fois sur plusieurs dizaines de centimètres. Ne voulant pas inutilement abimer mon tissu en l’attaquant au découd-vite, j’ai décidé que je m’en accommoderai.

Au niveau de la poitrine, les pinces perturbent un peu la géométrie du motif, mais bon, y’a pas vraiment de solution miracle, du moins, je n’en ai pas trouvée. Vu la forme de la robe, il y aura forcément une pince à un endroit pour former le corsage.

Robe hypnose, rayures, chevrons, jersey, burda aout 2012, peplum

Je suis très agréablement surprise de ce patron, je n’ai eu aucune retouche à y faire. J’ai coupé un 42 et il me va parfaitement. Le pied! On n’est presque pas habitué à tant de facilité, avec Mme Burda. Deux minuscules modifications par rapport au modèle d’origine : je n’ai pas ajouté de fermeture éclair, le jersey est assez élastique pour que je m’y glisse sans problème et je n’ai pas entaillé l’avant pour créer l’ouverture pour la tête. A la place, j’ai très légèrement élargi l’encolure qui est très proche du cou. D’ailleurs, j’aurai pu encore creuser un peu.

Robe hypnose, rayures, chevrons, jersey, burda aout 2012, peplum

Concernant l’ourlet, je l’ai laissé à cru. Ce n’est pas du tout dans mes habitudes, je suis d’ailleurs assez récalcitrante quant à ce style de finition, mais dans ce cas c’est top car le coté dansant de la robe est conservé. Mon jersey ne s’étire pas du tout et ne se détricote pas après 3 lavages, je suppose (j’espère) donc que l’ourlet tiendra le coup en l’état.

Cette robe a été presque entièrement cousue à la surjeteuse, j’ai juste renforcé les coutures d’épaules et l’encolure du dos avec une piqure au point droit.

Robe hypnose, rayures, chevrons, jersey, burda aout 2012, peplum

Robe qui tourne!! Super important ;)

Elle est un peu chaude pour cette période estivale, mais je la porterai avec plaisir en automne, j’ai déjà eu l’occasion de la mettre en mai (oui, ce n’est pas une « couture fraîche ») pour hypnotiser Mimolette lors de mon débarquement en Belgique. Son confort ainsi que sa tenue ont été confirmés suite les 6h de voiture, presque pas de faux-plis.

Robe hypnose, rayures, chevrons, jersey, burda aout 2012, peplum

Elle fait un peu Beetlejuice, non?

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Sinon, info qui ne sert pas à grand-chose, ce blog a eu 2 ans il y a quelques jours. Quand exactement, je ne sais pas. Comme vous avez pu le constater, je n’ai organisé aucun jeu ou aucun concours, pour la simple et bonne raison que je n’y ai pas pensé! L’an dernier Spimo m’avait contacté pour me proposer des lots et cette année j’ai eu la flemme de faire la démarche.

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Merci google images pour celle-ci….

Mais comme vous venez sur ce blog pour l’intérêt que vous portez aux articles, pour les aventures de Mamie et pour voir des tissus et de la laine, je suppose que ce n’est pas grave, hein? Bon, j’ai un peu honte quand même de n’avoir rien organisé, mais… Je n’avais pas envie… et je ne vois pas pourquoi je devrais me forcer à faire quoi que ce soit alors que ce blog est sensé être « un plaisir » et un hobby. Je vous « offre » donc cette superbe image trouvée au hasard des mes périples sur le net et qui combine des éléments qui me ravissent, des éléments aussi formidables que : un chat, Game of Thrones, l’humour pipi-caca et un jeu de mot stupide.

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A bientôt, pour des nouvelles de ma robe de princesse!!! Ma semaine à la maison se termine, la parution des articles va en prendre un coup…

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A project of Ice and Fire

tunique inspiration Game of Thrones, avec des découpe princesses, effet cache-coeur, doublée

Ah ah, vous pensiez vraiment que j’allais vous laisser tranquille quelques semaines sans faire une référence à ma série culte Game of Thrones (A song of Ice and Fire, c’est le titre des bouquins)?

Ben non, tant pis pour vous. La saison 3 s’est terminée il y a quelques semaines, et je suis à présent livrée à moi même pendant une année jusqu’à la diffusion de la saison 4, en avril 2014. Heureusement que j’ai encore les bouquins à terminer. Et des coutures inspirées de la série à concrétiser!

Je l’ai déjà évoqué plus tôt, les robes de Sansa sont une bien grande inspiration pour moi, je dois avouer être tomber amoureuse des modèles de Michele Clapton. Son travail de designer pour cette série a d’ailleurs été récompensé par de nombreux prix (dont un Emmy for ‘Outstanding Costumes for a Series’). Visiblement, chez Helmut Lang aussi on aime bien la série et elle inspire même des collections.

michele clapton travaillant sur une robe de Cersei Lannister, série Game of Thrones

Michele Clapton travaillant sur une robe de la reine Cersei

Concept art et résultat, robe de la reine Cersei dans la saison 1

Concept art et résultat, robe de la reine Cersei dans la saison 1

Le travail de Michele Clapton est admirable, mais il est également complété par celui de Michele Carragher, qui brode à la main les costumes. Oui, à la main… Pas la peine d’en dire plus, je vous invite à éplucher son site pour juger de vous même.

Détaillons ensemble les fameuses robes de Sansa que j’aime tant… Au début de la saison 1, c’est encore une toute jeune fille et les tenues de Winterfell ne sont pas hyper travaillées. Normal, c’est le nord du pays, il fait froid, il faut que ça soit pratique et chaud, pas forcément raffiné et sophistiqué.

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N’empêche que y’a quand même des découpes intéressantes sur l’avant.

Là c'est juste pas possible...

Là c’est juste pas possible…

Cependant, dès qu’elle pose le pieds à King’s Landing, la fibre fashion de la jeune demoiselle se libère et la voilà qui aligne des tenues plus jolies les unes que les autres.

On voit par exemple cette charmante robe portée lors d’une tournoi, et qui s’avère pleine de détails couturistiquement intéressants.

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Déjà, la combinaison de plusieurs tissus, les manches taillées dans le biais, les broderies, les découpes sur le devant…

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Tout cela est encore bien gentillet, et pas trop mon style, j’admire cependant les détails. L’évolution stylistique de la jeune Lady Stark suit son chemin et bientôt, on se demande si son but n’est pas de plaire à la reine Cersei, et pour cela elle la copie allègrement en adoptant les robes croisées nouées sur le coté.

Une robe de la reine Cersei, superbement brodée de lions et de chimères

Une robe de la reine Cersei, superbement brodée de lions, d’oiseaux et de chimères

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La version rose pour la journée « soldes sur les décapitations ».

La version grise pour les jours d'humiliation publique.

La version grise pour les jours d’humiliation publique.

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La version robe de chambre pour les discussions de filles avec la reine.

Premier détail que j’ai noté, les robes ne sont pas des « vraies » robes portefeuille, car il n’y a pas de trou pour faire passer une ceinture (sauf pour la robe de chambre, mais celle-ci on s’en tape).
Les pans se croisent sur le devant et celui au dessus se noue par 3 liens sur le coté. A l’intérieur le principe est le même, 2 liens permettent de tenir en place le pan croisé qui se trouve en dessous.

tunique inspiration Game of Thrones, avec des découpe princesses, effet cache-coeur, doublée

On ne peut pas dire qu’il s’agisse là d’une modification très complexe à faire, je trouve d’ailleurs l’idée sympathique et je l’ai adoptée facilement.
En général, les coupes des robes de Sansa sont ajustées, et on voit que les découpes princesses sont récurrentes. Ça tombe bien, j’adore les découpes princesses !

La jolie jeune fille porte très souvent des manches longues très évasées. Alors oui, c’est super joli mais niveau pratique je passe mon tour. Mon but n’est pas de faire une copie intégrale de la garde robe de Miss Stark mais plutôt de m’en inspirer et de l’adapter à ma vie à moi, afin d’avoir un petit goût de fantastique au quotidien. Donc les manches qui ont un potentiel à traîner dans la soupe assez important, c’est out. A la place, je mise sur des petites manches, vues sur d’autres de ces robes et qui sont bien plus modernes.

Grandes manches...

Grandes manches…

Petites manches!!

Petites manches!!

J’avais assez rapidement une idée précise de ce que je voulais, j’avais mon petit croquis et il ne fallait que se lancer. C’est à l’occasion d’une virée avec une amie tricoteuse-couturière que je suis tombée sur un coupon prototype de tout juste 2m d’une cotonnade avec juste 3% d’élasthanne aux motifs de tapisserie royale. Franchement, en temps normal j’aurai tracé ma route sans m’arrêter une seule seconde sur ce tissu bizarre qui n’est pas, à proprement parler, conforme à mon style habituel. Du brun ? Du rose ? Des motifs entrelacés ? Jamais vu ça à la maison, je ne suis pas un coussin de bar lounge, merci madame. Mais est-ce mon désir de grandeur qui m’a poussé à dépenser la folle somme de 8 euros, je n’en sais rien, toujours est-il que le coupon était dans mon sac en sortant du magasin (oui, je l’avais payé, pas volé, hein !!).
Nos emplettes de l’autre coté du Rhin nous mènent un peu plus loin, dans une toute petite boutique « Tuchfühlung der Stoffladen » (cherchez pas, ils n’ont pas de site internet) qui vend du tissu génialissime, à des tarifs… pas donnés on va dire. Mais on y passe de temps en temps pour s’en prendre pleins les yeux et parfois pour acheter un mètre par ci par là. Cette boutique vend également des patrons d’une modéliste du secteur, Ingrid Wascholowski, à des tarifs tout à fait corrects.

La présentation des patrons de cette modéliste est unique, on achète une taille (38 ou 40 par exemple) et on reçoit une enveloppe avec un grand papier « freeze » (vous savez, ce papier qui est comme ciré d’un coté, il ressemble à celui qui emballe le fromage à la coupe) sur lequel les pièces de notre patron sont dessinées au stylo à bille. Les indications de sens et tout ça sont écrites au normographe ! Les pièces ne sont pas des « moitiés », mais des pièces « entières » car le but est de repasser notre « freeze paper » sur notre coupon et de découper ensuite le tout. De cette manière, pas besoin d’épingler et le tissu ne se tortille pas sous le patron. C’est original et artisanal comme méthode, mais chez moi ça a très bien fonctionné, j’en suis ravie. En plus, on peut « coller » les pièces du patron plusieurs fois.
Attention cependant, il n’y a pas d’instructions ! Juste les pièces, ça peut être déroutant, mais ça oblige à se creuser la tête.

tunique-inspiration-GoT-patron-1

Par le plus grand des hasard, je tombe sur son modèle « Lara », une tunique croisée, exactement ce que je voulais pour mon projet « je me crois dans une série médiévale fantastique ».
Enfin, exactement, on sait toute ce que ça signifie : c’est exactement le patron que je cherche, il faudra juste que…

  • Je le rallonge. Dans mon esprit innocent, l’ourlet de ma belle robe frôle le sol. La réalité est toute autre, je n’ai que 2m de tissu et vu le motif, va falloir optimiser le placement pour ne pas se retrouver avec des raccords hyper vilains.

    J’ai rajouté 6cm au modèle original, c’est tout ce que j’ai pu gratter sur mon coupon après avoir bien centré mon dos pour un effet d’optique sympa. Pour les devants, comme ils se croisent, j’ai coupé au mieux. Pour les manches, elles sont si petites qu’elles se casaient partout. Il ne me reste pas grand-chose de ce tissu !

    tunique inspiration Game of Thrones, avec des découpe princesses, effet cache-coeur, doublée

    Le motif dans le dos est bien centré…

  • Je rajoute une doublure, au lieu de la parmenture. Ce n’était pas 100% nécessaire, mais j’en avais envie. La doublure est une popeline de coton marron qui donne une belle tenue à l’ensemble, elle vient de mon fournisseur habituel.

    tunique inspiration Game of Thrones, avec des découpe princesses, effet cache-coeur, doublée

  • Je transforme les pinces en une découpe princesse, cela s’est d’ailleurs assez rapidement imposé vu le manque de matière au niveau de ma poitrine qui faisait bailler l’ensemble. J’ai épinglé pour former la ligne qui va bien et j’ai relié les pinces. Ni vu, ni connu, c’est tip-top. Une fois bien crantées, ces coutures là se repassent parfaitement.
    tunique inspiration Game of Thrones, avec des découpe princesses, effet cache-coeur, doublée
  • Je rajoute des petites manches. Il y a toujours un patron de manche disponible quelque part, je n’ai eu qu’à l’amputer joyeusement pour obtenir la découpe qui m’intéressait.
    tunique inspiration Game of Thrones, avec des découpe princesses, effet cache-coeur, doublée
  • Je bidouille mon système de fermeture. Pour cela, j’ai cousu les liens dans la couture qui passe sur la poitrine et forme la découpe princesse ainsi que sur le bord du pan extérieur.
    tunique inspiration Game of Thrones, avec des découpe princesses, effet cache-coeur, doublée
    Pour l’intérieur, c’est une autre histoire car je ne voulais pas fixer mes liens sur ma doublure de peur de ne pas avoir beaucoup de tenue et de solidité. J’ai donc cousu mes liens sur les surplus de couture du tissu principal, et ma doublure présente des trous à la hauteur des liens, comme ça j’ai pu les passer dans les trous !
    tunique inspiration Game of Thrones, avec des découpe princesses, effet cache-coeur, doublée
    On ne voit pas qu’ils sont fixés au tissu principal, et ils ne tirent pas sur la doublure.
  • J’enlève le col. Mais en fait non, je le trouvais très classe alors j’ai décidé de le conserver. Une prochaine fois, je ferai peut être une version avec un décolleté standard, sans col.
    tunique inspiration Game of Thrones, avec des découpe princesses, effet cache-coeur, doublée

C’est un projet qui m’a demandé pas mal de temps au final, malgré un patron de base qui est vraiment bien taillé et qui tombe superbement. Je n’ai vraiment pas eu à retoucher grand-chose une fois les découpes princesses en place. La doublure est fixée à la main aux épaules ainsi qu’au niveau de l’ourlet. Niveau confort, c’est une tunique très agréable et le fait de ne pas avoir de ceinture au niveau de la taille donne une liberté de mouvement.

tunique inspiration Game of Thrones, avec des découpe princesses, effet cache-coeur, doublée

tunique inspiration Game of Thrones, avec des découpe princesses, effet cache-coeur, doublée

Même si j’aime beaucoup ma tunique, elle n’est pas exactement la robe de mes rêves. Déjà parce que ce n’est pas une robe longue ! Manque de tissu… Et cette histoire de col aussi. N’empêche que c’était un coup d’essai tout à fait intéressant. Une sorte de toile achevée et valable.

Je compte continuer dans ma lancée « Robe de Sansa » et m’attaquer une à robe qui serait directement inspirée de celle de son mariage (en fin de saison 3). C’est également une robe portefeuille, et le système de fermeture est le même. Il y a une tapée de plis creux pour lui donner une ampleur de dingue.

 

Sansa-Stark-wedding2

Par contre, je ne pourrai pas utiliser le patron Lara comme base, comme c’est le cas pour cette tunique.
Saurez-vous deviner pourquoi ?
Attention, c’est un détail technique assez pointu et c’est l’étude de diverses photos de la robe en question qui m’a ouvert les yeux.
Avant de me plonger dans mes livres de couture et de patronage, je n’avais jamais vu cela avant.

Une idée ?

sansa-wedding-reference

Robe de mère Noël… avec du retard!

modèle de robe portefeuille en lainage fauve burda novembre 2012 blog de couture ouipatrons biais liberty et doublure en résille

Enfin, ma machine à coudre est de retour à la maison! Il était temps, loin de la maison, elle devait être malheureuse. La réparation n’a pas été aisée car ma machine a plus de 35 ans et certaines pièces sont tout simplement introuvables. Le réparateur a été obligé de bricoler et de faire avec ce qu’il avait sous la main, mais je suis très heureuse de la solution qu’il m’a proposée.

C’est le coeur léger que je me suis rendue, sur les routes enneigées, au fin fond de la campagne de l’Alsace du Sud, pour la récupérer. Sur la route du retour, j’avais déjà en tête les prochains projets qui allaient passer sous mon pied de biche.

Tout à coup…

Je me souviens…

Et mes ciseaux? Et oui… Ma machine étant partie en cure, j’avais donné mes 2 paires de ciseaux à aiguiser (elles en avaient vraiment besoin) et pour l’instant, pas de cartes postales ni de nouvelles de leur part.

J’ai cependant attaqué la pile de « menus travaux » à faire, pour patienter avant le retour des ciseaux. En premier lieu, réparer la robe offerte à ma soeur pour le noël 2011, pas grand-chose, une fronce qui se défronce… Et ensuite, terminer la robe offerte à ma maman pour le réveillon, dont l’ourlet n’était pas terminé, afin de l’épingler sur elle.

modèle de robe portefeuille burda novembre 2012 blog de couture ouipatrons biais liberty et doublure en résille

Il s’agit d’un joli modèle de robe portefeuille, qu’on peut trouver dans le Burda du mois de novembre 2012 (modèle 116).

Le tissu utilisé est une maille en laine aux impressions fauves, j’avais tout juste assez de tissu pour réaliser cette robe, aucun reste!

modèle de robe portefeuille en lainage fauve burda novembre 2012 blog de couture ouipatrons biais liberty et doublure en résille

Les manches sont froncées au niveau des poignets par deux liens coulissants. Les bordures de cette robe sont terminées avec du biais liberty (ben oui, c’était Noël), cela permet de lui donner de la forme et d’éviter que l’encolure ne se déforme de trop. On verra au fur et à mesure des lavages!!

Le biais sert aussi pour faire la ceinture de la robe.

Ce lainage contenant principalement… de la laine (c’est fou, ça??), j’ai décidé de la doubler intégralement, même les manches, avec de la résille marron. De cette manière, la robe reste extensible. J’ai travaillé les deux épaisseurs de tissus comme une seule, elles sont surjetées ensemble par exemple.

modèle de robe portefeuille en lainage fauve burda novembre 2012 blog de couture ouipatrons biais liberty et doublure en résille

La forme est simple et va parfaitement à ma maman, j’en suis contente car quand je l’ai essayée sur moi… C’était une catastrophe!

En fait, le modèle n’est disponible qu’en tailles courtes, donc adapté à des personnes ayant un buste court (désolée, maman!), et n’étant pas trop grandes (re-désolée). Tout le contraire de ma morphologie. En dehors de la longueur des manches et de l’ourlet, je n’ai pas eu la moindre modification à faire, j’ai découpé un 44 pour un 44-46 du commerce et la robe ne peut pas être mieux adaptée!

Bon, sur le mannequin… ;) Il faut de l’imagination!

modèle de robe portefeuille en lainage fauve burda novembre 2012 blog de couture ouipatrons biais liberty et doublure en résille

Au final, je suis contente d’avoir sélectionné ce patron pour ma maman, il est simple et permet de rajouter des détails facilement. Je ne peux cependant pas le recommander pour tout le monde, car sa coupe peut ne pas flatter du tout, vérifier les pièces et l’emplacement du repère de taille avant de se lancer!!

A bientôt, pour de nouveaux projets couture! (ou tricot)

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P.S : Voui, le blog fait peau neuve! J’ai pris mon courage à deux mains et je me suis plongée dans une mise à jour en profondeur et un nouveau thème! Qu’en pensez-vous?

Robe pour petite fille sage

Ma machine à coudre n’est toujours pas de retour… Mes projets couture sont tous au point mort.

Mon gilet en Kid Seta hyper fin avance lentement, très très lentement

Entre le dos et une manche de gilet en filet, j’ai glissé un petit projet tout mignon, une robe pour la petite fille « Mitsy » que vous avez brièvement vue dans le précédent article.

robe en laine rose, réalisée au tricot, modèle bergere de france, mag'layette 160Ce joli modèle est issu, comme le nid d’ange visible sur l’article précédent, du Mag’Layette 160 de Bergère de France. J’avais craqué en voyant cette robe sur la couverture du magazine.

Ma version ressemble à l’originale, à quelques détails près :

  • bordure de point de riz dans le bas de la robe, pour éviter que le bord ne roulotte;

robe en laine rose, réalisée au tricot, modèle bergere de france, mag'layette 160

  • les mailles de l’encolure ne sont pas relevées, j’ai préféré faire une bordure au crochet;
  • le petit noeud est resserré en son centre, je n’ai pas tricoté la lanière centrale, car je trouvais la forme plus jolie comme ça;

robe en laine rose, réalisée au tricot, modèle bergere de france, mag'layette 160

  • dans le dos, je n’ai pas opté pour des boutons pressions, car les jeunes parents m’avaient annoncé que ça n’était pas hyper pratique. En effet, les pressions « bébé », en plastique clair (utilisées sur le nid d’ange) ne sont pas faciles à ouvrir pour des gros doigts d’adultes et eux ne voulaient pas tirer sur le tricot pour ne pas l’abîmer… J’ai tirer un leçon de cela… Le scratch, c’est tip-top! Pas hyper beau, et surtout, difficile à traverser avec une aiguille conventionnelle! Mes points ne sont pas très précis, j’en conviens.robe en laine rose, réalisée au tricot, modèle bergere de france, mag'layette 160
  • la bordure entre la partie « plissée » et le buste de la robe, sur l’avant et sur l’arrière, ça n’est pas identique. Pourquoi? Aucune idée. En tricotant l’avant, il m’a été impossible d’avoir le même effet que pour le dos, cette jolie démarcationdodue et ronde qui fait comme un ruban. J’ai défait, tricoté, détricoté, retricoté… Je ne sais pas ce que j’ai pu interpréter comme consigne pour en arriver là, car à ce niveau le patron est identique pour l’avant et le dos.
    robe en laine rose, réalisée au tricot, modèle bergere de france, mag'layette 160

    Dans le dos, une jolie tresse!

    robe en laine rose, réalisée au tricot, modèle bergere de france, mag'layette 160

    Démarcation à l’avant, une fine vaguelette…

Pour la laine, je suis tombée par le plus grand des hasard sur un paquet de « Sockenwolle » (laine à chaussettes) dans une grande surface en Allemagne. Elle est composés à 70% de laine et les 30% qui restent sont de l’acrylique. De cette manière, la robe est chaude et elle passe en machine à laver. Je pense qu’avec un petit bébé, c’est un critère important!

robe en laine rose, réalisée au tricot, modèle bergere de france, mag'layette 160

Vu de l’intérieur de la robe

Comme il me reste l’équivalent de la moitié d’une pelote, je vais certainement tricoter un bonnet assorti (peut être celui qu’on voit sur la photo de référence) quand j’aurai un peu avancé dans mon gilet en mohair.

Heureusement que ma conviction sur l’effet « wow » de mon futur gilet me permet de ne pas sombrer dans l’ennui le plus total car ces rangs de jersey sont assommants!!

Prochain projet : moins de jersey, plus… d’autre chose!!!!

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